Spiritualités

Qu'est ce que la spiritualité ?

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Qu'est ce que la spiritualité ?

Message  pat le Mer 20 Fév 2008 - 0:46

Un athée a t-il accès à la vie spirituelle ?
N'est ce pas réservée aux seuls croyants?
Comment un athée peut-il mener à bien cette vie spirituelle?

pat

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Re: Qu'est ce que la spiritualité ?

Message  Invité le Jeu 21 Fév 2008 - 14:43

Bonjour à tous,

Sur quoi repose l'athéïsme ? N'est-il pas lui-même une forme d'adhésion, une forme de croyance? Croyance en l'inexistence de Dieu...

Je renvoie au même lien que sur l'autre post...

http://spi.laique.over-blog.com/article-16150335.html

Amitié

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Re: Qu'est ce que la spiritualité ?

Message  navy le Ven 22 Fév 2008 - 17:10

Sur quoi repose l'athéïsme ? N'est-il pas lui-même une forme d'adhésion, une forme de croyance? Croyance en l'inexistence de Dieu...

Trés juste Smile

navy

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Re: Qu'est ce que la spiritualité ?

Message  Invité le Mar 26 Fév 2008 - 1:25

Un athée a t-il accès à la vie spirituelle ?
N'est ce pas réservée aux seuls croyants?
Comment un athée peut-il mener à bien cette vie spirituelle?
OUi un athée peut être un grand spirituel.
L'athéisme résulte particulièrement des aberrations d'interprétations et de façon de vivre dans laquelle nous a jeté la religion. Faisant ainsi confondre et nous obligeant à croire que les interprétations de l'homme sont paroles de Dieu, donc faisant rejeter Dieu lui-même. L'athéisme refuse le carcan, le moule dans lequel l'enferme la religion, laquelle religion (toutes pour l'instant malheureusement) va de la culpabilité à la menace de mort - encore aujourd'hui - si quiconque rejette son moule. Je comprends l'athéisme, je comprends le rejet de toute forme de religiosité qui enferme l'humain au lieu de l'aider à évoluer, à grandir intérieurement.
Je l'accepte d'autant plus que grâce à la Révélation d'Arès et avec mon expérience propre (antérieure et après la découverte de la RA) j'ai une autre image de Dieu - image est une façon de parler.
Je comprends que certains aient rejeté Dieu et - pour certains athées - haïssent l'idée même de Dieu. Je les comprends tout à fait.

Pour certains athées, refuser le Dieu des religions, ce que font beaucoup aujourd'hui, ne veut pas dire que la spiritualité est rejetée. Ces athées savent qu'une grandeur, une force puissante, se cache en l'homme, qu'il peut réveiller cette grandeur et donc changer, se transformer. Et apporter au monde. Ils croient même à la transcendance. Et paradoxe : cette façon de croire (= de voir l'humain) ne se retrouve pas toujours chez ceux qui se disent croyants idest appartenant à une religion établie ou non. C'est incroyable mais réel. Car beaucoup de croyants obéissent sans comprendre le sens réel de ce qu'ils affirment et sans chercher à comprendre, à découvrir le profond en lui-même.
J'aime ces athées-là car je me sens proche d'eux.

D'autres athées ne croient pas en une grandeur dans l'homme, mais malgré tout savent que des valeurs comme l'empathie, l'amour, la joie, aider, apporter, etc... rend fort, heureux... lui-même et les autres. En cela aucun humain, même s'il rejette l'idée de Dieu, n'est à exclure dans la vision que l'on se fait de la spiritualité.

L'athéisme n'est pas négatif en lui-même. Il peut même aider à dépasser des préjugés, à aller au-delà des limitations que toute interprétation religieuse impose souvent, à aller au-delà de toute forme de culpabilité qui est un frein puissant (qu'entretient les religions encore aujourd'ui) et a permis de poser un regard plus large voire plus haut sur la vie et les gens. Cette attitude a suscité une ouverture sur des possibilités plus grandes et plus riches, plus importantes en créativité, pour le bien de l'humanité. Cet athéisme a permis de dépasser les barrières des limitations.

N'oublions pas que ces athées-là sont ceux qui ont fait le plus bouger le monde.

OUi les athées peuvent être des exemple en matière de spiritualité.

Assunta

**********************

POUR COMPRENDRE LES ATHEES
POUR MIEUX LES CONNAITRE
POUR LES AIMER TOUT SIMPLEMENT


Lien : http://atheisme.ca/articles/cb/moraleAthee_fr.html
http://atheisme.ca/articles/cb/moraleAthee_fr.html
extrait "Petite critique de la déraison religieuse" Yves LEVER :
Pour mettre les pendules à l'heure, comprenons que ce sont les athées qui ont largement le plus contribué au développement de la pensée morale, et ils ont commencé à le faire longtemps avant la naissance de Jésus et de Mahomet. Contrairement à l'idée reçue, l'athéisme n'est pas une mentalité qui fait le vide d'humanité. C'est le contraire. L'athéisme est riche d'idées morales, comme il est riche de tout l'acumen humain. Les croyants et les athées n'ont ni un ni l'autre le monopole de la bonté, ni la recette du bonheur. Mais en matière de réflexion éthique, il n'y a aucun doute dans mon esprit que ce sont les athées qui y ont le plus contribué, ainsi que je vais le démontrer dans les pages qui suivent. La raison en est fort simple : contrairement aux croyants qui cherchent et trouvent dans un petit bouquin poussiéreux les réponses à tout, les athées n'ont pas ce loisir. Ils sont condamnés à réfléchir à la condition humaine et à développer les solutions éthiques qui correspondent aux conditions de leur vie telles qu'elles se déploient dans un monde changeant.

« Les athées savent que le ciel est quelque chose pour lequel il faut travailler maintenant et ici sur terre. » Mordecai Richler

***************

Voici un site intéressant qui s'adresse autant aux athées qu'aux croyants : http://atheisme.free.fr/
Avis aux croyants(arrivés là par hasard)

Il n'est pas dans l'intention de ce site de vous agresser, en quoi que ce soit. Si certains d'entre vous le ressentent ainsi, il ne s'agit que d'un regrettable malentendu, car les critiques, les attaques ou les traits d'humour ne s'adressent qu'à l'objet de la croyance, jamais aux croyants en tant qu'individus.
L'athéisme reconnaît et respecte le droit de chacun de croire aux esprits des ancêtres, à Dieu, au Père Noël, à la licorne bleue ou à n'importe quoi, si cela peut aider à mieux vivre la courte existence humaine.
Mais les croyances et les doctrines religieuses deviennent dangereuses si elles menacent la liberté et l'intégrité de l'individu ou de la société. C'est la raison pour laquelle les athées sont extrêmement vigilants quant au pouvoir (de nuisance) dit "temporel" des grandes religions et des sectes et en combattent les abus de toutes leurs forces.

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Re: Qu'est ce que la spiritualité ?

Message  Invité le Mar 26 Fév 2008 - 3:29

Un athée a t-il accès à la vie spirituelle ?
N'est ce pas réservée aux seuls croyants?
Comment un athée peut-il mener à bien cette vie spirituelle?
L'athéisme ne conçoit pas l'existence de Dieu (ou d'entité "supra-naturelle", ou de divinités ...), contrairement au théisme (ou déisme) qui lui en soutient l'existence, ce qui n'exclut pas que l'athée n'ait pas de croyances, et ne croit en rien.
L'athéisme n'est pas un nihilisme, "point de vue philosophique d'après lequel, le monde (et particulièrement l'existence humaine) est dénué de toute signification, tout but, toute vérité compréhensible ou toute valeur (wikipédia).
D'ailleurs rien existe-t-il ?
Pour ma part je pense que le néant n'exprime que notre incapacité a formé une image mentale. Le zéro mathématique est une abstraction qui dit simplement "qu'il n'y a pas" et qui n'a de sens que par rapport à une unité, ou une quantité. L'unité a un sens sans avoir besoin du zéro, l'arithmétique romaine s'en est passée fort longtemps.
Dans le même ordre d'idée, l'obscurité exprime une non-lumière, alors que le lumière n'a pas besoin de l'obscurité pour être perceptible, exister.
Je n'ai pas de poires sur mon poirier en ce moment, cela ne veut pas dire que les poires n'existent pas.

L'athéisme peut être philosophique (refus de postuler l'existence d'entités dont l'existence n'est ni prouvée ni observable), scientifique (qui excut l'hypothése de Dieu dans les raisonnements), spirituel (croyances en d'autres formes abstraites ou non-matérielles, bouddhisme ?).
L'athéisme n'exclut pas la recherche de sens.

L'athéisme est souvent injustement considéré comme un rejet de la religion, comme un rejet de concepts religieux, comme un anticléricalisme.

Tout dépend du point de vue où l'on se place !
Le panthéisme est parfois considéré comme athée (d'un point de vue religieux), puisque dans son principe "tout procède de Dieu", ce qui fait que Dieu n'est pas ou plus un problème puisqu'Il est immanent -tout est de Lui et en Lui -, alors que le religieux a tendance a mettre l'accent sur la transcendance de Dieu. Comme quoi, on peut être croyant (puisqu'il faut bien être théiste pour être panthéiste) et considéré comme athée.

Il me semble, que sauf quelques cas isolés qui se servent de l'athéisme comme doctrine anti-religieuse, que la religion est moins un problème pour l'athéisme, que l'athéisme pour le religion. Et que l'athée s'octroie une liberté spirituelle que le religieux n'accorde pas.

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Re: Qu'est ce que la spiritualité ?

Message  pat le Mar 26 Fév 2008 - 14:10

Sur le plan du résultat, des effets positifs sur le monde, il n'y a pas de différence entre l'action d'un athée humaniste et celle d'un croyant, quand tous les deux Hommes sont de Bien.
En effet, comme le suggère Assunta dans sa citation, les athées n'ont que cette vie pour se réaliser.Si ce court instant que représente la durée d'une vie est faite de souffrance, de haine, de malheur, à quoi bon vivre?
les croyants peuvent penser que c'est un mauvais moment à passer et que la récompense les attend dans un autre lieu nommé paradis.
mais à mon avis cette vision n'est pas juste. Nous sommes tous sur cette terre pour d'abord réussir ce passage. Nous sommes dans le même bateau. La traversée est commune et doit se passer au mieux pour l'ensemble. Les perspective une fois arrivé au à destination sont différentes pour les athées et les croyants, mais c'est seulement à se moment que nos destins peuvent être différents.

Nous touchons au coeur du problème de la vie spirituelle quand njama dit:
Et que l'athée s'octroie une liberté spirituelle que le religieux n'accorde pas.
On sent bien qu'il n'est pas normal que l'athée puisse s'octroyer une liberté spirituelle que le religieux ne s'accorde pas. C'est à ça que le croyant doit arriver, se débarrasser du religieux pour progresser dans sa vie spirituelle devenue libre.

La vie spirituelle a pour but de libérer le croyant de toute autorité terrestre. La conscience est appelée à remplacer petit à petit cette autorité qui justement a pris le pouvoir sur les consciences. Ce n'est pas facile de faire la différence entre ce que la conscience exige et ce que d'autres, qui ont plus ou moins bien compris la Parole de Dieu, tentent d'imposer.

En introduisant ce sujet, je vous invite à vraiment approfondir le fond même de notre vie spirituelle pour que ce qui n'est souvent qu'un concept devienne vraiment quelque chose d'expérimental.

pat

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Re: Qu'est ce que la spiritualité ?

Message  Invité le Mer 27 Fév 2008 - 0:41

Nous touchons au coeur du problème de la vie spirituelle quand Pat dit:
La vie spirituelle a pour but de libérer le croyant de toute autorité terrestre.
.

L'autorité ?
L'autorité d'agir sur autrui ? pouvoir de l'homme sur l'homme !
L'autorité, force exécutoire.
L'autorité peut-être légale ou illégale.
En matière spirituelle, si l'autorité existe? Quels en seraient ses fondements ?
Les libertés d'opinions, de conscience sont admises comme étant des droits fondamentaux attachés à notre nature humaine. (reconnaissance de Droits dits "naturels", ce qui est une avancée considérable et précieuse en matière juridique).
En matière religieuse, je ne vois pas de "Paroles divines" qui les instituent.

Point commun entre le religieux et le non-religieux, la hiérarchie, (du grec hiéros: sacré et arckhein: commander), qui définit des rangs, des degrés, des subordinations, en fonction de ce "quelque chose" qui relèverait du "sacré". Pourtant rien ne prouve que la hiérachie ait toujours existé, ni quelle soit attachée à notre nature humaine.
Agir sur autrui. Nous le faisons tous (inconsciemment souvent) dans l'échange, le partage, le don, ... (colporteur de Bien ou de Mal), tout autant que la rencontre de l'autre a une incidence sur notre conscience. Mais cela permet-t-il un rapport d'autorité (de force) d'un être sur un autre ?

J'ai souvent constaté que la société aime se référer à cet ordre de valeurs... qui est même confus pour elle, parce que j'entends parfois parler de "Haute Autorité", et même de de "Très Haute Autorité" Suspect
A quand, dans cette surenchère de légitimité, l'Autorité Transcendentale ?clown

Ainsi par exemple, j'entends (ou lis) (trop) souvent dans les brèves de journalistes dire "le Chef de l'Etat". Certes, il n'y a pas faute de français ni de syntaxe, mais en préférant cette appellation à celle de Président de la République, on inscrit le personnage (et son rôle) dans une dimension sémantique d'autorité de type monarchique, comme s'il était le chef de la France (et des français). Or, rien n'est plus faux. Il est bien effectivement chef de l'Etat, -ce que je ne consteste pas bien sûr - c'est à dire d'un ensemble d'Institutions sur lesquelles il peut exercer une autorité dans des cadres précisément définis par la Constitution (séparation des pouvoirs). Son autorité est fonctionnelle, il n'est le chef de personne ni au sens strict, ni au sens républicain. Au sens démocratique, ce citoyen occupe une fonction présidentielle.
(Il tend à mélanger et sa personne et sa fonction confused comme l'ont noté bon nombre d'observateurs, mais c'est un autre problème !)

Pareillement pour les Papes, Popes ou Pontifes de tous poils, il peuvent bien se dire chefs de ceux-ci ou de ceux-là, il ne pourront jamais se mettre à ma place pour aimer fraternellement ou vivre de façon citoyenne.
Ils peuvent bien se prendre même pour des rois (ce qui m'est bien égal, car je sais qu'ontologiquement rien ne nous différencie), le Royaume des cieux ne leur appartient pas. Jésus l'a dit geek


« C’est parce que nous sommes si desséchés nous-mêmes, si vides et sans amour que nous avons permis aux gouvernements de s’emparer de l’éducation de nos enfants et de la direction de nos vies ».
Jiddu Krishnamurti

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Re: Qu'est ce que la spiritualité ?

Message  Invité le Dim 2 Mar 2008 - 2:44

Assunta a écrit:
Pour certains athées, refuser le Dieu des religions, ce que font beaucoup aujourd'hui, ne veut pas dire que la spiritualité est rejetée.
Ces athées savent qu'une grandeur, une force puissante, se cache en l'homme, qu'il peut réveiller cette grandeur et donc changer, se transformer. Et apporter au monde. Ils croient même à la transcendance. Et paradoxe : cette façon de croire (= de voir l'humain) ne se retrouve pas toujours chez ceux qui se disent croyants idest appartenant à une religion établie ou non. C'est incroyable mais réel. Car beaucoup de croyants obéissent sans comprendre le sens réel de ce qu'ils affirment et sans chercher à comprendre, à découvrir le profond en lui-même. J'aime ces athées-là car je me sens proche d'eux.

D'autres athées ne croient pas en une grandeur dans l'homme, mais malgré tout savent que des valeurs comme l'empathie, l'amour, la joie, aider, apporter, etc... rend fort, heureux... lui-même et les autres.
En cela aucun humain, même s'il rejette l'idée de Dieu, n'est à exclure dans la vision que l'on se fait de la spiritualité.

L'athéisme n'est pas négatif en lui-même. Il peut même aider à dépasser des préjugés, à aller au-delà des limitations que toute interprétation religieuse impose souvent, à aller au-delà de toute forme de culpabilité qui est un frein puissant (qu'entretient les religions encore aujourd'ui) et a permis de poser un regard plus large voire plus haut sur la vie et les gens. Cette attitude a suscité une ouverture sur des possibilités plus grandes et plus riches, plus importantes en créativité, pour le bien de l'humanité. Cet athéisme a permis de dépasser les barrières des limitations.

N'oublions pas que ces athées-là sont ceux qui ont fait le plus bouger le monde.

OUi les athées peuvent être des exemple en matière de spiritualité.
Assunta semble discerner dans l'attitude athéiste 2 catégories. Elle exprime son attirance pour la première.
Je voudrais dire quelques réserves sur sa façon de voir, et en faire apparaître quelques dangers. Je conçois bien que l'on puisse trouver qu'un quelque chose (méta-physique) de très important se loge en nous-mêmes (force puissante, grandeur ...), sentiment en fait qui s'accorde à défendre en premier lieu d'abord et légitimement notre "singularité" existentielle, notre moi, notre personne, notre individualité. Mais tout dépend de ce que l'on en fait et de se l'on compte en faire.
Si les valeurs de la seconde catégorie sont " l'empathie, l'amour, la joie, aider, apporter, etc... (qui) rend fort, heureux... lui-même et les autres", je les partage.

Le déficit de la pensée athéiste par rapport à celle du théiste (posture intelectuelle et/ou intuitive - croyances - au départ qui suppose l'existence d'un Être transcendant) , c'est de ne pas envisager qu'une Force Transcendante préside à tout (et aura le dernier mot). En soi, rien n'est dramatique, tant que rien n'est fait (tant qu'aucune volonté ne s'exerce ... sur autrui). Cette absence de "limites" peut être la porte ouverte a donner une importance excessive à son Ego, à l'orgeuil de son Ego, à sa transcendance, à une importance sans frein que rien ne vient relativiser.
L'idéalisme ne s'accomode pas toujours de l'humilité. Ainsi l'homme dans l'Histoire s'est doté de rois, de chefs, de dictateurs et directeurs de conscience, hommes convaincus eux-mêmes (j'imagine), ou "illuminés" de leurs propres transcendances.
N'oublions pas que ces athées-là sont ceux qui ont fait le plus bouger le monde.
"le plus" scratch Abraham, Moïse, Jésus, Mahomet ???
Socrate, Platon, Marx ? Mao Tsé-Toung ?
Nous avons pour chefs farao , que ceux que nous reconnaissons et acceptons comme tels !
« Personne
ne peut vous faire sentir inférieur
sans votre propre consentement.
»

Eleonor Roosevelt

Le déficit de la pensée théiste par rapport à la pensée athéiste, c'est d'accorder une sorte de fatalité à l'existence face à cette Transcendance divine, de minimiser notre Ego, voire de l'écraser complétement à l'extrême. N'est-ce pas ce que font certains oblats ou mystiques, refusant le monde, rejetant leur passé, leur nom pour en prendre un autre, leurs habits pour en prendre d'autres, acceptant la soumission, le voeu de chasteté, le refus du temporel et du "temps" de Vie qui va et vient comme l'océan de mers calmes en tempêtes, contre des rituels immuables, ...).

Ainsi donc, ces athées qui ne croient pas ou plus en la grandeur de l'homme (scandalisés ou désabusés par l'Histoire humaine ?) sont-ils finalement comme ces croyants qui finissent par accepter une sorte de fatalité où l'ordre du monde dépendrait en fin de compte de Dieu et que l'on ne peut rien y changer.
Les croyants chrétiens disent dans leur Prière:
"Que Ta Volonté soit faite sur la terre comme aux cieux"
ce qui induit d'une certaine façon qu'Il la fasse (à leurs places), alors que dans celle rappelée à Arès, c'est:
"Que nous fassions Ta Volonté".
C'est quand même fort différent ! Nous voilà sujets actifs d'empathie, d'Amour, de bonté, de justice, d'aider, d'apporter ... bref d'accomplir.
Comme toi Assunta, j'aime l'idéalisme des premiers parce que je le sens porteur d'infinies possibilités, mais l'attitude des seconds me paraît plus juste sous ses contours sobres.

Dans les Evangiles, les épisodes qui parlent de la vie publique de Jésus (au sens fracassant de médiatique) sont peu nombreux. Sa vie prophétique est courte, il va et vient sur les chemins discrétement parlant aux gens comme tout un chacun (ce qu'on lui reprochera), sans toute sa grappe de disciples collée à ses babouches en permanence. Nombreuses sont les personnes qui ne décèlent chez lui que peu d'importance de prime abord.
Ici et maintenant, il s'appelerait peut-être Dupont, Dubois, ou Duch'mol Lentille ou Chèvre.
C'est l'hagiographie qui en a fait un personnage "hors du commun", "extraordinaire" (et même un peu extra-terrestre alien ).

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Re: Qu'est ce que la spiritualité ?

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