Spiritualités

MOHAMED PASCAL HILOUT - UN NOUVEL ISLAM

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MOHAMED PASCAL HILOUT - UN NOUVEL ISLAM

Message  Invité le Dim 7 Sep 2008 - 5:35

Un nouvel Islam pour la France en actes et non pas en paroles.
La dignité humaine est sacrée, pas les religions !

Mohamed Pascal Hilout ou le Nouvel Islam
son site : http://www.nouvel-islam.org/

Voir la vidéo : http://www.dailymotion.com/video/kFgd7owS3jBCNeIWuh

"Un nouvel Islam en France doit remettre en cause la nécessité de la liberté, inimaginable en islam classique : la liberté de critique, y compris celle du Coran et de Mahomet. Autrement dit de l'islam classique.

Osons la sincérité pour être, enfin ! musulman de bonne foi.


- Ne pas considérer le blasphème comme un déli
- La liberté sans conditions préalables sinon ce n'est plus la liberté
- Ne plus considérer la femme comme un être inférieur
- L'abolition de la polygamie qui est d'un autre âge et fais du tort à la femme"
- Prier côte à côte avec nos filles et nos femmes.
etc"

Il va très loin puisqu'il demande que des feuillets caduques du Coran notamment ceux demandant de tuer les non-croyants, ne soient plus considérés.
Assunta

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Interview exclusive de Mohamed Pascal Hilout
Pour lire tout l'interview : http://leblogdrzz.over-blog.com/article-19740591.html


Mohamed Pascal Hilout, co-rédacteur du magazine électronique Riposte Laïque et fondateur du mouvement de réforme Le nouvel islam.

Par Yann, le 2 juin 2008
Adamastor : Bonjour M. Hilout. Pour le projet “le nouvel islam”, y a-t-il eu un déclic, et/ou de manière plus large, pouvez-vous reprendre pour nous le parcours qui vous a mené à cet engagement réformateur?
HILOUT : Il y a très longtemps que j’ai pris conscience de la nécessité de réformer l'islam. Dès la fin de mon adolescence, c’est-à-dire dès le début des années 70, j’ai compris que l'islam posait problème aux musulmans, à commencer par le Maroc où je suis né et que je n’ai quitté, pour la première fois, qu’en 1974. Mais de là à avoir les idées claires sur ce que je voulais proposer comme réforme à mes coreligionnaires, il fallait d’abord que je fasse l’analyse des raisons qui ont abouti à l’échec de maintes tentatives de réforme en islam. Et c’est à la fin des années 90 que j’ai définitivement compris que l'islam était irréformable et que c’est plutôt d’une re-fondation qu’il fallait parler.[…]
Adamastor : Vous parlez de tradition et d’héritage culturel, historique de l’Europe à reconnaître et assumer par les musulmans européens. Pour certains, il semble que le socle culturel sur lequel l'islam s’est construit soit inconciliable avec la tradition de pensée du monde occidental. Quel islam prônez-vous en ce cas, et d’abord comment définissez-vous l'islam?
HILOUT : Justement le cas des caricatures montre très bien que l’Europe c’est d’abord la liberté de critiquer les religions et les religieux sans ménagement, y compris de façon tout à fait caricaturale. En Europe, cette liberté-là est devenue quasiment sacrée. Or, en terre d'Islam, c’est le Coran et le Prophète qui sont encore sacrés, mais pas du tout la liberté d’expression. J’ai une formule qui résume bien cet état de fait et que les musulmans doivent comprendre et intérioriser avant d’espérer rejoindre un jour le concert des nations d’aujourd’hui : la dignité humaine est sacrée, pas les religions. Dans la mentalité du Moyen-âge, c’est le contraire qui prévalait, y compris ici en Europe.
Ceci montre bien qu’il n’y a pas de compromis possible : on reste dans le Moyen-âge ou bien on passe à un autre espace-temps. Avons-nous d’ailleurs le choix ? Il y a longtemps que le monde clos d’Aristote, enrobé de sept cieux selon le Coran, s’est effondré.
Adamastor : Vous écrivez ainsi que « la théologie islamique est morte »
HILOUT : Oui, la vision islamique classique de Dieu, du monde, de l’être et de l’autre est totalement dépassée. Nous devons re-fonder le tout en mettant au centre la dignité de l’être humain et le respect inconditionnel du prochain, de l’autre, bien autre, pour aboutir finalement à la vision de Dieu qui est digne de l’humanisme islamique à venir. Il nous faut faire le deuil de notre glorieuse astronomie du Moyen-âge. Il y a longtemps que nous ne sommes plus la meilleure communauté donnée au monde, comme pourrait nous le faire croire la sourate III, verset 110 du Coran.
Je définis l'islam d’une façon très simple : I = M C, c’est à dire l'islam = Muhammad Coran. Tout le reste n’est qu’avatars historiques de l'islam, forcément différents de cette définition-là. […]
Lorsque je parle de re-fonder l'islam, je parle bien du Coran et de l’expérience du prophète Muhammad. Le Coran, tout comme la Bible et les Evangiles, sont des livres composés de lettres de l’alphabet, donnés une fois pour toute. On ne peut qu’expliquer ce qu’on y trouve d’inacceptable et comment faire pour les dépasser, afin de ne pas en être les esclaves, puisque leur intention est justement de libérer notre humanité. Quant à Muhammad, c’est pareil : c’est un grand homme de l’Histoire dont certains comportements, rapportés par des historiens musulmans, posent problème à la conscience de tout musulman honnête. Dans ces cas, je le dis clairement, il ne peut servir de modèle.
Adamastor : Que rétorquez-vous à ceux qui assimilent l'islam à l’islamisme?
HILOUT : Moi je définis très clairement ce qu’est l'islam et je démontre que le Coran contient des feuillets caducs et des feuillets persistants. Je démontre aussi que certains comportements de mon prophète, comme la conduite des razzias et le fait de nous avoir laissé neuf veuves interdites de remariage, me posent, ainsi qu’à tout musulman de bonne foi, de graves problèmes d’éthique. D’ailleurs, tant qu’il n’y a pas de liberté, de respect inconditionnel des autres et de notre douce moitié, il n’y aura pas, comme il n’y en a jamais eu, d’éthique en terre d'islam.
Il me semble que ceux qui parlent d’islamisme ne font pas cet effort de clarification. Si on ne définit pas ce qu’on entend par islam et ce qu’on entend par islamisme on ne peut pas trancher votre question. Moi, je ne parle jamais d’islamisme. C’est le noyau dur et incontournable de l'islam, tel que je l’ai défini, et sa re-fondation qui me préoccupent.
Pour l’anecdote et pour prendre un peu de hauteur, je vous rappelle qu’au XIXe siècle on parlait de judaïsme, de christianisme et d’islamisme pour désigner tous simplement les trois religions. On ne se faisait aucune illusion à leur sujet et on les critiquait sans ménagement. Il était de notoriété publique que l’islamisme avait conquis la péninsule arabique grâce à des razzias et on savait bien que l’Empire ottoman, comme tous les empires de l’humanité, avait été fondé grâce à l’usage de la force et de la coercition. Mais nos contemporains ont appris la langue de bois, une langue d’ébène, voulant nous faire croire que nous les musulmans, nous ne serions pas comme tous les êtres humains. Mon islam se serait diffusé comme par magie, sans effusion de sang. Si on suivait les visions hypocrites répandues parmi des intellectuels bien français, le djihad serait presque inventé par les islamistes intégristes et non pas par mon prophète ! Ils prennent les musulmans pour des incapables de lire leur histoire et de l’assumer telle qu’elle est, avec ses exactions et ses côtés glorieux. Je considère donc que le mot islamisme tel qu’utilisé aujourd’hui n’est pas opératoire. Mais de là à mettre toutes les déviances sur le compte de l'islam, ce serait plutôt malhonnête.
[…]
Adamastor : Selon vous quelle est votre audience potentielle? Avez-vous des retours significatifs d’une attente par des rencontres, des courriers? Que vous apprennent-ils?
HILOUT : Je n’ai aucune idée de mon potentiel, mais je sais que beaucoup de musulmans en France cherchent un vrai renouveau. Depuis l’été 2007, je me suis limité à écrire, presque toutes les semaines, dans le magazine Riposte Laïque et à participer à quelques colloques. La lettre d’information de ce magazine électronique est diffusée à environ 20 000 abonnés. Notre site est très consulté et mes articles sont parmi les plus lus. Mon site « nouvel-islam.org », que j’ai négligé depuis, voit encore passer plus de 200 visiteurs différents par jour. Aujourd’hui, presque tous les retours sont positifs alors qu’il y a quatre ans, j’essuyais encore des insultes. […]
Adamastor : Comment définiriez-vous l'islam en France ?
HILOUT : L'islam en France est une pratique religieuse encore trop attachée à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient. l'islam, par ses mécanismes internes s’immisce de ce que j’ai dans mon assiette, du contenu de mon verre, du marquage dans ma chair, de ma langue liturgique, de l’orientation de ma sépulture, de l’habit de ma femme. Il réserve ma fille à des musulmans ou à des convertis bien circoncis… Tout cela est à même de consolider nos ghettos sociaux pour me maintenir, pour des siècles, dans mon étrangeté diasporique. Voilà donc l’esquisse du tableau “l'islam en France et en Europe” !
Pour lire tout l'interview : http://leblogdrzz.over-blog.com/article-19740591.html

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Re: MOHAMED PASCAL HILOUT - UN NOUVEL ISLAM

Message  pat le Lun 8 Sep 2008 - 9:26

Je me permets de reprendre quelques passages de cet interview, déjà repris en partie par assunta.
Mais, je voudrais mettre l'accent sur des points que j'ai déjà trouvé chez de nombreux penseurs musulmans

Aller à l'essentiel
la vision islamique classique de Dieu, du monde, de l’être et de l’autre est totalement dépassée. Nous devons re-fonder le tout en mettant au centre la dignité de l’être humain et le respect inconditionnel du prochain, de l’autre, bien autre, pour aboutir finalement à la vision de Dieu qui est digne de l’humanisme islamique à venir

La Parole doit libérer
....Lorsque je parle de re-fonder l’islam, je parle bien du Coran et de l’expérience du prophète Muhammad. Le Coran, tout comme la Bible et les Evangiles, sont des livres composés de lettres de l’alphabet, donnés une fois pour toute. On ne peut qu’expliquer ce qu’on y trouve d’inacceptable et comment faire pour les dépasser, afin de ne pas en être les esclaves, puisque leur intention est justement de libérer notre humanité. Quant à Muhammad, c’est pareil : c’est un grand homme de l’Histoire dont certains comportements, rapportés par des historiens musulmans, posent problème à la conscience de tout musulman honnête. Dans ces cas, je le dis clairement, il ne peut servir de modèle.
Evolution de la Parole
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...Je définis très clairement ce qu’est l’islam et je démontre que le Coran contient des feuillets caducs et des feuillets persistants. Je démontre aussi que certains comportements de mon prophète, comme la conduite des razzias et le fait de nous avoir laissé neuf veuves interdites de remariage, me posent, ainsi qu’à tout musulman de bonne foi, de graves problèmes d’éthique. D’ailleurs, tant qu’il n’y a pas de liberté, de respect inconditionnel des autres et de notre douce moitié, il n’y aura pas, comme il n’y en a jamais eu, d’éthique en terre d’islam.

Je crois que toute parole, y compris celle inspirée à des prophètes, s’inscrit dans un certain espace-temps et elle a ses limites.
Abandonner les préceptes d'une autre époque
....Je considère qu’il est immédiatement possible de suivre mon exemple et de donner comme consigne à nos familles musulmanes et juives de France de nous faire enterrer en rang à côté de nos concitoyens du cimetière communal, qui n’est pas un cimetière confessionnel. Nous pouvons faire ce choix au lieu de nous faire enterrer à part ou à l’écart. Nous devons réintégrer les morts pour intégrer les vivants.
Oui, nous pouvons autoriser nos enfants à goûter à tous les produits du terroir pour les y enraciner par les papilles. L’abattage rituel halâl et casher nous ont rendu service lorsque l’hygiène laissait à désirer, dans des espaces-temps bien différents, mais entre-temps nous avons changé de référentiel. Et voici ma touche de spiritualité bien particulière : le jambon est bon, aussi bien pour l’intégration que pour l’assimilation !
Remplacer la religion par la spiritualité
Mon espoir est que les religions monothéistes deviennent enfin spirituelles, se retirent dans leur lit naturel : le cœur, et ne submergent plus notre vie quotidienne. Il ne faut plus qu’elles servent à « séparer le bon grain de l’ivraie », mais à nous rassembler dans une communauté plus humaine. Le judaïsme, le christianisme et l’islam ont bien joué leur rôle civilisateur à un moment donné de notre histoire. Nous les en remercions. Mais s’ils ne lâchent pas prise, ils deviennent vite facteurs de conservatisme handicapant nos tentatives d’avancer en humanité.....
Revoir notre propre enseignement
....L’écrasante majorité des intellectuels musulmans dénoncent les exactions terroristes, le sectarisme et ils précisent bien qu’il s’agit d’actes extrémistes dans lesquels ils ne se reconnaissent pas. Mais ce n’est pas là que se situe le problème. Le problème est qu’ils ne disent jamais que les comportements déviants de nos enfants musulmans proviennent de ce que nous leur enseignons au quotidien. Que notre vision de nous-mêmes et des autres laisse beaucoup à désirer. Ils ne disent jamais que les extrémistes, algériens par exemple, ont été formés à la mosquée que nous avons au bout de notre rue.


Sortir du communautarisme stérile

....L’islam en France est une pratique religieuse encore trop attachée à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient. L’islam, par ses mécanismes internes s’immisce de ce que j’ai dans mon assiette, du contenu de mon verre, du marquage dans ma chair, de ma langue liturgique, de l’orientation de ma sépulture, de l’habit de ma femme. Il réserve ma fille à des musulmans ou à des convertis bien circoncis… Tout cela est à même de consolider nos ghettos sociaux pour me maintenir, pour des siècles, dans mon étrangeté diasporique. Voilà donc l’esquisse du tableau "l’islam en France et en Europe" !

Et puis il nous faut retravailler nos mythes fondateurs. Il nous faut peut-être en fonder d’autres, créer une nouvelle identification et de nouveaux rêves. Je rêve donc d’un temple juif à Jérusalem au-dessus duquel, un peu en retrait, est construite une belle église et au-dessus duquel il y aura une mosquée : une sorte de reconstitution de nos couches géologiques. ......
Et nous y aurons une liturgie où au moins une partie des prières sera commune aux trois rites : juif, chrétien et musulman. Voilà donc de quoi construire de nouveaux mythes d’Abraham et de ses enfants....
Mohammed pascal Hilout (INTERVIEW EXCLUSIVE "LE BLOG DRZZ"  )

Pour ma part, je rêve que tous les temples et notamment les églises de chaque commune de France soit un jour ouvert à tous les croyants quelque soit leurs rites particuliers.
Ces lieux chargés de prières et de ferveur accueillant la prière de l'ensemble des croyants dans leur rituel traditionnel ou mieux, tantôt dans le rituel de l'un tantôt dans le rituel de l'autre ou mieux encore comme le rêve Hilout dans un rituel commun.
La participation de chacun n'indiquant nullement une conversion au dogme ou au rituel de l'autre, mais étant entendu comme une participation commune au chant du monde en harmonie avec le Créateur.
Nul doute qu'un tel apprentissage renverrait bien vite préjugés et dogmes aux places secondaires qu'ils auraient dû toujours avoir.
Une prière proclamée par tous les hommes de bien et s'il se trouvait quelques athées dans l'assistance venus là témoigner de leur foi en l'homme, ce ne serait pas mal non plus.
Par nos dissensions nous avons rendu Dieu inaccessible et muet.
A quand donc ces Assemblées de Dieu, réinventant à la lumière des différentes révélations, une véritable communauté des Hommes.

pat

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