La
Révélation d'Arès :
Un
Message pour l'unité ou une religion de plus ?
Quand
Dieu vint parler à Arès, ce n'était pas pour former une division
de plus. Ce n'était pas pour scinder encore davantage la grande
famille des chrétiens ou même la grande famille monothéiste ou
plus largement la grande communauté des humains.
Au
contraire, c'était pour la rassembler et l'ouvrir à tous les gens
de Bien, qu'ils soient athées ou croyants.
Nous
ne le répèterons jamais assez.
C'est
une Parole qui vient s'ajouter aux autres, pour leur donner plus
d'éclairage, dire les choses d'une autre façon afin de toujours
mieux la comprendre et l'appliquer
Quand
on s'empare de la Parole de Dieu pour donner des leçons, pour forcer
l'autre à mettre le doigt sur des erreurs réelles ou supposées, il
faut bien s'attendre à ce que l'interlocuteur se sente blessé et se
braque.
Je
ne sais pas pourquoi chaque spiritualité devrait se sentir investi
d'une mission particulière. Dieu ne nous délègue pas pour dire à
l'autre ce
qu'il doit faire, ce que nous croyons qu'il devrait faire et comment
il devrait comprendre la Parole. Il
nous demande simplement de renvoyer chacun à son Enseignement et de
relayer sa Parole par notre propre accomplissement.
Quand
tous, nous cesserons de penser que Dieu nous charge de convertir les
autres, la partie sera gagnée et personne ne persécutera plus
jamais personne au nom de Dieu.
Nous
avons à changer notre vie d'abord et ensuite à inviter d'autres à
en faire autant.
Et
l'autre trouvera le Chemin, sans avoir besoin de nos leçons. Dieu ne
m'a pas établi gendarme de sa Parole, au contraire il me met en
garde contre la tentation d'interpréter pour les autres et contre la
tentation de prendre pouvoir sur les autres. Les croyances sont
multiples. Certaines croyances sont plus encombrées que d'autres par
des dogmes, des principes qui semblent arbitraires ou des rituels
pesants Mais après tout si cela ne cause aucun tort à autrui, je
ne vois pas pourquoi je m'en mêlerais.
La
parole est là disponible pour tous, j'ai comme mission d'inviter
chacun a y puiser la vérité qui lui est accessible.
Dieu
condamne l'interprétation dite autorisée, la glose autoritaire,
définitive.
Cependant
je ne pense pas qu'il faille taire la diversité de nos ressentis et
notre façon de voir les choses. L'échange de nos impressions nous
donne un éclairage plus global permettant un meilleur
accomplissement, sachant la part de subjectivité d'une telle
interprétation qui n'est qu'un ressenti personnel à un moment donné
et susceptible d'évoluer. C'est le propre du changement de rendre
relative, la vérité d'hier.
En
renvoyant à la Parole nous évitons de la figer dans une
interprétation qui serait la notre.
Libéré
du souci de la croyance des autres, je peux me concentrer sur ce qui
reste d'essentiel à partager. Il reste fort peu de chose : une seule
valeur que j'élève en valeur universelle, une seule valeur non
négociable, une seule valeur qui contient toutes les autres :
instaurer la fraternité au détriment de la haine ou de
l'indifférence. Ce n'est pas seulement une valeur morale, c'est à
terme une valeur de survie. La fraternité est seule productrice
d'humanité. Son contraire a prouvé qu'il produisait
« l'inhumanité » justement. Aimons
nous les uns les autres puisque c'est le commandement essentiel qui
nous oblige tous.
Tout
le reste, absolument tout est secondaire.
Pour
répondre précisément à la question posée dans le titre de
l'article, il me semble que la mission particulière du Message
arésien, c'est de devenir les artisans de l'unité des assemblées
de croyants et de promouvoir des assemblés plus vastes d'Hommes de
bonne volonté. Unir le plus grand nombre possible d'humains en
Assemblées fraternelles. Unir sans diriger, voilà notre challenge.
D'abord
nous sommes de la famille des chrétiens que nous le voulions ou que
les autres chrétiens eux-mêmes le veuillent ou pas. Nous n'avons
pas assez oeuvrés dans ce sens et souvent nous avons porté
davantage l'accent sur nos différences que sur nos points communs.
Pour sortir d'une certaine formes de religiosité et sortir de
l'impasse dogmatique, nous avons cru qu'il fallait faire bande à
part. Je considère que c'est une erreur qui nous marginalise alors
qu'il faudrait sans cesse s'ouvrir à ceux même qui semblent nous
repousser.
Je
ne sais pas si nous prenons bien conscience, perdus que nous sommes
dans notre propre spécificité que les dogmes sont en train de
s'effriter tout seuls chez un certains nombre de catholiques. Que la
certitude d'être la seule religion valable s'effrite aussi chez
certains musulmans. Serons nous là le jour où il faudra élargir
ensemble des pistes communes. Et si c'est trop tôt aujourd'hui ,
seulement être là non pas comme une communauté qui attendrait que
les autres viennent à elle ( comme font presque toutes les
communautés qui ont la prétention d'avoir raison) mais au contraire
être là avec sa part de diversité curieuse des autres.
Chronique du 17 mai Une nouvelle façon de voir les choses (lire l'article et y répondre, cliquer ICI )
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