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Dans dix-huit mois,notre système va basculer

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03062014

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Dans dix-huit mois,notre système va basculer




coucou c'est moi  Very Happy 
je n'ai pas pu m'empêcher de vous poster ce commentaire d'une sœur qui m'a paru interressant .Je transmet.

02jun14 155C77 
Voici un journal qui exprime une vérité que nous devons prendre très au sérieux. Rien ne va plus dans notre système social.
Arrêtons de nous voiler la face. Réveillons nos consciences afin de sortir de ce système qui nous enferme ! Chacun...ou en petits groupes d'affinité, pensons à une nouvelle organisation d'électrons libres.
Dans dix-huit mois,notre système va basculer. Il est temps d'ouvrir nos yeux et de retrouver notre liberté de créateurs en puissance d'être et de devenir.
Patricia des Alpes du Sud


Jacques Attali est décidemment particulièrement en forme ces dernières semaines. Alors qu’il nous avait gratifiés d’un excellent papier que j’avais repris dans les colonnes du Contrarien Matin et intitulé « Débrouillez-vous », le voilà qui poursuit dans sa veine contrarienne en nous prédisant une énorme crise en 2015 dans son dernier article dont le titre est « La prochaine crise : en 2015 ? ».
Jacques Attali y développe un raisonnement l’amenant à étayer pourquoi il pense que l’on arrive à la fin d’un cycle et donc au seuil d’une nouvelle crise qui ne sera jamais que le prolongement de celle que nous n’avons pas quitté depuis l’épisode paroxystique de 2007/2008.
Il explique surtout ce qu’il faudrait faire pour éviter cette nouvelle crise, et là, permettez-moi d’être dubitatif d’ailleurs sur deux choses. La première étant que même les éléments avancés ne me semblent pas de nature à nous permettre d’éviter ce qui va nous déferler dessus dans la mesure où cela ne répond pas ni à la raréfaction du travail ni à la raréfaction des ressources naturelles, et la deuxième c’est que quand bien même Jacques Attali aurait raison (et moi tort), il est fort à parier que rien de ce qu’il n’avance ne sera mis en place pour la simple et bonne raison que notre Monsieur 3 % (hollande) qui siège à l’Élysée n’a toujours pas la moindre conscience de ce à quoi il est confronté et n’a, pour ainsi dire, strictement rien compris à la situation économique de notre pays.
Je vous passe également le manque cruel de courage dont il a fait preuve jusqu’à présent et je le vois assez mal mettre encore plus de flexibilité dans le marché du travail alors que dès 2015 nous aurons de facto la suppression du régime (ultra-flexible) des auto-entrepreneurs aligné sur celui de la micro-entreprise avec quelques menus contraintes en plus…
Je vois également mal notre nodocéphale élyséen se changer brutalement en De Gaulle ou en Churchill capable de changer en totalité les modalités de fonctionnement de notre société. Notre situation est fondamentalement au-delà de toute notion de réforme. Encore une fois, nous vivons sur des structures héritées de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il y a 70 ans ! Nous étions en plein exode rural, nous avions besoin de bras pour remplir nos usines d’ouvriers, la mondialisation n’existait pas, pas plus que le transport aérien de masse ou encore les TGV, je ne parle même pas des réseaux informatiques, de la dématérialisation ou de l’informatique et de la révolution robotique qui nous arrive dessus !
Bref, il y a peu de chances que cette « nouvelle » crise – car n’en doutez pas, on vous la « vendra » comme étant « nouvelle » – puisse être évitée, ce qui nous amène donc à ses conséquences potentielles.

Les conséquences de la future crise de 2015

En gros, pour Attali (et je pense exactement la même chose), nous avons atteint des niveaux d’endettement jamais vu en temps de paix dans les pays dits « développés ». Lors de la prochaine crise, il faudra bien passer à la caisse et payer les pots cassés, cela ne pourra se faire que par la ruine des épargnants puisqu’en réalité, ceux qui ont financé les dettes sont bien les épargnants finaux à travers leurs différents supports d’épargne. Effacer les dettes ce n’est pas uniquement « punir » les méchantes banques (qui d’ailleurs le méritent), effacer les dettes c’est surtout effacer l’épargne des gens, une épargne sur laquelle ils comptaient pour tout un tas de choses et de projets.




Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com.
Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques


Dernière édition par navy le Mar 3 Juin 2014 - 11:06, édité 2 fois

navy

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Message le Mar 3 Juin 2014 - 10:52  navy

suite...

Jacques Attali vous met en garde contre l’affaire chypriote qui préfigure les « bail-in », c’est-à-dire les effacements de dettes, à venir ainsi que sur la nouvelle législation européenne (encore peu connue selon lui ce qui est vrai pour le « vulgus pecum » mais nettement moins pour le contrarien moyen parfaitement informé) qui donne tout le cadre juridique à nos autorités politiques et monétaires pour nous ruiner au-delà de 100 000 euros, ce qui ne veut pas dire, soit dit en passant, que nous ne le serons pas sous cette fameuse barre des 100 000 euros. Tout dépendra de l’ampleur de la future catastrophe.
Enfin, Jacques Attali évoque à juste titre bien que « trop » pudiquement le véritable risque des pays européens qui est un risque de balkanisation et de guerres civiles.
« D’autre part parce que, à la différence des crises précédentes, le monde est loin d’être en paix ; les guerres et les menaces de guerres, civiles ou entre nations, se multiplient rendant les investisseurs plus frileux encore. »
Traduisons clairement ce que sous-entend ici Jacques Attali. Il faudrait être sourd et aveugle ou un « fasciste » du politiquement correct pour ne pas se rendre compte des fractures qui cisaillent de nombreux pays européens et ces fractures, que cela plaise ou non, sont d’ordre ethnique et religieux sur fond de misère sociale compensée par des aides massives afin de maintenir un semblant d’ordre social. Tout cela peut se déchirer en un clin d’œil en cas de crise grave menant par exemple à l’insolvabilité de l’État français et à son incapacité par exemple à verser les prestations sociales tant attendues dans certains quartiers.
Cette radicalisation de part et d’autre dans une Europe multiculturelle en échec patent se matérialise évidement par le vote massif Front National en France lors des dernières élections européennes. Certains s’en réjouiront, d’autres (dont beaucoup ne sont pas allés voter car ils avaient forcément autre chose de beaucoup plus important à faire) en « pleurent ».
Peu importe tout cela car ce sera balayé par la crise et je vous laisse imaginer l’état de notre pays si demain les « gamelles » étaient vides. Il est fort probable que de nombreux pays européens, dont le nôtre, connaîtraient des situations de violences extrêmes confinant à une forme de guerre civile avec des populations urbaines absolument pas en mesure de s’autosuffire au moins en partie et dépendant en totalité soit des modes de transports et d’approvisionnements soit des aides sociales soit des deux… Si jamais toute cette belle mécanique venait à se gripper, tout ce qui est actuellement contenu par des digues plus ou moins fragiles se déverserait et l’état réel de notre pays apparaîtra crûment à tous, et croyez-moi ce ne sera pas beau à voir.

Alors comment vous préparer ?

Voilà la question que nous nous posons tous et à laquelle chacun, dans notre configuration personnelle et « sous contrainte », nous essayons de répondre.
Lorsque que l’on parle de se protéger de faillite bancaire et d’effacement de l’épargne, il n’y a pas 36 solutions. Il faut évidemment débancariser au maximum et avoir son argent en dehors des griffes de l’État. Il faut donc détenir des actifs tangibles comme l’or, l’argent et même dans une certaine mesure des billets de banque (les retraits étaient très fortement limités à Chypre).
Lorsque l’on parle de possibles ou d’éventuelles guerres civiles, il faut se situer dans des zones rurales et non-urbaines. Cela est également valable pour l’autonomie d’une famille toujours plus facile à la campagne qu’en ville. Un simple potager et un poulailler vous aideront grandement à améliorer l’ordinaire.
Nous avons vécu l’exode rural puisque les villes avaient besoin de bras pour faire tourner les usines. Les progrès technologiques étant passés par là, l’avenir sera rural et nous devrions vivre comme la Grèce qui est précurseur sur ce point-là, un véritable exode urbain.
Quittez les villes tant que vous le pouvez car après il se pourrait qu’il soit trop tard et je vous renvoie à l’article précédent du même Jacques Attali où il vous appelait à vous « débrouiller » ! Oui, n’attendez plus de savoir ce que l’État pourra faire pour vous, car l’État est devenu le problème et ne nous apportera plus aucune solution.
Le temps des demi-mesures est révolu. Il y aura à l’avenir deux types de gens. Ceux qui auront su prendre à temps les bonnes décisions et changer leur postulat de vie, ceux qui en un mot auront décidé de se débrouiller et tous les autres.
Je vous souhaite à toutes et tous bonne chance et beaucoup de courage dans vos prises de décisions car vous allez devoir décider aujourd’hui, sur un risque hypothétique pour demain, de changer de vie tout de suite ! Évidemment, c’est tout sauf facile ou évident surtout lorsque cela engage une famille, un conjoint et des enfants et que vos choix iront complètement à l’encontre du consensus mou qui nous entoure.
En cette veille du 70e anniversaire du débarquement allié en Normandie, je me souviens de ma grand-mère paternelle qui avait été prise pour une grande folle en faisant rentrer 600 boîtes de pâtés début 39. Je me souviens de ma grand-mère maternelle qui avait demandé sa mutation en tant qu’institutrice dans un bled de campagne de 250 habitants car elle avait 3 gamines en bas-âge à nourrir. Je me souviens de ce que l’on m’a raconté sur la réaction de son inspecteur d’académie qui l’a longuement regardée et lui a trouvé l’un des villages les plus reculés de France en lui disant le plus sérieusement du monde : « Si cela devait mal se passer, là-bas au moins vous ne devriez pas voir trop de boches. »
Aujourd’hui, la probabilité pour que les choses se passent très mal augmente de jour en jour. Je laisse donc la parole à Jacques Attali lui-même en relayant ici son dernier article que je vous invite à lire là encore avec attention autant pour ce qu’il dit, que pour ce qu’il suggère ou encore pour ce qu’il ne dit pas, tant les propos d’Attali, un homme brillant, peuvent et doivent se lire sur ces trois niveaux.


Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com.
Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques

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Message le Mar 3 Juin 2014 - 10:54  navy

La prochaine crise : en 2015 ? » par Jacques Attali

« L’avenir pourrait nous rappeler très bientôt que, depuis plus de vingt-cinq ans, une grande crise économique et financière s’est déclenchée tous les sept ans :
En octobre 1987, le Dow Jones perd 22,6 % en une journée ; c’est le premier krach de l’ère informatique. La crise s’étend vite ; le 2 novembre 1987, Time Magazine fait sa couverture sur : « La panique s’empare du monde ». La FED réussit à calmer le jeu.
En décembre 1994, alors qu’une euphorie des entreprises fondées sur Internet enfle dans la Silicon Valley, l’Orange County, tout à côté, spécule sur les marchés financiers, et se déclare en faillite ; un peu plus tard, une brutale et brève crise monétaire et financière asiatique se propage en Russie et au Brésil puis aux États-Unis. La FED réussit là encore à maîtriser la situation.
Dès avril 2001, la bulle Internet, qui s’est formée depuis cinq ans, explose ; l’indice Dow Jones perd 7,3 % en une journée. Encore une fois, la FED calme le jeu en inondant le pays de liquidités, qui se transformeront en crédits immobiliers.
À l’été 2008, l’explosion d’une bulle sur la titrisation des crédits hypothécaires déclenche une nouvelle crise, cette fois véritablement planétaire. Les banques centrales et autres prêteurs permettent une nouvelle fois, aux États et aux entreprises, de s’endetter à bas taux, sans pour autant obtenir qu’ils investissent et se réforment.
Nous approchons de la fin d’une nouvelle période de sept ans. Des bulles se sont partout reformées. Et si la croissance n’est pas au rendez-vous, ou si une crise géopolitique vient l’interrompre (en Ukraine, en Chine, au Brésil, ou ailleurs) ces bulles exploseront ; les taux d’intérêt monteront ; le financement des emprunts deviendra très difficile ; la mondialisation fera le reste et les marchés, qui ne disent plus la valeur du risque, seront une nouvelle fois pris de panique.
En toute logique, cette crise devrait se déclencher en 2015. Si on ne s’y prépare pas, elle sera pire que les précédentes, en particulier en Europe. Pour deux raisons : d’une part, parce que presque tous les jokers ont été utilisés – nul ne pourra s’endetter d’avantage – et la BCE, même en utilisant tous les moyens à sa disposition, y compris les plus hétérodoxes, ne pourra pratiquement rien. D’autre part parce que, à la différence des crises précédentes, le monde est loin d’être en paix ; les guerres et les menaces de guerres, civiles ou entre nations, se multiplient rendant les investisseurs plus frileux encore.
Il n’y aura alors plus d’autres solutions que de payer la note ; en clair, de rembourser les dettes ou de les annuler. Et cela ne pourra être fait, en particulier en Europe, qu’en mettant à contribution les détenteurs finaux des créances, c’est-à-dire les épargnants, qui verront leur épargne spoliée, non par l’inflation, mais par une ponction sur leurs comptes, comme cela fut le cas à Chypre (ce que permettent explicitement les accords récents sur l’Union Bancaire, dits de « bail in », même si c’est encore peu connu).
Il est encore temps de s’en rendre compte. Et d’agir. En particulier en Europe, en recréant les moyens d’une croissance saine et durable ; cela ne passe que par quatre moyens, qu’il faut d’urgence utiliser simultanément :
Une action pour faire baisser significativement l’euro relativement au dollar, qui suppose que les ministres des Finances de la zone euro la demande enfin explicitement à la Banque Centrale.
Une relance de l’investissement, qui ne peut venir que par de grands projets publics, en particulier en matière de réseaux d’énergie et de télécommunication, financés par des eurobonds, ou par la BEI, ou par les diverses Caisses des Dépôts nationales. Encore faudrait-il que ces institutions cessent de s’accrocher à leur sacrosaint triple A, qui les paralyse.
Une accélération des réformes de structure dans l’Europe du Sud, en particulier en France, libérant les forces créatrices, comme l’ont fait, chacun à leur façon, avec le succès que l’on sait, les Allemands, les Anglais, les Suédois, et les Canadiens.
La recherche attentive de la paix, en particulier entre les Européens et leurs voisins de l’Est et du Sud.
Si tout cela n’est pas très vite entrepris, avec courage et ténacité, en particulier par les pays européens enfin rassemblés, bien des orages éclateront. Dans les 18 prochains mois.
Personne ne pourra prétendre qu’il n’était pas prévenu. »
Préparez-vous et restez à l’écoute.
À demain… si vous le voulez bien !
Charles Sannat

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Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques

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Message le Mer 4 Juin 2014 - 0:30  pat

Alors, toi Navy qu'est ce que tu dis de cela ?
Avis aussi aux abonnés absents de ce forum.


Dernière édition par pat le Mer 4 Juin 2014 - 0:33, édité 1 fois

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Message le Sam 7 Juin 2014 - 3:44  john steppes

Les crises sont créées par ceux qui règnent en partage sur la planète (une poignée de gens 1% de la population mondiale) et créant ces crises ils favorisent les tensions dans les états, les conflits... et ce sont toujours les mêmes qui en patissent ceux qui ont peu de moyens ou qui vivent moyennement.
Prendre nos économies pour éponger les dettes et tout simplement scandaleux. Ces puissants font des "conneries" pour nous arnaquer, nous soumettre, nous dominer, nous voler, nous spoler, et ce sont les citoyens qui "paient" !!! Pour qui nous prend-on ?? Ces puissants qui dirigent créent les crise et pire s'enrichissent de ces crises même. De plus politiquement ils sont sûrs ainsi que les extrêmes politiques grandiront, ces extrêmes qui sont à leur botte. Tout est bénéf pour ces puissants....
Tout cela le monde le sait. Mais attention lorsque la masse citoyenne se révoltera ("ne pleure pas sur les malheurs que tu verras ce jour-là...")
Atali est à la botte de ces puissants. Il soutient l'idée d'une gouvernance mondiale où ce sera les mêmes qui dominent et les autres (nous les pequenots à leurs yeux) seront dans une situation pire qu'aujourd'hui si cette gouvernance mondiale se mettait en place car la liberté sera supprimée : on sera acculé dos au mur.
C'est tout simplement scandaleux...
Mais s'il y a refus de vivre dans ce monde qu'ils nous façonne, ces puissants auront peur de la désobéissance civile organisée. Car les gens s'organiseront pour vivre différemment et amener autre chose, même si c'est dur au début !!! On n'est pas des boeufs obéissant !!!!


EN ESPAGNE....... Publié le 18 Octobre 2014

Entretien avec la soeur Teresa Forcades et l’activiste Esther Vivas

Interview de la docteure en santé publique de l’Université de Barcelone, Teresa Forcades, bénédictine au monastère Sant Benet de Montserrat, et de la journaliste et activiste Esther Vivas à propos du livre «Sense por» (Sans peur) qu’elles viennent de publier chez Icaria Editorial.
Toutes deux s’accordent sur ​​l’initiative du Processus Constituant, mouvement initié il y a quelques mois par Forcades elle-même et l’économiste Arcadi Oliveres, proche des groupes chrétiens de défense des droits de l’Homme, dans l’objectif de créer une organisation de gauche la plus unitaire possible pour les prochaines élections régionales de Catalogne. Ce dimanche, l’initiative sera présentée publiquement à Barcelone, devant un public qui s’annonce nombreux.


Pourquoi « sans peur » ?
Esther Vivas (E.V.): Parce que nous pensons que les gens commencent partiellement à perdre leur peur. Pendant longtemps, on a voulu nous faire croire qu’il n’y a pas d’alternative, qu’on ne peut rien faire pour changer les choses mais, en cette période de crise tellement profonde, les gens commencent à voir le vrai visage du système capitaliste. Aujourd’hui, tout le monde peut constater que le capitalisme est incompatible avec la vie, la couverture des besoins de base. La population se rend compte que ce n’est pas seulement une crise de plus mais bien une escroquerie, qu’ils sont en train de nous voler.


Ces derniers temps, nous avons vu comment la population a commencé à désobéir massivement. Le 15-M a été un acte de désobéissance civile massive. Les gens occupent les logements vides des banques et les rendent aux personnes qui en ont été expulsées. Les gens occupent les entrées des hôpitaux, des écoles, des supermarchés,… et ces actions sont appuyées par de larges secteurs de la société, qui sont davantage d’accord avec ceux qui occupent, s’indignent, se révoltent et désobéissent qu’avec ceux qui imposent des coupes budgétaires. C’est pour ça que notre livre s’intitule “sans peur”, parce que les gens commencent à perdre leur peur et à défier le pouvoir. Face à la légalité du système, nous opposons la légitimité de la rue, des luttes, des droits et des besoins des gens.


On parle de crise du capitalisme, mais le capitalisme s’est toujours sorti des crises antérieures. Est-ce qu’il se sortira aussi de celle-ci?
Teresa Forcades (TF): Le capitalisme crée ces crises continuellement. Ce n’est pas une surprise. Comme on peut l’analyser à travers l’histoire, le capitalisme se base sur l’exploitation humaine et l’exploitation des ressources générées par ces crises. Mais, aujourd’hui, la différence est que certaines ressources de la planète sont sur le point de disparaitre et, par conséquent, du point de vue environnemental, il y a une limite, à moins qu’on ne découvre une nouvelle source d’énergie ou une nouvelle planète, ce qui s’est déjà passé dans l’histoire. Sur cette question environnementale, on a atteint le sommet. Sur la question sociale, malheureusement, le capitalisme peut inventer de nouvelles méthodes pour continuer à traiter les personnes comme des marchandises et nous ne serions donc pas face à la dernière crise du capitalisme.


La démocratie actuelle permet-elle l’accomplissement des propositions alternatives comme les vôtres?
TF: Dans le cadre du capitalisme, non. Notre proposition aboutira si on arrive à impulser et à activer vers une rupture la subjectivité politique de la majorité sociale mécontente. Ce qui doit être très clair, c’est que le projet que nous proposons de démocratie réelle n’est pas viable dans le cadre du capitalisme parce qu’une prémisse du capitalisme est que le pouvoir politique doit être soumis au pouvoir économique. Si nous permettons ça, la démocratie réelle est impossible.


Le livre parle de « gagnants » et de « perdants ». Pour le moment, les gagnants, ce sont ceux qui correspondent à ce qu’on appelle le 1% de la société ?
EV: Avec les politiques actuelles, nous sommes une grande majorité à sortir perdants et il y a seulement une minorité, une élite politique et économique, s’en sort avec des bénéfices et utilise la crise comme une opportunité pour s’attaquer aux droits sociaux, du travail, économiques, démocratiques. Nous pourrions même dire que les politiques actuelles ont largement été planifiée et qu’on utilise la crise comme excuse.


Mais les gens se rendent compte de tout ça: que l’Etat espagnol est un des pays où les différences entre riches et pauvres sont parmi les plus grandes d’Europe. Nous voyons comment la faim, que nous avions toujours associé aux pays du Sud, commence à frapper à nos portes. En Catalogne, le rapport du Síndic (défenseur du peuple) comptabilise 50.000 enfants souffrant de malnutrition, parce que beaucoup de familles n’ont pas les revenus minimum nécessaires pour acheter la nourriture dont leurs enfants ont besoin pour une alimentation saine et équilibrée. Nous commençons à voir des situations que nous associons avant aux pays du Sud et qui maintenant se passent ici. Tout cela est perçu comme les conséquences des politiques sensées nous sortir de la crise. Et, pendant ce temps, une minorité économique est en train de gagner beaucoup d’argent sur notre dos grâce à cette situation.


TF: Il parait que le marxisme est anachronique. On nous dit que, aujourd’hui, il n’y a plus une classe qui possède les moyens de production et une autre classe, laborieuse, mais qu’il y a seulement maintenant une classe haute et une classe basse. La confrontation économique occulte la réalité. Mais il est très différent de détenir les moyens de production que de dépendre de la vente de sa force de travail pour obtenir l’argent et le nécessaire pour vivre. Si on permet qu’il y ait une des personnes qui détiennent la propriété et d’autres qui doivent vendre leur force de travail, une division se crée, ce qui engendre ensuite l’accumulation du capital telle qu’elle a commencé au XVIIe siècle et qui atteint aujourd’hui des niveaux qu’il est difficile de dépasser. C’est ce qu’on peut appeler le 1% en face des 99%.


Cette lutte des classes existe, on doit en être conscient. Et on ne doit pas avoir peur d’utiliser cette expression à cause du spectre de la réalisation historique du marxisme en Union Soviétique où il y a eu une dictature. Mon positionnement personnel est favorable à l’initiative privée, à condition qu’elle se situe dans le cadre de processus coopératifs qui n’ont rien à voir ni avec le capitalisme, ni avec ce qu’un comité central peut dicter, ni avec la dépendance envers un Etat paternaliste.

Les mouvement sociaux ont-ils perdu leur force ? On pourrait le penser.
TF: Je ne sais pas. Dans mon milieu théologique, j’entends souvent clamer la mort de la théologie de la libération. Par contre, il y a d’autres analystes, qui me plaisent mieux, qui disent que la théologie de la libération est morte de son succès parce qu’elle a généré en Amérique Latine, là où elle était la plus forte, un processus de changement politique réel qui ne touche pas seulement les communautés ecclésiastiques mais bien toute la société, et qui est né de l’impulsion que lui ont donnée les communautés de base.
Dans notre contexte, il se passe quelque chose de similaire. On peut se demander où sont passées les assemblées du 15-M. Mais, maintenant, nous sommes dans une période de mobilisation sociale très haute. Le pays est en résistance. Ce qui se passe, c’est que les médias essaient de présenter ça d’une autre façon. S’ils nous informaient tous les jours des initiatives qui existent au niveau local, nous aurions une vision très différente.
Nous sommes dans une période en ébullition et c’est une période forte pour les mouvements sociaux et les initiatives qui revendiquent la justice sociale. Nous avons une opportunité à saisir pour que tout cela nous mène à une alternative politique viable.


Ceux d’en-haut ne semblent pas entendre. Le gouvernement hollandais, par exemple, dit que le bien-être n’est pas soutenable.
EV: Le pouvoir ne veut pas reconnaitre le mal-être social qui augmente. La réalité est pourtant incontestable. Le gouvernement du PP dit qu’il y a une majorité silencieuse à qui cette situation convient, qui ne va pas manifester et qui appuie le gouvernement. En réalité, il a souvent été démontré que cette majorité silencieuse est davantage d’accord avec ceux qui luttent qu’avec ceux qui appliquent l’austérité. Nous l’avons vu avec l’action d’encerclement du Congrès: des milliers de personnes sont sorties en rue et Rajoy a remercié la majorité silencieuse qui est restée chez elle. Plusieurs jours plus tard, le journal ‘El País’, qui n’est pas spécialement antisystème, a publié une enquête selon laquelle la majorité de la population, 70%, était d’accord avec cette action.


De plus en plus, de larges secteurs de la société sympathisent avec celles et ceux qui se mobilisent et luttent. Plusieurs enquêtes l’ont confirmé. Les personnes en situation de précarité sociale et économique préfèrent aller chercher de l’aide, dans 80% ou 90% des cas, auprès d’organisations comme la Plateforme des personnes victimes des hypothèques (PAH) ou Caritas plutôt que de s’adresser à l’Etat. La réalité commence à changer. Les gens n’en peuvent plus. Et, même si on veut le nier, c’est incontestable quand on voit ce qu’il se passe dans la rue et au jour le jour.


Comment pouvez-vous obtenir les changements que vous souhaitez si vous ne vous reposez pas sur les partis qui sont actuellement dans l’opposition, en particulier les sociaux-démocrates?
EV: Dans le livre, nous expliquons qu’une révolution est nécessaire, une rupture avec le système actuel. On doit changer les choses et envisager des alternatives politiques. Au-delà des perspectives de changement, de rupture, il faut commencer à construire des alternatives qui permettent de démontrer que d’autres pratiques économiques et sociales sont possibles et viables. Dans ce sens, les initiatives à petite échelle sont importantes, dans le cadre de l’économie sociale et solidaire, comme les coopératives de consommation, les moyens de communication alternative, les coopératives de crédit, la banque éthique,…
Il ne faut pas attendre de faire la révolution pour commencer à changer, ici et maintenant. Heureusement, c’est déjà en train de se passer. Il y a beaucoup d’initiatives au niveau local, et concrètement en Catalogne, qui démontrent qu’un autre monde est possible. Ainsi, quand, à partir d’en-haut, on nous dit qu’il n’y a pas d’alternatives, qu’on ne peut rien faire pour changer les choses, nous pouvons leur répondre que, oui, on peut le faire et qu’on le fait déjà.


Y a-t-il un modèle de référence pour le Processus Constituant?
TF: Il n’y a pas de modèle pour copier-coller des formules toutes faites. Mais il y a eu des processus de rupture, par exemple dans des pays d’Amérique latine comme le Vénezuela, la Bolivie ou l’Equateur, qui ont inversé les tendances séculaires de domination. Nous pouvons nous inspirer de leurs réussites, tirer les leçons de leurs erreurs et des difficultés qu’ils ont rencontré.


Une de ces difficultés découle justement des tentatives de rédaction d’une nouvelle Constitution sans débat social suffisant, sans approfondir ce que signifie un changement de ce type.
Un autre modèle, pas pour le copier mais pour s’en inspirer, c’est aussi bien sûr l’Islande, qui a démontré qu’il est possible de dire NON à la Troïka. Dans ce pays, comme dans l’Etat espagnol, on a dit qu’il fallait imposer des mesures d’austérité. Comme dans l’Etat espagnol, le gouvernement islandais a accepté de jouer le jeu mais, à la différence d’ici, le peuple islandais a dit « pas question ». Pourtant, en Islande, ils ne connaissent pas une situation de précarité sociale et économique aussi importante que la nôtre.


On nous dit que les coupes budgétaires sont obligatoires parce que nous nous sommes trop endettés.
EV: Le système nous répète que ce qui arrive est dû au fait que nous nous sommes endettés, que «la dette se paie ou se paie». Mais cette affirmation est dans une certaine mesure mise en doute par les mouvements sociaux et les initiatives comme l’Audit Citoyen de la Dette qui se demandent pourquoi la dette publique a augmenté et à qui a bénéficié de l’argent qu’a généré l’endettement.
Ce que nous constatons, c’est que la dette privée des banques privées se transforme en dette publique. La dette publique augmente mais le grand problème de l’Espagne est la dette privée que l’Etat a pris en charge. On parle d’une dette qui a bénéficié aux banques privées qui, elles, ont bien vécu au-dessus de leurs moyens au moment du boom immobilier. Et maintenant, on fait payer les conséquences de ce festin à la majorité de la population.


Pourquoi devrions-nous payer une dette de laquelle nous n’avons tiré aucun bénéfice ? La campagne citoyenne pour l’Audit de la Dette demande qu’on analyse l’affectation des bénéfices de la dette. S’ils ne sont pas revenus à la population, nous n’avons pas à la payer. C’est légitime et ça s’est déjà fait dans des pays du Sud. En Equateur, par exemple, sous la présidence de Rafael Correa, on a auditionné la dette et la partie qui était considérée comme illégitime n’a pas été payée. Ce qui a enrichi les élites n’a pas été payé. Ne pas payer la dette est possible. L’affirmation « la dette se paie ou se paie » est donc fausse.


Vos propositions alternatives peuvent-elles fonctionner dans un seul pays ou doivent-elles se réaliser à un niveau supérieur?
TF: Ca doit se passer au niveau mondial, global, planétaire. La radicalité du changement ne peut pas se contenir dans un seul pays. Mais il y a des pays d’Amérique Latine ou de Méditerranée qui ont le potentiel pour générer des mouvements de changement. Il est concevable de réaliser des changements en solitaire, comme c’est le cas en Islande, où des améliorations substantielles ont été engrangées pour la population en évitant la dépendance à une dette illégitime que nous n’avons pas à payer. Mais un changement de modèle nécessite, lui, des alliances au niveau international..


Comment combattre le pouvoir de l’argent ?
TF: Comment se peut-il que les intérêts de quelques-uns dominent les intérêts de tous les autres ? Si c’était l’inverse, si la majorité opprimait la minorité, ça semblerait logique, même si ce serait lamentable du point de vue de la justice. Cyniquement, ont dirait que cette minorité peut dominer parce qu’elle a en mains l’armée, le pouvoir et la répression.


Au cours de l’histoire, on a démontré que, si le pouvoir répressif a toujours été nécessaire pour maintenir une situation d’injustice sociale, il n’est pas possible de soutenir cette injustice uniquement grâce au pouvoir répressif. L’aliénation idéologique est un élément nécessaire. L’idéologie, c’est notre cheval de bataille pour contrer le pouvoir de l’argent, ça passe par la capacité des gens de la rue à imaginer une alternative. C’est là que nous livrons la bataille la plus importante.


Le discours de ceux qui veulent maintenir le statut quo n’est pas celui du «tout va bien, tout est parfait». Il est impossible de tenir ce genre de discours aujourd’hui. Leur discours, c’est «on va très mal mais il n’y a pas d’alternative». On peut opposer à ces slogans les arguments des économistes Juan Torres López et Vicenç Navarro dans leur livre «Il y a une alternative». Ou bien les slogans de la PAH comme “Oui, on peut le faire mais ils ne le veulent pas ». Ces contre-discours vont tous dans le même sens : dire qu’il y a une alternative.
Par exemple, la guerre du Vietnam n’a plu à personne, mais certains disaient qu’on n’aurait pas pu s’y prendre d’une autre façon. Quand une majorité a dit que oui, on peut faire autrement, un changement s’est produit. Nous sommes dans une situation similaire. Quand la majorité sociale mécontente est convaincue que l’alternative existe, personne ne peut l’arrêter.


On parle du droit à décider de tout. Que faut-il comprendre ? Qu’il faut décider d’autres choses en plus que de l’indépendance de la Catalogne?
EV: Bien sûr. Avec le débat souverainiste de l’indépendance qui s’ouvre en Catalogne s’ouvre en même temps une brèche pour dire beaucoup de choses. Le souverainisme que défend Artur Mas (NdT : Président de la Convergence et Union (CiU), la droite nationaliste, et Président de la Généralité de Catalogne) est un souverainisme guindé, qui dit basiquement “indépendance oui, indépendance non, et demain on verra”.

Nous, avec le Processus Constituant, nous proposons l’indépendance comme une opportunité pour repenser le modèle politique, social et économique actuel. Parce qu’une indépendance dans les mains des 400 mêmes familles depuis toujours, qui se rencontrent dans la loge du Barça, le Grand Théâtre du Lycée ou le Palais de la Musique, ça ne nous sert à rien. C’est pour ça qu’on a encerclé la Caixa le 11 septembre dernier. Une Catalogne financée par La Caixa, à quoi ça sert ? A rien !


Il est donc nécessaire que le débat sur la question nationale puisse parler de toutes ces choses, en lançant un Processus Constituant qui permette de repenser les bases sociales, politiques et économiques de la société, tout en rendant la parole aux gens. Un débat sur la Catalogne que nous voulons à tous les niveaux. Et ce débat, ce ne sont pas les partis majoritaires, y compris CiU, qui le portent.


La Catalogne: un nouvel Etat d’Europe ou hors d’Europe?
EV: Une Europe dans les mains de la Troïka, de la Banque Centrale Européenne, d’Angela Merkel & Co, ça ne nous sert à rien. L’Europe est construite aujourd’hui au service des intérêts du capital, des grandes entreprises, de la guerre.


Dans le livre, vous reconnaissez que votre projet n’atteindra pas tous ses objectifs en deux mois, mais vous dites aussi qu’il ne faudra pas non plus attendre dix ans …
EV: Nous ne savons pas vraiment de combien de temps nous aurons besoin pour changer les choses. Mais avec le Processus Constituant, nous insistons sur l’urgence d’un changement face à la situation dramatique que vivent toujours plus de secteurs de la société, ici en Catalogne. C’est face à cette situation qu’a été lancée en avril la proposition d’un processus Constituant, à l’initiative d’Arcadi Oliveres et de Teresa Forcades. Depuis, il y a eu beaucoup d’assemblées locales, plus de 80 groupes d’appui se sont créés à travers tout le territoire, des groupes de travail thématiques, sur le féminisme, la santé, l’éducation, l’immigration, …


Ce Processus propose de créer un nouvel instrument politique et social qui permette de rassembler un maximum de personnes qui souffrent de la crise, un maximum de personnes qui luttent, un maximum d’organisations politiques et sociales de gauche qui sont d’accord avec cette optique, pour défier la dictature du capital, imposée aujourd’hui par CiU.


Certains historiens comme Josep Fontana disent que les puissants n’ont fait de concessions que quand ils ont eu peur. Ont-ils peur maintenant ?
EV: Nous croyons que la peur est en train de changer de camp. La peur, au sens large, nous ne l’avons déjà plus. Ce sont ceux qui détiennent le pouvoir politique et économique qui commencent à l’avoir. Quand nous voyons aujourd’hui l’augmentation des mesures répressives, quand nous voyons comment on criminalise ceux et celles qui luttent, quand nous voyons que les activistes de la PAH sont traités de philofascistes ou de terroristes, ce sont autant de signes de peur et de faiblesse.


Et il y a surtout la stratégie de la répression. Quand on ne peut plus contrôler la situation par des moyens softs, la seule option est d’employer la méthode forte. Et, à ce niveau, le gouvernement de CiU n’a pas seulement été le champion des politiques d’austérité en Espagne – et même le meilleur élève d’Angela Merkel- mais il a aussi été le champion des politiques répressives.


TF: Les puissants n’ont peur que quand ils ont face à eux des « non-puissants » conscients du fait qu’il existe une alternative. Ca leur fait très peur. C’est ça la base et ça se concrétise par des actes de désobéissance civile, pacifique, démocratique. Je n’imagine pas une transition vers un nouveau modèle de société sans confrontation. Ce serait absurde et irréaliste de le penser.


Un simple exemple est ce qu’il s’est passé avec un monsieur à Tarragona qui voulait mettre en pratique une campagne de la CUP (Candidatura d’Unitat Popular, parti de gauche indépendantiste catalane) en refusant de se rendre dans un centre de santé sans rendez-vous. Si vous avez besoin d’un spécialiste, vous avez le droit de savoir quel jour il pourra vous examiner. Mais ça ne se fait pas aujourd’hui parce que, ainsi, on n’inscrit pas les patients sur une liste d’attente et on peut dire que les listes d’attente ne s’allongent pas. Cet homme voulait simplement rendre ce droit effectif et la police l’a arrêté !


Nous vivons dans une société où, quand tu essaies de faire valoir tes droits, tu obtiens une réponse répressive. Il y a plusieurs lois clairement incompatibles avec nos droits. Ce que nous devons faire c’est, de façon bien organisée et structurée, pratiquer la désobéissance civile. Les puissants ont peur quand la base sociale est prête pour des actes pacifiques de désobéissance civile.

Vidéos que l'on m'a posté sur facebook. Je partage car correspond que sujet :



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L'Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (La croissance de l’UE est prévue à 0,5% en 2012 contre 1,5% en Islande).

2008, les trois principales banques privatisées islandaises s'écroulent sous le poids d'un endettement monstrueux.
- Les banksters mondiaux voulaient faire rembourser les dettes des banquiers par le peuple.
Les islandais ont dit NON à 93%.

Depuis, le pays a fait faillite, les banques ont été nationalisées, les banskters ont été arrêtés et emprisonnés, la constitution a été réécrite par le peuple.
En effet, les hommes au pouvoir ont mené le pays à la banqueroute.
Maintenant, c'est une femme, Johanna Sigurdardottir, lesbienne et mère de deux enfants issus d'un précédent mariage avec un homme, qui dirige le pays en s'entourant d'un cabinet composé de plus de 55% de femmes.
 
Toute une révolution contre le pouvoir qui a conduit à cette crise.
Voilà pourquoi rien n’a été publié pendant deux ans.
Que se passerait-il si les citoyens européens en prenaient exemple ?

Brièvement, voici l’histoire des faits :


2008 : La principale banque du pays est nationalisée. La monnaie s’effondre, la bourse suspend son activité. Le pays est en banqueroute.

2009 : Les protestations citoyennes contre le Parlement font que des élections anticipées sont convoquées. Elles provoquent la démission du Premier Ministre et, en bloc, de tout le gouvernement.
La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette par le paiement de 3.500 millions d’euros, montant que paieront mensuellement toutes les familles islandaises pendant les 15 prochaines années à un taux d’intérêt de 5%.

2010 : le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum.
En janvier 2010, le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire.
En mars, le référendum a lieu et le NON au paiement de la dette remporte 93% des voix.
 
Pendant ce temps, le gouvernement a entamé une investigation pour régler juridiquement les responsabilités de la crise.

- Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent.
- Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays.
- Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution qui reprend les leçons apprises de la crise et qui se substitue à l’actuelle qui est une copie de la constitution danoise.
Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain.

- On élit 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se sont présentés aux candidatures. Pour cela, il faut être majeur et recueillir le soutien de 30 personnes.
 
- L’assemblée constituante commence ses travaux en février 2011 afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte.

- Elle doit être approuvée par l’actuel parlement ainsi que par celui qui sera constitué après les prochaines élections législatives.
Voici, en bref, l’histoire de la Révolution Islandaise :
 - Démission en bloc de tout un gouvernement
 - Nationalisation de la banque
 - Référendum pour que le peuple puisse se prononcer sur les décisions économiques fondamentales
 - Emprisonnement des responsables de la crise
 - Réécriture de la constitution par les citoyens





Nous aussi nous ferons changer les choses. Et pacifiquement comme les Islandais !!! Tout est possible !!!

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