Spiritualités

Partagez
Voir le sujet précédentVoir le sujet suivant
avatar
Messages : 428
Date d'inscription : 01/08/2015
Voir le profil de l'utilisateur
04042017
Un émouvant portrait de l'Égyptienne Nawal el Saadawi, 83 ans, écrivaine et infatigable militante pour les droits des femmes. Honnie par les intégristes religieux, elle continue à lutter pour une révolution des esprits en Égypte au lendemain des Printemps arabes.
https://www.youtube.com/watch?v=vHgl20_T5qQ

Partager cet article sur :Excite BookmarksDiggRedditDel.icio.usGoogleLiveSlashdotNetscapeTechnoratiStumbleUponNewsvineFurlYahooSmarking

Commentaires

avatar


http://www.dailymotion.com/video/x5hm9xf_clash-entre-sonia-mabrouk-et-marwan-muhammad-salut-les-terriens-08-04-2017_tv


-------------------

Au cours des échanges, Sonia Mabrouk, invitée de l'émission pour la promotion de son ouvrage "Le monde ne tourne pas rond, ma petite-fille", s'est accrochée avec le militant associatif.

"Vous êtes une imposture !"


"Moi, ça me fait toujours rire les professionnels qui parlent au nom de tous les musulmans et qui parlent au nom de l'Islam. Pardonnez-moi monsieur, je tiens à vous le dire, vous êtes une caricature, vous êtes une imposture ! Si je suis restée sur ce plateau, c'est par correction, c'est mon éducation qui le veut", lâche la journaliste de Public Sénat, ajoutant : "Pour correction pour Therry Ardisson, vous ne représentez rien ! Absolument rien ! Qui peut parler au nom des musulmans ? Personne ! Eux-mêmes !"
"Ceux qui travaillent pour leur crèmerie, font leur miel sur l'Islam, ils ne représentant rien", s'agace Sonia Mabrouk. 

"Démontrez que vous n'avez aucun lien avec les Frères musulmans !"



"Tout le monde vous traite de caricature ! Vous voulez maintenir les musulmans dans une position victimaire. Nous ne sommes pas des victimes ! Ma réussite, la réussite de tous les autres Français de confession musulmane vous le prouve tous les jours et dans tous les milieux".
"On vous reçoit assez souvent, un peu partout. C'est incroyable que vous soyez reçu sur des plateaux de télévision, alors que beaucoup de vos activités sont aussi troubles. Démontrez-nous que vous n'avez aucun lien avec les Frères musulmans !" 
Agacé, Marwan Muhammad décide de ne pas donner de réponse.

--------------

vidéo plus complète ici :
(note perso : ces intégristes qui veulent faire de la politique pour imposer leurs idées ont du mal à évoluer)

http://www.fdesouche.com/840939-marwan-muhammad-ccif-vs-lydia-guirous-vs-sonia-mabrouk



http://www.atlantico.fr/decryptage/sonia-mabrouk-en-traitant-principalement-islam-angle-religieux-medias-ont-oublie-intellectuels-musulmans-qui-coup-manquent-2987996.html


Lire l'interview de Sonia Mabrouk.
Malek Chebel est dcd. Quelle grande perte !!
Heureusement une femme musulmane magnifique est là médiatiquement !!!
avatar
L'intervention de Sonia Mabrouk me rappelle celle de Wiam Berhouma qui répondait à Alain Finkielkraut et qui allait dans le même sens (voir de 5'25 à 5'35 dans la vidéo)
Des personnes se permettent de parler "au nom des musulmans" alors qu'elles ne représentent qu'elles-mêmes, surtout que ce genre d'amalgames n'a pas cours concernant  les chrétiens, ou les juifs. Au prétexte de ne pas politiser, ils provoquent l'inverse, en "communautarisant" les discours ils ethnicisent, et politisent un racisme d'État ...
avatar
« Je ne suis pas une musulmane modérée. Et je n’ai nul désir de l’être »

Shireen Younus

Aux Etats Unis, il existe une presse étudiante très vivante dont le niveau éditorial n’a souvent rien à envier aux médias professionnels (ce serait même parfois l’inverse).
Cette presse étudiante à l’intérêt particulier de mettre en évidence ce que pensent les jeunes dont beaucoup feront partie de l’élite américaine et auront donc un poids particulier dans la vie publique de leur pays.
C’est le cas du Harvard Crimson, journal d’une université parmi les plus prestigieuses des Etats Unis, membre de l’Ivy League qui rassemble huit universités de renom dont certaines au nom évocateur comme Princeton ou Yale.
Shireen Yunus est une jeune éditorialiste qui collabore au Harvard Crimson où elle nous propose un article dans lequel elle dénonce avec talent la quête perpétuelle dans les médias dominants et dans le discours des politiques du « Musulman modéré », cet individu marginal voire introuvable face à la horde des Musulmans extrémistes assoiffés de violence.
A cette demande des médias dominants, Shireen Younus a finalement choisi de répondre par une fin de non-recevoir.
Un propos qu’on peut et doit évidemment considérer comme valable pour la situation en France.

« Je ne suis pas une musulmane modérée. Et je n’ai nul désir de l’être »
Par Shirenn Younus, Rédaction de The Harvard Crimson (USA) 9 février 2017 traduit de l’anglais par Djazaïri
A l’âge de quatre ans, ma mère m’apprit à lire le Coran. Nous commençâmes avec l’alphabet arabe. Je me souviens avoir appris comment prononcer la lettre « alif », la première lettre du mot « Allah » (Dieu), et « sheen », le première lettre de mon propre nom. Comme je grandissais, ma mère m’apprit comment placer mes mais pour la prière, mon père me parla du courage et de la piété des premiers Musulmans, mes parents m’emmenèrent dans une petite mosquée qui devait devenir comme une deuxième maison pour moi.
Je sais que mes expériences sont différentes. Je couvre mes cheveux avec un foulard. Mon livre sacré se lit de droite à gauche. Et je vais à la mosquée, pas à l’église. Mais je sais aussi qu’il n’y a là rien d’extrémiste. Ma foi m’a enseigné aussi les mêmes règles morales de base : la bonté, l’honnêteté et le respect.
C’est seulement à l’âge adulte que j’ai réalisé que, pour certains, mon enfance et mon identité n’étaient pas seulement différents mais dangereuses. Dans le monde post 11 septembre, la langue que j’ai apprise à côté de l’Anglais est associée au terrorisme, mon foulard est un autre symbole de mon altérité et la mosquée où j’avais noué des amitiés et joué à la balançoire est le signe d’une atteinte malvenue à la société américaine. C’est aussi à ce moment que j’avais réalisé qu’être Musulman ne suffisait pas – je devais me définir comme une « Musulmane modérée. »
Je dus commencer à endurer les blagues sur les terroristes et rester calme devant des accusations insultantes. Je commençais à faire ouvertement acte de contrition et à m’interroger sur comment mes erreurs avaient pu aboutir à la généralisation de stéréotypes négatifs sur les Musulmans. A l’époque, ça paraissait logique. J’entendais partout l’Amérique en appeler à des voix « musulmanes modérées. » C’était ce qui apparaissait comme la voie la plus évidente pour distinguer les convictions pacifiques de l’idéologie pervertie de ceux que je voyais à la télévision.
Même ma connaissance de l’Islam avait été affectée par mes tentatives pour être modérée. Au lieu d’aller dans le sens de ma curiosité naturelle pour la religion, j’appris comment être sur la défensive. Aujourd’hui, je suis capable de parler de l’histoire islamique des droits des femmes et de la signification du mot « djihad ». Je peux expliquer comment l’Islam valorise la modération dans la pratique religieuse. Je peux vous dire que le Coran ne prescrit pas la peine de lapidation, que la première université dans le monde fut fondée par une femme musulmane et que le mot « infidèle » n’appartient pas à la tradition musulmane.
Cependant, dans mes vaines tentatives pour être modérée, j’ai appris qu’un Musulman modéré est bien plus qu' »un Musulman qui n’est pas un terroriste. » Un Musulman modéré est plus « laïque » [secular] – moins ouvertement religieux. Un Musulman modéré doit se montrer aveuglément patriote et reconnaissant à l’égard des Etats Unis en dépit de politiques intérieures et extérieures bi-partisanes qui font quotidiennement du mal aux Musulmans partout dans le monde. Un Musulman modéré doit constamment coller au stéréotype du « Musulman libéral [au sens américain] et laïque [secular] qui est tout aussi peu nuancé que le stéréotype du « Musulman terroriste dangereux ». Un Musulman modéré ne se voir accorder qu’un minimum d’espace par les médias et par l’Amérique. Un Musulman modéré est une personne diminuée.

Je ne suis pas une Musulmane modérée. Et je n’ai nul désir de l’être.

Le qualificatif « modéré » suggère qu’il y a quelque chose d’intrinsèquement violent dans l’Islam. Il pousse à conclure à tort qu’un petit groupe de « modérés » se situe en opposition à de grandes bandes d’extrémistes violents qui soutiennent Daesh. Ce n’est tout simplement pas vrai parce que la réalité est complètement à l’opposé. Quand les médias parlent de « Musulmans modérés », ils propagent un discours dangereux selon lequel l’Islam est une religion violente qui n’est pas compatible avec la société américaine.
L’expression « Musulman modéré » présume qu’être musulman n’est pas suffisant. Qu’être musulman est une menace. Elle enjoint aux Musulmans de s’abstenir de lutter pour les droits de l’Homme et un respect élémentaire. Elle nous enseigne à associer notre propre foi et nos propres mois à la violence, bien que nous sachions à quel point ce mythe est faux. Elle fait que nous nous retrouvons sans cesse à condamner le terrorisme et à nous attribuer la charge de la preuve en réaffirmant que nous sommes des gens bons, pacifiques et libéraux.
C’est épuisant, et contraignant, et j’en ai assez. Je ne pense pas qu’il soit de ma responsabilité individuelle de réaffirmer constamment mon humanité. Je ne crois pas que réaffirmer l’humanité de milliards de Musulmans dans le monde entier relève de ma responsabilité.
Mon identité, comme l’identité de tout individu musulman est diverse. Oui, je prie cinq fois par jour et le mois de Ramadan est ma période de l’année préférée. Mais je suis une inconditionnelle de Beyoncé et j’ai une propension à zapper sur Netflix. Je ne devrais pas avoir à sacrifier une quelconque partie de moi-même pour mériter votre respect.
Shireen Younus,’20 ans, est une éditorialiste du Crimson qui vit à Greenough

https://mounadil.wordpress.com/

source :
http://www.thecrimson.com/article/2017/2/10/younus-i-am-not-a-moderate-muslim/
avatar


Alain finKielkraut a raison : l'islam doit se remettre en question et doit arrêter de se victimiser. C'est indispensable. Si tu veux ouvrir un post contraire merci de ne pas le faire ici où tu dénies la parole de cette Sonia Mabrouk qui est pour l'islam des Lumières.


Je recopie ses dires :
"Cela s'impose aujourd'hui :une remise en question de l'islam par lui-même est indispensable et un certains nombres musulmans le font : Abdel Bidar (Pat le cite ici) Kamel Daoud, et je citerai sur la question des femmes le poète Syrien Adonnis qui a écrit un livre "la violence et les femmes". Il est vrai qu'aujourd'hui que le problème principal de l'islam ne vient pas de l'oppression que lui ferait subir l'occident, mais de l'oppression des femmes en terre d'islam, une oppression qui asservit les femmes et qui mutile les hommes et qui les entraîne dans un culte de la virilité absolument délirant. Il est important de le dire. Heureusement certains intellectuels musulmans le font. Mais à dénoncer sans cesse l'islamophobie dès lors que l'on tient un discours un peu critique, on s'installe dans le grief et dans la plainte. Je suis d'accord pour dénoncer Tous les Racismes. Le 22 octobre un documentaire sur "les profs en territoire perdu de la république" dans ce documentaire Smaïn Watcher, sociologque algérien parlait de l'antisémitisme dans les familles arabes, présent dans l'espace domestique. Une réprimande ou une insulte lorsque les parents réprimandent leurs enfants est de les traiter de Juifs. Ce sociologue dit "cet antisémitisme est comme l'air qu'on respire."

La jeune femme musulmane lui répond "je parle de moi" et lui dit "Comme sur la vidéo qui circule sur le net, je vous dis taisez-vous".

Alain FinKielkraut, droit dans ses bottes, lui répond lui répond: "En effet sur une vidéo je dis cela. Je suis invité par Tadéï. Je suis accusé d'être parétien. C'est un contre-sens terrible. Je cherche à lui répondre 3 fois, mais je suis coupé à chaque fois, et je réponds "taisez-vous, taisez-vous". Sinon j'aime rien tant les discussions âpres et vigoureuses et comme disait Montaigne "qui me contredit m'instruis".

------------------

Je suis d'accord EN TOTALITE avec cet homme Alain finKielkraut  que j'aime beaucoup. 
Les musulmans doivent enlever des peurs, des victimisations. Remettre en question leur Livre qui est par bcp de côté archaïque et rétrograde et tout particulièrement leur sunna qui ne correspond en rien à ce qu'a prescrit Mahomet. 


Pourquoi ?


Tant qu'ils seront dans la justification et la victimisation, ce qui crée colère voire haine, ils auront le retour de leurs sentiments qui produiront à l'extérieur des difficultés de toutes sortes. L'Humain ne le sait plus mais il crée ce qu'il pense intésement (sociales, emploi, logement...)
Pourquoi est-il si important de se changer, même eux ???
Parce que nos pensées et surtout les sentiments que l'on cultive, se répercute dans notre vie. Ils doivent cultiver d'autres sentiments non pas chercher à imposer ou bien à justifier leur vision mais ils ont à apprendre à Vivre librement et de façon belle leur foi. 
Donc cela sous-entend de revoir leur façon de faire particulièrement envers les femmes et alors beaucoup de choses se libéreront de belles façons. Ils doivent eux aussi se remettre en question (outre l'occident de même ces jeunes et moins jeunes issus d'autres origines, sans parler de toute le Terre d'Islam).
Pourquoi le monde doit changer mais pour le créer beau et refuser toute victimisation et oppression des Humains et particulièrement des Femmes.

Alain FinKielkraut dit tout haut de belles réalités et cite les intellectuels musulmans que j'apprécie beaucoup.

Si tu es revanchard sur tout cela, merci d'ouvrir un autre post, Visiteur.
avatar
Je ne comprends pas trop ta réaction Assunta ???
je n'avais pas l'intention d'ouvrir un sujet sur l'Islam

Sonia Mabrouk et Wiam Berhouma, les deux disent qu'elles sont des musulmanes bien dans leur peau, mais surtout elles ramènent, euh non "recentrent" chacune leur interlocuteur sur le sujet qui est ICI, EN FRANCE

de 5'25 à 5'38 Wiam Berhouma lui dit : "Vous avez surtout, ce qui est pour moi le pire, vous vous êtes octroyé le droit de parler d'Islam, de parler des musulmans, de parler des quartiers populaires, alors que vous n'en avez ni les compétences, ni la légitimité" 

Ceci dit, tant mieux que A. Finkielkraut s'intéresse et s'associe aux penseurs musulmans réformistes, et c'est très bien, mais ça ne l'autorise pas pour autant à parler au nom de l'Islam.
l'islam doit se remettre en question et doit arrêter de se victimiser.
Cela ne me dérange pas que tu le penses et le dises. Très certainement, mais cette religion n'a pas plus d'homogénéité (ou si peu) que celles qui la précédaient. Faut pas non plus être trop péremptoire, "l'islam doit", sinon c'est colonialiste d'imposer ses propres vues.

Tu noteras que l'on peut faire exactement les mêmes énoncés :

le judaïsme doit se remettre en question et doit arrêter de se victimiser. (cf par ex. L'industrie de l'holocauste de Norman G. Finkelstein)

le christianisme doit se remettre en question et doit arrêter de se victimiser. (les chrétiens persécutés etc...)

La victimisation c'est peut-être ça le problème au fond ? tout le monde se défoule avec réciprocité sur le dos du voisin, c'est plus commode que de se remettre soi-même en question  ...


Donc suivant l'adage qui veut qu'on commence par balayer devant sa porte d'abord, ou que l'on commence par changer soi-même pour changer le monde, (donner l'exemple), Alain Finkielkraut avant de donner des leçons sur l'Islam, ferait mieux de s'occuper de ses propres coreligionnaires intégristes, colonialistes, les néo-sionistes du M-O surtout, car Israël vire dangereusement dans le fascisme et l'apartheid, un totalitarisme que cet intellectuel prétend combattre, et qui est une réelle menace pour la paix dans le monde.

(c'est pas moi qui le dis, c'est Ehud Barak, ancien Premier ministre et ministre de la Défense, qui a qualifié le nouveau cabinet Netanyahu de « fasciste »)

quand au christianisme (occident chrétien), eh bien justement il y a la Révélation d'Arès qui devrait le remettre sur les "bons" rails ... ce qui devrait à terme exercer une influence positive sur ses voisins, et sur le monde.
Au fond, des trois monothéismes, le christianisme était peut-être le plus malade (?), celui qu'il fallait circoncire (au sens figuré dans le lang. mystique. Corriger, amender)

J'en profite pour redire que je persiste à croire que Michel Potay s'égare dans ses récentes extrapolations et nouvelles interprétations depuis l'Édition de 1995, soit vingt années après, comme je m'en étais expliqué en septembre 2015 dans le sujet :
"Pourquoi l'islam a-t-il été "enrôlé" dans la mission ?"
http://vie-spirituelle.all-up.com/t1170-pourquoi-l-islam-a-t-il-ete-enrole-dans-la-mission

un point de vue d'ailleurs partagé, au moins en bonne partie :
Pour ma part, je comprends cette délimitation géographique comme une mise en garde contre le risque d'être incompris dans des sphères culturelles autres que celles définies. Et je les comprends à peu près comme vous. Je ne crois pas que l'islam ait quelque chose à voir avec l’Évangile donné à Arès.
dans cette logique, hormis d'avoir des relations fort fraternelles, d'un point de vue personnel, et  "arésien" je ne vois pas quoi dire sur l'Islam lui-même...

bon, voili, je ferme la parenthèse et ma participation à ce sujet.
avatar
http://www.lesinrocks.com/2016/10/01/actualite/societe/abdennour-bidar-philosophe-de-fraternite-11867981/

"Se victimiser" (qui appelle un bouc-émissaire) est très différent de "se remettre en question" (oser voir ce qui ne va pas).
Dans le Christianisme, le pape actuel veille à une évolution de l'église, n'ayant pas le choix pour évoluer : les gens ne désirant plus de religion au pouvoir, de directeur de conscience (eux-mêmes sont leur propre directeur et c'est très bien), alors l'église, de gré ou de force, à dû tenir compte des évolutions (même imparfaites avec son côté pas toujours beau) de la société, et elle a dû revoir son rapport à l'humain et surtout revoir son rapport aux femmes, ou plutôt au féminin (et continuer dans ce sens). 


Le Judaïsme, depuis plus de 10 ans a ses modérés qui tiennent compte de l'évolution de la société et tendent à la paix, ici et en Israël.

L'islam est encore dans ses contradictions et ses peurs de remise en question. L'argent permet de s'affranchir des interdis mais c'est de la pure hypocrisie. Et cela aussi doit changer : lire ici :  http://www.liberation.fr/planete/2017/03/27/au-maroc-seul-l-argent-permet-de-s-affranchir-des-interdits_1558611

Je note que l'islamisme que l'on voit aujourd'hui est ce que fut hier le christianisme mauvais, intolérant et dominateur (sur les esprits, les corps et consciences des gens par son leitmotiv "hors de l'église point de salut"). 
Donc les sociétés musulmanes devront en arriver là aussi : se remettre en question et bien relire le Coran et revoir son rapport au féminin (voir ici http://etredivin.hautetfort.com/archive/2015/04/27/chronique-de-m-kamel-daoude-5611264.html ).

Toutes ces belles personnes qui essaient de faire avancer les choses (Kamel Daoud, Abdennour Bidar, Malek Chebel disparu récemment, etc... ces musulmans éclairés, réfléchis) sont peu voire pas du tout écoutés dans les pays musulmans.

Mais laissons s'exprimer un philosophe musulman : Abdennour Bidar
Source : https://blogs.mediapart.fr/monica-m/blog/100115/lettre-ouverte-au-monde-musulman-abdennour-bidar
Lettre ouverte au monde musulman (Abdennour Bidar)

Parce que l'Islam des lumières a besoin de notre aide, parce que les voix les plus claires sont celles qui viennent à la fois de la raison et du cœur, parce que la victimisation n'est pas une réponse pertinente à la stigmatisation, je publie cette lettre de Abdennour Bidar au monde musulman.

Abdennour Bidar est philosophe, spécialiste des évolutions contemporaines de l'islam et des théories de la sécularisation et post-sécularisation

Cher monde musulman, je suis un de tes fils éloignés qui te regarde du dehors et de loin - de ce pays de France où tant de tes enfants vivent aujourd'hui. Je te regarde avec mes yeux sévères de philosophe nourri depuis son enfance par le taçawwuf (soufisme) et par la pensée occidentale. Je te regarde donc à partir de ma position de barzakh, d'isthme entre les deux mers de l'Orient et de l'Occident!

Et qu'est-ce que je vois ? Qu'est-ce que je vois mieux que d'autres sans doute parce que justement je te regarde de loin, avec le recul de la distance ? Je te vois toi, dans un état de misère et de souffrance qui me rend infiniment triste, mais qui rend encore plus sévère mon jugement de philosophe ! Car je te vois en train d'enfanter un monstre qui prétend se nommer État islamique et auquel certains préfèrent donner un nom de démon : DAESH. Mais le pire est que je te vois te perdre - perdre ton temps et ton honneur - dans le refus de reconnaître que ce monstre est né de toi, de tes errances, de tes contradictions, de ton écartèlement interminable entre passé et présent, de ton incapacité trop durable à trouver ta place dans la civilisation humaine.

Que dis-tu en effet face à ce monstre ? Quel est ton unique discours ? Tu cries « Ce n'est pas moi ! », « Ce n'est pas l'islam ! ». Tu refuses que les crimes de ce monstre soient commis en ton nom (hashtag #NotInMyName). Tu t'indignes devant une telle monstruosité, tu t'insurges aussi que le monstre usurpe ton identité, et bien sûr tu as raison de le faire. Il est indispensable qu'à la face du monde tu proclames ainsi, haut et fort, que l'islam dénonce la barbarie. Mais c'est tout à fait insuffisant ! Car tu te réfugies dans le réflexe de l'autodéfense sans assumer aussi, et surtout, la responsabilité de l'autocritique. Tu te contentes de t'indigner, alors que ce moment historique aurait été une si formidable occasion de te remettre en question ! Et comme d'habitude, tu accuses au lieu de prendre ta propre responsabilité : « Arrêtez, vous les occidentaux, et vous tous les ennemis de l'islam de nous associer à ce monstre ! Le terrorisme, ce n'est pas l'islam, le vrai islam, le bon islam qui ne veut pas dire la guerre, mais la paix! »

J'entends ce cri de révolte qui monte en toi, ô mon cher monde musulman, et je le comprends. Oui tu as raison, comme chacune des autres grandes inspirations sacrées du monde l'islam a créé tout au long de son histoire de la Beauté, de la Justice, du Sens, du Bien, et il a puissamment éclairé l'être humain sur le chemin du mystère de l'existence... Je me bats ici en Occident, dans chacun de mes livres, pour que cette sagesse de l'islam et de toutes les religions ne soit pas oubliée ni méprisée ! Mais de ma position lointaine, je vois aussi autre chose - que tu ne sais pas voir ou que tu ne veux pas voir... Et cela m'inspire une question, LA grande question : pourquoi ce monstre t'a-t-il volé ton visage ? Pourquoi ce monstre ignoble a-t-il choisi ton visage et pas un autre ? Pourquoi a-t-il pris le masque de l'islam et pas un autre masque ? C'est qu'en réalité derrière cette image du monstre se cache un immense problème, que tu ne sembles pas prêt à regarder en face. Il le faut bien pourtant, il faut que tu en aies le courage.

Ce problème est celui des racines du mal. D'où viennent les crimes de ce soi-disant « État islamique » ? Je vais te le dire, mon ami. Et cela ne va pas te faire plaisir, mais c'est mon devoir de philosophe. Les racines de ce mal qui te vole aujourd'hui ton visage sont en toi-même, le monstre est sorti de ton propre ventre, le cancer est dans ton propre corps. Et de ton ventre malade, il sortira dans le futur autant de nouveaux monstres - pires encore que celui-ci - aussi longtemps que tu refuseras de regarder cette vérité en face, aussi longtemps que tu tarderas à l'admettre et à attaquer enfin cette racine du mal !

Même les intellectuels occidentaux, quand je leur dis cela, ont de la difficulté à le voir : pour la plupart, ils ont tellement oublié ce qu'est la puissance de la religion - en bien et en mal, sur la vie et sur la mort - qu'ils me disent « Non le problème du monde musulman n'est pas l'islam, pas la religion, mais la politique, l'histoire, l'économie, etc. ». Ils vivent dans des sociétés si sécularisées qu'ils ne se souviennent plus du tout que la religion peut être le cœur du réacteur d'une civilisation humaine ! Et que l'avenir de l'humanité passera demain non pas seulement par la résolution de la crise financière et économique, mais de façon bien plus essentielle par la résolution de la crise spirituelle sans précédent que traverse notre humanité toute entière ! Saurons-nous tous nous rassembler, à l'échelle de la planète, pour affronter ce défi fondamental ? La nature spirituelle de l'homme a horreur du vide, et si elle ne trouve rien de nouveau pour le remplir elle le fera demain avec des religions toujours plus inadaptées au présent - et qui comme l'islam actuellement se mettront alors à produire des monstres.

Je vois en toi, ô monde musulman, des forces immenses prêtes à se lever pour contribuer à cet effort mondial de trouver une vie spirituelle pour le XXIe siècle ! Il y a en toi en effet, malgré la gravité de ta maladie, malgré l'étendue des ombres d'obscurantisme qui veulent te recouvrir tout entier, une multitude extraordinaire de femmes et d'hommes qui sont prêts à réformer l'islam, à réinventer son génie au-delà de ses formes historiques et à participer ainsi au renouvellement complet du rapport que l'humanité entretenait jusque-là avec ses dieux ! C'est à tous ceux-là, musulmans et non musulmans qui rêvent ensemble de révolution spirituelle, que je me suis adressé dans mes livres ! Pour leur donner, avec mes mots de philosophe, confiance en ce qu'entrevoit leur espérance!

Il y a dans la Oumma (communauté des musulmans) de ces femmes et ces hommes de progrès qui portent en eux la vision du futur spirituel de l'être humain. Mais ils ne sont pas encore assez nombreux ni leur parole assez puissante. Tous ceux-là, dont je salue la lucidité et le courage, ont parfaitement vu que c'est l'état général de maladie profonde du monde musulman qui explique la naissance des monstres terroristes aux noms d'Al Qaida, Al Nostra, AQMI ou de l'«État islamique». Ils ont bien compris que ce ne sont là que les symptômes les plus graves et les plus visibles sur un immense corps malade, dont les maladies chroniques sont les suivantes: impuissance à instituer des démocraties durables dans lesquelles est reconnue comme droit moral et politique la liberté de conscience vis-à-vis des dogmes de la religion; prison morale et sociale d'une religion dogmatique, figée, et parfois totalitaire ; difficultés chroniques à améliorer la condition des femmes dans le sens de l'égalité, de la responsabilité et de la liberté; impuissance à séparer suffisamment le pouvoir politique de son contrôle par l'autorité de la religion; incapacité à instituer un respect, une tolérance et une véritable reconnaissance du pluralisme religieux et des minorités religieuses.

Tout cela serait-il donc la faute de l'Occident ? Combien de temps précieux, d'années cruciales, vas-tu perdre encore, ô cher monde musulman, avec cette accusation stupide à laquelle toi-même tu ne crois plus, et derrière laquelle tu te caches pour continuer à te mentir à toi-même ? Si je te critique aussi durement, ce n'est pas parce que je suis un philosophe « occidental », mais parce que je suis un de tes fils conscients de tout ce que tu as perdu de ta grandeur passée depuis si longtemps qu'elle est devenue un mythe !

Depuis le XVIIIe siècle en particulier, il est temps de te l'avouer enfin, tu as été incapable de répondre au défi de l'Occident. Soit tu t'es réfugié de façon infantile et mortifère dans le passé, avec la régression intolérante et obscurantiste du wahhabisme qui continue de faire des ravages presque partout à l'intérieur de tes frontières - un wahhabisme que tu répands à partir de tes lieux saints de l'Arabie Saoudite comme un cancer qui partirait de ton cœur lui-même ! Soit tu as suivi le pire de cet Occident, en produisant comme lui des nationalismes et un modernisme qui est une caricature de modernité - je veux parler de cette frénésie de consommation, ou bien encore de ce développement technologique sans cohérence avec leur archaïsme religieux qui fait de tes « élites » richissimes du Golfe seulement des victimes consentantes de la maladie désormais mondiale qu'est le culte du dieu argent.

Qu'as-tu d'admirable aujourd'hui, mon ami ? Qu'est-ce qui en toi reste digne de susciter le respect et l'admiration des autres peuples et civilisations de la Terre ? Où sont tes sages, et as-tu encore une sagesse à proposer au monde ? Où sont tes grands hommes, qui sont tes Mandela, qui sont tes Gandhi, qui sont tes Aung San Suu Kyi ? Où sont tes grands penseurs, tes intellectuels dont les livres devraient être lus dans le monde entier comme au temps où les mathématiciens et les philosophes arabes ou persans faisaient référence de l'Inde à l'Espagne ? En réalité tu es devenu si faible, si impuissant derrière la certitude que tu affiches toujours au sujet de toi-même... Tu ne sais plus du tout qui tu es ni où tu veux aller et cela te rend aussi malheureux qu'agressif... Tu t'obstines à ne pas écouter ceux qui t'appellent à changer en te libérant enfin de la domination que tu as offerte à la religion sur la vie toute entière. Tu as choisi de considérer que Mohammed était prophète et roi. Tu as choisi de définir l'islam comme religion politique, sociale, morale, devant régner comme un tyran aussi bien sur l'État que sur la vie civile, aussi bien dans la rue et dans la maison qu'à l'intérieur même de chaque conscience. Tu as choisi de croire et d'imposer que l'islam veut dire soumission alors que le Coran lui-même proclame qu'«Il n'y a pas de contrainte en religion» (La ikraha fi Dîn). Tu as fait de son Appel à la liberté l'empire de la contrainte ! Comment une civilisation peut-elle trahir à ce point son propre texte sacré ? Je dis qu'il est l'heure, dans la civilisation de l'islam, d'instituer cette liberté spirituelle - la plus sublime et difficile de toutes - à la place de toutes les lois inventées par des générations de théologiens !

De nombreuses voix que tu ne veux pas entendre s'élèvent aujourd'hui dans la Oumma pour s'insurger contre ce scandale, pour dénoncer ce tabou d'une religion autoritaire et indiscutable dont se servent ses chefs pour perpétuer indéfiniment leur domination... Au point que trop de croyants ont tellement intériorisé une culture de la soumission à la tradition et aux « maîtres de religion » (imams, muftis, shouyoukhs, etc.) qu'ils ne comprennent même pas qu'on leur parle de liberté spirituelle, et n'admettent pas qu'on ose leur parler de choix personnel vis-à-vis des « piliers » de l'islam. Tout cela constitue pour eux une « ligne rouge », quelque chose de trop sacré pour qu'ils osent donner à leur propre conscience le droit de le remettre en question ! Et il y a tant de ces familles, tant de ces sociétés musulmanes où cette confusion entre spiritualité et servitude est incrustée dans les esprits dès leur plus jeune âge, et où l'éducation spirituelle est d'une telle pauvreté que tout ce qui concerne de près ou de loin la religion reste ainsi quelque chose qui ne se discute pas!

Or cela, de toute évidence, n'est pas imposé par le terrorisme de quelques fous, par quelques troupes de fanatiques embarqués par l'État islamique. Non, ce problème-là est infiniment plus profond et infiniment plus vaste ! Mais qui le verra et le dira ? Qui veut l'entendre ? Silence là-dessus dans le monde musulman, et dans les médias occidentaux on n'entend plus que tous ces spécialistes du terrorisme qui aggravent jour après jour la myopie générale ! Il ne faut donc pas que tu t'illusionnes, ô mon ami, en croyant et en faisant croire que quand on en aura fini avec le terrorisme islamiste l'islam aura réglé ses problèmes ! Car tout ce que je viens d'évoquer - une religion tyrannique, dogmatique, littéraliste, formaliste, machiste, conservatrice, régressive - est trop souvent, pas toujours, mais trop souvent, l'islam ordinaire, l'islam quotidien, qui souffre et fait souffrir trop de consciences, l'islam de la tradition et du passé, l'islam déformé par tous ceux qui l'utilisent politiquement, l'islam qui finit encore et toujours par étouffer les Printemps arabes et la voix de toutes ses jeunesses qui demandent autre chose. Quand donc vas-tu faire enfin ta vraie révolution ? Cette révolution qui dans les sociétés et les consciences fera rimer définitivement religion et liberté, cette révolution sans retour qui prendra acte que la religion est devenue un fait social parmi d'autres partout dans le monde, et que ses droits exorbitants n'ont plus aucune légitimité !

Bien sûr, dans ton immense territoire, il y a des îlots de liberté spirituelle : des familles qui transmettent un islam de tolérance, de choix personnel, d'approfondissement spirituel ; des milieux sociaux où la cage de la prison religieuse s'est ouverte ou entrouverte ; des lieux où l'islam donne encore le meilleur de lui-même, c'est-à-dire une culture du partage, de l'honneur, de la recherche du savoir, et une spiritualité en quête de ce lieu sacré où l'être humain et la réalité ultime qu'on appelle Allâh se rencontrent. Il y a en Terre d'islam et partout dans les communautés musulmanes du monde des consciences fortes et libres, mais elles restent condamnées à vivre leur liberté sans assurance, sans reconnaissance d'un véritable droit, à leurs risques et périls face au contrôle communautaire ou bien même parfois face à la police religieuse. Jamais pour l'instant le droit de dire « Je choisis mon islam », « J'ai mon propre rapport à l'islam » n'a été reconnu par « l'islam officiel » des dignitaires. Ceux-là au contraire s'acharnent à imposer que « La doctrine de l'islam est unique » et que « L'obéissance aux piliers de l'islam est la seule voie droite » (sirâtou-l-moustaqîm).

Ce refus du droit à la liberté vis-à-vis de la religion est l'une de ces racines du mal dont tu souffres, ô mon cher monde musulman, l'un de ces ventres obscurs où grandissent les monstres que tu fais bondir depuis quelques années au visage effrayé du monde entier. Car cette religion de fer impose à tes sociétés tout entières une violence insoutenable. Elle enferme toujours trop de tes filles et tous tes fils dans la cage d'un Bien et d'un Mal, d'un licite (halâl) et d'un illicite (harâm) que personne ne choisit, mais que tout le monde subit. Elle emprisonne les volontés, elle conditionne les esprits, elle empêche ou entrave tout choix de vie personnel. Dans trop de tes contrées, tu associes encore la religion et la violence - contre les femmes, contre les « mauvais croyants », contre les minorités chrétiennes ou autres, contre les penseurs et les esprits libres, contre les rebelles - de telle sorte que cette religion et cette violence finissent par se confondre, chez les plus déséquilibrés et les plus fragiles de tes fils, dans la monstruosité du jihad !

Alors, ne t'étonne donc pas, ne fais plus semblant de t'étonner, je t'en prie, que des démons tels que le soi-disant État islamique t'aient pris ton visage ! Car les monstres et les démons ne volent que les visages qui sont déjà déformés par trop de grimaces ! Et si tu veux savoir comment ne plus enfanter de tels monstres, je vais te le dire. C'est simple et très difficile à la fois. Il faut que tu commences par réformer toute l'éducation que tu donnes à tes enfants, que tu réformes chacune de tes écoles, chacun de tes lieux de savoir et de pouvoir. Que tu les réformes pour les diriger selon des principes universels (même si tu n'es pas le seul à les transgresser ou à persister dans leur ignorance) : la liberté de conscience, la démocratie, la tolérance et le droit de cité pour toute la diversité des visions du monde et des croyances, l'égalité des sexes et l'émancipation des femmes de toute tutelle masculine, la réflexion et la culture critique du religieux dans les universités, la littérature, les médias. Tu ne peux plus reculer, tu ne peux plus faire moins que tout cela ! Tu ne peux plus faire moins que ta révolution spirituelle la plus complète ! C'est le seul moyen pour toi de ne plus enfanter de tels monstres, et si tu ne le fais pas tu seras bientôt dévasté par leur puissance de destruction. Quand tu auras mené à bien cette tâche colossale - au lieu de te réfugier encore et toujours dans la mauvaise foi et l'aveuglement volontaire, alors plus aucun monstre abject ne pourra plus venir te voler ton visage.

Cher monde musulman... Je ne suis qu'un philosophe, et comme d'habitude certains diront que le philosophe est un hérétique. Je ne cherche pourtant qu'à faire resplendir à nouveau la lumière - c'est le nom que tu m'as donné qui me le commande, Abdennour, « Serviteur de la Lumière ».

Je n'aurais pas été si sévère dans cette lettre si je ne croyais pas en toi. Comme on dit en français: «Qui aime bien châtie bien». Et au contraire tous ceux qui aujourd'hui ne sont pas assez sévères avec toi - qui te trouvent toujours des excuses, qui veulent faire de toi une victime, ou qui ne voient pas ta responsabilité dans ce qui t'arrive - tous ceux-là en réalité ne te rendent pas service ! Je crois en toi, je crois en ta contribution à faire demain de notre planète un univers à la fois plus humain et plus spirituel ! Salâm, que la paix soit sur toi.

http://quebec.huffingtonpost.ca/abdennour-bidar/lettre-au-monde-musulman_b_5991640.html
Voir le sujet précédentVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum