Spiritualités

2-Croyances religieuses

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02012013

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2-Croyances religieuses




2- Croyances religieuses

Les écritures hébraïques de l’époque de Jésus comportaient :
1-Les cinq premiers livres de la Torah (Loi de Moïse ou Pentateuque)
2-L’enseignement des prophètes, Isaïe, Jérémie et tous ceux qui furent reconnus ultérieurement lors de la rédaction de la bible hébraïque.
3-Les Psaumes

On a vu que la religion juive ne connaissait pas une grande centralisation au niveau des croyances et des rites. A part les juifs de Judée dont la religion se concentre autour du Temple de Jérusalem, les autres juifs forment des communautés plurielles dont l'unité est marquée par la croyance en un Dieu unique qui se dévoile par la tradition prophétique. Certains, comme les Pharisiens ou les Esséniens croyaient en la résurrection, d'autres comme les Saducéens n'y croyaient pas, alors qu'ils représentaient le clergé. Il y a donc une grande disparité dans les croyances.
Sans oublier que 90% des juifs se trouvent résider en diaspora, donc plus ou moins loin de leur lieu d'origine et forcément plus ou moins influencés par la culture de leur pays d'adoption.

Le peuple juif garde une nostalgie de l'époque plus ou moins mythique du règne de David. A chaque période difficile de son histoire, notamment lors d'invasion et de déportation, sa nostalgie renait avec l'espérance d'un nouveau David, libérateur de la nation. Il s'agit d'un messie dont la signification est "oint de Dieu", c'est à dire un roi ou un chef qui le délivrera de ses ennemis et redonnera à la Palestine sa puissance d'autrefois.
Isaïe, Jérémie, Ézéchiel font le portrait d'un messie, issu de la lignée de David, envoyé pour établir la justice en même temps qu'un règne de paix et de domination pour Israël. Les Écritures en parle comme d'une promesse faite à David.

Au cours des siècles, la notion de Messie va évoluer, sans que disparaisse pour autant ce modèle de messie libérateur idéalisé en la personne de David. Descendant de David, il devra naitre comme lui à Bethléem. Parallèlement une autre figure du messie apparait, plutôt issu du milieu sacerdotal ou prophétique, envoyé par Dieu non seulement pour délivrer Israël mais aussi pour en assurer la puissance jusqu'à la fin des temps en instaurant le royaume de Dieu sur terre.
Les deux figures messianiques finiront par s'interpénétrer et n'en faire qu'une.

L'époque de Jésus synthétise toutes sortes de rancœurs et de déceptions et se prête bien aux attentes messianiques. Après l'immense espoir suscité par la révolte des Macchabées, les conflits internes ont amené la Palestine au règne impie d'Hérode, véritable agent de la puissance et de la domination romaine.
La vie publique de Jésus se déroule au moment où Rome annexe purement et simplement le royaume de Juda en en faisant une simple province romaine.
Dès lors il n'est pas étonnant que cette période ait été si troublée et si marquée par les révoltes et par l'attente exacerbée d'un Messie. Un Messie de la maison de David, héros guerrier de la tradition messianique ou héros prophétique sorte de ré-incarnation d'anciens prophètes très populaires comme Elie, Moïse,ou même Jean-baptiste, plus contemporain.

Mais comme nous le verrons, la véritable originalité de l’époque, c'est cette attente d'un prophète marquant la fin de ce monde et établissant Jérusalem comme capital d'un futur Royaume éternel de Dieu. La période se prêtait bien à ce foisonnement messianique et aux délires plus ou moins eschatologiques, voire apocalyptiques.


pat

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2-Croyances religieuses :: Commentaires

Message le Mer 19 Oct 2016 - 17:16  navy

Que penses tu Pat (et les autres) de cette parole de Jésus:

« Jésus, étant parti de là, se retira dans le territoire de Tyr et de Sidon.
Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria: Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon.
Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s’approchèrent, et lui dirent avec insistance: Renvoie-la, car elle crie derrière nous.
Il répondit: Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.
Mais elle vint se prosterner devant lui, disant: Seigneur, secours-moi!
Il répondit: Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens.»
(Mt 15 :21-28)

« Laisse d’abord les enfants se rassasier; car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » (Marc 7 :24-30)

Jésus était  pour la préférence nationale ?.
PROBLEME TOUT A FAIT D'ACTUALITE

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Message le Jeu 20 Oct 2016 - 10:37  pat

C'est vrai qu'en relisant cet épisode, je le trouve assez dur venant de la part de Jésus.
Mais je crois qu'il ne faut pas oublier que Jésus est un juif de son époque comme Mouhammad est un arabe de son temps, ainsi que les autres prophètes.
Ils ont tous, malgré leur hauteur spirituelle, les mentalités et la culture de leur temps. Jésus qui semble avoir conscience du rôle messianique qu'il a à jouer se veut avant tout un prophète d'Israël. Il semble partager les préjugés de ses congénères concernant les païens.
A ce propos, je voudrais faire une remarque qui sort un peu de cette discussion : je ne comprends pas le peuple d'Israël de s'être privé d'un de ses plus grands prophètes sinon le plus grand (car prophète de l'achèvement d'un enseignement millénaire), pour la simple raison qu'il a été accaparé par une église naissante et concurrente. Car il y eut des Juifs à croire en lui même parmi les pharisiens. On a l'impression que les Juifs de l'époque ont poussé les « chrétiens » a se séparer d'eux...

Revenons à notre épisode.
Il s'agit donc normalement d'une païenne qui interpelle Jésus. Cependant, par sa formulation, fils de David, elle semble connaître la foi juive. Est-elle vraiment païenne?
Toutefois Jésus lui répond durement comme un juif de son époque aurait répondu à une païenne qui est non seulement étrangère par sa nation mais surtout par sa foi. On peut penser que les gens de cette époque étaient tous campés dans leur croyance et que parler avec un païen, femme de surcroit dans l'espace publique était assez impensable. En ce sens, Jésus fait mieux qu'un Juif ordinaire.

Qu'elle soit païenne ou pas, il s'adresse donc à elle comme à une païenne et en profite pour affirmer qu'il est d'abord envoyé à Israël dans le cadre prophétique de cette nation. Si on se réfère à ce qu'a dit Jésus pendant sa vie et à ce qu'il a révélé dans l'Évangile donné à Arès, il était destiné à cette nation pour en parachever l'enseignement. Cela ne veut pas dire qu'ensuite cet enseignement n'ait pas été destiné à un éventail de population plus vaste.

Jésus en rajoute en l'humiliant, la comparant, elle, l'étrangère à un petit chien tout juste bon à manger les miettes de ses maitres que sont les Juifs. Il y va fort, même si cela devait se dire couramment, puisque elle en convient et lui répond : cela est vrai, Seigneur! cependant les petits chiens mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres.
Autrement dit : tu peux dire ce que tu veux et après tout je suis d'accord avec toi mais je suis prête à m'humilier  par amour pour ma fille qui va mal. J'ai foi en toi et je suis prête à tout.

Cette femme n' a que faire de toutes ces notions : étranger, païens, Juifs.  Elle surmonte tout cela par amour. Jésus est touché dans la profondeur de son être. Sa compassion balaye les préjugés. Car c'est bien ce qui caractérise sa mission : l'amour, la compassion.
Prophète de l'amour humain avant tout, avant le fait même qu'il était envoyé à Israël comme aboutissement d'un long prophétisme.

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Message le Jeu 20 Oct 2016 - 20:26  visiteur

navy a écrit:Jésus était  pour la préférence nationale ?.
Le mot "nation" fait partie de la Bible, des Évangiles, mais le mot n'avait pas le sens que nous lui donnons aujourd'hui de plus en plus lié à une dimension politique, à des frontières, à un territoire économique, à une culture "nationale". Le peuple juif en tant que nation au sens politique a eu une existence insignifiante dans le temps.
http://www.cnrtl.fr/definition/nation

Genèse 12:2    Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction.

Une nation n'est pas un gage de vertu:
Esaïe 1:4    Malheur à la nation pécheresse, au peuple chargé d'iniquités, A la race des méchants, aux enfants corrompus ! Ils ont abandonné l'Éternel, ils ont méprisé le Saint d'Israël. Ils se sont retirés en arrière...
Luc 21:10  
  Alors il leur dit : Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume

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