Spiritualités

Le Coran la liberté de pensée et de conscience

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le Coran la liberté de pensée et de conscience

Message  Invité le Mer 19 Sep 2007 - 15:19

Le Coran pose la liberté de pensée et de conscience comme fondement
L’apostasie en islam, entre la pratique et les textes


Extraits d’un article d’Antoine Ajoury L’Orient-Le-Jour 19 septembre 2007

De l’Afghanistan à la Grande-Bretagne, en passant par l’Iran et l’Égypte, les condamnations et les menaces de mort fusent contre les musulmans qui rejettent l’islam. Toutefois, la répression et la violence que suscite l’apostasie ne sont nullement justifiées dans les textes coraniques qui posent la liberté de pensée et de conscience comme fondement de la religion musulmane.
[ … ]
Or les réactions violentes de la société et les sanctions sévères des gouvernements face à l’apostasie ne découlent d’aucune prescription coranique. Il n’existe pas une définition claire du « kafer » dans le Coran. Ce mot peut désigner en fait l’apostat, l’hérétique ou l’athée. De plus, le Coran mentionne deux types d’apostasie en parlant de « ridda » – qui signifie le rejet ou la sécession – et de « irtidad » – qui veut dire : retour en arrière. Sur la dizaine de sourates qui évoquent l’apostasie (voir encadré), aucune ne mentionne une sanction pénale que devrait subir l’apostat, contrairement aux sanctions qui visent le voleur, l’adultérin ou le meurtrier. Seul le verset 106 de la Sourate les Abeilles parle de la « colère de Dieu » comme châtiment terrible et effrayant.

La question de l’apostasie a toutefois toujours divisé la communauté musulmane. Alors que certains estiment qu’il n’y a aucun avantage à maintenir de force un non-croyant dans l’islam, d’autres veulent imposer plus de restrictions allant des peines de prison à la peine de mort.
Or ce débat semble fausser l’esprit même du Coran qui, selon le Pr Jamal al-Banna, « fonde la foi et la croyance sur la conviction de l’individu et sur sa guidance sans contrainte ni pression extérieure, et sur la liberté de choix la plus totale ». En effet, les textes coraniques qui imposent la liberté de pensée sont nombreux. Tel le verset 29 de la sourate 18 intitulée la Caverne, al-Kahf, qui dit : « Quiconque le veut, qu’il croie, et quiconque le veut, qu’il mécroie. » Le Coran énonce en outre que les prophètes n’ont même pas à contraindre les gens à la foi : « Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? » (sourate 10 intitulée Jonas, Yunus, verset 99). Le Coran est donc très clair sur ce sujet, et montre qu’il est interdit de contraindre quelqu’un dans la religion : « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. » (sourate 2 intitulée la Vache, al-Baqarah, verset 256).

Cette insistance à soutenir la liberté de conscience laisse à penser qu’il existe une règle d’or en islam qui interdit toute forme d’intervention de l’autorité sur la conscience de l’individu : « Tu ne diriges pas celui que tu aimes : mais c’est Dieu qui guide qui Il veut. » (sourate 28 intitulée le Récit, al-Qasas, verset 56). lol!

Article complet sur ce lien :

http://www.lorientlejour.com/page.aspx?page=article&id=352496

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

le pacte d'Omar

Message  Invité le Dim 7 Oct 2007 - 17:49

La tolérance, c'est mieux que rien, mais si la compréhension spirituelle dépasse les interprétations étroites et dogmatiques, j'imagine que l'on puisse faire mieux.

Le Pacte d'Umar ou attribué à ce dernier date de 717. Il s'agit d'un traité supposé apparemment agréé entre Omar ibn al-Khattab et les ahl al-kitab (les gens du livre) après la première conquête musulmane. Ces derniers, également appelés dhimmis, sont sous la protection juridique en échange de l'acceptance de le domination politique et sociale de l'islam. Ce pacte énumère en détail les conditions de leur joug.(wikipédia)


L’histoire des juifs de Tunisie.

Les juristes musulmans ne tardèrent pas à considérer que la condition des gens du Livre en terre d’Islam était régie par un véritable pacte.
S’ils devaient verser à l’Etat musulman l’impôt de capitation, l’Etat musulman devait en retour leur assurer sécurité et protection.
Aussi bien, est-ce sous le nom de protégés, ahl al-dhimma, que furent désignés les gens du Livre, astreints au paiement de l’impôt de capitation.
En échange de la sécurité et de la protection qui leur étaient promises, les Juifs et les chrétiens ne devaient pas seulement s’acquitter de l’impôt de capitation.
Il leur fallait encore ne pas enfreindre un certain nombre d’interdits.
Le pacte de protection, ne comporte pas moins de douze articles :
Sous peine de rompre le pacte qui les lie à l’Etat musulman, les dhimmis ne peuvent enfreindre les six articles suivants :
- a) Ils ne doivent ni attaquer le Livre sacré ni en fausser le texte.
- b) Non plus qu’accuser le Prophète de mensonge ou en parler avec mépris.
- c) Ni parler de la religion islamique pour la blâmer ou la contester.
- d) Ni entreprendre une musulmane en vue de relations illicites ou de mariage.
- e) Ni détourner de la foi aucun musulman ni lui nuire dans sa personne ou ses biens.
- f) Ni venir en aide aux ennemis ni n’accueillir aucun de leurs espions.

Sous peine d’encourir des peines de plus en plus sévères, les dhimmis ne peuvent enfreindre les six articles suivants :
- a) Ils doivent se distinguer des musulmans par leur tenue extérieure en portant un signe distinctif et une ceinture spéciale.
- b) Ils ne doivent pas élever de constructions plus hautes que celles des musulmans, mais d’une hauteur moindre ou égale.
- c) Ils ne doivent pas froisser les oreilles musulmanes par le son de la cloche, la lecture de leurs livres et leurs prétentions au sujet d’Edras ou du Messie.
- d) Ils ne doivent pas se livrer publiquement à la consommation de vin non plus qu’à l’exhibition de la croix ou de leurs porcs.
- e) Ils ne doivent pas ensevelir leurs morts avec pompe, en faisant entendre leurs lamentations et leurs cris.
- f) Ils ne doivent pas employer pour monture des chevaux de race ou de sang mêlé, ce qui leur laisse la faculté de se servir de mulets et d’ânes.

C’est cet ensemble de dispositions, souvent désigné sous le nom de Pacte d’Omar, parce qu’il figurait dans le traité que le premier calife signa avec les chrétiens de Syrie, qui fut appliqué aux juifs d’Ifriqiya au cours des premiers siècles, avec plus ou moins de rigueur.
Les juifs comme les chrétiens, ont été astreints au paiement de l’impôt de capitation.
L’impôt de capitation est prélevé sur les tributaires mâles, libres et majeurs, mais non sur leurs femmes ni sur leurs impubères, ni sur leurs esclaves.
Il en précise le montant :
Pour ceux qui emploient la monnaie d’or, la capitation est de quatre dinars ; pour ceux qui emploient la monnaie en argent, elle est de quarante dirhams ; le taux en est réduit pour les pauvres.
Le versement de l’impôt de capitation ne dispense pas les Juifs, non plus les chrétiens, de verser d’autres contributions.
Le statut réservé aux tributaires n’empêchait pas les juifs d’exercer de hautes fonctions.
Des médecins juifs furent souvent attachés à la personne de ceux qui gouvernaient l’Ifriqiya.

Les juifs, comme les chrétiens, n’ont jamais cessé de bénéficier d’une large tolérance.
Il ne semble pas que la moindre contrainte se soit jamais exercée sur eux pour les amener à embrasser l’Islam.
Ils ont toujours pu vivre en accord avec leurs croyances et pratiquer leur religion en toute liberté, en jouissant dans le cadre de l’Etat musulman d’une relative autonomie.
source: http://www.tunecity.net/fr_art_l_histoire_des_juifs_de_tunisie=492.html

Un petit pacte tout simple, inspiré de celui d'Omar, cela pourrait être une solution pour calmer le vilain jeu fratricide au Moyen-Orient ? ...en attendant des jours meilleurs.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Coran la liberté de pensée et de conscience

Message  Invité le Dim 7 Oct 2007 - 21:27

Un petit pacte tout simple, inspiré de celui d'Omar, cela pourrait être une solution pour calmer le vilain jeu fratricide au Moyen-Orient ? ...en attendant des jours meilleurs.
Un petit pacte tout simple c'est vite dit. Les conditions du Pacte d'Umar entretenaient des différences drastiques puisqu'une de celles-ci violées, c'était je pense la mort ou quelque chose d'apparent. Bonjour le libre-arbitre. Evil or Very Mad
Bien sûr on doit regarder l'époque où cela se vivait. Paradoxalement cela a permis que juifs, chrétiens et musulmans, puissent vivre ensemble en plus ou moins bonne harmonie et éviter tous heurts et mauvaisetés de toutes sortes.

Tout pacte n'est pas un acte d'amour, c'est une contrainte, une épée de Damoclés avec des conditions sine qua non.
Aujourd'hui je ne sais pas si un pacte pourrait faire améliorer les choses au Moyen Orient. Des pactes ont été signés et ont été toujours trahis justifiés par cette loi du Talion en particulier. C'est vraiment vivre l'amour du prochain, mettre en avant l'empathie, bref tout ce que demande Dieu à Arès : un changement intérieur et de regard, importants, qui pourraient réellement faire améliorer grandement ce qui se passe là-bas. Un effort colossal. Difficile pour nous parfois ou souvent, alors là-bas ou des calamités humaines se sont abattues !!!
Mais le jour où ils y arriveront, quel exemple pour l'humanité ! Car tout défaut a son contraire. Et quel contraire montreraient-ils !! Ce sera merveilleux !!
Assunta

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Coran la liberté de pensée et de conscience

Message  Invité le Dim 7 Oct 2007 - 22:58

Je suis d'accord avec toi qu'un pacte n'est pas un acte d'amour.
Mais si tu regardes bien les conditions ne sont pas si sévères que cela. Il faut le remettre dans le contexte de l'époque et des relations patriarcales qui existaient chez les uns comme chez les autres.
Il semble qu'il ait fonctionné assez bien pendant de nombreux siècles, et ait permis une bonne cohabitation des différentes communautés religieuses en Orient, dans le Maghreb, en Andalousie aussi.
Le conflit actuel au Moyen-Orient n'est pas un conflit religieux, comme le laisse supposer parfois certaines informations.

S'il n'y a pas un peu de bonne volonté de se respecter, rien ne peut fonctionner.

- a) Ils ne doivent ni attaquer le Livre sacré ni en fausser le texte.
- b) Non plus qu’accuser le Prophète de mensonge ou en parler avec mépris.
- c) Ni parler de la religion islamique pour la blâmer ou la contester.
Ne pas calomnier, ne pas conspuer...

- d) Ni entreprendre une musulmane en vue de relations illicites ou de mariage.
- e) Ni détourner de la foi aucun musulman ni lui nuire dans sa personne ou ses biens.
f) Ni venir en aide aux ennemis ni n’accueillir aucun de leurs espions.
Ne pas inciter à la débauche, ou nuire à la communauté...

- b) Ils ne doivent pas élever de constructions plus hautes que celles des musulmans, mais d’une hauteur moindre ou égale.
- c) Ils ne doivent pas froisser les oreilles musulmanes par le son de la cloche, la lecture de leurs livres et leurs prétentions au sujet d’Edras ou du Messie.
- d) Ils ne doivent pas se livrer publiquement à la consommation de vin non plus qu’à l’exhibition de la croix ou de leurs porcs.
- e) Ils ne doivent pas ensevelir leurs morts avec pompe, en faisant entendre leurs lamentations et leurs cris.
Ne pas avoir d'attitudes éxagérées, "ostentatoires"dans le vocabulaire politique français d'aujourd'hui ...

Celles-ci sont discriminatoires par contre:
-a) Ils doivent se distinguer des musulmans par leur tenue extérieure en portant un signe distinctif et une ceinture spéciale.
- f) Ils ne doivent pas employer pour monture des chevaux de race ou de sang mêlé, ce qui leur laisse la faculté de se servir de mulets et d’ânes.

A noter que la condition a) n'est pas spécifique aux musulmans.
Ce type de discrimination s'est pratiqué partout en Europe ( Hélas ! )
"En France, en Espagne et en Italie, la loi obligeait les Juifs à porter la « rouelle », un rond jaune, sur la poitrine.
...
Le pape Innocent III publie un décret en 1215, lors du quatrième Concile de Latran, ordonnant que les Juifs portent des vêtements différents de ceux des Chrétiens. Il s'agit d'empêcher des mariages entre Juifs et Chrétiens."

http://perso.orange.fr/d-d.natanson/etoile_juive.htm

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Coran la liberté de pensée et de conscience

Message  Invité le Lun 8 Oct 2007 - 20:46

Mais si tu regardes bien les conditions ne sont pas si sévères que cela. Il faut le remettre dans le contexte de l'époque et des relations patriarcales qui existaient chez les uns comme chez les autres.
D'accord avec le contexte de l'époque. Mais aujourd'hui il nous faut aller plus loin et plus haut. Malheureusement ces relations patriarcales existent partout sur la planète, ainsi que le communautarisme où personne ne veut se "mélanger" et les premières victimes en sont les femmes.

Même si les hommes subissent aussi la ou les pressions de leur communauté respective (certains n'osent refuser l'épouse qu'on lui a choisi), ils sont beaucoup plus libres et ont le droit par exemple d'épouser des femmes hors de leur communauté. Les femmes quant-à elles n'ont absolument pas le droit (au risque d'être rejeté de toute une communauté) d'épouser quelqu'un qui n'est pas de sa communauté, au nom de la tradition, de la communauté, et surtout par le fait qu'elles seules soit-disant transmettent les valeurs de cette communauté ou tradition, etc.

d) Ni entreprendre une musulmane en vue de relations illicites ou de mariage.
C'est toujours d'actualité et une femme (par exemple musulmane) qui épouse un non-musulman est rejetée sauf si son mari ou compagnon se convertit à l'Islam. Certains hommes et femmes entretiennent ces traditions volontairement.

Dieu ne revient-Il pas à Arès pour abroger certaines choses ?? Ne dit-Il pas "Donne tes filles à tes fils" ??

Il nous faut aller au-delà de certaines façons de voir les choses. Je cite l'exemple du choix du mari (pour une femme) ou d'une épouse (pour un homme) pas dans le but de faire naître un féminisme ou un masochisme ici, mais pour démontrer que le couple (même mixte - j'ose dire surtout mixte) étant représentatif d'une société (son microcosme, son noyau), si l'amour et toutes ses composantes règnent cela rejaillira plus positivement dans la vie sociale et amènera un dialogue et un regard plus hauts. Et une évolution qui fera annuler automatiquement tout pacte puisque quelque chose de plus grand viendra le remplacer.

Dans toutes les communautés, dans chaque pays, sur tous les continents, il est temps de valoriser le beau et rejeter tout ce qui limite l'humain (hommes et femmes ) et le prive de son libre-arbitre. C'est un devoir car le libre-arbitre est un don de Dieu !!!
Je ne suis pas d'accord avec les pactes. C'était valable à d'autres époques et ont servi de catalyseurs et certainement ont évité des choses graves. Aujourd'hui ils n'ont plus lieu d'être. C'est autre chose que Dieu attend désormais de l'Orient.

En aparté : Dieu a donné Son Message en France - en Occident - car il y a trop de divisions et violences en Orient. Auparavant tous les prophètes étaient orientaux.

Assunta

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Coran la liberté de pensée et de conscience

Message  pat le Lun 8 Oct 2007 - 22:53

Le Coran pose la liberté de pensée et de conscience comme fondement
Il fonde la foi et la croyance sur la conviction de l’individu et sur sa guidance sans contrainte ni pression extérieure, et sur la liberté de choix la plus totale
« Quiconque le veut, qu’il croie, et quiconque le veut, qu’il mécroie. »
« Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? » (sourate 10 intitulée Jonas, Yunus, verset 99).
« Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. » (sourate 2 intitulée la Vache, al-Baqarah, verset 256).
En dénonçant l'islamisme, il ne s'agit ni de culpabiliser les Musulmans dans leur ensemble, ni de s'attaquer au livre Saint
.
De la même façon qu'il ne s'agit pas de culpabiliser les Chrétiens à cause de l'inquisition. Il n'y a, cependant aucune raison pour exonérer l'Islam de ses crimes comme l'Eglise catholique doit affronter ses crimes passés et l'idéologie intégriste de certains catholiques d'aujourd'hui
Mettre en avant les crimes de l'inquisition, par exemple, n' excuse pas d'autres crimes comme les attentats islamiques. Il faut être logique

En ne dénonçant pas les crimes commit au nom de l'Islam, nous choisissons la tyrannie, l'archaïsme au détriment de ceux qui voudraient faire de la Parole de Dieu une Parole vivante, évolutive. Une Parole ou l'homme serait actif et non pas entièrement soumis à la loi. Naturellement les milieux religieux conservateurs résistent de toute leur force

Ce n'est pas parce que nos mentalités sont trop souvent exécrables d'égoïsme et d' auto satisfaction, que cela constitue une excuse à ceux qui veulent continuer de couper les mains des voleurs, d'interdire la libre circulation de leurs « sujets », de fermer les yeux sur les frères qui punissent voire assassinent leurs soeurs enceinte après un viol.
Que dire également de cette main d'oeuvre interdite de droit, comme les Indiens en Arabie Saoudite. Et de ces instituteurs menacés de mort parce qu'ils instruisent des filles.

Toutes ces choses ne sont pas des détails et ne sont ni occasionnelles ni marginales, et régissent encore trop de sociétés aujourd'hui. Les Talibans en Afghanistan n'étaient pas qu'une poignée, c'était tout une administration, toute une tête religieuse. Les femmes marocaines pourtant soutenues par le roi, qui font appel aux tribunaux pour obtenir des droits lorsqu'elles sont répudiées ne vont pas devant des tribunaux civils mais des tribunaux religieux. Dans beaucoup de pays la violée est plus punie que le violeur. Je ne parle pas seulement de ce qui s'est passé dans l'histoire, ni même des attentats ou du terrorisme. Je ne parle même pas du fondamentalisme radical d'al quaïda . Je parle des lois quotidiennes, je parle du fondamentaliste ordinaire, celui de la loi qui se réclame de Dieu, des tribunaux religieux, celui de certains croyants qui ne veulent pas évoluer , celui qui pourrit la vie des gens ordinaires.

Si les Etats occidentaux dits démocratiques n'ont guère montrés qu'ils savaient produire de la justice ou de l'égalité. Si, en tant que chrétienté, nous avons été plus apte à instaurer les guerres de religion et l'inquisition qu'à promouvoir une société d'amour, ce n'est pas une raison pour nier sans cesse le contexte fondamentaliste dans lequel évolue la plupart des pays musulmans..
Ces nations tiennent les femmes pour des sous êtres, oppressent les homosexuels, les incroyants, les enseignants. Est ce normal qu'on ne puisse dans la plupart des sociétés musulmanes, avouer son athéisme sans prendre le risque d'y perdre sa vie?
Nous ne pouvons pas continuer à faire comme si cela n'existait pas et continuer de prendre d'extrêmes précautions oratoires, pour désigner des peuples qui par aveuglement continuent de cautionner des autorités qui les tiennent dans l'ignorance pour mieux assouvir leurs pouvoirs.
Ne feignons plus de croire que ce sont des phénomènes isolés.
C'est la résistance qui est isolée et en danger..

En continuant ainsi, nous soutenons mal ceux qu'on assassine et ceux qui voudraient vraiment une réforme de l'Etat, de la justice, et de la religion. Car ils existent, ces hommes et ces femmes qui luttent de toute leur force pour leur liberté, et nous ne les aidons pas.
Par notre attitude nous les condamnons, car on fait le jeu de ceux qui les oppriment. Avons nous oublier que nous avons si peu soutenu les femmes algériennes, afghanes, maliennes et même marocaines par souci de relations diplomatiques avec leur gouvernement? Qu'on ne se raconte pas d'histoire

L'Islam porte en elle la voie droite comme l'Eglise catholique porte en elle l'amour évangélique. Si ce n'est pas le cas, il faut le dénoncer, c'est tout, sans complaisance que l'on soit catholique ou pas , musulmans ou pas.

Je regretterais que cela serve une propagande islamophobe, mais le risque n'est pas une raison suffisante pour taire toute forme de dysfonctionnement.
En Islam, les réformateurs sont persécutés justement pour cette raison, on considère qu'ils sont des faux frères qu'ils font le jeu des ennemis de la religion. Cela montre bien la réticence que l'Islam a vis à vis de toute réforme. J'ai lu dernièrement un livre sur les réformateurs de l'Islam. J'ai été confondu par le nombre d'entre eux qui ont payé de leur vie ou par l'exil, leurs réflexions et leur cheminement. Aucune critique fondamentale ne leur a été possible sans risquer leur vie.

Il faut aider ces gens là dans leur effort de purification et faire qu'ils ne soient pas morts pour rien. il faut soutenir les Musulmans qui ont entrepris cette démarche difficile en dénonçant ceux qui les font taire.

L'islam dans son ensemble n'a pas encore produit de peuples vraiment libres. C'est souvent sur la menace que s'établit le dialogue social. Si on avait laissé les religieux faire la loi en France, on irait peut-être encore en prison pour athéisme déclaré. mais ce n'est plus le cas. Comparons ce qui est comparable

Dans le Coran même, certaines paroles certes circonstancielles poussent aux crimes, à la division, à la persécution, à la ségrégation. Je ne suis pas historien, il est fort possible qu'à une certaine époque cela ait été un moindre mal ou ait servi à la cohésion sociale ou tout simplement à la survie de la communauté, peu m'importe. La Parole de Dieu (en admettant qu'elle soit authentique de la première ligne à la dernière ligne) est évolutive. Elle sert de tremplin aux hommes à un moment donné, dans une région donné. Dieu vient nous parler de temps en temps pour nous aider, pas pour nous contraindre, pas pour nous enfermer à l'intérieur de lois indépassables.
Si la loi dite religieuse est moins humaniste que la loi profane, c'est qu'elle n'est pas bonne, ou plus bonne. Quant à justifier sa façon de faire sous prétexte que d'autres en font autant où en ont fait autant, c'est tout simplement vouloir s'interdire tout progrès humaniste. Non, aucun crime ne vient laver un autre crime, même si le premier est plus odieux que le second. Procéder ainsi finit tout simplement par banaliser le crime.

Et, ce que les hommes, par leur évolution, ont dépassé doit être dépassé aussi par les instances religieuses et Dieu s'en réjouit. Cela me paraîtrait normal que la spiritualité soit le moteur de l'humanisme et pas le contraire. Dieu ne nous livre pas une parole pour entrer en esclavage mais une parole pour nous libérer

L'esprit critique n'est pas réservé aux occidentaux, qui en use souvent à retardement. Chacun doit être amené à faire son auto critique et à mettre le doigt sur ses dysfonctionnements, et prendre conscience des horreurs dont il est capable et coupable. C'est à ce prix que le règne de Dieu remplacera le règne de la religion..

Je suis pour ma part ,convaincu qu'une conscience engagée dans la voie juste doit porter une Parole vivante, jaillissante et pas une parole figée comme une relique.
Le jour ou les prêches affirmeront que la femme est l'égal de l'homme, que tout homme même incroyant est un frère, parce que il est aussi crée à l'image de Dieu....Ce jour là globalement les mentalités changeront. Alors, peut-être aussi les guerres fratricides cesseront. L'ennemi de l'Islam aujourd'hui est autant du coté de l'islamophobie que du coté de l'absence d'esprit critique interne.

pat

Messages : 1866
Date d'inscription : 31/07/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Merci, ca fait chaud au coeur!

Message  Invité le Mar 15 Jan 2008 - 6:50

Il se trouve justement que j'ai le sentiment d'une vocation imamique et que je travaille au corps la théologie et les pratiques de l'Islam par une recherche en jurisprudence...
Pour revenir au Proche-Orient, dont nous ne devons pas négliger la présence de Jérusalem et des prophéties qui l'accompagnent au sujet de l'Heure Dernière, j'ai écrit un Manifeste que je vous soumets. Il envisage un accord autour d'une Palestine réunifiée et laïque. 12 articles comme 12 portes de la Jérusalem Céleste. Voici:

Manifeste pour une Palestine laïque et multiethnique

Devant la contemplation des peines indénombrables des peuples de Palestine, de toutes croyances, ethnies, de tout sexe et de toute expression identitaire, reconnaissant dans la violence subie la cause des maux endurés par chacun et chacune, Le Nouvel Islam De France en appel à la bonne volonté de toutes les parties pour une résolution juste et bonne, inspirée par la miséricorde de l’Etre Suprême. Nous présentons ainsi publiquement notre espérance pour la Palestine.

Article 1. La Palestine est la Terre Promise à Abraham et à ses fils innombrables. Juifs, Chrétiens et Musulmans se déclarant d’Abraham, cette terre est pour eux sacrée et ils s’en proclament collectivement gardiens et citoyens. En vue de cela, la Palestine, une et indivisible est leur leg et ils y sont ensemble les protecteurs de la paix.

Article 2. Jérusalem est la grande ville sainte de la Terre Promise. Ses lieux saints innombrables sont le signe de la piété des croyants qui sillonnent le monde pour s’y rassembler et trouver l’unité en leur Dieu. Pour cela, Jérusalem est naturellement capitale de la Palestine.

Article 3. Les trois religions du Livre ayant chacune autant de points communs que de sujets de désaccords dans leur lecture de l’Ecriture et de la Tradition, elles établissent entre elles un équilibre qui garantie la paix. La démocratie prévaut dans la désignation des représentants populaires, lesquels exercent leurs fonctions dans le respect de la laïcité.

Article 4. La Palestine est la Terre Sainte de l’Être suprême des croyants, elle est pour eux le saint des saints du monde, et Jérusalem est pour eux le saint des saints de la Palestine. Ainsi n’est elle pas la propriété des êtres humains qui l’honorent. Aucun ne peut s’en prévaloir, les droits qui y sont acquis émanent de la Grâce de Dieu et les devoirs qui en incombent émanent de la Volonté de Dieu. Il y a parmi ces droits la prospérité et la préservation et parmi ces devoirs l’amour du prochain et la dignité du comportement.

Article 5. Les pèlerins sont le signe de l’élection de la Terre Sainte. En conséquence, il est de la responsabilité des croyants d’assurer le bon déroulement de leur pèlerinage et leur quiétude dans les actes de foi. Ainsi les lieux saints, sous l’Œil de l’Être Suprême, sont honorés librement par les croyants, chacun à sa mesure et selon sa foi, et sous la tutelle de leurs gardiens appelés et confirmés dans cette fonction selon l’Ecriture et la Tradition, ainsi que selon les autorités légitimes pour chacune des religions qui y sont pratiquées.

Article 6. La dévotion est l’affaire de celui qui croit et nul ne peut y être contraint. La Loi Divine est reçue dans les cœurs avec la mesure que Dieu a déterminé, nul ne peut être puni par quelque forme de décret émanant des représentants du peuple, car l’interdit et l’obligation religieuse concernent ceux qui y consentent en toute liberté. Dieu est le seul juge en religion.

Article 7. La forme de gouvernement de la Palestine émane de son peuple à titre de légataire, et il le détermine par l’exercice de l’appréciation personnelle. Il est l’expression de la conscience de Dieu, placée en chacune de ses créatures sans distinction ethnique, cultuelle ou sexuelle. Les âmes des créatures émanent d’une âme unique, elles ont toutes autant de valeur devant l’Être Suprême que chacun nomme suivant sa foi.

Article 8. Il n’y a nulle restriction dans la forme des institutions de l’Etat, chacun exprimant son opinion dans les formes qui conviennent à ce lieu saint. L’obéissance au droit émanant de Dieu à travers l’appréciation des hommes et des femmes est rendue possible par la soumission de tous aux lois que l’Etat aura déterminé.


Article 9. L’Etat se résout à déterminer les droits et les devoirs exprimant la volonté du peuple. La direction de la Terre Sainte est garantie par le savoir-vivre, la compassion et la justice.

Article 10. L’Etat fait appliquer la loi issue de sa souveraineté sur le peuple et pour le peuple.

Article 11. Le contrat social est le fondement de la souveraineté populaire et de son exercice harmonieux.

Article 12. La divinité s’est imposée la miséricorde comme devoir, ceux qui croient en sont les agents. Israël étant le peuple d’une alliance particulière, il est au service de Dieu dans l’accès de tous à l’Ecriture et à la Tradition, les croyants et les croyantes en étant héritiers, Dieu a appelé Israël à s’en faire le porte-voix. Quelque soit l’expression de leur foi, les croyants sont au service de ce en quoi ils croient, de ce par quoi ils s’expriment.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Coran la liberté de pensée et de conscience

Message  navy le Mer 16 Jan 2008 - 17:45

Ca y est je me suis enfin décidé à lire la totalité de cette discussion et notamment le message de Pat Very Happy

Pat je pense que ton intervention énergique est trés bien, as tu pensé à le mettre aussi sur AQOLAD ?

J'aurais des commentaires à faire sur ta phrase:
Si la loi dite religieuse est moins humaniste que la loi profane, c'est qu'elle n'est pas bonne, ou plus bonne
mais ça pourra faire l'objet d'une discussion séparée, bref Very Happy


En ce qui concerne le texte Manifeste pour une Palestine laïque et multiethnique
Je me dépéche , pendant qu'c'est chaud, de donner mon avis, car j'ai remarqué que quand je trainais trop, comme à mon habitude, les meilleures idées partaient et que je perdais le fil cat

En premiére lecture et rapidement je dirai que c'est complétement irréaliste, cher Salam, excuses moi de te le le dire ainsi Smile
Personne, aucune des parties ne sera d'accord, tu penses bien!

D'autre part, sur le fond et toujours rapidement, je bute sur ton article 1:

Article 1. La Palestine est la Terre Promise à Abraham et à ses fils innombrables. Juifs, Chrétiens et Musulmans se déclarant d’Abraham, cette terre est pour eux sacrée et ils s’en proclament collectivement gardiens et citoyens. En vue de cela, la Palestine, une et indivisible est leur leg et ils y sont ensemble les protecteurs de la paix.

La Terre Promise n'a jamais été donnée à "Juifs, Chrétiens et Musulmans se déclarant d’Abraham", mais seulement à Abraham et aux fils de Jacob (qui comme chacun le sait s'appelle Israël)...
car il est dit d'Ismaël, son deuxiéme fils, je cite de mémoire et ne me souvient pas de la phrase exacte *" il connaitra une descendance trés nombreuse, "aussi nombreuse que les étoiles du ciel ", et il aura des territoires immenses, ainsi que de grandes richesses ....
les richesses , nous le voyons aujourd'hui, sont l'or noir Smile
les territoires immenses ne peuvent pas être le Palestine car la palestine-israël-terre promise est trés exigüe.

Cette terre n'appartient à personne, elle appartient à l'Etre supréme, et l'Etre supréme l'a donné aux juifs, et encore, seulement si les juifs ont font bon usage. (c'est dans le Chéma)


Dernière édition par le Mer 16 Jan 2008 - 18:13, édité 1 fois

navy

Messages : 912
Date d'inscription : 20/08/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://vie-spirituelle.forums-actifs.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Coran la liberté de pensée et de conscience

Message  navy le Mer 16 Jan 2008 - 18:04

suite,

* d'ailleurs Arabe vient de la racine "arbéi" qui veut dire nombreux en hébreu et en arabe aussi peut-étre. (j'ai fait cette découverte )

d'autre part on a l'impression qu'il n'est question dans ton texte que de lieux saints, pélerinages etc ... mais un état moderne ne peut pas vivre que de cela , bien sur confused

Ton idée pourrait porter, à la rigueur que sur Jérusalem, et encore seulement les lieux saints.

navy

navy

Messages : 912
Date d'inscription : 20/08/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://vie-spirituelle.forums-actifs.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Coran la liberté de pensée et de conscience

Message  Invité le Jeu 17 Jan 2008 - 2:43

car il est dit d'Ismaël, son deuxiéme fils, ... ???
Navy, Ismël est le premier fils (naturel) par Agar, Isaac le second par Saraï 13 ans après.

Gn16.8 et il dit: «Hagar, servante de Saraï, d'où viens-tu et où vas-tu»? Elle répondit: «Je fuis devant Saraï ma maîtresse».

Gn16.9 L'ange du SEIGNEUR lui dit: «Retourne vers ta maîtresse et plie-toi à ses ordres».

Gn16.10 L'ange du SEIGNEUR lui dit: «Je multiplierai tellement ta descendance qu'on ne pourra la compter».

Gn16.11 L'ange du SEIGNEUR lui dit: «Voici que tu es enceinte et tu vas enfanter un fils, tu lui donneras le nom d'Ismaël car le SEIGNEUR a perçu ta détresse.



Gn16.16 Abram avait 86 ans quand Hagar lui donna Ismaël.


Gn17.1 Il avait 99 ans quand le SEIGNEUR lui apparut et lui dit: «C'est moi le Dieu Puissant. Marche en ma présence et sois intègre.

Gn17.2 Je veux te faire don de mon alliance entre toi et moi, je te ferai proliférer à l'extrême».

Gn17.3 Abram se jeta face contre terre, Dieu parla avec lui et dit:

Gn17.4 «Pour moi, voici mon alliance avec toi: tu deviendras le père d'une multitude de nations.

Gn17.5 On ne t'appellera plus du nom d'Abram, mais ton nom sera Abraham car je te donnerai de devenir le père d'une multitude de nations

Gn17.6 et je te rendrai fécond à l'extrême: je ferai que tu donnes naissance à des nations, et des rois sortiront de toi.

Gn17.7 J'établirai mon alliance entre moi, toi, et après toi les générations qui descendront de toi; cette alliance perpétuelle fera de moi ton Dieu et Celui de ta descendance après toi.

L'article 1 de Salam ne contredit pas la Bible sur la question de la descendance "Abraham, père d'une multitude de nations", sauf que le terme Palestine n'y est pas cité et que la terre donnée à (la descendance d') Abraham a des contours tout à fait imprécis.
Article 1. La Palestine est la Terre Promise à Abraham et à ses fils innombrables. Juifs, Chrétiens et Musulmans se déclarant d’Abraham, cette terre est pour eux sacrée et ils s’en proclament collectivement gardiens et citoyens. En vue de cela, la Palestine, une et indivisible est leur leg et ils y sont ensemble les protecteurs de la paix.

Ceci dit, Salam ne sous-entend pas une partition de cet espace actuel Palestine-Israël. Un état palestinien est inacceptable tout simplement parce qu'il ne serait pas le reflet de La Paix (de dieu), mais l'enterrement d'un divorce.
Ces derniers jours, GW Bush (et N Sarkosy qui lui emboitait le pas) promettait cet Etat pour l'an prochain. C'est un compromis totalement irréaliste... (à mon idée ... mais je ne suis pas le seul à le penser).

La Bible peut-elle servir de références pour définir ce territoire ???

Sichem = Naplouse (Cisjordanie 60 kms au nord de Jérusalem)
Gn12.4 ... Abram avait 75 ans quand il quitta Harrân.

Gn12.5 ... Ils partirent pour le pays de Canaan. Ils arrivèrent au pays de Canaan.

Gn12.6 Abram traversa le pays jusqu'au lieu dit Sichem, jusqu'au chêne de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays,

Gn12.7 le SEIGNEUR apparut à Abram et dit: «C'est à ta descendance que je donnerai ce pays»; là, celui-ci éleva un autel pour le SEIGNEUR qui lui était apparu.

Gn12.8 De là il gagna la montagne à l'est de Béthel. Il dressa sa tente entre Béthel à l'ouest et Aï à l'est, il y éleva un autel pour le SEIGNEUR et invoqua le SEIGNEUR par son nom.

Gn12.9 Puis, d'étape en étape, Abram se déplaça vers le Néguev.

Gn12.10 Il y eut une famine dans le pays et Abram descendit en Egypte pour y séjourner car la famine sévissait sur le pays.
La terre n'a pas été donnée à Abraham, mais à sa descendance !!!
Béthel se situerait en Samarie (actuelle Cisjordanie) à 10 kms au nord de Jérusalem (Il est identifié par certains au village arabe de "Beitin" et à l'implantation juive de "Beit El" par d'autres. Wikipédia)
n'est pas située (à ma connaissance).

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Coran la liberté de pensée et de conscience

Message  navy le Ven 18 Jan 2008 - 4:41

bonsoir Njama,


pour s'en tenir au manifeste de Salam. Arrow


Navy, Ismaël est le premier fils (naturel) par Agar, Isaac le second par Saraï 13 ans après
.

Oui, tu as raison, j'ai cité ça de mémoire, j'aurais dû vérifier.

L'article 1 de Salam ne contredit pas la Bible sur la question de la descendance "Abraham, père d'une multitude de nations"

Je ne sais pas Njama, car plus loin:

en Genese 28 - 29 : Puis, l'Eternel apparaissait au sommet, et disait (à Jacob) : "Je suis l'Eternel, le D. d'Abraham ton père et d'Isaac ; cette terre sur laquelle tu reposes, je la donne à toi et à ta postérité."


Gn12.7 le SEIGNEUR apparut à Abram et dit: «C'est à ta descendance que je donnerai ce pays»; là, celui-ci éleva un autel pour le SEIGNEUR qui lui était apparu.


Ces 2 versets ne se contredisent pas; Dieu parle de la descendance globalement, ensuite plus loin ds le temps précise cette descendance Smile

---------------------

Ceci dit, Salam ne sous-entend pas une partition de cet espace actuel Palestine-Israël. Un état palestinien est inacceptable tout simplement parce qu'il ne serait pas le reflet de La Paix (de dieu), mais l'enterrement d'un divorce.
Ces derniers jours, GW Bush (et N Sarkosy qui lui emboitait le pas) promettait cet Etat pour l'an prochain. C'est un compromis totalement irréaliste... (à mon idée ... mais je ne suis pas le seul à le penser).

Tu as sans doute raison Arrow

Si vous vous donnez la peine, d'analyser l'histoire (des débuts à aujourd'hui) de cette "résurrection" d'Israël, vous constaterez que les premiers chefs politiques de l'Etat, qui étaient des laïcs, étaient prets à un partage du pays, où même Jérusalem était exclue.

Et dans la suite de l'histoire, nous pouvons constater, que pratiquement tous les chefs politiques étaient prets à faire des concessions territoriales, pour être en paix avec leurs voisins Arabes.

Mais toutes leurs décisions importantes territoriales, leurs furent imposées et guidées, par les "événements extérieurs", (guerres des 6 jours par ex.) qui les "obligèrent" sans leur donner le choix !

navy

Messages : 912
Date d'inscription : 20/08/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://vie-spirituelle.forums-actifs.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Coran la liberté de pensée et de conscience

Message  Invité le Ven 18 Jan 2008 - 14:41

Un peu plus loin dans le récit Biblique, l'espace géographique semble se préciser.

Ex3.6 Il dit: «Je suis le Dieu de ton père, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob». Moïse se voila la face, car il craignait de regarder Dieu.

Ex3.7 Le SEIGNEUR dit: «J'ai vu la misère de mon peuple en Egypte et je l'ai entendu crier sous les coups de ses chefs de corvée. Oui, je connais ses souffrances.

Ex3.8 Je suis descendu pour le délivrer de la main des Egyptiens et le faire monter de ce pays vers un bon et vaste pays, vers un pays ruisselant de lait et de miel, vers le lieu du Cananéen, du Hittite, de l'Amorite, du Perizzite, du Hivvite et du Jébusite.
Où situer tous ces lieux ? scratch
Est-ce que l'essentiel (si l'Exode est aussi une métaphore universelle) tient finalement dans l'importance de ces lieux, ou ne serait-ce pas plutôt que la vie (spirituelle) puisse germer et évoluer dans une terre étrangère, si non-affable du moins pas inhospitalière, loin et hors de portée de la domination esclavagiste de Pharaon farao ... symbole de tous les pouvoirs politico-religieux oppresseurs ?

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Coran la liberté de pensée et de conscience

Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 21:18


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum