Spiritualités

Elle a osé parler de fraternité....

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Elle a osé parler de fraternité....

Message  pat le Mer 19 Nov 2008 - 13:40

Elle a osé parler de fraternité

Nous sommes dans un pays laïque, c'est à dire que nos gouvernants doivent respecter et protéger toutes les croyances, sans discrimination.
Cela veut dire aussi qu'un politique même croyant ne doit pas évoquer Dieu dans ses discours, ses décisions où les lois qu'il veut proposer, parce que dans un pays, il y a aussi des athées. D'autre part, il ne devra être ni clérical ni anti clérical.

Mais lorsque ce politique évoque la fraternité ou d'autres valeurs purement humanistes, il n'y a aucune raison de le soupçonner de vouloir introduire quoique ce soit de religieux.
Si la révolution française a introduit la fraternité dans sa devise, ce n'est pas, me semble t-il, par cléricalisme!

Eh bien notre société, nos médias et une partie de ce qu'on appelle l'élite en ont fait un gros mot. Ils sont devenus ridiculement pointilleux sur tout ce qui pourrait avoir une connotation religieuse.

Ce serait bien de vivre en fraternité, car on n'a rien inventé de mieux pour vivre en harmonie avec autrui, mais sans jamais prononcer le mot.

Ségolène Royal s'est faite huer au congrès socialiste pour avoir prononcé le mot fraternité. Pas tous les socialistes! mais quand même, on croit rêver.

Drôle de situation tout de même pour un parti politique qui se réclame de l'humanisme, de l'égalité, de la liberté de siffler le mot fraternité.
Drôle de situation de voir un parti politique aussi sectaire et par son sectarisme se couper de ses militants populaires, qui eux continuent de vibrer en entendant ces mots.
Le parti socialiste ne serait-il plus républicain?
Question idiote, bien sûr !
Mais le malaise que révèle de tel fait, ne cacherait-il pas le malaise que ces grandes organisations finissent par générer ?
Serait-on arrivé à un essoufflement de ces grands appareils?
Vont-ils finalement disparaître au profit d'organisations plus souples, plus humaines, plus libres?
Des systèmes où l'unité de façade se paye à coup de phrases assassines dans les couloirs.

Pour finir, je me demandais si ces mêmes socialistes qui sifflaient "la très spirituelle fraternité" sont aussi ceux qui s'offusquent quand la "Marseillaise" subit le même traitement dans les stades?

pat

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Re: Elle a osé parler de fraternité....

Message  Invité le Mer 19 Nov 2008 - 21:10

pat a écrit:[...]Drôle de situation de voir un parti politique aussi sectaire et par son sectarisme se couper de ses militants populaires, qui eux continuent de vibrer en entendant ces mots.
Le parti socialiste ne serait-il plus républicain?
Question idiote, bien sûr ![...]
Les Pèlerins d'Arès ne font pas de politique, mais puisqu'ils subissent le poids de la politique qui leur impose ses lois et ses polices, ils ont quand même droit à une opinion.
Bravo, pat! C'est bien dit.

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Re: Elle a osé parler de fraternité....

Message  Invité le Jeu 20 Nov 2008 - 1:58

3 réactions prises vite fait sur le Web:
Quant au discours développé par ce courant, il ne brille pas par sa modernité. Passons sur les homélies de Royal sur la fraternité, sur ses appels à nous aimer les uns les autres et autres vieilleries de sacristie, ses références aux idées prétendument nouvelles de la social-démocratie moderne, incarnée entre autres par l'Anglais Tony Blair ou l'Espagnol José-Luis Zapatero, s'inscrivent dans une tradition de plus d'un siècle ; celle des partis sociaux-démocrates qui participèrent en tant que tels (dès 1914-1920 pour la première fois) à des gouvernements aux côtés de représentants directs de la bourgeoisie. (lutte ouvrière)
Réaction dubitative, tout comme l'athéisme parce que la religion n'a pas répondu à cet idéal de fraternité à construire. "S'aimer les uns les autres", l'expression n'est pas nouvelle !

«Sur internet, y 'a une mauvaise image qui ressort du PS, avec tous ces moments de gravitude. Tous les candidats parlent d'unité, mais elle est où?» se demande Nael, jeune sympathisant parisien. «Tout le monde parle de fraternité et de solidarité, mais je la vois pas» constate dépité son pote Toufik, 20 ans plutôt séduit par Julien Dray. (Journal Libération)
"mais elle est où ?", "je ne la vois pas" !

Nous socialistes nous portons cet idéal en nous. Un idéal qui nous met dans la camp de la paix, de la justice sociale et de la fraternité. La volonté de ceux qui nous ont précédé a toujours été de mettre en place des mécanismes collectifs pour permettre à chacun de vivre dignement et d'avoir l'espoir d'une vie meilleure. Nos anciens se sont aussi toujours battus pour améliorer la condition humaine. Nos indignations, nos souffrances, nos colères résonnent au sein de notre parti socialiste et comme l'a dit Ségolène Royal dans son discours d'anthologie " il faudra aussi que les cris du monde résonnent au sein de notre parti". C'est cela être socialiste.

Comment envisager de construire une société humaine sans qu'il y est une volonté commune de respect, de tolérance, de camaraderie et de fraternité? C'est le fondement même de notre vision d'avenir, c'est notre talisman, c'est le socle indéfectible sur lequel nous devons construire nos désirs d'avenir. Comment faire sans? Comment envisager une société comme le fait la droite en catégorisant, en compartimentant, en jaugeant à l'aune de la rentabilité financière. Ce n'est pas notre ambition nous socialistes de vivre dans ce monde là. Notre ambition est de changer le monde, donc de l'humaniser avec persévérance et détermination.
(lepost.fr « nous voulons humaniser le monde »)

Elle a osé parler de fraternité.
Elle a osé la rappeler cette valeur républicaine de Fraternité, entente, intelligence, harmonie entre des personnes.
Alors pourquoi cela ne marche pas depuis si longtemps ? C'est vraiment la question qu'il faut se poser !!! parce que cet horizon d'union fraternelle, tout le monde le revendique. Les mécanismes collectifs échouent les uns après les autres. Les jeunes ne la voient pas ou ni croient plus.

Est-ce que c'est parce que la charrue est mise avant les bœufs ?
Il y a un peu de ça dans la devise républicaine Liberté, Egalité, Fraternité. Est-ce que la fraternité peut être la conséquence de la Liberté et de l'Egalité ? En "simplifiant" on peut dire que le système libéral s'est aventuré dans les vertus de cette première valeur Liberté pour essayer de produire les 2 autres, et que le collectivisme (socialisme,communisme) s'est essayé à pratiquer la seconde Egalité pour atteindre les 2 autres !
Si on mettait Fraternité en premier ... les autres termes arriveraient en conséquences et seraient implicitement sous-entendus.
La Fraternité implique en première instance de considérer l'autre comme un semblable (Egalité). Peut-on envisager la Liberté sans équité et sans respect de l'autre ?

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Re: Elle a osé parler de fraternité....

Message  Invité le Jeu 20 Nov 2008 - 2:32

il a osé parlé ... en 1940

We think too much and feel too little: More than machinery we need humanity; More than cleverness we need kindness and gentleness. Without these qualities, life will be violent and all will be lost.

Watch this !
pas long 4 mn 54

http://www.clown-ministry.com/charlie-chaplin-videos/video/QcvjoWOwnn4

Schulz: Speak - it is our only hope.

The Jewish Barber (Charlie Chaplin's character): Hope... I'm sorry but I don't want to be an Emperor - that's not my business - I don't want to rule or conquer anyone. I should like to help everyone if possible, Jew, gentile, black man, white. We all want to help one another, human beings are like that.
We all want to live by each other's happiness, not by each other's misery. We don't want to hate and despise one another. In this world there is room for everyone and the earth is rich and can provide for everyone.
The way of life can be free and beautiful.
But we have lost the way.
Greed has poisoned men's souls - has barricaded the world with hate; has goose-stepped us into misery and bloodshed. We have developed speed but we have shut ourselves in: machinery that gives abundance has left us in want. Our knowledge has made us cynical, our cleverness hard and unkind. We think too much and feel too little: More than machinery we need humanity; More than cleverness we need kindness and gentleness. Without these qualities, life will be violent and all will be lost.
The aeroplane and the radio have brought us closer together. The very nature of these inventions cries out for the goodness in men, cries out for universal brotherhood for the unity of us all. Even now my voice is reaching millions throughout the world, millions of despairing men, women and little children, victims of a system that makes men torture and imprison innocent people. To those who can hear me I say "Do not despair".
The misery that is now upon us is but the passing of greed, the bitterness of men who fear the way of human progress: the hate of men will pass and dictators die and the power they took from the people, will return to the people and so long as men die [now] liberty will never perish...
Soldiers - don't give yourselves to brutes, men who despise you and enslave you - who regiment your lives, tell you what to do, what to think and what to feel, who drill you, diet you, treat you as cattle, as cannon fodder.
Don't give yourselves to these unnatural men, machine men, with machine minds and machine hearts. You are not machines. You are not cattle. You are men. You have the love of humanity in your hearts. You don't hate - only the unloved hate. Only the unloved and the unnatural.Soldiers - don't fight for slavery, fight for liberty.
In the seventeenth chapter of Saint Luke it is written " the kingdom of God is within man " - not one man, nor a group of men - but in all men - in you, the people.
You the people have the power, the power to create machines, the power to create happiness. You the people have the power to make life free and beautiful, to make this life a wonderful adventure. Then in the name of democracy let's use that power - let us all unite. Let us fight for a new world, a decent world that will give men a chance to work, that will give you the future and old age and security. By the promise of these things, brutes have risen to power, but they lie. They do not fulfil their promise, they never will. Dictators free themselves but they enslave the people. Now let us fight to fulfil that promise. Let us fight to free the world, to do away with national barriers, do away with greed, with hate and intolerance. Let us fight for a world of reason, a world where science and progress will lead to all men's happiness.
Soldiers - in the name of democracy, let us all unite!
Look up! Look up! The clouds are lifting - the sun is breaking through. We are coming out of the darkness into the light. We are coming into a new world. A kind new world where men will rise above their hate and brutality.
The soul of man has been given wings - and at last he is beginning to fly. He is flying into the rainbow - into the light of hope - into the future, that glorious future that belongs to you, to me and to all of us. Look up. Look up."


En français (traduction personnelle):

Schulz: Parlez, c’est notre seul espoir.

The barbier juif : Espoir,... je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur. Ce n’est pas mon affaire. Je ne veux ni gouverner ni conquérir personne. Je voudrais aider chacun si possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider, les êtres humains sont ainsi faits.

Nous voulons tous vivre par le bonheur de chacun, pas par la misère de chacun. Nous ne voulons ni détester ni mépriser personne. Dans ce monde il y a place pour chacun et la terre est riche et peut pourvoir à tous.
La façon de vivre peut-être libre et belle.
Mais nous avons perdu la Voie. L'avidité a empoisonné des âmes d'hommes, a barricadé le monde avec la haine; a marché (goose-stepped litter. « marché à pas d’oie » ou « au pas de l’oie » … jeu de mots dans le contexte du film ?) vers la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a rendus cyniques, notre intelligence durs et hostiles. Nous pensons trop et nous (re)sentons trop peu : Plus que des machines nous avons besoin d’humanité; plus que l'intelligence nous avons besoin de la bonté et la douceur. Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu.

L’avion et la radio nous ont permis d’être plus proches. Ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être humain, que dans la fraternité universelle pour l’unité de tous les hommes. En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés, victimes d’un système qui torture et emprisonne des gens innocents. À tous ceux qui peuvent m'entendre je dis: "Ne désespérez pas !".

La misère qui est aujourd’hui sur nous n’est que le produit de l’avidité, de l’amertume de ceux qui craignent la voie du progrès humain. La haine d’hommes finira et les dictateurs disparaîtront et le pouvoir qu’ils avaient pris aux peuples, retournera aux peuples et tant que des hommes meurent la liberté ne périra jamais …

Soldats, ne vous donnez pas à ces personnes immorales (brutes), aux hommes qui vous méprisent et vous asservissent, qui enrégimentent vos vies, vous disent ce qu’il faut faire, penser, sentir, qui vous dirigent, vous manœuvrent, se servent de vous comme du bétail, comme chair à canons.

Ne vous donnez à ces êtres anormaux, ces hommes-machines avec des esprits-machines et des cœurs-machines. Vous n’êtes pas des machines !
Vous n’êtes pas des esclaves !
Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l’amour du genre humain dans vos cœurs.
Vous n’avez pas de haine, sinon pour la haine sans compassion. Seulement pour ce qui est sans compassion (sans amour) et artificiel. Soldats - ne vous battez pas pour l'esclavage, combattez pour la liberté.

Il est écrit dans le chapitre XVII de Saint Luc “Le Royaume de Dieu est dans l homme”, pas dans un homme ni dans un groupe d’hommes, mais dans tous les hommes, en vous, les hommes.

Vous, le peuple, avez le pouvoir, le pouvoir de créer des machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, avez le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.

Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. – qu’il nous unisse tous – combattons pour un nouveau monde, un monde humanisé (convenable, honnête) qui donnera à chacun une chance de travailler, qui vous donnera l’avenir et la vieillesse et la sécurité. Par la promesse de ces choses, des brutes ont accédé au pouvoir, mais ils mentaient. Ils n’ont pas réalisé leurs promesses, ils ne le feront jamais. Les dictateurs s’en affranchissent, mais en rendant leurs peuples esclave.

Alors, il faut nous lutter pour accomplir cette promesse. Il faut nous lutter pour libérer le monde, pour abolir les barrières nationales, pour en finir avec l’avidité, avec la haine et l’intolérance. Il faut nous lutter pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur.

Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous.

Regardez ! Regardez ! Les nuages se lèvent, le soleil passe au travers. Nous sortons de l'obscurité vers la lumière. Nous entrons dans un nouveau monde. Un nouveau monde "bon" où les hommes dépasseront leurs haines et leurs brutalités.
Il a été donné à l'âme d'hommes des ailes - et enfin il va commencer à voler. Il vole(ra) dans l'arc en ciel - dans la lumière d'espoir - dans l'avenir, cet avenir glorieux qui vous appartient, à moi, à nous tous.
Regardez ! Regardez !


Dernière édition par njama le Sam 22 Nov 2008 - 0:57, édité 1 fois

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Re: Elle a osé parler de fraternité....

Message  Invité le Jeu 20 Nov 2008 - 7:32

Merci de nous permettre de réentendre ce beau discours de Charlie Chaplin dans le rôle d'Hitler. Oui, la Lumière se lèvera au bout de notre pénitence, de notre insurgeance. J'apprécie la qualité des interventions sur ce site. A bientôt.

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Re: Elle a osé parler de fraternité....

Message  pat le Jeu 20 Nov 2008 - 13:06

njama écrit:
Si on mettait Fraternité en premier ... les autres termes arriveraient en conséquences et seraient implicitement sous-entendus.
La Fraternité implique en première instance de considérer l'autre comme un semblable (Egalité). Peut-on envisager la Liberté sans équité et sans respect de l'autre

Nos sociétés et nos églises ont essayé de mettre « de l'égalité et de la liberté » entre les hommes, mais elles ont échoué.
Car la liberté et l'égalité sont vaines sans fraternité, sans amour....
Sans fraternité, en effet, la liberté finira toujours par être confisquée.
Oui, l'égalité, n'est possible que dans un monde de fraternité. Autrement, elle reste au niveau des bonnes intentions, des vœux pieux et d'une certaine égalité de traitement devant la loi.

Et la véritable égalité est une conséquence, en effet, de la fraternité, c'est celle que notre mental évolué établira de fait, dans nos relations et dans nos comportements quotidiens. L'égalité des hommes entre eux dans un monde de diversité et de complémentarité ne peut naitre que dans nos mentalités : une manière de considérer l'autre (un semblable comme tu dis)
Elle ne peut se traduire effectivement que dans le cadre d'une vie humanisée, spiritualisée.
C'est pourquoi je pense aussi comme toi et peut-être Ségolène Royal avec nous, que les deux autres principes dépendent de la fraternité.

« Vieillerie de sacristie » dit lutte ouvrière. Qu'ils relisent leur classique plus attentivement. Le mouvement ouvrier a puisé toute son énergie, toute sa crédibilité et toutes ses réussites en essayant de donner un sens à ce mot.
Fraternité, justice, deux mots cent fois répétés dans les discours de lutte ouvrière.
Faudra t-il qu'on renonce à tout humanisme sous prétexte que les valeurs de l'humanisme sont les mêmes que les valeurs spirituelles dites évangéliques?
Quand ce ne sont pas les cléricaux qui sont sectaires, ce sont les anti-cléricaux, cela devrait nous convaincre justement de l'urgente nécessité de cette fraternité.
« Il me semble que l'amour infini soit devenu un sens qui nous enveloppe. L'amour, c'est la force de l'avenir »[Belle déclaration de Louise Michel qui n'est pas connu pour avoir trop traîné dans les sacristies.

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Re: Elle a osé parler de fraternité....

Message  Invité le Jeu 20 Nov 2008 - 22:09

« Il me semble que l'amour infini soit devenu un sens qui nous enveloppe. L'amour, c'est la force de l'avenir »[Belle déclaration de Louise Michel qui n'est pas connu pour avoir trop traîné dans les sacristies.
Cela prouve bien que des gens refusant l'esprit religieux avaient souvent une grande compréhension des aberrations et méchancetés religieuses et sociales (puisque le social copiait à l'époque de Louise Michel la religion dans son état d'esprit). Les gens ne rejettent pas bêtement les choses, rares sont ceux qui agissent ainsi même aujourd'hui. Ceux qui voulaient le bien-être pour l'Humain souffraient terriblement des carcans sociaux et religieux, et malheureusement en souffrent encore aujourd'hui sur la planète.

--------------------------------

Par rapport à Ségolène Royal : elle a rencontré le Dalaï Lama. Je me suis toujours demandé si de part cette rencontre elle n'aurait pas compris que l'on peut être spirituel sans se définir croyant en Dieu ou bien appartenir à une chapelle. Je me suis demandée cela car elle me paraît assez remontée contre l'esprit religieux (certes il faut s'en méfier et rester prudent). Je pense que cette rencontre l'a réconciliée avec la spiritualité, celle qui englobe la totalité de l'Humain (les religions et par extension la société divisent l'Humain en lui-même [par genre, socialement, etc...] et l'Humanité). Donc ses mots "fraternité" "aimez-vous les uns les autres" prennent tout leur sens.

http://www.continentalnews.fr/actualite/editorial,145/segolene-royal-a-rencontre-le-dalai-lama,1828.html
L'ancienne candidate socialiste, Ségolène Royal, était samedi à Nantes pour rencontrer le Dalaï-lama. Prévu pour 25 minutes, l’entretien en a duré 40, dans la banlieue nantaise à 8H45, au jour et à l’heure proposés par le Dalaï Lama. Ségolène Royal était accompagnée de Jean-Louis Bianco, vice-président du groupe d’amitié franco-tibétain à l’Assemblée nationale. La rencontre ne devait être suivie d’aucune déclaration du Dalaï Lama. Celui-ci a finalement prononcé quelques mots à la presse aux côtés de Ségolène Royal à l’issue de la rencontre.

Ségolène Royal : comment faites vous pour tenir, écarté de votre pays et des souffrances qu’il endure ?
Dalaï Lama : grâce à la compassion. La compassion, c’est être concerné par les autres. Je répète souvent une prière : « aussi longtemps qu’il y aura des êtres humains puis-je demeurer vivant pour diminuer la souffrance du monde » Cette prière me donne la force intérieure et même l’enthousiasme. Ce qui est important c’est d’avoir un but juste et une motivation sincère.
Ségolène Royal : comment faites vous pour communiquer avec le Tibet ?
Dalaï Lama : c’est très difficile, il y a un blocage de l’information. Ils ont confisqué la plupart des téléphones portables. La répression est extrêmement brutale. Il n’y a pas de trêve olympique. Cela fait maintenant trois générations qui sont victimes de l’oppression. Se sont soulevés les grands-parents, les parents et maintenant leurs enfants. Aujourd’hui ceux qui manifestent ne sont pas seulement des moines, des nonnes, mais aussi des paysans et des étudiants à l’université de Pékin. Beaucoup de Chinois en particulier parmi les dirigeants ont été surpris de l’ampleur de ces manifestations. Peut-être vont-ils maintenant considérer la situation plus objectivement et avoir une approche plus réaliste ? En dépit du développement économique les Tibétains ne sont pas satisfaits de leur sort. Il faut une solution qui respecte la constitution chinoise et qui soit mutuellement acceptable. Il y a des casernes qui sont construites partout au Tibet. Il y a un vrai danger que les Tibétains deviennent une minorité dans leur propre territoire comme c’est le cas en Mongolie. Nous avons reçu une information fiable selon laquelle 1 million de Chinois supplémentaires seraient envoyés au Tibet immédiatement après les Jeux Olympiques.
Ségolène Royal : ces Chinois sont-ils forcés, incités à venir ?
Dalaï Lama : il s’agit de gens qui ne peuvent pas trouver de travail chez eux et qui bénéficient d’aides financières pour venir au Tibet.
Ségolène Royal : je voudrais avoir votre avis : je souhaite aller voir par moi-même au Tibet comment les choses se passent. Cela vous paraît-il utile ?
Dalaï Lama (qui a exprimé un étonnement joyeux) : c’est une très bonne idée ! Il faut le faire un jour mais il faut que vous puissiez y aller avec des personnes qui parlent chinois et tibétain et avoir la liberté de prendre des contacts directs en dehors de ceux qui seraient préparés officiellement. D’une grande nation, d’une super-puissance, on est en droit d’exiger plus de transparence. Les Chinois affirment qu’il n’y a pas de problème tibétain, que le problème c’est le Dalaï Lama. Au début des années 80, ils m’ont fait des propositions concernant mon statut. J’ai répondu que ce n’était pas le problème, le problème ce sont les droits, la culture de 16 millions de Tibétains. Le Boudhisme tibétain est partagé dans le nord de l’Inde, le Népal, la République de Mongolie et par beaucoup de Chinois. Par ailleurs, il faut bien voir que tous les grands fleuves d’Asie viennent du Tibet. Or, il y a déjà eu 40% de déforestation en 30 ans. Tout bouleversement écologique au Tibet toucherait des milliards de personnes.
Ségolène Royal : plusieurs initiatives peuvent être prises : pensez-vous utile que je demande une rencontre directe entre vous même et les autorités chinoises avant la fin des JO, une saisine du Conseil de sécurité de l’ONU, une inscription à l’ordre du jour du prochain Conseil européen…?
Dalaï Lama : oui. Toutes les initiatives sont utiles mais pour que ces initiatives d’espoir soient suivies d’effet, il faut absolument qu’elles soient liées à une avancée réelle vers une solution d’autonomie négociée.
Votre demande est très intéressante, je vais vous envoyer une des deux personnes qui négocie pour moi depuis 5 ans pour que vous puissiez être informée en détail des discussions qui ont eu lieu. Par ailleurs, la Chambre des Représentants et le Sénat américains et le parlement européen ont adopté des résolutions disant que le Tibet devait être considéré comme un pays occupé. Face à cette reconnaissance, les Chinois exigent systématiquement que je reconnaisse leur version de l’histoire selon laquelle le Tibet serait Chinois depuis le 13ème siècle. Après tout, il s’agit que les Chinois acceptent de reconnaître la réalité : Hong-Kong par exemple est un territoire chinois mais avec un statut d’autonomie.
Ségolène Royal : comment les principes du Boudhisme peuvent-ils se transformer en force capable de résoudre les problèmes ? Comment la non-violence peut-elle être plus forte que la violence ? Comment l’humilité peut-elle donner la force face à l’oppression ?
Dalaï Lama : c’est difficile, je développe de la compassion. J’essaie de prendre avec moi l’incompréhension et l’agressivité. C’est en tout cas, très utile pour moi. J’ai pleine confiance dans le peuple chinois. S’il savait vraiment ce qui se passe au Tibet, il serait favorable à une solution négociée mutuellement profitable.

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Re: Elle a osé parler de fraternité....

Message  Invité le Ven 21 Nov 2008 - 11:26

[quote="pat"]njama écrit:

« Il me semble que l'amour infini soit devenu un sens qui nous enveloppe. L'amour, c'est la force de l'avenir »[Belle déclaration de Louise Michel qui n'est pas connu pour avoir trop traîné dans les sacristies.

Je crois que ce qui rend la politique politicienne pratiquement inconciliable avec la fraternité, c’est que la politique a systématiquement besoin d’avoir ou de définir un ennemi pour se justifier. Un politicien qui n’aurait plus de catégories humaines à mépriser ou combattre serait suspect de vouloir usurper sa fonction. La fraternité part d’un axe inverse elle a besoin de s’enraciner par l’amour de l’autre ou par la fraternité terme préférable qui doit être plus accessible encore que si Ségolène Royal se fait huer en employant ce mot, c'est qu'on arrive à quelque chose de très critique. Donc comment donner une place à l’amour? C’est sur cette base qu’il faut pousser les hommes à redéfinir le ou la politique. En montrant la voie d’impasse de ce que le Livre décrit superbement avec des images très fortes par « les dents noirs vieux chiens rodent les boules ». La politique comme la religion partent d’une grande ignorance des profondeurs humaines (de l’ontologie comme dit Assunta) et pourtant leurs discours sont parsemés d’élans de solidarité, de quête universelle. Mais sans le liant de l’amour du prochain c’est comme vouloir faire du béton sans eau, ça ne prendra jamais. La religion en apparence semble parfois moins aveugle mais entre le discours et la réalité, il y a un abime. Par
exemple le pape actuel qui semble vouloir donner la place à l’esprit plutôt qu’à une lecture littérale de la Bible et des crédos se positionne encore par exemple contre le mariage à l’église des divorcés s’étant marié à l’Eglise. Cette dogmatique montre l’incapacité de faire un quelconque dépassement par les dogmes et par la sacralisation de l’institution. Politique et religion ne sont que voix d’appareils, par là ils montrent leur désespérance, manque de foi dans l’homme libre, dans la conscience d’individus libres et responsables et pourtant ils ne cessent pas d’en appeler à ces consciences pour changer le monde et pour que l'on se rallient à leurs idées. Politique et religion incarnent l’étape actuelle qui dure depuis des hères. J’ai souvent été étonné que le Créateur associe fête à morts en parlant de la politique et de la religion dans la phrase les héros quittent la fête des morts. C’est qu’il subsiste en apparence une atmosphère de fête joyeuse dans la politique et pourtant cela tient davantage d’un
enterrement de l’idéal qu’à des fiançailles des âmes se redressant pour changer
les fondations de ce monde. Il faut pourtant bien encore faire avec eux.

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Re: Elle a osé parler de fraternité....

Message  Invité le Ven 21 Nov 2008 - 13:37

pat a écrit:Elle a osé parler de fraternité
Nous sommes dans un pays laïque, c'est à dire que nos gouvernants doivent respecter et protéger toutes les croyances, sans discrimination.
[...]
Drôle de situation tout de même pour un parti politique qui se réclame de l'humanisme, de l'égalité, de la liberté de siffler le mot fraternité
[...]
Je relis le texte inaugural de ce débat "Elle a osé..." J'aime ce texte, mais j'y apporte une petite correction:
Le fond du Parti Socialiste Français n'est pas "l'humanisme, de l'égalité, de la liberté" au sens idéal de ces mots, mais le marxisme.
François Mitterrand le rappela magistralement, en 1980, dans la période qui précéda de peu sa compagne présidentielle officielle. A un journaliste qui lui disait: "Derrière les idées sociales du PS dont vous êtes le secrétaire général, il y a quand-même le marxisme!" François Mitterrand répondit, en sortant le livre "Le Capital": "Oui, bien sûr, le fond est Karl Marx."
Donc, pour le PS il ne s'agit pas "d'humanisme, d'égalité et de fraternité" tout court, point final, mais il s'agit des "humanisme, égalité et fraternité des prolétaires de tous les pays, unissez-vous!" En dehors des prolétaires, on veut bien voir quelque "humanisme, égalité et fraternité" mais soigneusement trié; par principe et a priori il ne peut y avoir de fraternité entre un ouvrier et un banquier ou entre un employé de bureau et son patron. La fraternité pour le PS est la "fraternité" socialiste, même chez Ségolène Royal (Je ne crois pas que ce soit le mot "fraternité" par lui-même qui l'ait fait huer, mais bon! on ne va pas faire de la politique...). Il me paraît important de souligner ce point, qui est également le point remarquable de "liberté, égalité, fraternité" de la Révolution Française. N'oubliez pas le: "Pas de liberté pour les ennemis de la liberté (sous-entendu révolutionnaire)" de Saint-Just.
D'ailleurs, il me semble que c'est ici l'enjeu. Il me semble bien, quoique personne n'en parle (le marxisme ne fait plus recette dans les discours: de là la chute verticale du PC), que la femme qui sera élue ce soir Secrétaire Générale du PSF marquera ou bien un maintien dans le marxisme inavoué mais appuyé qui fut toujours celui de ce parti, soit Martine Aubry, ou bien un marxisme moins appuyé, soit Ségolène Royal. Ce sera de toute façon un socialisme de fondement marxiste. A moins que ce soit le signe d'une scission entre les marxistes plus traditionnels et d'autres qui recherchent un socialisme plus composé avec l'économie de marché, et qui ne sera plus socialiste que de nom. C'est pourquoi cette élection interne doit revêtir une énorme importance pour les militants socialistes, je pense.
Note en passant: C'est parce qu'il n'était pas d'accord avec Karl Marx, qui n'était pas humaniste, et dont il connaissait très bien la pensée, que Sartre, qui était un authentique humaniste à sa manière, n'adhéra jamais ni au PCF ni au PSF.
J'arrête là, je ne fais pas de politique. Je fais seulement part de l'expérience d'un vieil homme né dans un milieu rouge, qui fut lui-même un militant rouge, et qui connaît bien le fond marxiste de l'espérance socialiste, qu'elle soit radicale et soviétisante (et longtemps staliniste) comme celle du Parti Communiste, ou plus adaptée aux spécificité et mentalité françaises comme celle du Parti Socialiste. Je crois que les mots "humanisme, égalité et fraternité" n'ont vraiment pas le même sens pour ces idéologies politiques qui sont marxistes que pour les idéalistes spirituels qui débattent dans ce forum sympathique.


Dernière édition par homme_michel le Sam 22 Nov 2008 - 9:15, édité 1 fois

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Re: Elle a osé parler de fraternité....

Message  Invité le Sam 22 Nov 2008 - 3:36

Annie a écrit:
Merci de nous permettre de réentendre ce beau discours de Charlie Chaplin dans le rôle d'Hitler. Oui, la Lumière se lèvera au bout de notre pénitence, de notre insurgeance. J'apprécie la qualité des interventions sur ce site. A bientôt.
J'ai inséré une traduction du discours en français ci-dessus dans mon post Jeu 20 Nov - 0:32 pour faciliter la compréhension.
Merci du compliment. Il me touche, et je suis certain qu'il en est de même pour mes compagnons de route sur ce petit tambourin de forum où nous essayons de faire évoluer les mentalités en jetant nos messages pas virtuels à tout-va dans cet océan numérique ...Que serais-je sans eux !
Merci encore pour tes encouragements.



Pat a écrit:
Oui, l'égalité, n'est possible que dans un monde de fraternité. Autrement, elle reste au niveau des bonnes intentions, des vœux pieux et d'une certaine égalité de traitement devant la loi.

Et la véritable égalité est une conséquence, en effet, de la fraternité, c'est celle que notre mental évolué établira de fait, dans nos relations et dans nos comportements quotidiens. L'égalité des hommes entre eux dans un monde de diversité et de complémentarité ne peut naitre que dans nos mentalités : une manière de considérer l'autre (un semblable comme tu dis)
Elle ne peut se traduire effectivement que dans le cadre d'une vie humanisée, spiritualisée.
Quel sens donnons-nous à cette égalité ? un sens extérieur (intentions, vœux pieux, identité (matérielle) d'existence, ...) égalité physique ou de condition humaine assez identique, ou un sens intérieur, égalité, identité humaine ? et suivant la façon dont nous interprétons cette égalité ... quel regard portons-nous sur cet égalité ?

Ce n'est pas d'une égalité matérielle ou physique dont je parle, mais d'une égalité intrinsèque, ontologique, "spirituelle" car animé d'un esprit ... qu'il soit petit ou grand, riche ou pauvre, noir ou blanc importe peu !
(Il est) - une partie vitale de lui - est mon semblable par Nature (même Père, quand bien même il n'en est pas conscient ... donc frère, ou sœur), je vis sur la même planète, je respire le même air, nous sommes nés de la même façon des entrailles d'une femme, la Terre nous nourrit, nous sommes égaux face à la mort qu'il faut subir ...
Si l'autre, mon prochain, celui que ma vie croise, je le considère en alter-ego par Nature, l'égalité_identité est implicitement sous-entendue, va "de soi".
L'égalité et la singularité ne sont pas incompatibles. C'est même une caractéristique de la fratrie.
Sur le papier c'est simple. Dans la réalité beaucoup moins, nous avons oublié cette fraternité originelle de notre espèce humaine si particulière. Nous sommes tous des frères et sœurs mais plus très conscients de l'être.
Dans le même temps l'homme ne sait pas se passer de cette idée de Fraternité (qu'on devine intuitivement possible), au point que tout le monde l'exploite !

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Re: Elle a osé parler de fraternité....

Message  Invité le Sam 29 Nov 2008 - 2:25

Pat a écrit:
Ségolène Royal s'est faite huer au congrès socialiste pour avoir prononcé le mot fraternité.

Il n'y a qu'une femme pour savoir "dire" des mots comme fraternité, aimer et les mêler au monde politique ... Je ne crois pas les avoir entendus de la bouche d'hommes politiques.
C'est peut-être pour cela qu'elle dérange (?), sa ferveur la rend très populaire et très suspecte pour d'autres ...
Elle ne dissocie pas la Politique des valeurs humaines, elle en fait même le pivot de ses discours, de ses interviews, et n'hésite pas à remettre en cause le fonctionnement de ce sérail politique ... qui, on le constate plus que jamais de nos jours se garde de toutes autocritiques, s'accorde volontiers immunités et privilèges et n'hésite pas à employer décrets, faits du prince et des méthodes répressives, comme si l'autoritarisme était une solution pour obtenir le respect.
Ses discours - sa façon de voir les choses et de fonctionner - dérangent ce beau petit monde ! Et voilà qu'elle évoquait même une nouvelle (VI°) République.
Vouloir toucher aux sacrosaintes Institutions, il y a de quoi inquiéter cette citadelle ! Pas étonnant que la basse-cour s'affole de cette incontrôlable Becassine qui a une toute autre vision de l'Autorité et du Pouvoir!
En plus c'est une femme !!!

Un rédacteur du post.fr écrivait récemment le 05/11/2008:

"La ligne suivie par ségolène royal est de faire émerger l'humanité dans nos sociétés. Et comment autrement qu'en se basant sur le respect? Respect dans les entreprises avec la régénération du dialogue social. Respect dans les organisations territoriales locales qui sont au contact de la réalité vécue. Respect des citoyens en les associant à la vie politique et à la décision publique. Respect de l'environnement en étant capable de s'opposer aux lobbys en promouvant une politique offensive offrant ainsi une alternative crédible."

Sa ligne politique n'a pas variée ainsi qu'en témoignent ces citations de 2006:

“ En remettant du respect partout dans toutes les strates de la société, nous pourrions construire des sociétés qui ont plus confiance dans leur avenir. ”
Villeurbanne, 9 mai 2006

“ Pour que les appels à la civilité et à la citoyenneté soient crédibles, il faut plus que jamais que la République tienne ses promesses de liberté, d’égalité et de fraternité.

Un Etat qui se respecte est un Etat respecté, producteur de sécurités individuelles et collectives. L’autoritarisme, fait de coercitions sur fond d’injustices, n’est pas l’autorité car il crée des révoltes donc des désordres. L’autorité vraie “ oblige ”, au sens le plus noble d’une obligation librement consentie, sans avoir besoin de s’imposer par la force. L’autorité vraie suppose un pouvoir légitime et reconnu comme tel. ”
Rodez, 12 mai 2006

“ Ce que je vous propose, c’est une véritable révolution démocratique pour construire ensemble la République du respect. Seul le respect créé la confiance. Et la confiance nourrit le désir d’avenir.
Cette révolution démocratique indispensable pour mener des réformes durables et pour atteindre les quelques objectifs dont je vous ai parlé, conduira-t-elle à une VI ème République ? Je vous propose d’y répondre en nous fondant sur ce principe de respect et sur cette politique par la preuve que j’ai évoqués tout à l’heure : faisons d’abord les choses et nommons-les ensuite. ”
[size=9]Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006

“ Les Français ne veulent pas de cette société du précariat et de l’insécurité sociale. Ils en ont assez de devoir s’endetter pour boucler leurs fins de mois. Ils refusent que l’Etat, garant du pacte social, manque à ses devoirs de protection. Ils s’inquiètent des incertitudes qui pèsent sur l’avenir de leurs enfants. Quand le lien social se délite, c’est la Nation qui se fragilise.
La France ne veut plus de l’arrogance de gouvernement et du règne de l’argent-roi. Je veux construire avec vous la République du respect, tant attendue. Celle de l’égalité de traitement, pas des passe-droit et des privilèges. Celle où l’Etat fonctionne bien, efficace et adapté aux risques d’aujourd’hui. Celle qui conduira de vraies réformes parce qu’elles seront justes et élaborées démocratiquement. ”

“ On n’a pas la République du respect que j’appelle de mes vœux. Il y a une politique de mépris qui cherche à enfoncer les jeunes. (…) Ce mot de “ respect ”, c’est un mot les plus répondus dans les chansons de Rap. Je voudrais dire aussi aux jeunes des quartiers qu’il est intolérable qu’un ministre de l’intérieur fasse toujours l’amalgame entre la délinquance et les quartiers. Tous les enfants sont nos enfants et moi je veux faire pour les enfants de ce pays ce que je ferais pour mes propres enfants.
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006

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Re: Elle a osé parler de fraternité....

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