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REPENTIR=RETOUR

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07052014

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REPENTIR=RETOUR




EVANGILE DONNE A ARES
Le mot REPENTIR dans l'Evangile

EA/08/05

Comme on montre leur crime aux parricides, comme on met de force dans leur bouche la chair et le sang du père qui gît sous les coups de ses fils, pour raviver leur remords, pour leur arracher larmes et cris de repentir.

     EA/08/06
Quiconque pèche contre Moi, mais entre en pénitence, sans doute tous encore, est ordonné à faire Mémoire de Mon Sacrifice, à toucher et manger Mon Corps et Mon Sang
EA/08/07
dans l’affliction du repentir, dans l’espérance de Ma Miséricorde et de la guérison de Mes Plaies — Que disparaisse le péché pour qu’il ne reste plus trace de Mes Plaies ! —

EA/10/07
Mais chaque septième jour, parce que Mon Peuple n’a pas la force d’ajouter les jours de repentir aux jours de repentir, tu feras enlever les provisions du Mémorial, pas une miette, pas une goutte n’en seront gardées, et tu feras ouvrir le voile de Mon Tabernacle du lever au coucher du soleil pour que les pécheurs soient consolés à la vue de Ma Victoire.

EA/10/09
Tu feras disposer chaque jour dans le lieu de l’assemblée, pour que tout pécheur entrant là dans le repentir Les lise pour lui-même ou Les proclame à haute voix les Livres de Ma Parole.

EA/18/04
Le Roi écouta son humilité, donna droit à son repentir, creva les nuées du Ciel et en fit tomber un Déluge qui forma une Mer où le vaisseau flotta. Quand le jour fut venu de mettre à la voile, le charpentier put rejoindre la Flotte du Roi.

EA/24/04
Comment un seul homme, mille hommes même, retrouveraient-ils la Source enfouie sous le piétinement des batailles, sous les pas des caravanes des marchands, sous les processions des prêtres, sous les reins des prostituées, sous le Vent de la Colère de Dieu ? Des générations repentantes camperont sur ce désert pour en tamiser le sable,
     EA/24/05
le fouiller comme une mine, pour retrouver la Vie.

EA/26/01
J’ai dit : Sauf le petit reste, la multitude ne te suivra pas. Elle s’écriera d’abord : « La route que tu montres est la vraie ! » Car faciles sont les premiers repentirs, exaltants les préparatifs du long voyage jusqu’à Mes Hauteurs.

EA/28/09
Ne pleure pas sur les malheurs qu’on verra ce jour-là, car J’ai laissé aux princes le temps d’écouter Ma Parole, et même plus que le temps du repentir !

EA/28/21
J’ai effacé leurs violences comme des nuages, Mon Souffle a purifié le ciel au-dessus d’elles. Les nations reviendront vers Moi, d’autres nations se libéreront. Je laisse à leurs dominateurs le temps du repentir, Je patiente encore,

EA/29/03
Mais pour toi comme pour tous J’ai assumé le Sacrifice. Tous en feront Mémoire dans le repentir, mais qui saurait Le subir à nouveau ? Pas même toi.

EA/33/05

Comme l’aigle tu te riras du vertige, comme son cri par-dessus les rochers ta voix parviendra jusqu’à ceux qui ont égaré Mon Peuple pour les exhorter au repentir.

EA/33/10
Quand du temple tu auras fait le lieu de l’Assemblée, tu ouvriras à nouveau ses portes devant Mon Peuple ; il sera ta tour escarpée, d’où ta voix comme l’écho du tonnerre, et ce que tu auras écrit, parviendront à ceux qui doivent se repentir.

EA/33/27
Mais quand sera mort le pécheur qui a fait Mémoire de Mon Sacrifice, qui a montré son repentir, on le coudra dans une nappe blanche de la grandeur d’un linceul, qu’il apportait à l’Assemblée pour y déposer le pain, le vin et l’huile, qui est d’une toile forte comme l’âme du repentant, comme la voile qui le pousse sous Mon Souffle vers Mes Hauteurs Saintes.

EA/33/33
Qui sait qui est dans Mon Lieu et qui est jeté dans les ténèbres glacées ? C’est pourquoi on se mortifiera pour les repentants comme pour les pécheurs publics

EA/36/04
Réveille la pénitence en eux pour qu’ils consomment Ma Chair et Mon Sang dans l’affliction du repentir.

EA/36/05
Mais tiens compte de leur faiblesse immense : Qu’ils sursoient à Mon Repas dès qu’ils sont rassasiés ! Que la faim du repentir, qui est la faim de Mon Pain, les amène à Ma Table !

EA/36/09
Fais observer Mes Préceptes ! Rejette les arguties des docteurs ! Je l’ai déjà dit. Donne Ma Chair au repentant, il se repentira davantage, mais donne-La à l’impie, il portera sa faute à son comble !

EA/36/20
Aime les enfants, veille sur eux, enseigne-les avec patience et reçois-les à l’Assemblée, car ils sont avec tous un peuple de sacerdoce ; mais qu’ils ne fassent pas Mémoire de Mon Sacrifice avant d’être pécheurs, avant que leur langue ne profère le repentir et n’en goûte les larmes.

EA/36/23
Crie partout : « Cette vie est courte ; le bonheur ne se mesure pas en années, mais en éternité ; chacun a juste le temps du repentir, car les regrets du spectre ne font que s’ajouter à ses tourments ! Écoutez la Parole Que j’ai reçue et sauvez-vous !»



LE LIVRE
Tout homme et femme qui a le Blanc, voilà le RETOUR
voilà ces hommes et femmes qui se relient à leur être divin, à la Source Divine....


L/01/01
Tu vois le Retour.

L/08/06
Le Retour fend la tête à la gorge.

L/45/25
Mikal a le Blanc ; voilà le Retour !

Repentir : Ce mot signifiait à l'origine "retour".

En araméen, "se repentir" veut dire “Retourner à la source, "revenir à l'origine de son être », "rechercher le visage originel ".


Le mot en originel est Teshuvah. Teshuvah signifie retour et réponse. 


La TESHUVA ה-תשובה
Ce mot Teshuva a pour signification : retour en soi, retour sur soi-même, examen de conscience.
Dans la Tradition, on lui donne aussi le sens de repentir.
Teshuva a une autre signification importante qui est "réponse"

La Teshuva est une initiative toute personnelle…
La Teshuva exige trois conditions :
- S’avouer concrètement ses dérives, ses manquements…
- S’engager sincèrement de ne pas les renouveler, de récidiver…
- Le regret sincère des conséquences…
On peut dire qu’il y a eu exil de la conscience, il est donc nécessaire d’un retour à la source…de se réintégrer à soi-même

La Teshuva est le concept même du question-réponse.
L’homme dans le doute de lui-même, se questionne, analyse, voir médite pour élaborer des réponses, se donner un sens, pour se construire, être perfectible…en avoir conscience pour modifier son comportement, revoir ses convictions…

Discours du Rabbi, 6 Tichri 5713-1952 sur la Techouva :

La Techouva (de la racine שב, «retour») traduit par « pénitence »; le Vidouy (להתוודות – s’introspecter) traduit par «confession», devient ainsi abstraite et froide. La repentance est, en fait, synonyme de regret.
La Techouva, par contre, n'est pas le regret. Bien plus, les deux notions sont même opposées.

Le regret est l'introduction d'une situation nouvelle, pour celui qui est contrarié d'avoir mal agi ou, tout au moins, de ne pas avoir bien agi.
La Techouva, en revanche, est un retour. Un être humain est bon, par nature et il souhaite avoir un comportement judicieux. Mais, pour différentes raisons, qui échappent à sa volonté ou n'en découlent pas totalement, il peut aussi mal agir. Il n'en reste pas moins qu'il est bon, de manière naturelle.
Sa Techouva est donc un retour aux sources, aux origines, à son moi profond, qui, dès lors, se révèle et dirige sa vie. C'est pour cela que chacun, croyants, incroyants, peut accéder à la Techouva, puisque tous désirent atteindre leur moi profond et le mettre en évidence.
L'impie peut également faire Techouva. Aussi bas qu'il soit tombé, cette voie lui reste toujours accessible, puisqu'il ne s'agit pas pour lui d'une situation nouvelle, mais seulement d'un retour vers son existence intérieure.

La Techouva concerne autant l’individu que la collectivité
, elle n’est pas juive mais universelle et par conséquent ne se limite pas seulement au domaine religieux mais englobe toutes les facettes de la vie. Ainsi que l’explique Benjamin Gross dans son introduction, la Techouva dans la pensée du Rav Kook est «une volonté permanente de dépassement ainsi qu’un ardent désir de perfectionnement».
La Techouva est présente dans chaque élément, elle le moteur qui permet à l’humanité d’avancer et de se perfectionner.

La Techouva comme volonté de perfectionnement
La Techouva provient de l’aspiration de l’ensemble du réel à devenir meilleur, plus pur, plus vigoureux, à s’élever à un niveau supérieur. Dans ce désir se cache une force vitale capable de vaincre tous les éléments qui restreignent et affaiblissent l’existence. Le repentir particulier, individuel, et à plus forte raison le repentir collectif , tirera sa force de cette source de vie d’une activité rigoureuse et ininterrompue constamment à l’œuvre.

La Techouva, cette capacité à s’améliorer, est comme le summum de la perfection. L’homme qui s’améliore, qui revient à Dieu, fait preuve d’une immense liberté, liberté qui constitue l’essence de la vie et de Dieu.
A l’inverse, conditionner l’homme afin de l’empêcher de pécher, emprisonner sa volonté, et avec elle toute possibilité d’amélioration, voilà bien la pire des fautes envers le genre humain. L’homme ne doit pas vivre coupé du monde et de sa réalité, mais doit faire preuve de volonté pour vivre dans la réalité maitrisée et contrôlée.

La Techouva doit mener à une pleine Liberté
La méditation sur la Techouva met à découvert la profondeur de la volonté. La puissance de l’âme spirituelle se révèle ainsi dans toute la force de sa splendeur; le degré de pénitence marque le degré de sa liberté.
La Techouva aspire en effet à une véritable et authentique liberté, la liberté divine affranchie de tout espèce de servitude.
Il n’y a pas plus grande liberté que la Techouva, cette aspiration à l’élévation, au changement. Par conséquent, l’entêtement constitue un lourd état de servitude, puisqu’il empêche l’homme de se remettre en question, de changer et de s’améliorer.

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Chacun de nous, selon son âge, doit rechercher et combattre les fautes que son mauvais instinct lui fait commettre.
Telle est la grandeur de la volonté de retour vers Dieu, qu’elle permet aux Hommes de se juger eux-mêmes, à tout âge, en tous lieux, de savoir quelles sont les transgressions qu'ils ont tendance à minimiser, à excuser, et de faire l’effort nécessaire pour s’en purifier.

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Rabbi  Levi-Itshak de Berditchev, célèbre maitre hassidique, successeur du Baal Chem tov (le fondateur de la Hassidout), racontait que dans sa jeunesse, il voulait transformer le monde, et au fur et à mesure, il réduisit ses ambitions, jusqu’au jour où il réalisa qu’il fallait commencer à se changer soi-même avant de décider de changer l’univers.
Tellement  facile en effet d’élaborer de grands projets, mais ne pas vouloir vivre pour soi ce chantier qui nous concerne tous. Notre évolution vers un quotidien plus vrai plus authentique, où dans le désir de ne point être sans arrêt les enfants de notre passé, nous arriverions à devenir les parents de notre futur.
Faire Techouva, ce n’est pas donner un grand coup de pied dans tout ce qui nous à permis d’être ce que nous sommes aujourd’hui…
Pour cela, nul besoin de donner un grand coup de pied dans tout ce qui nous à permis d’être ce que nous sommes aujourd’hui, car ce n’est point dans le rejet et le déni de ce qui fut pour nous la vérité que nous arriverons à découvrir notre futur.
Pour expliquer cela je voudrais citer ce texte du Talmud : « Celui qui fait un retour à D.ieu, par amour, alors ses actions passées, même volontairement négatives, se transforment en mérites » (Yoma, 86b).
Dans cette affirmation surprenante se trouve un élément clé de tout ce que veut dire la relation à D.ieu.
Aimer c’est vouloir être dans ce désir constant de tenir compte de l’attente de l’Autre dans l’élaboration de nos choix, et de la mise en place de nos actes.
En aimant D.ieu, nous voulons lui exprimer un désir constant de réaliser Sa volonté, et nous souhaitons que la totalité de ce que nous sommes participe à cela.
Au moment où la personne entre dans cette démarche, la totalité de son passé devient le moteur de son évolution, car ses erreurs lui donnent une conscience plus aigue de là ou il ne veut plus être et de la direction dans laquelle il désire aller.

C’est alors dans la capacité qu’il aura à vouloir utiliser l’expérience de son passé pour mieux progresser encore que ce négatif se transformera en positif.
La difficulté à mettre en place ce travail, réside surtout dans le fait que nous ne percevons pas toujours notre possibilité de changement.

Engoncés dans nos habitudes et notre quotidien, nous ne prenons plus le temps d’enlever nos œillères qui nous empêchent de voir d’autres possibilités d’existence. On vit alors dans des sortes de clubs qui se construisent sans en porter le nom à travers des affinités liées à un style de vie, un style de religiosité… Le groupe nous rassure et nous sombrons doucement dans une léthargie bienheureuse.

Changer, c’est peut être commencer par évacuer nos peurs de changer. Peur de choquer notre entourage familial et social, peur de ne pas y arriver, peur que ce changement traduise avant tout une fuite, peur de l’inconnu, peur de ne pas trouver les mêmes joies qu’avant ce changement.

Tout changement, c’est vrai, génère en premier lieu une solitude. Seul dans notre démarche,  nous ne pouvons pas partager ce que nous sommes en train de découvrir, et nous continuons à vivre dans le même environnement social, mais avec des préoccupations différentes que ceux qui nous entourent.
Cette forme de solitude n’est pas pesante pour celui qui a appris à se mettre à l’écoute de lui-même. Nos maitres nous enseignent que le silence est un moment de bonheur pour ceux qui savent le remplir de tout ce qui constitue leurs mondes intérieurs.
Mais changer reste aussi un défi qui est de ne point se contenter d’adopter des postures différentes dans ce qui est du domaine du visible, mais avant tout d’arriver à transformer le regard que nous pouvons avoir sur le monde et notre relation à celui-ci.

Si parfois le changement nous amène à avoir des attitudes  et des modes de fonctionnement différent, il ne doit point se limiter à cela mais il doit se traduire par un ressenti intérieur que nous ne sommes plus les mêmes.

Maimonide nous l’indique quand,  dans les lois sur le Retour,  il dit « … et jusqu'à ce que le Créateur de l’univers, qui connait l’intériorité de l’homme, puisse témoigner que son retour et sa transformation est authentique… »


Pécher = rater le but
(Se)Repentir = retour à la Source, reconnection au Moi Divin, revenir vers Dieu.

Pécher ---> Se repentir

John Steppes
Invité


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REPENTIR=RETOUR :: Commentaires

Message le Dim 11 Mai 2014 - 9:32  pat

Je suis toujours étonné de me rendre compte de la richesse du vocabulaire de Dieu qui n'emploie jamais les mots dans un sens étroit mais le plus souvent dans le sens multiple que nous leur avons donné. Cela demande une réflexion et une recherche qui n'est pas facile, car souvent ces mots ont des sens que l'on a oubliés dans notre vie quotidienne.
Une fois de plus avec ce sujet je sors émerveillé par tous les liens qui tout à coup se dévoilent formant une Parole si profondément enracinée en nous.

John Steppes nous propose une réflexion autour du mot hébreu : Teshuva dont le sens s'étend sur trois mots français celui de repentir, de retour et de réponse.
Le mot repentir est abondamment employé dans l’Évangile donné à Arès et il a le sens donné à la fois par ce mot « Teshuva » et celui du dictionnaire, à savoir : « ressentir du regret pour une action (faute) avec le désir de ne plus la commettre », et dans un sens plus large « avec le désir de la réparer »
Même si c'est moins explicite que dans le mot « Teshuva », le mot français de repentir exprime aussi l'idée d'un retour telle que le dictionnaire le définit : «  mouvement en arrière ou de sens inverse revenant au point de départ- Repartir de l'endroit d'où on vient. Sur un plan plus abstrait retour sur soi-même-Réflexion sur sa conduite- Revirement- Renaissance -Renouveau"

Le mot » retour », quant à lui, est employé trois fois dans la deuxième partie du message arésien.
Il évoque le retour de Dieu et ses conséquences pour l'Homme. Conséquence qui constitue une véritable réponse que Dieu apporte à l'Homme moderne face à son désarroi et à sa fatigue de la pratique religieuse.




La première phrase de Dieu est :

Tu vois le retour.[I,1]
Me voilà revenu vers toi. Je reviens. Je fais retour vers l'Homme, mais aussi dans le sens évoqué plus haut de réponse: J'apporte une réponse au questionnement de l'Homme.

Le deuxième passage où l'on trouve le mot retour est :

Le Retour fend la tête à la gorge. [VIII,6]
Le mot tête « caput » veut dire pointe, extrémité
mais aussi « testa », crâne, coquille, récipient, contenant
Le mot gorge est employé de nombreuses fois par Dieu dans toute la richesse de ses différents sens, notamment pour évoquer le cou,  partie profonde qui va de la bouche à la poitrine, mais aussi comme centre de l'émotion, du coeur (gorge serrée), également passage étroit entre deux montagnes d'où jaillit l'eau, latin «  gurges » qui signifie : tourbillon d'eau- bouillonnement- fontaine "Mikal la gorge est la fontaine [XLVII,9]
Fendre la tête à la gorge, c'est à dire que le retour doit fendre en deux le « bruit » qui occupe la tête de l'Homme ( tête dans le sens de récipient du mental) jusqu'au centre des émotions, du cœur, là d'où va jaillir la fontaine, de la source divine.
Ouverture de l'Homme à Dieu :

Ma Main J'entre dans la faille [XXXVI,1]

Enfin la troisième évocation du mot retour est tout à la fin du Message :

Mikal a la Blanc, voilà le Retour [XLV, 25]
Dieu avait dit en [XIV, 3] "Je suis Blanc, l'Eau."
Le prophète a l'Eau de Dieu, de sa gorge fendu et de celles des Hommes qui recevront le Message divin pourra surgir l'Eau de la Source divine. Voilà le Retour, voilà la Réponse que je donne à l'Homme.

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Message le Sam 21 Juin 2014 - 16:22  john steppes

J'ai noté, Pat, pas de jugement de valeur... Merci, j'en tiens compte car effectivement, cela déconstruit.

Pour revenir au mot REPENTIR-TESHOUVA, juste une question pour débattre, ce repentir (et non pas celui de culpabilité des églises) ne doit-il pas être lié à la pénitence ??? Je veux dire la pénitence n'inclue-t-elle pas cette notion qui va, si des choses dures ont été commises, jusqu'à reconnaître les torts ???

-------------------------
Ce mot Teshuva a pour signification : retour en soi, retour sur soi-même, examen de conscience.
Dans la Tradition, on lui donne aussi le sens de repentir.
Teshuva a une autre signification importante qui est "réponse"

La Teshuva est une initiative toute personnelle… Elle exige trois conditions :

1) S’avouer concrètement ses dérives, ses manquements…


2) S’engager sincèrement à ne pas les renouveler, à ne pas récidiver…

3) Le regret sincère des conséquences, voire la réparation de la faute…

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Message le Sam 21 Juin 2014 - 20:38  invité Navy

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 Very Happy     Very Happy

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Message le Sam 21 Juin 2014 - 21:09  navy

תשובה

Il n'est jamais trop tard pour faire Téchouva

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Message le Lun 23 Juin 2014 - 0:06  pat

Pour la citation plus haut, il faudra fournir le mode d'emploi.

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Message le Lun 23 Juin 2014 - 9:12  navy

John a écrit:<!-- /* Font Definitions */ @font-face {font-family:"MS 明朝"; mso-font-charset:78; mso-generic-font-family:auto; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:-536870145 1791491579 18 0 131231 0;} @font-face {font-family:"Cambria Math"; panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:auto; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;} @font-face {font-family:Cambria; panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:auto; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:-536870145 1073743103 0 0 415 0;} /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-unhide:no; mso-style-qformat:yes; mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:Cambria; mso-fareast-font-family:"MS 明朝"; mso-bidi-font-family:"Times New Roman";} .MsoChpDefault {mso-style-type:export-only; mso-default-props:yes; font-size:10.0pt; mso-ansi-font-size:10.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt; font-family:Cambria; mso-ascii-font-family:Cambria; mso-fareast-font-family:"MS 明朝"; mso-hansi-font-family:Cambria;} @page WordSection1 {size:595.0pt 842.0pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; mso-header-margin:35.4pt; mso-footer-margin:35.4pt; mso-paper-source:0;} div.WordSection1 {page:WordSection1;} 
 Very Happy  Very Happy   
John a des ennuis avec le HTLM     Very Happy  Very Happy

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Message le Mar 24 Juin 2014 - 9:01  pat

John Steppes a écrit:Pour revenir au mot REPENTIR-TESHOUVA, juste une question pour débattre, ce repentir (et non pas celui de culpabilité des églises) ne doit-il pas être lié à la pénitence ??? Je veux dire la pénitence n'inclue-t-elle pas cette notion qui va, si des choses dures ont été commises, jusqu'à reconnaître les torts ???

Le repentir est en effet lié à la pénitence : "Faire pénitence" vient du verbe latin "paeniteri" : se repentir

Entrer en pénitence c'est la même chose qu'entrer en repentir.
Le mot repentir est employé 16 fois dans l'Evangile donné à Arès et pas une fois dans le Livre.
Il y a toujours cette idée de remord, regret, contrition d'une faute avec la volonté de ne plus recommencer. [affliction du repentir (8-7),( 36-4))] [avant que leur langue ne profère le repentir et n'en goûte les larmes (36-20)]

Le mot « Pénitence » 18 fois dans l’Évangile donné à Arès et pas une fois dans le Livre.
Le mot pénitence est nuancé de l'idée d'une peine, d'une punition par rapport au mot repentir. D'ailleurs le mot lui-même s'employait autrefois pour désigner une punition (être en pénitence, à l'école) ou pour désigner la peine qu'imposait le confesseur au pénitent justement. On employait aussi ce mot pour désigner une  mortification que certains s'imposent pour expier leur faute.
Bref faire pénitence qui est surtout employé dans le domaine de la religion,  c'est se repentir ( mot plus laïc) avec à la clef une punition infligée par soi-même ou par autrui.

Dans l'Evangile donné à Arès ce sens du mot pénitence  {« (les femmes) quelle pénitence feraient-elles d'un crime qui n'est pas le leur? (9-1) »], est apparent et aussi dans le mot repentir , voir plus haut (affliction du repentir...) :

Mais dans l'ensemble du message arésien, le mot pénitence prend le sens d'effort sur soi pour ne pas retomber dans des fautes habituelles ( cesser d'être pêcheur 30-10) et loin d'être une punition est au contraire « une joie pour l'homme pieux (28-25) »
C'est en quelque sorte le mode de vie du croyant, un état de vigilance qui fait qu'on ne commet plus ou pas de mauvais actes.

Mais pour le grand public le mot pénitence reste plus connoté négativement que le mot repentir, c'est pourquoi je ne l'emploie pas.
C'est comme si Jésus qui est pourtant devenu Christ, en maintenant son individualité avait gardé aussi la mentalité, la culture de son époque  et employait le vocabulaire de cette époque et de sa religion. Tandis que Dieu, qui n'emploie pas ces mots dans le Livre a un langage moins connoté, plus universel. Un langage synthétique, essentiel. Bref un langage qui ne reprenne pas les mots des vieux concepts. Vieux concepts qui gardent malgré tout leur actualité mais qu'on peut exprimer avec des mots plus explicites pour notre temps.

En résumé et pour répondre à la question, faire pénitence et se repentir sont des actions similaires. Cela implique que l'on reconnaisse implicitement ou même explicitement ses torts. Cela peut impliquer que l'on s'inflige soi-même une punition tout en évacuant le sentiment sclérosant de culpabilité dans la mesure ou il serait tenace. Ce sentiment s'il est parfois important pour la prise de conscience devient rapidement très négatif , inutile et morbide s'il s'installe.

Je crois que la  meilleure façon de faire pénitence est de se réjouir de pouvoir agir sur ses erreurs et de se mettre sur les rails de la voie droite. C'est comme ça que j'exprimerai ce mot vieillot.

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Message le Mar 24 Juin 2014 - 19:30  navy

John et Pat à propos du repentir, de la tchouva etc ... et de la révelation d'Arès en général, vous faites de la théologie quand il s'agit simplement de se changer, de se faire bon, de se faire juste, de remodeler son humanité en soi. Puis, de proche en proche faire que cet effort, que cette dynamique soit contagieux qu'on l'appelle pénitence ou moisson ou tchouva ou n'importe quoi d'autre.  Very Happy 

Pat tout cela tu le sais déjà, je n'ai pas la pretention de t'apprendre quoi que ce soit  Very Happy

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Message le Mer 25 Juin 2014 - 13:24  John Steppes

Bonjour Navy
Pat et moi ne faisons pas de la théologie, nous cherchons à comprendre ce qui est tout à fait différent.
Connaître les choses, les noms des choses et leur étymologie est important.
Par exemple Pat écrit  "Faire pénitence" vient du verbe latin "paeniteri" : se repentir . Pour ma part, je n'avais pas cherché ce mot et je ne savais pas que pénitence est repentir. Comme quoi on apprend tous les jours. Et moi qui adore avoir l'étymologie des mots, eh bien j'étais trop sûr du mot pénitence....
Très intéressant....
C'est cherchant, découvrant, en connaissant tout cela que l'on comprend bien ce qui est écrit, ce qui est prescrit pour l'Homme, et ainsi on comprend et on peut voir les erreurs des mauvaises interprétations ; on peut aussi à l'inverse découvrir des belles choses qui nous aident pour notre changement intérieur.

Tout est important. Et c'est merveilleux de chercher à comprendre.


Mais pour le grand public le mot pénitence reste plus connoté négativement que le mot repentir, c'est pourquoi je ne l'emploie pas.
J'avais toujours pensé le contraire. Alors je dirai que pénitence et repentir sont synonymes.



C'est comme si Jésus qui est pourtant devenu Christ, en maintenant son individualité avait gardé aussi la mentalité, la culture de son époque  et employait le vocabulaire de cette époque et de sa religion.
Je ne crois pas du tout cela. Jésus ne l'oublions pas, s'adresse à un évêque, donc, s'adressant à un évêque, il emploie les mots que celui-ci emploie, use et abuse depuis des années : les mots religieux. Ceci explique cela. Je pense que Jésus a dépassé la mentalité, culture de son époque. Il ne se serait pas transfiguré sinon. De plus Dieu nous dit bien que Jésus parle le langage du monde (emploie ses mots) mais sans malice, sans vice, sans erreur pour tromper et dominer.
L/02/19
Un Cri le jour, un (autre) Cri la nuit. La nuit, le Bon parle en bruit(s), (mais) il ne compte pas le(s) bruit(s). (Ce qu’)il fait, tu (le) fais.


Tandis que Dieu, qui n'emploie pas ces mots dans le Livre a un langage moins connoté, plus universel. Un langage synthétique, essentiel. Bref un langage qui ne reprenne pas les mots des vieux concepts. Vieux concepts qui gardent malgré tout leur actualité mais qu'on peut exprimer avec des mots plus explicites pour notre temps.
Jésus, changé, parle sans la malice du monde, et sans malice avec les mots.
Dieu parle au coeur de l'Homme, s'adresse à sa Royauté intérieure, à sa divinité, à son Etre profond, pour qu'il retrouve ce pour quoi il est créé. Son langage est pour le temps nouveau, qui n'est pas un temps pour demain, mais pour maintenant (si l'Homme a bien changé). Même s'il nous faut du temps, je crois qu'il nous est possible de vite parler aussi simplement que Dieu...

Et justement ce changement en soi "de se changer, de se faire bon, de se faire juste, de remodeler son humanité en soi" tout cela nous rapproche du langage de Dieu...

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Message le Mer 25 Juin 2014 - 16:34  Invité ANONYME

Pat et moi ne faisons pas de la théologie, nous cherchons à comprendre ce qui est tout à fait différent.
qu'est ce que vous essayez de mieux comprendre ?? Mais si vous faites de la théologie.

Faire Techouva, ce n’est pas donner un grand coup de pied dans tout ce qui nous à permis d’être ce que nous sommes aujourd’hui… (ecrit juif du Rabbinxx  xxx   cité par John  )


C'est pourtant un peu ce que fait le frere Michel

....une société sans lois, sans chefs, sans hierarchie .... dixit nombre de pèlerins d'Arès

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Message le Mer 25 Juin 2014 - 20:33  John Steppes

une société sans lois, sans chefs, sans hiérarchie
Cela n'est possible que si une grande majorité d'Hommes ont changé, profondément changé.
Par exemple, les tueurs en série, les violeurs, pour ne citer que les plus dangereux, doivent être pris en charge par des gens forts, grands intérieurement donc spirituellement... mais ils doivent, malgré cette prise en charge et en attendant qu'ils aient profondément changés, être mis malgré tout hors de la société pour protéger celle-ci.


Une société sans lois, sans chef ni hiérarchie n'est possible que si un changement intérieur se fait parmi certains Hommes et beaucoup d'Hommes. Sans cela, cela deviendrait vite du n'importe quoi, et il y aurait risque de danger...
Donc en attendant, ou plutôt faute de mieux, heureusement que certaines lois existent...


Quant aux chefs --------> Il y a des chefs parce que non seulement on nous a appris depuis des siècles qu'il y a des plus forts que soi, et donc à qui il nous faut obéir... Pourquoi ??? Réponse classique "C'est comme cela, et pas autrement".... Mais il y a des chefs parce que aussi il existe des personnes qui aiment obéir à des chefs (qui eux en profitent)...


En fait tout est une question de conscience.

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Message le Ven 27 Juin 2014 - 9:27  pat

Anonyme a écrit:vous faites de la théologie quand il s'agit simplement de se changer, de se faire bon, de se faire juste, de remodeler son humanité en soi. Puis, de proche en proche faire que cet effort, que cette dynamique soit contagieux qu'on l'appelle pénitence ou moisson ou tchouva ou n'importe quoi d'autre
Certes tu as raison, il s'agit tout simplement de se faire bon, juste, de faire le bien. Mais en disant cela on rend la Parole très théorique et très abstraite. Or la Parole ne l'est pas, c'est un exercice d'imprégnation et de compréhension. Nous cherchons à comprendre  comme dit John Steppes. D'ailleurs la Parole n'abuse pas de ces mots abstraits. Elle ne les emploie pratiquement jamais pour nous dire d'être bon ou de faire le bien, même si cela est sans cesse implicite. Il faut donc donner à ces mots abstraits  implicites une réalité explicite qui passe par l'étude et la méditation. Et ne pas confondre cette étude avec l'exégèse prétentieuse des docteurs qui en tirent un renom personnel. Avant de suivre une direction, il faut bien la définir, bien se la fixer....

Chacun de nous et le prophète en premier a un ressenti sur cette Parole. Il n'est pas interdit de partager ce ressenti. Comme dans toute action, c'est sa conscience qu'il faut interroger. Suis-je au service de la Parole ou l'ai-je mis à mon service ?


Dernière édition par pat le Ven 27 Juin 2014 - 9:51, édité 1 fois

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Message le Ven 27 Juin 2014 - 9:48  pat

John Steppes a écrit:Jésus, changé, parle sans la malice du monde, et sans malice avec les mots.
Dieu parle au coeur de l'Homme, s'adresse à sa Royauté intérieure, à sa divinité, à son Etre profond, pour qu'il retrouve ce pour quoi il est créé. Son langage est pour le temps nouveau, qui n'est pas un temps pour demain, mais pour maintenant (si l'Homme a bien changé). Même s'il nous faut du temps, je crois qu'il nous est possible de vite parler aussi simplement que Dieu...
Et justement ce changement en soi "de se changer, de se faire bon, de se faire juste, de remodeler son humanité en soi" tout cela nous rapproche du langage de Dieu...

Oui, je ressens aussi les choses ainsi et tu as sûrement raison à propos de Jésus (" s'adressant à un évêque, il emploie les mots que celui-ci emploie, use et abuse depuis des années : les mots religieux.")
Même si Jésus a gardé une certaine manière de son temps, de sa culture religieuse (Le Bon est roi d'en-bas) il va de soi que sa Parole est sans malice et qu'elle s'abreuve directement à la Source divine, puisque Dieu l'a fait Lui.

On pourra revenir sur "une société sans lois, sans chefs, sans hiérarchie" plus tard. C'est un autre sujet.

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