Spiritualités

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Date d'inscription : 01/08/2015
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18012017
La vérité surgit toujours un jour ou l'autre.
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Un documentaire à connaître. La politique est toujours la politique !!
Source :
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1538108-docu-le-blanchiment-des-troupes-coloniales-un-hommage-vibrant-aux-tirailleurs-noirs.html

"Le blanchiment des troupes coloniales" : un hommage vibrant aux tirailleurs noirs
Ce blanchiment marque le début de la déroute pour les tirailleurs, expulsés du champ d’honneur par la force des préjugés, puis parqués dans des camps pendant des mois avant de regagner pitoyablement leur pays d'origine. Et quand, à Thiaroye, le 1er décembre 1944, ils auront le front de demander à l’armée française de leur payer ce qu’elle leur doit : un bain de sang.
 
Il faut se souvenir 
Il faut voir ce documentaire. Parce qu’il faut se souvenir. Parce que jamais les questions mémorielles n’auront pris une telle importance qu’aujourd’hui que l’idéal républicain est mis à bas.
 
Au lieu de regarder les choses sereinement en face, nos maîtres de tous bords préfèrent répéter à tue-tête : "égalité républicaine", sans avoir le courage d’affronter l’Inconscient collectif qui, chargé de mille frustrations déposées par l’Histoire, en fissure de l’intérieur le bel ordre artificiel.

Les tirailleurs sont parmi les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Ils constituaient la moitié des effectifs de la France libre. La moitié ! La restitution pleine et entière de leur mémoire rencontrerait sûrement l’indifférence polie de tous ceux pour qui le colonisé est, nécessairement, le pauvre type à relever en permanence, le gémissant et le ployé sous les coups de l’Histoire à protéger sans cesse. Pas le soldat glorieux évincé de la photo finale.
 
Ce qui trouble le plus sur celle de 1944, seul document visuel témoignant de l’épisode du blanchiment, c’est que, soldats noirs ou résistants blancs, tout le monde rit. Un peu comme si cette dure histoire, commencée à Brazzaville en 1940 avec le ralliement de l’Afrique équatoriale à la France libre, ne pouvait finir que dans une absurde pantalonnade forçant les héros de l’intérieur et de l’extérieur à poser en caleçon pour la postérité. En leur rendant un si vibrant hommage, Jean-Baptiste Dusséaux dément ce fatalisme de la mémoire.

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Commentaires

Document exceptionnel. Emouvant.
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