Spiritualités

Mourir....

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24102015

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Mourir....




Ce soir vendredi 23 octobre, maman, ma mère s'est éteinte sans souffrance, paisiblement à la suite d'un malaise. Son visage lisse, maintenant inexpressif esquisse même comme un sourire.
Naturellement, je m'adresse à Marie que la Révélation d'Arès nous présente comme l'intercesseur privilégié des humains auprès de Dieu.

"sachant qu'elle ne répand pas la Vie,
mais le conseil, la consolation et la force. (39/5)
« elle, Je l'écoute, par ses lèvres J'entends les plaintes de l'homme....
......elle est entrée dans l'excellence du salut.(33/14)


Pourtant devant tant d'inertie, d'absence de vie, j'ai bien du mal à croire qu'elle est quelque part ailleurs dans un monde de félicité.
Alors que je devrais et que j'aurais besoin de croire, je doute

pat

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Mourir.... :: Commentaires

Message le Sam 24 Oct 2015 - 15:13  assunta

Bonjour Pat,
Toutes mes condoléances pour le départ de votre maman !!!
Il est normal devant votre souffrance et les émotions qu'elle soulève que vous doutiez dans ce que vous croyez !! De plus perdre quelqu'un est nous ramener inconsciemment à notre propre perte et fait soulever des questions...

Mais l'idée de félicité vient de l'esprit chrétien, tout comme celui de dormir en attendant le réveil par les trompettes des Anges. Apparemment c'est l'idée de félicité qui est la plus retenue et répandue dans le monde chrétien lorsqu'on quitte son corps (l'idée de dormir est peu crue)...
Nous ne savons pas où nous allons après notre départ. Cela est sûr. Mais il y a des éléments qui peuvent vous rassurer : Je vous réponds sur 3 points.

1-La Parole

Je prends d'abord la Parole qui peut vous sembler douloureuse dans l'instant que vous vivez !!!
E/33/29 - Qu'on ne s’attarde pas au sort du cadavre mais au salut ! Ma Puissance Se souviendra de la plus infime esquille au fond des abîmes, de la cendre portée au loin par l’ouragan, et les ressuscitera en Mon Jour.
L'important aujourd'hui est, en pensant à votre maman, de lui envoyer des belles pensées... Cela l'aidera car la pensée est énergie/vibration et elle captera cette énergie, cela lui fera du bien...
E/33/32 - S’il n’a pas fait pénitence quand il était temps les prières des vivants sont vaines pour celui qui a passé la porte des ténèbres, mais s’ils se mortifient quarante jours, et si le pécheur qu’ils pleurent n’a pas atteint le comble de l’abomination, pour salaire de leur piété un ange porteur de luminaire le visitera dans les ténèbres pour éclairer et tiédir son spectre malheureux.
Je ne pense pas que votre maman ait atteint le comble de l'abomination. Il faut vraiment soit n'avoir rien fait, rester tout le temps inactif(voir mon témoignage), soit avoir été un piètre être humain (voir vidéo témoignage bouleversant)... Cela ne correspond pas je suis sûre à votre maman. Vos prières lui feront du bien certes et elles vous permettront aussi d'adoucir votre souffrance !!
E/33/33 - Qui sait qui est dans Mon Lieu et qui est jeté dans les ténèbres glacées ? C’est pourquoi on se mortifiera pour les repentants comme pour les pécheurs publics.
Personne ne sait où il va après avoir quitté notre corps... Dieu demande de prier pour les personnes qui partent, quels que soient leurs actes. C'est beau quelque part car cela permet d'éviter tout orgueil personnel et aussi de la discrimination...
2-Témoignage

Je prends mon témoignage qui peut aussi vous rassurer car je suis sûre qu'il ne correspond pas à votre maman !!
Il y a une quinzaine d'années, j'ai passé près de 3 ans au chômage parce que tout simplement j'ai eu un coup de blues et je ne voulais plus rien faire. Mais rien faire de chez rien faire. Donc rien faire... Un jour, après avoir fait le ménage, une fatigue immense m'est tombée dessus. J'étais vraiment très étonnée et surprise. Mais il me fallait m'allonger, je ne tenais plus debout. Je me suis allongée pensant fermer les yeux et dormir comme un bébé... Mais non, voilà que je sens que je quitte mon corps.. J'ai eu peur car je ne voulais pas voir ce que je devais voir... mais je ne pouvais pas résister. Je me suis sentie déroulée au niveau du plexus solaire et là je me suis retrouvée dans un endroit vide, très sombre, et là j'ai crié vers Dieu, je l'ai appelé, appelé, mais Il ne répondait pas et je savais qu'Il m'entendait, qu'Il n'était pas loin mais qu'Il ne répondait pas !!! Seul un être de lumière (était-ce la mienne ou un ange je ne sais pas) que je voyais petit (soit il l'était soit il était très très éloigné le rendant petit) se trouvait avec moi...
J'ai alors compris que NE RIEN FAIRE quelles qu'en soient les raisons, est tomber dans le Shéol. Cela ne veut pas dire que l'on est perdu une fois mort, mais qu'il sera beaucoup plus difficile de se relever voire immensément, mais que ce sera quand même faisable mais très très difficile !! J'aime bien le mot Shéol, en hébreu c'est le lieu où vous questionnez et personne ne vous répond.... C'est la vérité... Les chrétiens l'ont traduit par enfer... En me réveillant j'ai compris que c'est ce qui m'attendais si je ne changeais pas... C'est ce que Dieu a voulu me montrer et je le remercie (fin du témoignage).
Vous voyez, votre maman, vous ne savez pas où elle est, mais je suis sûre qu'elle n'est pas là !!!!
3-Identiques à Dieu
Immortalité
Nous sommes créés immortels, Eternels et Immortels puisque nous sommes comme Dieu. Mais nous avons dévié et en attendant que nous changions de plus en plus et que beaucoup d'Hommes et de Femmes changent avec nous, nous quitterons aussi notre corps comme votre maman, à moins d'être comme Elie enlevé aux Cieux !!!
Voici ma façon de croire que j'ai exprimé sur mon blog = http://etredivin.hautetfort.com/archive/2014/05/30/l-etre-humain-est-cree-immortel.html


Je vous embrasse et vous envoie beaucoup d'amour fraternel...
Ainsi qu'à votre maman !!!!


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Message le Dim 25 Oct 2015 - 1:54  visiteur

Sincères condoléances Pat
Pour l'instant je n'ai pas les mots pour répondre à cet appel du cœur qui est très loin de me laisser indifférent et plus loin que "perdre une mère", c'est perdre "sa maman", n'importe qui le comprendra ... fussent-elles même être bien imparfaites.
Comme de la relation spirituelle qui vous a conduit à penser Marie, "mère" si symbolique en témoigne.
Dans mourir est la détresse au moins pour l'esprit humain, et le désarroi de ceux qui survivent  ...  c'est à dire d'être sans arroi, sans  manière d'être, ni organisation car la mort nous prend toujours au dépourvu quelle que soit la manière dont elle survienne

De dire "condoléances" pourrait presque passer pour banalité de nos jours, comme formule de politesse toute faite à propos, mais ce serait ignorer l'essence de ce mot du latin dolere souffrir, de l'espagnol "dolor", et "con" avec. Les condoléances sont une compassion, où exactement, personne je crois ne peut en définir l'essence mais la percevoir, oui ! ... et ceux qui les expriment le font le plus "naturellement" du monde.
A très bientôt pour vous tenir chaud au cœur, et croyez bien que l'esprit de votre mère, malgré que sa vie sur terre se soit éteinte, continue de planer avec grande affection autour de vous, et de votre  famille, je n'en doute pas un seul instant sans avoir pourquoi  ....

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Message le Dim 25 Oct 2015 - 22:01  navy

Cher Patrick,

Toutes mes condoléances les plus sincéres .

Pourtant devant tant d'inertie, d'absence de vie, j'ai bien du mal à croire qu'elle est quelque part ailleurs dans un monde de félicité.
Alors que je devrais et que j'aurais besoin de croire, je doute.

Nous ne savons pas où nous allons après notre départ de ce monde mais je suis sur qu'il y a quelque chose après.

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Message le Lun 26 Oct 2015 - 11:36  pat

Merci mes compagnons de forum. Nos témoignages sur la mort ne relèvent pas à proprement parler de la spiritualité. Mais nous sommes là dans l'épaisseur de notre humanité, dans l'émotion d'un vécu authentique. C'est pourquoi, je vous livre (ainsi qu'à ceux qui nous lisent) le témoignage du chagrin qui a suivi mon hébétude des premiers moments.

Cette nuit, alors que je ressasse les derniers jours de cette mère aimée un peu froidement, sans tendresse extériorisée, je sens une grosse larme qui roule, sèche, de mon œil droit, le long de mon nez, puis faire le détour de l'aile du nez,  glisser juste à la commissure des lèvres pour s’étaler et se perdre au niveau du menton... Que cette larme est douce qui vient humaniser ma douleur.

Au plus profond de cette nuit, je pense depuis un long moment déjà, que  la présence, le souci sincère de son confort et l'attention permanente à son désarroi que j'ai donnés ces derniers temps à ma mère ne sont pas les seules choses qu'elle aurait voulu de moi. Je n'ai pas su répondre aux désirs d'affection chaleureuse dont elle a toujours dit avoir manqués dans sa petite enfance, n'ayant pas réussi moi-même à débloquer vis à vis d'elle, une certaine roideur, qui va chercher ses racines loin dans le temps.

Mais depuis que j'avais fait hospitalisé maman à la suite d'une chute de son lit en pleine nuit, nos rapports avaient changé. Elle aurait voulu plus de contacts physiques, plus de marques extérieures d'amour.

Jeudi soir, veille de sa mort, je l'ai trouvée réunie autour d'une table avec quelques autres pensionnaires dans la salle à manger de la maison de retraite où elle venait d'arriver après cinq mois d'hospitalisation. Je me suis penché pour l'embrasser. Elle m'a alors agrippé de ce seul bras encore valide et m'a dit d'une voix suppliante « Mon chéri » Je me suis dégagé doucement mais résolument de son étreinte, sans me mettre accroupi pour être à son niveau comme sans aucun doute elle le souhaitait.

J'ai alors discuté avec elle et les autres personnes qui étaient autour d'elle, essayant de créer un dialogue que sa surdité rendait difficile. L'ambiance était malgré tout plutôt bonne car toutes se connaissaient plus ou moins et évoquaient des souvenirs d'une époque où tout le monde connaissait tout le monde.
Après peut-être une heures de présence alors que le repas était bien engagé, je suis reparti non sans avoir fait à nouveau une bise à ma mère, mais là aussi, sans épanchement particulier.

Le lendemain, c'est ma femme qui est allée voir maman. Maman lui a dit qu'elle avait fait deux malaises. Mais comme elle a été coutumière toute sa vie de malaises surtout psychologiques et que personne dans les soignants n'avait remarqué ces malaises, ma femme n'a pas prêté une très grande attention à cela. Maman a dit aussi qu'elle ne s'habituerait jamais à être en maison de retraite et qu'elle se laisserait mourir. Ce n'était pas la première fois depuis sa maladie que nous entendions cette menace voilée.

Sauf, qu'après le départ de sa belle fille, le repas ayant été pris, ma mère une fois mise au lit par le personnel de l’établissement, a fait un nouveau malaise et s'est éteinte.
Éteinte de ce monde à jamais.
Il me semble qu'elle a choisi cette belle mort au moment où sa vie devenait pour elle une impasse.

Mais moi, je reste avec cette étreinte que je n'ai pas su faire. Cette étreinte manquée me pèse plus que je ne l'aurais imaginé, d'autant que c'est désormais irréparable....
Voilà le genre de détresse, parmi des multitudes d'autres que la mort peut engendrer sur ceux qui restent.
Il faut le savoir...
.

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Message le Lun 26 Oct 2015 - 12:21  assunta

Merci Pat de votre témoignage et de votre belle confiance !!!
Je pose juste une question : faites-vous de même avec vos enfants??? je veux dire avez-vous du mal à montrer votre amour ??

Votre mère est de la génération de personnes qui travaillaient (peut-être durement) et qui n'osaient ou à qui on n'avait pas appris à extérioriser ses sentiments, qui étaient vus alors comme faiblesse ou faiblesse de bonne femme. Les temps étaient rudes autrefois...
Moi-même avait manqué de cela et bien plus et m'étais juré (très tôt enfant, les enfants réfléchissent bcp je faisais partie de ceux-là) d'agir différemment lorsque j'aurai des enfants.
Cet amour me manquant d'un côté heureusement je l'ai trouvé ailleurs auprès de ma grand-mère car dans mon cœur cela a toujours été elle ma mère... Mais c'était une femme comme votre mère qui n'extériorisait pas. Je l'ai poussée (en faisant l'andouille comme elle disait) à dire "je t'aime"... Je lui disais si tu me dis pas "je t'aime" je ne ferai pas ceci ou cela... Elle me répondait "mais oui je t'aime".... C'était un jeu qui me plaisait beaucoup et qui me permettait de l'embrasser et de lui dire "je t'aime"... J'avais senti qu'il me fallait le faire en "faisant l'andouille" pour amener doucement les choses...
Mais il est vrai que peut-être (l'éducation joue quand même) qu'il est plus aisé pour une fille que pour un garçon d'exprimer tout cela aussi. Car les éducations d'autrefois et aujourd'hui encore hélas, on ne permettait pas aux garçons d'exprimer les sentiments et ceux-ci alors avaient peur de passer pour des faibles... Je ne généralise pas mais parfois il en était ainsi...

Peu importe, aujourd'hui il vous faut vous pardonner, ne plus vous en vouloir... Puis sachez que vos pensées d'amour que vous lui envoyez vont lui faire du bien, cela j'en suis sûre car les pensées d'amour (et j'ajoute tout votre changement intérieur que vous faites lié à la Parole) ont des répercussions non seulement ici sur terre et dans l'univers, mais aussi de l'autre côté et aident les gens de votre famille...
Vous pouvez aussi lui parler, même si physiquement vous ne la voyez pas, elle vous entendra captera la vibration de vos pensées... c'est sûr et certain !!!
Mais surtout ne vous en voulez plus !!!!
Pleins de belles choses !!!

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Message le Lun 26 Oct 2015 - 21:53  pat

Vous avez raison dans ce que vous dites.

Mais l'amour et la tendresse, sont deux sentiments, deux dons qu'on peut donner séparément. Je ne doute pas de l'amour de ma mère et je ne pense pas qu'elle ait douté, au moins ces derniers temps, du mien.

Dans sa vieillesse, elle   voulait également donner de la tendresse et en donnait.
Elle aurait aussi voulu en recevoir.
C'est mon incapacité à recevoir cette tendresse et mon incapacité a en donner que je déplore aujourd'hui.

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Message le Mar 27 Oct 2015 - 13:41  navy

Le lendemain, c'est ma femme qui est allée voir maman. Maman lui a dit qu'elle avait fait deux malaises. Mais comme elle a été coutumière toute sa vie de malaises surtout psychologiques et que personne dans les soignants n'avait remarqué ces malaises, ma femme n'a pas prêté une très grande attention à cela. Maman a dit aussi qu'elle ne s'habituerait jamais à être en maison de retraite et qu'elle se laisserait mourir. Ce n'était pas la première fois depuis sa maladie que nous entendions cette menace voilée.

Sauf, qu'après le départ de sa belle fille, le repas ayant été pris, ma mère une fois mise au lit par le personnel de l’établissement, a fait un nouveau malaise et s'est éteinte.
Éteinte de ce monde à jamais.
Il me semble qu'elle a choisi cette belle mort au moment où sa vie devenait pour elle une impasse.
J'ai l'impression que pour ma mère ça c'est passé un peu comme ça aussi.
j'ai l'impression que ma mére s'est laissé mourir aussi, pour l'embrasser on l'embrassait mais par contre à partir d'un certain stade qui est arrivé très vite, on, je n'avais plus rien à lui dire, elle ne s'interressait plus à rien, et c'était pénible et même je me sentais un peu coupable, de rester là debout mais sans trouver rien à lui dire....
D'habitude, j'allais la voir 2 fois dans la semaine, et c'était aussi une occasion de voir mes frères et ma soeur, mais là ce dimanche, j'ai eu la flemme d'aller la voir.... et c'est justement ce dimanche le soir qu'elle a choisi de s'en aller.... je m'en veux un peu. Sad
Ma mère était tombée, et à partir de là, mentalement, elle a eu du mal à récupérer.
les maisons de retraite c'est triste, en réalité il faudrait ne pas quitter la personne 24/ 24 ! et c'est impossible !mais à nous de faire en sorte que la personne soit plus souvent visitée, mais au niveau sécuritaire, c'est quand même le mieux.

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Message le Mar 27 Oct 2015 - 17:01  pat

Oui Navy,
Nous sommes tous devant les mêmes dilemmes.
La mort nous remet brutalement face à notre impuissance et nos faiblesses.
merci pour vos témoignages

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Message le Mer 28 Oct 2015 - 2:44  visiteur

pat a écrit:C'est mon incapacité à recevoir cette tendresse et mon incapacité a en donner que je déplore aujourd'hui.
La mort nous remet brutalement face à notre impuissance et nos faiblesses.
Il ne me paraît pas très équilibré d'imputer cette incapacité à vous-même, seul.
Essayez de penser que votre mère, comme votre père, ont grandi dans une certain modèle d'éducation plus ou moins dans leur époque d'entre les deux guerres je suppose. Je vous dis cela car s'il vous était difficile d'embrasser votre mère, de mon côté c'était mon père, et que le resituant dans la culture de sa jeunesse cela m'avait permis de bien mieux le comprendre.
Sans connaître l'âge certainement fort respectable de votre maman, si son éducation datait d'avant guerre elle invitait à ranger soigneusement ses sentiments au placard et disait qu'il était très inconvenant de les manifester. L'éducation catholique n'arrangeait pas l'affaire bien au contraire ...
Cette proposition d'explication a peut-être peu à voir avec votre cas ... mais on ne sait jamais, elle pourrait laisser entrevoir une meilleure compréhension ... je l'espère.
Évitez de vous affliger inutilement ... particulièrement dans ces circonstances houleuses, dans ce tourbillon que  provoque le deuil.
Attendez que les flots d'émotions, de pleurs, d'une multitudes de souvenirs qui remontent à la surface s'apaisent ... vous y verrez plus clair.



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Message le Mer 28 Oct 2015 - 8:53  pat

visiteur a écrit:Attendez que les flots d'émotions, de pleurs, d'une multitudes de souvenirs qui remontent à la surface s'apaisent ... vous y verrez plus clair
Oui, oui, je sais.
J'ai dit mes sentiments presque au jour le jour pour me relier à vous tous qui consultez ce forum.
Cela m'a fait du bien et esquisse une réflexion sur la mort.
Tout ce que vous dites, comme ce qui a été dit auparavant est vrai, sauf que ma mère aurait voulu ces derniers temps plus de tendresse.
Quand les uns et les autres, amicalement vous me dites, "il ne faut pas ou il faut", je sais que vous avez raison, mais vous savez comme moi que ce qu'on éprouve affectivement n'est pas facilement contrôlable par la raison. "Le cœur a ses raisons..." disait Pascal.

Je crois qu'il y a des phases par lesquelles on passe, il faut les supporter. Ce matin, ce sera la mise dans le cercueil, la cérémonie et l'enterrement, toutes étapes différentes de l'adieu.
En relisant pour la cérémonie un petit fascicule relatant l'histoire de sa vie, offert par ses petits enfants lors d'un anniversaire, je me dis qu'une vie est bien vite passée.
Ce n'est pas la première fois que je me pose la question du sens d'une vie, mais aujourd'hui elle revient avec encore plus d’acuité.

Nous pouvons penser être de simples maillons d'une immense chaine de vie?
Nous pouvons espérer avoir une vie de félicité après une vie de bonté, mais c'est quoi la motivation de Dieu ?

Les religions nous présentent Dieu comme étant Suffisant à Lui-même, Transcendant, n'ayant donc aucun besoin de partage de Puissance.
Mais les mêmes religions nous disent aussi que Dieu est Créateur. Ce qui contredit pas mal la soi disant auto-suffisance de Dieu. Dans la Révélation d'Arès, Dieu est un Créateur qui ne cesse de créer. Essentiellement Créateur.

Dans ce cas, Dieu se serait senti si seul qu'il aurait eu besoin de partager sa puissance, sa perfection ?
Bien que je doute que Dieu ait une histoire chronologique, aurait-il eu désir de l'Homme pour devenir, pour se révéler.
Maitre Eckart disait que Dieu fut obligé de créer l'humanité pour devenir, par elle, pleinement Conscient.

Quand on a dit tout cela, on n'a pas vraiment répondu à la vraie motivation de Dieu, au vrai sens de notre apparition sur cette terre, à la vraie signification de nos rapports avec le Créateur.

A défaut de connaitre les vraies motivations de Dieu qui demeureront inaccessibles et donc inconnues, il faut se contenter d'en voir les effets.

Du point de vue du croyant, Dieu a créé un Univers dans lequel a émergé un être qui Lui ressemble. On ne doute pas de la bonté de Dieu et donc que l'Homme ait été créé par amour.
Partant du principe que cette vie nous a été donné par amour je vous propose une réflexion, sur les relations que Dieu souhaite entretenir avec nous, à partir de ce qui est dit dans l'Écriture et des données de notre conscience.

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