Spiritualités

Mahajrya

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Mahajrya

Message  Invité le Mer 4 Mar 2009 - 23:30

Ce topic vise à vous expliquer brievement en quoi consiste la tradition dans laquelle je suis.

Il existe plusieurs, voir des milliers de moyens d'atteindre l'illumination, de se voir comme étant Dieu, de se voir comme étant toutes choses. Chaque religion, chaque tradition ou maniere de vivre ont leurs points fort et leurs points faibles.

Le Mahajrya veux dire ; Le grand champs , cette tradition est enseigné par le maitre illuminé Mahavajra.
C'est l'art d'utilisé tout les outils possibles dans le but de transcender rapidement les souffrances. Dans cette tradition certain sont plus tourné vers le bouddhiste ou l'hindouisme, d'autre vers le catholicisme, d'autre vers la kabbale...peut importe, l'important c'est que qu'ils réussissent à atteindre un état de bonheur qu'il ne voudront pas quitté. Donc, certain pratique la méditation, d'autre récite des mantras, d'autre se liberent de leurs souffrances en les vivant pleinement( ce que nous appelons l'integration émotionnel), et certains font tout cela en même temps.

En très peu de temps, nous apprenons à voir la vie avec compassion et amour, tout étant expérience.
Si une quelquonque technique de méditation vous interesse ou que vous avez des questions n'hésitez pas.

Ce n'est pas la beauté de l'arbre qui est important, mais les fruits qu'il donne.

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Re: Mahajrya

Message  Invité le Jeu 5 Mar 2009 - 2:53

C'est l'art d'utilisé tout les outils possibles dans le but de transcender rapidement les souffrances.

Du peu que je sais du bouddhisme, j'ai souvenir que la souffrance a occupé très vite et beaucoup, les méditations du Gautama Bouddha, mais bien qu'il connut l'éveil et atteignit dit-on la sagesse, il n'avait jamais réussi à solutionner la question de "venir à bout de la souffrance humaine", qui était la question de sa vie (paraît-il).

Trouver une solution à ses propres souffrances est une chose déjà fort intéressante (les faire cesser n'est pas faire disparaître les causes nécessairement), si on y ajoute celle d'aider d'autres personnes, on appelle ça médecine je crois, mais trouver un moyen de venir à bout de la souffrance humaine ... en est une autre, d'une autre dimension.

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Re: Mahajrya

Message  Invité le Jeu 5 Mar 2009 - 3:04

Je dois reprendre ce que j'ai dit. Ce n'est pas faire cesser la souffrance, je dirais que c'est plutot ce montrer vulnerable à celle-ci et ainsi elle se dissoue.
En fait, plus on observe la souffrance,( pas seulement physique, mais émotionnelle et mentale aussi), plus la vérité se dévoile. La souffrance devient expérience.

Je crois que la clé de la réussite ce trouve dans la vulnérabilité. Si nous nous fermons à des experiences, nous nous construisons des murs et ces murs nous empeche de voir la vérité. En étant vulnérable, nous nous ouvrons sans jugement à ce que nous vivons.

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Re: Mahajrya

Message  Invité le Jeu 5 Mar 2009 - 23:18

Apsaagni a écrit:Je dois reprendre ce que j'ai dit. Ce n'est pas faire cesser la souffrance, je dirais que c'est plutot ce montrer vulnerable à celle-ci et ainsi elle se dissoue.
En fait, plus on observe la souffrance,( pas seulement physique, mais émotionnelle et mentale aussi), plus la vérité se dévoile. La souffrance devient expérience.

Je suis assez d'accord que la vie spirituelle est (ou doit ou devrait être) expérience avnat tout. J'espère que tu ne veux pas dire que la souffrance est un passage obligé (conception très judéo-chrétienne) ?

Je crois que la clé de la réussite ce trouve dans la vulnérabilité. Si nous nous fermons à des experiences, nous nous construisons des murs et
ces murs nous empeche de voir la vérité. En étant vulnérable, nous nous ouvrons sans jugement à ce que nous vivons.
Encore assez d'accord sur le sentiment de vulnérabilité, que l'on peut transcrire sous d'autres aspects, fragilité, côté éphémère de l'existence, se sentir peu de chose ...
La mort devrait normalement aidé à cette prise de conscience, mais il faut constater que dans la mentalité occidentale, ce sujet est quasiment tabou, évacué et fui.
Le sentiment vécu de vulnérabilité aide à vivre l'humilité, aide à vivre au présent.

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Re: Mahajrya

Message  Invité le Ven 6 Mar 2009 - 21:46

C'est vrai que la mort est un sujet difficile a aborder, mais pas impossible.
J'ai assisté à un séminaire sur l'immortalité et j'ai trouvé cela génial. La maniere dont cela était abordé m'a fait comprendre beacoup de chose.

En fait, nous devons d'abord saisir quel experience l'âme cherche à vivre dans la mort. Parce que l'âme n'a aucun problème avec la mort, l'humain oui, par contre. Il s'agit d'un processus assez complexe, et je n'ai pas l'arrogance de dire que j'ai saisi ne serait-ce que la moitié de cette expérience, mais je travail la dessus.

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Re: Mahajrya

Message  Invité le Sam 7 Mar 2009 - 2:43

Bonjour Aspsaagni

Bien que tu sembles t'intéresser à diverses traditions, je suppose que tu es (ou es plus) attirée vers la tradition bouddhiste puisque tu te présentes comme prêtre enseignante d'une tradition bouddhiste que je ne connais pas, et que j'avais confondue dans un premier temps avec celle du mahayana.

Peut-être pourras-tu me répondre (?), ce qui me gêne personnellement dans le bouddhisme en général,
> c'est d'une part qu'il semble privilégier comme but de la pratique la libération individuelle plutôt que la libération universelle de tous les êtres

> et d'autre part que selon cette tradition, l'Essence universelle conçue comme l’Un Absolu (ou comme Unité), conscience (de "soi") à laquelle l'homme peut accéder par l'éveil, est (ou semble) sans relation avec ce que d'autres traditions nomme sous le nom de Dieu ou le qualificatif de divin. En résumé cette (prise de) conscience serait simple "contemplation" (ou illumination, ou connaissance, si tu veux) sans lien avec le monde fini et multiple, l'aspect Divin Créateur étant de fait dévalué ou occulté.

En somme, d'après ce que j'en sais et ce que j'en ai compris, le monde n'est pas perçu comme relationnel, actif ou interactif, entre La Source de Vie (Dieu) et ses créatures, mais serait neutre et indifférent d'une certaine façon.
Comme je ne suis pas certain de me faire comprendre, ni d'exprimer clairement ce que je ressens, par comparaison le chamanisme est lui complètement interactif.

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Re: Mahajrya

Message  Invité le Dim 8 Mar 2009 - 4:27

Il est vrai que le bouddhisme vise plus précisement à chercher les réponses en nous, ce qui peut être interpreté comme une recherche individuelle. En fait, on pourrait aussi dire, la seule personne qui peut être sauvé est nous-même et la seule personne a pouvoir la sauver est aussi nous-même, donc commment pourrait-on liberer l'univers, liberons-nous nous-même d'abord. Cela peut parrait égocentrique, mais en fait cela est fait en parfaite compassion.

Par exemple; un ami meurt et je vie un deuil, dû a un attachement affectif ou physique, je souffre de cet attachement. La personne qui est morte n'est pas responsable de la souffrance que je vie car je me suis créé un attachement, donc je suis la seule a personne responsable de ce que je vie. Par la je ne cherche pas a dire que c'est mal de s'attacher, je dis seulement que nous devons rester responsable de ce que nous vivons a chaques instants.

Donc vouloir sauver le monde entier n'est pas une option, l'enseignement bouddhique cherche à montrer au gens comment ce sauver eux-même.

Pour ce qui est de l'Absolu, la conscience Suprême, ou Dieu. Cette notion de Dieu est différente pour les bouddhistes en général. En fait, il ne cherche pas Dieu à l'extérieur d'eux-même, mais à l'intérieur. C'est à force d'observer et de contempler que nous devenons conscient que nous sommes Dieu.

En esperant que cela répond à tes questions.

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Re: Mahajrya

Message  Invité le Mer 11 Mar 2009 - 2:23

Bonsoir Apsaagni

En esperant que cela répond à tes questions.
Merci pour tes réponses. L'osmose se fera un peu à la fois.
J'espère que tu vas bien et te souhaite plein de belle choses.

Je te prie de m'excuser de te faire patienter pour ma réponse, et encore ce soir elle sera encore bien imparfaite faute de temps à y consacrer.
Pour ce qui est de l'Absolu, la conscience Suprême, ou Dieu. Cette notion de Dieu est différente pour les bouddhistes en général. En fait, il ne cherche pas Dieu à l'extérieur d'eux-même, mais à l'intérieur. C'est à force d'observer et de contempler que nous devenons conscient que nous sommes Dieu.
A tes méditations, j'offre cette image en attendant que je puisse te faire une réponse plus complète et précise sur ce que j'entends entre "interactivité" entre le Créateur et l'homme "son fils potentiel" que je n'ai pas l'impression d'avoir "ressentie" dans la démarche spirituelle bouddhiste.

La lune ne reflète que la lumière du soleil.

Bien à toi et à très bientôt.

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Re: Mahajrya

Message  pat le Jeu 12 Mar 2009 - 0:04

Bonsoir Apsaagni, bonsoir njama

Donc vouloir sauver le monde entier n'est pas une option, l'enseignement bouddhique cherche à montrer au gens comment ce sauver eux-même.
Je crois que celui qui viendrait à penser que son changement personnel suffit pour devenir meilleur, non seulement ferait fausse route, mais serait dans l'incapacité de poursuivre sa marche spirituelle. Croire que notre destin personnel n'est pas aussi un destin collectif, nous conduirait à un isolement destructeur.
Il n'y a pas d'individu séparé des autres (c'est un peu ce que j'ai voulu montrer dans mes réflexions sur le visage de l'autre)

L'autre est le seul interlocuteur que Dieu nous envoie en permanence. Le dialogue avec Dieu ne peut pas s'établir en l'absence de l'autre. L'autre est le médiateur entre Dieu et nous. L'interlocuteur permanent dont le visage évoque celui de Dieu. Dieu est absent mais il nous a mis ensemble.
C'est pourquoi, même si nous n'en sommes pas toujours conscients, se libérer soi, c'est déjà libérer l'univers pour reprendre ton expression. Il n'y a pas de soi indépendant du reste du monde. Il n'y a pas de transformation de soi qui ne conduise à une transformation des autres et de la sphère même minime que nous occupons. Une action qui serait uniquement personnelle ne pourrait pas être « spirituelle ».

Il est donc normal que l'essence même de toute spiritualité (quelle soit évangélique, coranique, bouddhiste ou arésienne) nous place d'abord devant la nécessité de notre changement personnel qui est le seul préalable possible pour une aventure collective. Notre aventure est collective, mais elle ne peut qu'être la somme de nos changements individuels.
Pour ce qui est de l'Absolu, la conscience Suprême, ou Dieu. Cette notion de Dieu est différente pour les bouddhistes en général. En fait, il ne cherche pas Dieu à l'extérieur d'eux-même, mais à l'intérieur.
C'est aussi ce que Jésus disait quand il parlait de Royaume à l'intérieur de soi. Dans la mesure où nous sommes Image et ressemblance de Dieu, il est évident que l'on trouve Dieu en soi.
Mais l'autre est aussi Image de Dieu, (comme je le dis plus haut),il est donc aussi le « lieu » où l'on trouve Dieu. La recherche est personnelle, l'effort est personnel mais la découverte est collective. Il n'y a pas de destin qui soit strictement individuel.
"interactivité" entre le Créateur et l'homme "son fils potentiel"comme dit njama. Interractivité entre le Créateur et ses Créatures prises chacune individuellement mais jamais séparément, pourrais-on dire aussi peut-être ?

pat

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Re: Mahajrya

Message  Invité le Lun 16 Mar 2009 - 2:51

Bonsoir Apasaagni

Tu écris:
Il est vrai que le bouddhisme vise plus précisément à chercher les réponses en nous, ce qui peut être interprété comme une recherche individuelle. En fait, on pourrait aussi dire, la seule personne qui peut être sauvé est nous-même et la seule personne a pouvoir la sauver est aussi nous-même, donc comment pourrait-on libérer l'univers, libérons-nous nous-même d'abord. Cela peut parait égocentrique, mais en fait cela est fait en parfaite compassion.
C'est certainement la grande trouvaille du Bouddha que d'avoir fait comprendre qu'il faut se prendre (spirituellement) en charge "soi-même" !
J'ai l'impression que le bouddhisme à ses origines, était avant tout désir d'universalité (de Paix universelle), or tel qu'il apparaît à notre époque il m'en semble loin (et même très loin avec ces ordres monastiques comme ceux des Tibétains), pour s'être concentré sur l'épanouissement personnel qui n'en était qu'une conséquence.

Je me trompe peut-être (?) rectifie-moi, mais la démarche du bouddhisme actuel me semble aller exactement à l'inverse de celle de son fondateur Siddhārtha Gautama qui me semblait plus soucieux des autres que de "lui-même". Sa quête "personnelle" d'universalité (donc circonstanciée à sa propre existence, et unique) l'a conduit à l'éveil (Bouddha, veut dire "éveillé"). Cherchait-il l'éveil ? d'après ce que j'en sais ce n'était pas son but. Son désir profond était de trouver une solution à la souffrance humaine. Pour moi, son cheminement imprégné d'un grande philanthropie était quelque part assez près de ce que l'on appelle l'amour évangélique.

Le moyen de résoudre cette équation entre "se sauver soi-même" et sauver l'univers (les autres) est peut être de trouver une dimension spirituelle qui permettrait les deux simultanément.

Par exemple; un ami meurt et je vie un deuil, dû a un attachement affectif ou physique, je souffre de cet attachement. La personne qui est morte n'est pas responsable de la souffrance que je vie car je me suis créé un attachement, donc je suis la seule a personne responsable de ce que je vie. Par la je ne cherche pas a dire que c'est mal de s'attacher, je dis seulement que nous devons rester responsable de ce que nous vivons à chaque instant.

Es-tu seulement vraiment responsable de cet attachement ?
Un ami n'est pas un esclave, pas plus qu'un conjoint n'est un serviteur, ou une servante (normalement).
N'est-ce pas comme une trame qui se serait tissée à ton insu comme pour éduquer à cette complémentarité à laquelle il est (presque *) impossible de se soustraire d'être en lien avec le monde, ainsi que d'offrir (dans le sens de prendre conscience de) cette vulnérabilité dont tu parlais plus haut :
Je dois reprendre ce que j'ai dit. Ce n'est pas faire cesser la souffrance, je dirais que c'est plutôt ce montrer vulnérable à celle-ci et ainsi elle se dissoue.
En fait, plus on observe la souffrance,( pas seulement physique, mais émotionnelle et mentale aussi), plus la vérité se dévoile. La souffrance devient expérience.

Je crois que la clé de la réussite ce trouve dans la vulnérabilité. Si nous nous fermons à des expériences, nous nous construisons des murs et ces murs nous empêche de voir la vérité. En étant vulnérable, nous nous ouvrons sans jugement à ce que nous vivons.
*je dis "presque" parce que l'homme est libre, libre de se retirer du monde comme un anachorète, ou libre de rompre des liens ...

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Re: Mahajrya

Message  Invité le Lun 16 Mar 2009 - 4:08

Lorsque Bouddha s'est éveillé, il a décidé de partager sa vision du monde aux autres être vivants de ce monde. Son but , selon moi, n'était pas de sauver le monde mais de leur montrer comment se sauver soi-même. Alors oui, Gautama travaillait à aider les gens, ca il n'y a aucun doute, mais je ne crois pas que jamais il se soit proclamé sauveur. ( et je ne crois pas non plus que c'est ce que tu a voulu dire Razz )

Es-tu seulement vraiment responsable de cet attachement ?

Je crois que nous sommes responsable de tout ce que nous vivons, attachement inclus. Mais cela n'est pas en vain. Les souffrances que nous vivons on toutes leur raisons d'être et cela aussi faisait partie de l'enseignement de Bouddha, de Jésus aussi par ailleurs. Je suis completement d'accord quand tu dis' une trame tissée', c'est effectivement l'impression que la vie me donne. Nous devons seulement prendre conscience de cette trame que nous tissons nous-meme dans un butbien précis qui quelque fois nous échappe.

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Re: Mahajrya

Message  Invité le Sam 21 Mar 2009 - 2:27

Lorsque Bouddha s'est éveillé, il a décidé de partager sa vision du monde aux autres être vivants de ce monde. Son but , selon moi, n'était pas de sauver le monde mais de leur montrer comment se sauver soi-même.
Il y a un "avant" et un "après", un peu comme "cause" et "conséquence".
L'éveil, si on le considère comme un "chemin de connaissances" n'était pas sa motivation première.
Avant qu'il ne connaisse "l'éveil" il en a fait du chemin !
Si j'en crois ce site ICI que j'ai trouvé sur le bouddhisme, voici ce qu'exprimait le brahmane qui s'appelait Sumedhá, prédécesseur (la 10° ré-incarnation) avant Siddhārtha Gautama
(on peut discuter de la ré-incarnation, mais c'est un autre sujet)

Dernier membre de sa famille, il devint le chef de la maison. Ce jour, il alla s'asseoir sous le plus haut toit de la demeure, profitant du grand calme qui y régnerait désormais. Alors qu'il profita pleinement de cette tranquillité, il se mit à songer :

« Il est vraiment insupportable de renaître, d'avoir à subir à tout moment des maladies, la vieillesse et, bien sûr, la mort. Tout cela est beaucoup de souffrance. Ce corps n'est fait que de choses répugnantes, comme les poils, les ongles, la chair, les os, les intestins, les excréments, le cerveau, la bile, le mucus, le pus, le sang, la sueur, la graisse, la glaire, l'urine... Il doit certainement exister une manière de parvenir à la libération de tout ça. Je chercherai cette voie qui mène à nibbána (objet de paix illimitée où aucune conscience n'apparaît) . S'il y a le chaud, il y a nécessairement le froid. Puisqu'il y a lobha, dosa, et moha (l'avidité, l'aversion et l'ignorance) il y a forcément alobha, adosa, et amoha (l'absence de ces choses). De même, s'il y a kusala, il y a akusala (s'il y a mérite, il y a démérite). De la même manière, s'il y a la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort, il doit bien y avoir un endroit où il n'y a ni naissance, ni vieillesse, ni maladie, ni mort. De la même manière, quand on a une maladie, il y a des médecins qui nous indiquent comment nous guérir de cette maladie. Si on reste malade par négligence d'avoir pris les médicaments, ce ne sera pas la faute du médecin, ni des médicaments. Il en va exactement de même avec les kilesá (les impuretés mentales). C'est-à-dire qu'il y a certainement une façon de se guérir des kilesá et donc quelqu'un en mesure de nous en indiquer la posologie. Si on se néglige, on sera encore malade de
kilesá. Ce ne sera pas la faute de l'instructeur, ni de la méthode. Si je ne suis pas le bon chemin pour me libérer de la maladie des kilesá, sans écouter les instructions d'un enseignant qui connaît le traitement qu'il convient d'appliquer, ce ne sera pas de sa faute. »

Sumedhà s'indigne du sort de la condition humaine ... qui lui paraît assez sinistre, assez inacceptable. Dans un contexte aussi "traditionnel" que celui de l'hindouisme, des réincarnations, des vies qui se perfectionnent, il est difficile de penser que son état d'esprit était "égocentré" . J'opte pour dire qu'il reprenait à son compte ce qu'il avait sous les yeux, la vision d'une vie qui conduit à une déchéance physique qui l'afflige.

Il me semble donc bien que c'est cette motivation à la base (pourquoi la mort, les souffrances, la vieillesse, les maladies ?) et les expériences qui en ont découlé qui l'ont conduit à l'éveil. Lequel "éveil", imprévisible, s'étant produit je pense parce qu'il n'arrivait pas à trouver de réponses au bout de toutes ses pérégrinations, de tous ces efforts. Il ne lui restait plus qu'à s'asseoir sous un arbre ! démuni, bredouille ! C'est dans cet abandon qu'il connaîtra l'éveil (à ce que j'en sais et en ai compris).
Et "après" qu'il tentera de communiquer "sa clairvoyance" pour aider les autres.

Pour ce qui est de l'Absolu, la conscience Suprême, ou Dieu. Cette notion de Dieu est différente pour les bouddhistes en général. En fait, il ne cherche pas Dieu à l'extérieur d'eux-même, mais à l'intérieur. C'est à force d'observer et de contempler que nous devenons conscient que nous sommes Dieu.
Si l'on suppose que tout découle de LUI, qu'Il est UN, il est autant en nous, qu'autour, pas plus à l'intérieur qu'à l'extérieur.

C'est à force d'observer et de contempler que nous devenons conscient que nous sommes Dieu.
Je ne crois pas que l'on puisse s'identifier à Dieu au point de dire que nous sommes LUI. Nous pouvons percevoir un ou des aspects, et étant image et ressemblance (l'homme créé à Son Image ainsi que le rapporte la Genèse) ne pas s'en sentir "distinct", "reflété" comme la lune ne reflète que la lumière du soleil, mais de là à dire que nous sommes Dieu !!!!!!!! C'est un peu hardi comme affirmation.

Ce n'est pas l'homme qui se fait Dieu, tout seul, c'est Dieu qui "oint" l'homme ... (à suivre)

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Re: Mahajrya

Message  pat le Sam 21 Mar 2009 - 11:26

Si nous sommes dieu, notre finitude ne serait aussi qu'une illusion?
Pourtant cette finitude, je la vis dans tous les actes de ma vie, ne serait ce que dans mon impuissance relative à réaliser le "bien" que j'appelle de mes voeux !

pat

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Re: Mahajrya

Message  Invité le Sam 21 Mar 2009 - 16:29

Sur cette Terre tout est impermanent, mais aux yeux de Dieu il n'y a ni finitude ni infinitude.

ne serait ce que dans mon impuissance relative à réaliser le "bien" que j'appelle de mes voeux !


Que veux tu dire exactement?

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Re: Mahajrya

Message  pat le Dim 22 Mar 2009 - 12:50

Sur cette Terre tout est impermanent, mais aux yeux de Dieu il n'y a ni finitude ni infinitude.

Justement, c'est ce que je voulais dire, sur terre tout est im-permanent et finitude; c'est parce que nous vivons cet état que nous ne pouvons pas prétendre être dieu. Car en effet on caractérise Dieu par son infinitude ou comme tu dis : sa réalité est au delà de ces notions (ni finitude ni infinitude).

J'ajoutais que ce qui prouve pour moi cette finitude où nous vivons, c'est ce sentiment de « mon impuissance relative à réaliser le "bien" que j'appelle de mes voeux !  ».
Si j'étais Dieu, il n'y aurait aucune séparation entre ma volonté d'accomplir et le fait d'accomplir. Je serais bon par nature, par vouloir originel. Or, mon accomplissement spirituel me demande un effort, un travail sur moi. Il ne suffit pas de dire « je voudrais » pour être, c'est cela que j'appelle mon impuissance relative.

Cette nécessité de, sans cesse faire effort pour « s'accomplir » nous donne un sentiment de fragilité, de finitude qui nous remet continuellement à notre place d'Homme.
Pour autant, nous avons un potentiel divin, ce qui n'est pas la même chose que de se considérer comme Dieu.

pat

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Re: Mahajrya

Message  pat le Mer 25 Mar 2009 - 13:09

Eh! bien Apsaagni ça ne vous inspire pas ce que je vous ai répondu ?
Bien fraternellement

pat

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Re: Mahajrya

Message  Invité le Mer 25 Mar 2009 - 23:34

Haha!, je dois dire que je prend mon temps pour répondre en général, désolé pour le lapse de temps.

Il ne s'agit effectivement pas de seulement de dire , je veux, pour accomplir ce que nous souhaitons. il ya une question de volonté et cette volonté doit venir de nous-même sinon nous ne sommes pas en vérité. Je crois que si nous sommes si fragile, du moins pour la question de la Foi, c'est que parfois nous devons nous perdre un peu pour que lorsque nous revoyns le bon chemin nous puissions le reconnaitre et ainsi continuer à y marcher.

J'ai fais beacoup de lecture Kabbalistique,( La science occulte juive de la bible, entre autre), et j,ai constaté que la vision du monde selon cette science consiste à voir Dieu dans tout les aspects de la vie, du monde. C'est pourquoi je crois que nous sommes Dieu, car Dieu fait partie de toutes choses. Bien entendu l'égo refuse de le croire. Essayez ceci; passez toute une journée ;a vous repeter " J'aime Dieu , je suis Dieu", interieurement , bien entendu Wink. Vous m'en redirez des nouvelles.

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Re: Mahajrya

Message  pat le Ven 27 Mar 2009 - 13:20

Bonjour,
C'est pourquoi je crois que nous sommes Dieu, car Dieu fait partie de toutes choses

Ce que je voulais dire en disant que nous n'étions pas dieu au sens strict c'est que nous n'avons pas son Eternité, sa Perfection, sa Sainteté et sa Lumière. Mais nous avons ces qualité par filiation si je peux dire. Et en guise d'éternité nous avons hérité de l'immortalité.
Tout cela suffit pour nous considérer « fils de Dieu », comme Jésus lui-même se considérait. Comme je l'écris ailleurs sur ce forum, nous avons donc un destin divin et en ce sens nous sommes des dieux en puissance.
Jésus disait « Le Royaume est à l'intérieur de vous » (Luc)
Si on considère cette affirmation exacte, on peut, en effet, penser que notre nature est d'essence divine et que le souffle de Dieu, non seulement, nous habite, mais habite aussi toutes choses, comme tu dis.

Mais si nous avons été plongés dans un temps, dans une histoire, si nous avons la liberté comme outil, c'est que ce divin n'est pas réellement et totalement acquis.
Nous ne sommes pas dieu malgré nous. Nous sommes dieu par origine, mais ce divin reste à construire , à réaliser. Notre liberté nous permet de répondre favorablement ou non à ce potentiel originel. Ce n'est pas un acquis automatique.

Par nature, je serai toujours le fils de mon père biologique, même si je ne le veux pas, même s'il ne le veut pas. Et en ce sens vous avez raison. Mais moralement, je peux trahir cette paternité, la renier, partir sur des traces opposées aux siennes, au point que ni lui ni moi ne se reconnaîtront dans cette paternité qui n'est pas seulement de chair mais aussi d'esprit.
Il en est de même avec Dieu.
Si je me répète à longueur de journée que je suis dieu, l'effet prodigieux dont tu parles ne sera effectif que si je mène une vie de bonté qui me permette une telle affirmation. De la même façon, je ne serai réellement le fils de mon père terrestre que si j'honore l'humanisme qu'il m'a donné.
Mais peut-être vois tu les choses bien autrement ?

pat

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Re: Mahajrya

Message  Invité le Dim 29 Mar 2009 - 0:28

Je suis bien d'accord avec ce que tu dis. Seul ceux qui le désire voient Dieu en toute choses et ce n'est pas aussi facile que cela le laisse parraitre. C'est un travail constant d'observation et de méditation. Plusieurs personnes renient cette essence Divine pour plusieurs raisons et je ne les juge en aucun cas, nous cherchons à être heureux comme nous le pouvons.

En fait je pourrais arreter toute mes pratiques spiritelles dès aujourd,hui, rien ne m'oblige à continuer, nous sommes tous libre de faire ce que nous voulons, mais nous somme aussi libre de vivre avec les conséquences;P. Par contre, si j'arrete de chercher, j'arrete d'observer, je recommence à tomber dans le drame humain et mes souffrances reviennent au galop.

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Re: Mahajrya

Message  pat le Dim 29 Mar 2009 - 20:47

En fait je pourrais arreter toute mes pratiques spiritelles dès aujourd,hui, rien ne m'oblige à continuer, nous sommes tous libre de faire ce que nous voulons, mais nous somme aussi libre de vivre avec les conséquences;P. Par contre, si j'arrete de chercher, j'arrete d'observer, je recommence à tomber dans le drame humain et mes souffrances reviennent au galop.

En effet, personne ne peut nous obliger à avoir une vie spirituelle. De la même façon qu'un tribunal ne peut condamner quelqu'un à pardonner, parce que l'acte spirituelle est forcément libre. La liberté, pour moi, c'est l'essence même de la spiritualité.

Mais peut-être n'avons nous pas la même approche de la spiritualité ? Je vais m'expliquer.
Le message évangélique ou arésien ne présente pas la spiritualité comme une pratique, une recherche ou une observation à proprement parler.
L'étude, la méditation, la lecture de la Parole de Dieu, ou même la lecture des grands textes spirituels ne sont que des moteurs. Ils ne sont pas l'essence de la spiritualité, car la spiritualité est existentielle.
Si ma conviction, mon étude, ma recherche ne se concrétisent pas en action, je reste à la marge de la spiritualité. La foi ne sauve pas, elle invite à agir. Même la Parole de Dieu non accomplie est pur formalisme.

En réalité, la spiritualité non seulement change l'individu mais aussi change le monde. C'est d'abord ce monde qu'il faut construire et réussir. Le bonheur n'est pas pour demain, mais pour aujourd'hui, si possible.
Rien n'est vraiment important sur le plan de l'enseignement si cela ne nous met pas en marche vers une réalisation.
Au plaisir de lire ton point de vue.

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Re: Mahajrya

Message  Invité le Dim 29 Mar 2009 - 21:22

Rien n'est vraiment important sur le plan de l'enseignement si cela ne nous met pas en marche vers une réalisation.


Effectivement, je ne peux rien enseigner à quelqu'un qui ne veux pas s'aider. Mais l'enseignement aide à voir des choses que l'on ne voit pas nous même. D'où l'avantage d'avoir quelqu'un pour nous guider. Même si les écrits et les grands discours ne sont pas mis en pratique, je crois que l'enseignant, le maitre ou le guide apporte toujours quelque chose, aussi petit soit-il, à la personne concerné.
Cheminer seul n'est pas de tout repos et souvent on se sens perdu, alors c'est bien d'avoir des personnes à qui se confier.

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Re: Mahajrya

Message  pat le Lun 30 Mar 2009 - 11:47

Nous sommes seuls face à nos responsabilités. car personne ne prendra à notre place, la décision de se changer, de s'auto-construire sur le plan spirituel (construction qualitative de notre âme....)

Mais je n'ai pas dit, bien au contraire que nous étions seuls dans ce monde et que d'autres ne pouvaient pas nous aider. Mais se faire aider, ce n'est pas faire faire à sa place.
Je crois que c'est l'assemblage de nos vérités personnelles qui nous permettra d'entrevoir la Vérité dans ce qu'elle a d'accessible ici dans ce monde de subjectivité.
Cheminer seul n'est pas de tout repos et souvent on se sens perdu, alors c'est bien d'avoir des personnes à qui se confier.
Cheminer seul c'est s'exposer aux pires dérives et aux pires erreurs. Le guide, l'enseignant mais aussi celui avec qui on peut échanger simplement (comme ici sur ce forum) sont indispensables pour rester dans une réalité solidaire et collective.
Bonne journée

pat

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Re: Mahajrya

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