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Comprendre les conflits

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Comprendre les conflits

Message  Invité le Ven 5 Sep 2008 - 2:03

L'été a été particulièrement chaud.
La Géorgie, avec l'aide de militaires américains attaque l'Ossétie du Sud (pro-russse). La Russie riposte, la Caucase s'embrase.
La guerre se poursuit en Afghanistan. La mort de quelques soldats français dans ce conflit nous rappele cette guerre un peu oubliée ... guerre qui dure déjà depuis 7 ans !
Ces 2 événements pourraient sembler distincts, indépendants, sans liens entre eux et pourtant l'un est l'autre s'inscrivent dans un même contexte géo-stratégique !

Guerres politiques, chocs de civilsations, ou guerres économiques (néo-coloniales) ?

Quelques éléments pour comprendre.



Cet article relate les arrière-plans de la guerre des États-Unis contre l'Afghanistan. Les véritables raisons du conflit sont le pétrole, le gaz et des pipelines autour de la Mer Caspienne. Afin de transporter le pétrole et le gaz depuis le côté est de la Mer Caspienne vers des marchés prometteurs au Pakistan et en Inde, un projet de construction de pipelines traversant l'Afghanistan avait été étudié. Le Etats-Unis entendaient obtenir la maîtrise sur ce pipeline stratégique via l'entreprise UNOCAL, mais lorsque celle-ci n'y parvenait pas, les Etats-Unis finissent par préparer une guerre. Au moment où les militaires étaient prêts à attaquer, et qu'il ne manquait plus qu'un prétexte pour l'invasion, les événements du 11 septembre 2001 tombaient à pic. Les Etats-Unis pouvaient attaquer l'Afghanistan avec le support du Congrès, de la population et du reste du monde. Bush a menti sur les vraies raisons et « Opération 11 septembre » s'avère un crime presque parfait.

Les pipelines afghans ne forment qu'une pièce dans le jeu d ‘échec politique des E.U. pour obtenir une influence dominante dans les républiques soviétiques d'antan, riches en pétrole et en gaz. Avec une consommation de 25 pourcent de la production de pétrole mondiale, leur impérialisme est avant tout centré sur l'énergie. Aujourd'hui les Etats-Unis dépendent déjà pour 60 pourcent de pétrole étranger, un pourcentage qui croît rapidement. Les idées néo-conservatives pour transformer les États Unis en une « force dominante » ne sortent pas du néant.


(article très détaillé de Rudo de Ruijter Chercheur independant)
http://www.planetenonviolence.org/index.php?action=article&numero=1018&PHPSESSID=380eecf22146a01ea811b0a7b8848388



Le BTC, c'est le pipeline qui transporte du pétrole de la mer Caspienne - La Caspienne se classe au troisième rang des réserves mondiales de pétrole - d'Azerbaïdjan jusqu'en Turquie via la Georgie, plus précisément de Baku ( Azerbaijan) à Ceyhan ( Turquie) en passant par Tbilisi, capitale de la Georgie.

Le BTC a été construit début des années 2000. Cet oléoduc,dont la valeur est autant stratégique qu'économique, ne prend pas le chemin le plus direct depuis les champs pétroliers de la Caspienne jusqu'à Ceyhan, le tracé le plus logique passait par l'Iran. Mais l'Iran se trouvant sur la liste des pays ennemis de Washington, non seulement il fallait contourner la Russie mais aussi l'Iran.

Israël est partenaire dans l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) qui amène du pétrole et du gaz à l'Est de la Méditerranée. Plus de 20 pour cent du pétrole des Israéliens est importé de l'Azerbaïdjan, une grande partie transitant par le pipeline BTC. Dirigé par la British Petroleum, le pipeline BTC a radicalement changé la géopolitique en Méditerranée orientale et au Caucase :
[...]
L'objectif d'Israël n'est pas seulement de prendre le pétrole de la mer Caspienne pour ses propres besoins de consommation, mais aussi de jouer un rôle clef dans la réexportation de ce pétrole vers les marchés asiatiques depuis le port d'Eilat à travers la Mer Rouge. Les implications stratégiques de ce réacheminement du pétrole de la mer Caspienne sont d'une grande portée.
(Pour plus de détails, voir de Michel Chossudovsky, La guerre contre le Liban et la bataille pour le pétrole, Global Research, juillet 2006.)

Ce qui est envisagé, c'est de relier le pipeline BTC au pipeline trans-israélien d'Eilat à Ashkelon, aussi connu sous le nom de Tipline d'Israël, depuis Ceyhan au port israélien d'Ashkelon.



site de EAPC (Eilat Ashkelon Pipeline Company) http://www.eapc.co.il/pipelines.html

http://www.planetenonviolence.org/Georgie-Un-Pipeline-BTC-Tres-Protege-par-les-USA-Et-Israel_a1649.html
Article planete non-violence "Géorgie: Un pipeline (BTC) très protégé par les USA et Israël"

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Re: Comprendre les conflits

Message  Invité le Ven 5 Sep 2008 - 3:05

Je ne pense pas que l'Amérique soit derrière cette guerre déclenchée en Géorgie.
Je pense que la Russie veut s'approprier totalement le territoire géorgien le "coloniser" pour s'approprier l'énergie gaz et pétrole, ne pas partager avec les USA notamment. Poutine tire les ficelles en coulisses. La Russie veut devenir forte face à l'Asie qui a besoin d'énormément de ressources.
article du COURRIER INTERNATIONAL
Extrait
La Russie sort exsangue de l'époque soviétique. Asphyxié par une politique inadaptée au monde et aux finances modernes, appauvri par une économie patissant d'un programme tourné vers les industries lourdes et l'armement, la Russie est au bord de la ruine. Elle a vu son territoire diminuer de plus d'un tiers et sa population de moitié alors qu'elle devait se séparer des états vassaux. Ces derniers revêtaient une importance stratégique sur l'échiquier soviétique : L'Ouzbékistan et les républiques d'Asie centrale pour les richesses de leur sous sol en termes d'énergies fossiles, l'Ukraine et la Biélorussie pour des raisons militaires et diplomatiques, la Géorgie étant quant à elle présentée comme une porte ouverte vers le Caucase et les gisements miniers de la région. La conservation d'un pôle d'influence russe dans la région reste à l'heure actuelle le principal moteur de l'action du ministère des Affaires étrangères de Serguei Lavrov.http://russiactu.blogs.courrierinternational.com/archive/2007/12/02/pourquoi-poutine-est-il-si-populaire.html

Pourquoi Poutine est-il si populaire ?

Tout d'abord, il est primordial de rappeler que le président russe base sa légitimité sur des taux de satisfactions approchant les 70 %. Les différentes enquêtes d'opinion sont certes commandées par des médias proches ou inféodés au pouvoir central mais attestent d'une popularité croissante de l'ancien lieutenant du KGB. L'émergence de Vladimir Poutine en 1999 coïncide avec la fin d'une période de troubles ayant duré près de 15 ans. Cette phase de transition désordonnée est l'une des conséquences de l'effondrement brutal du Bloc Soviétique et du régime communiste à partir de 1985. Le Glastnost (Parlé Vrai) est initié par le nouveau leader du Parti Mikhail Gorbatchev. Il répond aux pressions de la frange conservatrice du Politburo qui n'avait alors aucun intérêt à voir ce jeune loup concrétiser son plan de réformes économiques. (Perestroïka)
La Nouvelle Fédération de Russie, alors gouvernée par un Boris Eltsine porté au Kremlin par la population et l'Histoire est en proie aux abus de toutes sortes. Ainsi, alors que le président de Russie enclenche sous l'impulsion du Ministère des Finances un gigantesque plan de privatisation des biens industriels en commerciaux du pays, s'ouvre une brèche dans laquelle ne tardent pas à s'engouffrer de puissants hommes d'affaire. Mais pourquoi avoir cédé volontairement le fleuron du monde industrie russe à un prix aussi dérisoire? Ces oligarques, dont certains grimpent les échelons de la hiérarchie étatique de manière fulgurante, s'accaparent des secteurs entiers de l'industrie russe. Le Kremlin, alors conscient du peu de moyens dont dispose le trésor prend la décision drastique et abrupte de céder plus de 50% des entreprises nationales et d'ouvrir l'ère de l'économie de marché. Ce qui devait se préparer dans une transition ménagée, se déroula au cours d'un cataclysme financier et juridique. Tandis que Vladimir Goussinski constituait un empire médiatique, Boris Berezovski faisait l'acquisition de l'ORT qui devient alors la première chaîne du pays en terme d'audiences, du principal constructeur automobile Vaz et d'AeroFlot notamment. D'autres noms jalonnent l'épopée de ces businessmen. Alicher Ousmanov, Mikhail Khodorkovski, Roman Abramovich...
La population en garde par ailleurs une puissante rancoeur à leur encontre, car ils véhiculent l'image de pirates ayant pillés les fonds d'un pays alors au bord de la ruine.
De plus, le pays sort exsangue de l'époque soviétique. Asphyxié par une politique inadaptée au monde et aux finances modernes, appauvri par une économie patissant d'un programme tourné vers les industries lourdes et l'armement, la Russie est au bord de la ruine. Elle a vu son territoire diminuer de plus d'un tiers et sa population de moitié alors qu'elle devait se séparer des états vassaux. Ces derniers revêtaient une importance stratégique sur l'échiquier soviétique : L'Ouzbékistan et les républiques d'Asie centrale pour les richesses de leur sous sol en termes d'énergies fossiles, l'Ukraine et la Biélorussie pour des raisons militaires et diplomatiques, la Géorgie étant quant à elle présentée comme une porte ouverte vers le Caucase et les gisements miniers de la région. La conservation d'un pôle d'influence russe dans la région reste à l'heure actuelle le principal moteur de l'action du ministère des Affaires étrangères de Serguei Lavrov.
Le Kremlin use de tous les stratagèmes en sa possession pour maintenir ses prérogatives auprès des capitales nouvellement indépendantes. Gazprom, véritable bras armé de la politique poutinienne, module et impose des tarifs aux pays ayant tendance à s'éloigner du grand frère russe. Ainsi, plusieurs Etats tels que l'Ukraine, la Biélorussie, la Géorgie et les Pays Baltes ont dû souffrir des exigences subites du géant gazier. Ces ultimatums financiers se sont soldées à plusieurs reprises par des coupures d'approvisionnement au coeur de l'hiver, entraînant de graves perturbations dans l'économie nationale et des troubles politiques. La Russie fait également pression sur le terrain politique. En soutenant ouvertement certains candidats (cf Viktor Ianoukovich en Ukraine), la Russie maintient une pression constante sur les institutions. Les récents échanges entre Moscou et Tbilisi à propos de la souveraineté de la Géorgie sur la province de l'Abkhazie illustrent la politique actuellement menée par la présidence.
Fragilisée dans son quotidien et dans sa perception de la Russie dans le monde, la population s'est rassemblée autour de la figure traditionnelle du chef de famille autoritaire. Si les atours de héros de la libération nationale attribuée à Boris Eltsine, après que ce dernier se soit opposé au Putch soviétique dans les dernières heures de l'Union, a tenu le temps d'un premier mandat, l'image d'un homme diminué, malade et dépressif s'est imposée dans l'inconscient collectif. Réélu en 1996 en jouant sur la peur d'un retour des rouges savamment orchestré par l'un de ses principaux conseillés : Boris Berezovski, ce second mandat est un désastre. Eltsine est fatigué physiquement et moralement et les médias se font l'échos des pires craintes à son sujet et sur le devenir du pays dans cette «vacance présidentielle».
L'arrivée d'un jeune pétersbourgeois à la tête du gouvernement en 1999 allait marquer une étape majeure pour le pays. Vladimir Poutine devait incarner le renouveau d'un pays aussi bien politiquement qu'économiquement et militairement. Les attentats du 11 septembre 2001 et les troubles que connurent certains pays exportateurs d'hydrocarbures eurent des effets majeurs sur le marché mondial. Alors que le nouveau président, élu définitivement en janvier 2000 après avoir supplée Eltsine, avait entrepris de rénover et surtout la re-nationalisation des entreprises de ce secteur clef de l'économie russe. Mikhail Khodorkovski incarne ces entrepreneurs que tous accusent d'avoir «pillé le pays» de ses richesses. Le procès de ce dernier passionna les télespectateurs des chaînes qui diffusaient les compte rendu des audiences. Condamné à 8 ans de réclusion pour fraude et évasion fiscale de grande ampleur, l'ancien dirigeant de Ioukos purge sa peine avec son bras droit Platon Lebedev dans un pénitencier de Sibérie et symboliser la chasse aux mauvais oligarques. D'autres membres de cette «corporation» ont su négocier le virage idéologique avec prudence. Ainsi retrouve t'on des hommes tels que Roman Abramovich, Alexei Miller, Alicher Ousmanov ou Dimitri Medvedev à la tête de grands groupes nationaux et à celle de quelques uns des ministères les plus importants.
Un Baril à près de 100 dollars, une tendance qui reste à la hausse, un contexte international qui n'incite pas les spéculateurs à la quiétude : la Russie comme d'autres pays a su exploiter cette manne providentielle. Les effets sur l'économie se sont rapidement faits sentir. L'Etat a par ailleurs réussi à rembourser sa dette extérieure en avance et développer des infrastructures cohérentes dans le domaine énergétique. Avec une croissance annuelle de plus de 7%, la Russie de Poutine peut nourrir l'espoir de recouvrer la puissance qui était la sienne avant l'effondrement du bloc communiste. La petite station de Sotchi, connue uniquement des riches propriétaires de datchas et des membres de la haute administration s'est récemment vue attribuer l'organisation des J.O. De 2014. Loin des considérations sportives qui devraient régir ce genre de nominations, c'est bel et bien la puissance financière d'un pays qui est salué par le CIO.
A la tête de la majorité des médias, le Kremlin, distille une communication rassurante et partiale. Les agences de presse que sont Ria Novosti et Itar Tass sont davantage la voix de leur maître que de réels instruments journalistiques. Cet état de fait contribue grandement à la popularité du président au près de population parfois éloignées de milliers de kilomètres de la capitale. Loin des ingérences, des pressions et irrégularités politiques, des droits bafoués et des exactions institutionnelles, le maître de la forteresse cultive le rôle d'un chef de famille bienveillant, rassurant et autoritaire. La vision monolythique d'un homme ayant promi le chaos à ceux qui se détourneraient de la voie tracée est en passe de remporter le succès attendu au cours d'une élection marquée par le doute et le soupçon.
Jérémy Felkowski

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Re: Comprendre les conflits

Message  Invité le Ven 5 Sep 2008 - 11:14

Bonjour Assunta

Dans ce conflit, l'agresseur c'est la Géorgie. Il n'y a aucun doute là-dessus.

Mais comme la Russie l'a vue venir avec ses gros sabots, la réponse a été immédiate et décisive.
Maintenant on peut s'interroger pour savoir pourquoi un chat veut attaquer un tigre ...

Je me questionne aussi sur le fait que "les pays occidentaux" semblent prendre résolument partie pour l'agresseur qui a trangressé le drot international ?
Les motifs de la Géorgie n'ont pas été exposés dans la presse à ma connaissance. Si vous les connaissez, merci de me renseigner.
Cet article du Réseau Voltaire ne m'éclaire pas beauscoup, et la presse mainstream préfère parler d'autres choses que de mener de réelles investigations.
Pourtant déclencher une guerre, c'est quelque chose de très grave.

" Dans la nuit du 7 août, coïncidant avec la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Beijing, le président de Géorgie, Saakashvili, ordonnait d’attaquer militairement tous azimuts la capitale de l’Ossétie du Sud, Tskhinvali.
[...]
Qui est à l’origine de cet ordre du jour militaire ? Quels intérêts sert-il ? Quel est l’objectif de cette opération militaire ?
[...]
Sommes-nous face à un acte de provocation, en vue de déclencher un conflit plus large ? "


Provocation dans le Caucase
par Michel Chossudovsky http://www.voltairenet.org/article157949.html

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Re: Comprendre les conflits

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