Spiritualités

Pâques

Pâques


En 1974, Pâques tombait le 13 avril. Exceptionnellement, cette année-là, les chrétiens catholiques et les chrétiens orthodoxes le fêtait le même jour.

Dans la nuit de ce 13 avril, Jésus après quarante visites, apparaissait une dernière fois à un ancien ecclésiastique orthodoxe : Michel Potay, pour qu'il retransmette au monde un Message.

Quelques jours avant, ce même Jésus-Christ avait prévenu le témoin :

« Encore un peu de temps, et le jour de ma Victoire, tranche hardiment la corde qui t'attache au monde et aux princes du culte: enfouis dans la poussière ton sceptre et ta couronne ! »

L'Homme en choisissant de devenir le maître de la terre et de ses congénères les plus faibles a perverti complètement le plan divin. Cette attitude de l'Homme a ensanglanté le monde. Et Dieu se sent en dette d'avoir été trop aimant en accordant des dons divins démesurés à l'Homme qui n'a pas su en user droitement, réduisant cette création à un bain de sang. (veillée 12-7)

Cette dette, Dieu la paye le prix fort : le Sacrifice des plus faibles, des plus doux et notamment de ceux qui mettent leurs pas dans les pas de Dieu dont la figure exemplaire est Jésus.

Le Bon fait partie des victimes du trop grand amour de Dieu. Il est le modèle même du sacrifié. Rien n'arrête, rien ne peut arrêter la folie meurtrière de « la multitude », sauf peut-être la colère de Dieu, mais depuis le déluge, Dieu a promis de ne plus l'exercer.

Alors logiquement la mort est le prix payé par le Fils.

 Elie est monté au ciel sans avoir connu la mort.

Jésus connaitra la mort. Rien du destin humain ne lui sera épargné. Il va au bout de sa mission. . Si Elie par la droiture de sa vie échappe à la fosse, Jésus lui, vainc la mort. Il proclame que c'est possible d'en revenir. Il est le modèle même d'un nouvel Homme, celui qui révèle objectivement l'essence de la nature divine de tout humain.

C'est ce leitmotiv qui parcourt tout l'Evangile donné à Arès.

Victoire, Triomphe sont les deux mots employés pour désigner un événement de première importance : celui de la Résurrection, résurrection possible de tout humain qui met ses pas dans ceux de Dieu. C'est la manifestation tangible de cette nature divine dont le triomphe sur la mort est la conséquence.

Victoire de l'Homme contre les ténèbres du Mal et de la mort. C'est aussi la Victoire du Créateur qui voit enfin la Créature se rapprocher de lui.

Ce 13 avril 1974, jour de Pâques chrétiennes, le Christ nous rappelle que sa Résurrection est avant tout la marque de sa Victoire sur la mort, Victoire dont tout Homme doit se convaincre, car la mort ne fait pas partie du plan de Dieu pour l'Homme!

Vendredi 2 avril 10                                                                                Qui dit-on que je suis ?

Un Homme devenu Dieu ?
Un Dieu devenu Homme ?
Un prophète et rien qu'un prophète ?

 « Père, je remets mon esprit entre tes mains »


Le prophète, le sage est mort
L'homme de Dieu, celui qui avait su retrouvé dans les tréfonds de son humanité meurtrie par des siècles de barbarie, la part de divin toute pure, toute juvénile, le voilà cloué comme un animal maléfique, exposé aux regards injurieux d'hommes ordinaires. Spectateurs ou acteurs complaisants, ils sont là, nous sommes là, graines de bourreaux devant la croix de notre histoire.
Un croisement cette croix.


Scandale de l'homme déicide que décidément, la perfection de son Créateur indispose, mais que n'indispose pas la puissance du Mal

Rejeté de Galilée, Jésus vient en Judée, le pire endroit pour un prophète. La province ultra, celle du clergé. A Jérusalem, moins qu'ailleurs, aucune protection.

Les événements vont aller vite.
Les apôtres ne semblent pas très bien comprendre ce qui se passe.
Ils dorment au moment qui semble le plus dangereux.
Judas, l'homme de confiance, celui qui gère l'argent de la communauté, vient sans doute de prendre conscience que Jésus n'est pas venu délivrer Israël de ses occupants et qu'il n'amène qu'un message de spiritualité.

Terrible déception!

Judas qui a forcément la confiance du maître puisqu'il s'occupe de l'intendance, Judas, va céder au plus grand désespoir: livrer celui qu'il aime, mais qui le déçoit trop. Il n'a plus rien à perdre, il n'a plus confiance, il ne tient même plus à la vie lui même.

Peut-être Jésus perd-il pied à ce moment là aussi.
Lui si sûr de lui, si sûr de sa mission, si enthousiaste. Lui qui proposait aux disciples d'acquérir une foi pouvant soulever les montagnes, lui qui répondait aux grands prêtres avec « autorité », le voilà qui cède à la colère contre les scribes et les pharisiens les accusant de fermer aux hommes le Royaume des cieux (Mt 23-13), les traitant de sépulcres blanchis...


Pendant les quelques jours qui suivront, ce ne sont que description de malheurs, et dénonciations des turpitudes humaines...

Le dernier soir, Jésus annonce la trahison et ce qui ressemble à un repas d'adieu devient d'une tristesse proche du désespoir au jardin de Gethsémani
« Mon âme est triste à en mourir » dit-il (Mt 26-38). Y a t-il parole plus désespérée?
« Père! Tout t'es possible: éloigne de moi cette coupe; cependant, pas ce que je veux, mais ce que tu veux! » (Mc 14-36)


Peut-être croit-il encore que cela peut s'arranger, car sur la croix, il s'étonne encore de l'abandon du Père. Pourquoi Dieu l'a t-il abandonné?
Abandonné de ceux qui le suivent, abandonné de Dieu. Trop imprudent, Jésus? A t-il dépassé le stade de la confiance en soi jusqu'à l'imprudence ? L'imprudence contre laquelle Dieu ne peut plus rien faire.