Spiritualités

L'ére du faux

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L'ére du faux

Message  Invité le Ven 21 Sep 2007 - 20:22

Faucheurs, à vos faux pour chasser le faux ! Suspect Shocked

Fausses infos, fausses poitrines
Fausses photos pour de faux magazines
Faux guérisseurs, fausses fortunes
Faux électeurs dans les fosses communes
Faux soldats dans les fausses guerres
Ça va finir, ça va finir
Qu'on sera tous des faussaires

Faux marteaux, fausses faucilles
Faux garçons aux bras de fausses filles
Faux serments pleins de "forever"
Faux calmants pour de fausses douleurs
Faux purs-sangs sous de fausses crinières
Ça va finir, ça va finir
Qu'on sera tous des faussaires

{Refrain:}
Pour en sortir c'est du délire
C'est un vrai casse-tête
Même tes faux sourires
Te font de vraies fossettes

Fausses rumeurs, fausses annonces
Faux sauveur donnant de fausses réponses
Fausses amours, fausses postures
Faux chanteur dans sa fausse voiture
Faux bijoux donnant de fausses rivières
Ça va finir, ça va finir
Qu'on sera tous des faussaires

{au Refrain}

Faux prêcheur, faux prophète
Faux joueur mimant la fausse défaite
Fausse Bible ou bien sa fausse lecture
Faux touristes dans la fausse nature

Francis Cabrel Les faussaires

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Re: L'ére du faux

Message  Invité le Lun 24 Sep 2007 - 0:09

Avec sa petite chanson mélancolique Francis Cabrel dénonce tout ce "faux" dans lequel on baigne avec évidence, mais que tout-un-chacun contribue à créer peut-être.

Donc, si chacun ne veille pas à son son petit niveau à inverser la vapeur, comme il dit:
"Ça va finir, ça va finir
Qu'on sera tous des faussaires"

Esope, fabuliste grec, formulait la même idée d'une autre façon.

Le maître d’Esope, (à l’époque où il était encore esclave), lui avait demandé d’aller au marché et d’acheter ce qu’il y avait de meilleur. Esope n’acheta que des langues sous prétexte qu’il n’y a rien de meilleur que la langue, lieu de la vie civile disait-il, clef des sciences, organe de la vérité, de la raison, de la prière, du sentiment …
Pour l’embarrasser, son maître lui commanda le lendemain d’acheter ce qu’il y avait de pire, et Esope ne fit que servir des langues, disant que la pire des choses qui soit au monde c’est la langue, mère de tous les débats, source de divisions ou de guerres, organe de l’erreur, du blasphème et de l’impiété.

« Adame sort de Ma Bouche avec la lime* (ef)filée » VII/6

*En recevant le don de parole, outre le don de libre arbitre, et d’invention, l’homme devient Adame. Mais le langage est encore pour lui un outil délicat et dangereux. (lime effilée).

La Révélation d'Arès n'invente rien, elle redit en condensé des sagesses que l'on peut lire à droite, à gauche. Le verset cité fait assez bien "écho" à
cette petite leçon d'Esope. Ilest intéressant de noter que "ce nouvel attribut" du langage fait basculer de l'état d'homme vers celui d'Adame. (ce n'est peut-être pas la seule condition, mais celle-ci est au moins clairement énoncée "primordiale").

La vie spirituelle n'existe pas qu'autour des auréoles des Ecritures sacrées study , ou loin dans les étoiles. Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven
Une condition de la vie spirituelle qui me paraît essentielle pour la "catalyser", est de se tenir dans "le vrai" (ou pour le moins d'essayer de s'y tenir), là où l'on se trouve.

L'autre remarque que je voulais faire, c'est que la vie spirituelle se trouve dans la vie même, à portée de mains ou de circonstances. Wink

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Re: L'ére du faux

Message  Invité le Mar 25 Sep 2007 - 12:07

En recevant le don de parole, outre le don de libre arbitre, et d’invention, l’homme devient Adame.

Cette petite phrase d'annotation est très intéressante. On peut y repérer quelques "substances" pour nous aider à cerner quelques valeurs spirituelles.

Substance : désigne toutes sortes de matières. Au sens philosophique Ce qui sert de support permanent et essentiel aux attributs d’un être (dictionnaire Flammarion)

Le libre-arbitre qui est un aspect de l'usage de la notre liberté. il peut être limité par des contraintes aussi bien intérieures extérieures. Les fausses libertés ... (à développer)
Le don d'invention est lui lié à la connaissance, ou aux connaissances. A l'image du langage, c'est l'emploi que l'on fait de ces connaissances qui est déterminante. Leurs usages peut être tournées vers la création ou la destruction, ... (à développer)

Francis Cabrel a oublié de parler des "faux rhums" qui n'ont rien à voir avec les forums, si ce n'est que dans l'un et l'autre on peut quelquefois y trouver un peu de fantaisie


Laughing

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Re: L'ére du faux

Message  pat le Mer 26 Sep 2007 - 10:16

L'air du faux est irrespirable
l'aire du faux est minée
Et, par définition, l'ère du faux n'existe pas.

Il n'y a que de fausses paniques

pat

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Re: L'ére du faux

Message  pat le Mer 26 Sep 2007 - 10:23

Mais, ce que tu écris sur la spiritualité est très intéressant et je ne pouvais pas me contenter de la pirouette précédente.

Autrement dit, l'homme devint spirituel en recevant le don de la parole, le don de libre arbitre et le don d'invention.

Le don de la parole peut conduire à la tour de Babel, à la parole creuse, à la Parole déformée, mal comprise, mais aussi à l'accomplissement. Elle peut véhiculer le mensonges et être au service de la destruction, comme elle peut contribuer à la Création.

Le libre arbitre va très loin dans la notion de liberté, car c'est la liberté de devenir son propre arbitre, c'est donc la possibilité du parfait arbitraire.

Le don d'invention comme tu le suggères est directement lié à la Création ou à la destruction. On voit sans commentaire, le rôle primordial de ce don.

Ainsi on voit que Dieu en donnant un potentiel spécifique à l'homme (qu'on appelle spiritualité) lui donne, pour le réaliser, des outils redoutables qui peuvent mener au projet de Dieu, mais qui peuvent aussi conduire à l'anéantissement de ce projet.

Car, le Adam que l'on connait, n'est que la possibilité de l'homme accompli.

En recevant ces dons, l'homme quitte sans doute le stade animal pour se ranger dans une nouvelle espèce: l'homme spirituel.
Et c'est là que Dieu nous associe à son projet, à savoir que l'homme spirituel accompli devra être une création de l'homme lui-même...

pat

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Re: L'ére du faux

Message  Invité le Mer 26 Sep 2007 - 13:23

Merci Pat pour la pirouette ! lol! J'adore les saltimbanques

j'espère avoir ouvert une piste de cirque clown pour y réfléchir.

Autrement dit, l'homme devint spirituel en recevant le don de la parole, le don de libre arbitre et le don d'invention.
Il a là quelque chose de très "Essentiel" à mon sens.
En recevant ces dons, l'homme quitte sans doute le stade animal pour se ranger dans une nouvelle espèce: l'homme spirituel.
A propos du don de Parole, c'est incontestablement vrai, il vient même contredire toutes idées réductrices sur notre propre nature humaine, par rapport à celle du monde animal, telles que les expriment les théoriciens de l'évolution qui cherchent à ramener l'ensemble du "vivant" (l'homme compris) sous un angle de vue matérialiste, "génétique" dans leur langage.

Je peux avoir une mère ou un père russe et ne pas connaître un seul mot de cette langue s' ils ont choisi de ne pas la transmettre. Le langage n'est pas génétique.
L'imaginaire n'appartient pas plus à un déterminisme biologique, et encore moins le don de création.

C'est là qu'on perçoit que la théorie exprimée par les "évolutionnistes" est tout à fait fausse pour ce qui nous concerne en tant qu'humains.
Les faux-prophètes ne sont pas que religieux !
jocolor

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Re: L'ére du faux

Message  Invité le Ven 28 Sep 2007 - 0:24

Bonsoir pat
Tu écris :
Le libre arbitre va très loin dans la notion de liberté, car c'est la liberté de devenir son propre arbitre, c'est donc la possibilité du parfait arbitraire.
Le problème du bon ou mauvais usage de (notre liberté) nos possibilités d'agir n'est pas très différent de celui de l'usage que l'on fait du langage, ou de celui que l'on pourrait faire d'une invention (connaissance).

Je viens de lire sur aquolad un post récent publié par Vaelag "Un avis extérieur".
Il me laisse penser que nous entretenons une vision mentale trop codifiée, ou juridique sur notre façon de nous comporter en société, trop hiérarchique également, alors qu'il n'y a pas lieu de l'établir si nous sommes égaux en droits.
Cela nous embrouille peut-être l'esprit.
C'est la société même qui crée cette situation d'une appartenance avec tout ce qui en découle, comme autant de séparations et divisions d'avec "un monde qui nous serait extérieur", alors que par Nature il ne l'est pas, et que celles-ci brident notre penchant naturel inné qui est notre sens du lien à l'universel.
Le religieux le bride, comme le politique.
La mondialisation est pour moi une chance, même si par moments elle prend l'allure d'une adversité.

Nous avons naturellement besoin de nous situer dans l'univers, d'en avoir une image cosmogonique. En ce sens, la vision créationniste (certes réductrice sous la loupe scientifique) est immédiatement structurante pour l'esprit, même si elle est incapable de satisfaire l'insatiable besoin d'explications de la raison (qui ne sera jamais satisfait).
En ce sens je me sens beaucoup plus créationniste qu'évolutionniste. Tant pis si certains poussent quelques cris d'orfraie à me lire.
Bonne lecture
bonjour,
"""
"Vous êtes déjà si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quels genre d’homme doivent être les Européens ? Quelle espèce de créature choisissent-ils d’être, forcés de faire le bien et n’ayant pour éviter le mal d’autre inspiration que la peur de la punition ? (...) L’homme n’est pas seulement celui qui marche debout sur ses jambes, qui sait la lecture et l’écriture et montrer mille exemples de son industrie...

En vérité mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient Huron. Je vois clairement la profonde différence entre ma condition et la tienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j’ai l’entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit.

Il n’en est pas de même pour toi. Ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine, ton vice-roi dispose de toi. Tu n’as pas la liberté de faire ce que tu as dans l’esprit. Tu as peur des voleurs, des assassins, des faux-témoins, etc. Et tu dépends d’une infinité de personne dont la place est située au-dessus de la tienne. N’est-ce pas vrai ?"

Kondiarionk, chef Huron, s’adressant au baron de Lahontan, lieutenant français en Terre-Neuve

"""
Ou encore :

""" "Les hommes blancs annonçaient bien haut que leurs lois étaient faites pour tout le monde, mais il devint tout de suite clair que, tout en espérant nous les faire adopter, ils ne se gênaient pas pour les briser eux-mêmes.

Leurs sages nous conseillaient d’adopter leur religion mais nous découvrîmes vite qu’il en existant un grand nombre. Nous ne pouvions les comprendre, et deux hommes blancs étaient rarement d’accord sur celle qu’il fallait prendre. Cela nous gêna beaucoup jusqu’au jour où nous comprîmes que l’homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois. Ils les gardait à portée de la main, comme des instruments, pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers."

Pachgantschilhilas, chef des Delawares

"""
Pris sur http://www.syti.net/MessageIndiens.html
Faute dans l'immédiat de dire ce que je pourrais faire de ce libre arbitre, (quoique je suis en train de rédiger cette petite réflexion que je vous soumets), je peux par contre affirmer que rien ne pourrait m'obliger à faire ce contre quoi ma conscience s'opposerait. Je ne vois pas bien qui pourrait agir à ma place, ni quelle force pourrait m'y contraindre.

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Re: L'ére du faux

Message  pat le Ven 28 Sep 2007 - 21:59

bonsoir njama
je peux par contre affirmer que rien ne pourrait m'obliger à faire ce contre quoi ma conscience s'opposerait. Je ne vois pas bien qui pourrait agir à ma place, ni quelle force pourrait m'y contraindre.

On est en plein dans ce qui fait la définition du libre arbitre dont on parle. C'est, en effet, obéir à sa conscience.
La liberté est un terme trop vague, c'est pourquoi le libre arbitre est préférable en l'occurrence, car il fait appel à la conscience. Mais si la conscience n'est pas exercée, spiritualisée;le libre arbitre peut prendre la couleur de l'arbitraire.

Tout s'articule là, c'est pourquoi il est si important de se spiritualiser. En le faisant, la conscience acquiert de l'épaisseur humaine qui lui permet d'exercer sans trop de risque ce libre arbitre.

Nous n'aurions rien à craindre si notre conscience était spiritualisée, autrement dit si nous en avions construit l'âme, le noyau. Si nous avions mis du contenu dans ce grand contenant.

Si nous commencions seulement ce travail sur nous-mêmes, nous échapperions très vite à la vision mentale codifiée, juridique, hiérarchique dont tu parles et prendre conscience que nous sommes égaux en droit ne poserait plus de problème.

Je ne sais pas si c'est la société qui est la cause de nos problèmes et si l'innocence se trouve du coté de la nature.
Peut-être, sans doute même, en partie.
Mais cette vision rousseauïste ne continue de correspondre à une certaine réalité que dans la mesure ou justement, nous ne nous changeons pas. Ce libre arbitre qui peut transformer notre conscience, peut transformer par voie de conséquence l'ensemble de nos comportements sociaux.

C'est ça le changement de nature dont je parlais plus haut. Dans la mesure ou nous sommes des êtres de culture (autrement dit des produits de la société) tout dépend de la façon dont nous abordons cette culture, tout dépend de la façon dont nous nous auto créerons, créant du même coup une autre façon de vivre ensemble, donc, une autre société.

Je ne veux pas pour l'instant entrer dans le débat du créationisme et de l'évolutionnisme. Ces deux théories qui ne s'opposent pas forcément sont trop chargées d'idéologie pour que l'on s'y engouffre sans d'infinies précautions. Il ya des termes comme ça qui sont devenus tellement chargés qu'on ne peut plus les employer sans en donner la définition et dire de quoi on veut parler.
on pourra aborder cette question ultérieurement si tu veux.

pat

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Re: L'ére du faux

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