Spiritualités

Foi d’anarchiste !

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Foi d’anarchiste !

Message  Invité le Lun 27 Juil 2009 - 14:08

Rappel du premier message :

Élisée Reclus, Lettre sur la vocation



Chère mère,

Il faut que je me sois bien mal expliqué dans mes lettres précédentes pour que tu aies pu y voir que ma résolution est de devenir pasteur ; j’ai bien parlé d’études à continuer, de sciences à égratigner, mais ce n’est pas, chère mère, pour me vouer au saint ministère. Cette année d’intervalle dans mes études a mis un terme à toutes mes hésitations et je suis fermement décidé à ne suivre, dans cette conjoncture comme dans toutes les autres, que le cri de ma conscience.

Je ne puis concevoir comment des professeurs assemblés, comment des fidèles même pourraient me conférer le droit de prêcher l’Evangile, et je n’accepterai jamais aucune espèce de consécration quelle qu’elle soit, car je n’y vois autre chose qu’un papisme déguisé et incohérent.

Pour moi, qui accepte la théorie de la liberté en tout et pour tout, comment pourrais-je admettre la domination de l’homme dans un cœur qui n’appartient qu’à Dieu seul ? Comment d’autres pécheurs auraient-ils le droit de délier ma langue et d’approcher la braise de mes lèvres ? Que l’homme pénétré d’amour et de foi aille dans les carrefours pour mener au festin splendide ceux qui vivent dans la boue et le mal, qu’il monte sur les toits pour crier que le royaume de Dieu est proche, qu’il ne laisse passer personne sans lui parler de Celui qui nous a aimés le premier, qu’il prie avec ses frères quand son cœur lui dit de le faire, tout cela est beau, et le bon Dieu bénira certainement celui qui le confesse envers et contre tous, en temps et hors de temps.

Mais prendre d’abord un brevet de capacité chrétienne, puis demander un passeport d’amour et de foi soit aux professeurs, soit au consistoire, soit à l’église même, sous peine d’être contrebandier dans le domaine des cœurs, voilà qui me répugne par dessus tout et voilà ce que Dieu me donnera certainement la force de ne pas faire.

J’avais longtemps bercé dans mon esprit le désir d’être pasteur, la seule vue d’une chaire me faisait palpiter, et j’ai été rarement plus heureux quece jour où j’ai prêché à Montauban devant deux professeurs, mon frère et des bancs vides ; mais comme, après tout, la vie du pasteur ne doit pas s’enfermer entre les quatre planches de la chaire et comme il y a d’autres formalités à remplir que celle de sermonner les fidèles à temps égaux, j’ai résisté à tous mes petits désirs d’amour-propre et c’est pour cela que je dis maintenant : “Je ne veux, ni ne peux, ni ne dois être pasteur.”

Ne voyez pas là, chers parents, l’effet du doute ; si je doutais, je me bornerais à hésiter ; c’est au contraire, par suite de croyances positives et absolues que je me décide. Je crois que le jour est venu dans lequel doivent être abaissés tous ceux qui s’érigent au-dessus des autres en maîtres et en prophètes : le meilleur moyen d’évangéliser, ce n’est pas aujourd’hui de se cuirasser de diplômes et de monter sur des tabourets brevetés, mais c’est d’ouvrir tout simplement et tout bonnement son cœur devant ses amis, Grec chez les Grecs, paysan chez les paysans, païen chez les païens à la manière de saint Paul qui, de l’autel du Dieu inconnu, ramenait les Athéniens au Dieu que nous connaissons. On se méfie naturellement de celui qui tâche de faire tout rouler autour de son métier, et l’état de pasteur a beau être vécu et senti, il n’en est pas moins comme une machine fonctionnant avec régularité et quand l’enthousiasme manque, il faut que le devoir et des mots vides d’amour y suppléent.

Un temps viendra où chaque homme sera son propre roi et son propre pasteur, où chacun offrira l’encens à Dieu dans le propre temple de son corps et de son âme.

Alors Dieu seul s’élèvera au-dessus de nous et nous conduira. Entre les hommes il n’y aura plus que des rapports d’influence et d’amour ; chacun parlera à son frère des idées qui agitent sa tête, des sentiments qui traversent son cœur ; ces idées et ces sentiments pourront germer en un chacun, sans avoir revêtu un caractère d’officialité et sans avoir été brevetés par un homme ou par une réunion d’hommes, par un consistoire ou par un troupeau. Il n’y aura plus d’homme qui gouverne ou conduise d’autres hommes, mais chacun agira sur son voisin et prêchera la vérité qu’il sent et qu’il croit.

Mais comment amener cet avenir si nous ne le réalisons pas en nous-mêmes, si, non contents de rejeter tout roi et tout pasteur, nous ne protestons pas contre toute idée intérieure qui nous dirait de devenir nous-mêmes ce que nous blâmons.

A Dieu ne plaise que je ne veuille en rien porter ma main plus haut que je ne dois et que je blâme mon père ! Il a agi avec Dieu : que Dieu le bénisse ; mais moi aussi, en refusant le ministère, j’agis avec Dieu : qu’il me bénisse encore ! Nous faisons des choses opposées, mais j’atteste Dieu que nous faisons bien tous deux.

Ne croyez pas, je le répète, que je sois agité par des doutes quelconques et qu’une certaine droiture de ma faiblesse me porte à refuser d’être pasteur. Non, car le bonheur ne saurait s’unir aux doutes, et maintenant je suis heureux, je suis heureux bien que six cents heures nous séparent, heureux, bien que j’entende médire de mes frères, de mes amis, de ma patrie, heureux, bien que je n’entende pas les doux sons de ma langue, bien que je vive pauvrement dans une ville riche et luxueuse, bien que l’ami manque à mon amour. Je sais en qui j’ai cru.

Je connais Dieu qui m’aime comme un père aime son enfant ; il me soutient à tous les pas et je reconnais la tendre pression de sa main, et quand je pèche, c’est lui-même qui me le dit, et c’est lui qui me donne sans cesse l’amour que je lui rends. Il m’aime et il me rend témoignage qu’un jour nous nous retrouverons là où l’on ne pleure point.

Oh ! si vous vouliez me tendre, vous, mon père et ma mère, une main de fraternité chrétienne, sans restriction, sans tristesse, sans réticence ! Si vous vouliez, malgré ce qui est pour vous l’évidence, croire à mon égard de cette foi qui transporte les montagnes ! Ah ! quand les mondes périraient, je sais que mon Rédempteur est vivant et je le verrai au dernier jour ! Que l’Eternel vous bénisse de ses bénédictions éternelles !

(…)

Adieu. Soyez bénis.

Jean Jacques Elisée Reclus

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Re: Foi d’anarchiste !

Message  Invité le Mer 26 Aoû 2009 - 6:16

Orwell est un grand monsieur !
Et la Catalogne anarchiste, une des plus belles expériences de vie sans chefs jamais tenté sur Terre...

Voir :
UNE UTOPIE RÉALISÉE
Quand l’Espagne révolutionnaire vivait en anarchie
http://www.monde-diplomatique.fr/2000/12/GOLDBRONN/14571

' Nombreux sont les étrangers qui, à l’instar de Franz Borkenau, ont éprouvé ce « formidable pouvoir d’attraction de la révolution ». Dans Spanish Cockpit, il rapporte le cas d’un jeune entrepreneur américain, dont l’affaire est pratiquement ruinée par la révolution, et qui néanmoins reste très favorable aux anarchistes, dont il admire le mépris de l’argent. Il refuse de partir, car « il aime ce sol, il aime ce peuple et peu lui importe, dit-il, d’avoir perdu ses biens si le vieil ordre des choses s’écroule pour faire place à une cité des hommes plus haute, plus noble et plus heureuse ».'

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Re: Foi d’anarchiste !

Message  Invité le Mer 26 Aoû 2009 - 20:27

Côté steppes, je vous propose un petit périple :

http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/08/26/reperes-venus-du-fond-des-steppes…/

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LOUISE MICHEL ANARCHISTE

Message  Invité le Jeu 27 Aoû 2009 - 1:34

http://increvablesanarchistes.org/articles/biographies/louise_michel.htm

Louise Michel, une grande figure de l'anarchisme



Au cours de son existence, Louise Michel dut faire face aux mesquineries et calomnies propagées par la presse bourgeoise et la préfecture, qui n'avaient pour but que de dévaloriser aux regards de la population sa démarche révolutionnaire, tout comme d'ailleurs furent dévoyées, en leur temps, les activités de militantes ou ouvrières (les Pétroleuses, les miliciennes...).
A l'instar de ses prédécesseurs, le monde culturel bourgeois actuel ne retient des activités et écrits de Louise Michel que les anecdotes amoureuses, de "charité chrétienne", ses menées de type "pétroleuse"..., en défigurant ainsi la vie d'une militante révolutionnaire.

La Commune de Paris où les femmes jouèrent un rôle prédominant, la verra combattre sur les barricades, dans son uniformes de garde national, participer activement au comité de vigilance du 18è arrondissement, organiser les sections d'ambulancières ou les coopératives de quartier. Après un procès retentissant et un emprisonnement en Nouvelle-Calédonie qui lui permet, au contact de Nathalie Lemel (ouvrière, adhérente à la Première Internationale) et de Charles Malato, d'approfondir se pensée, Louise Michel revient en France en anarchiste confirmée et décidée à propager ses théories ; ce qu'elle fera jusqu'à sa mort, survenue à Marseille au cours d'une toumée de conférences.

Se vouant à des causes plus spécifiques, elle animera des cercles féministes, athée, créera des organismes d'aide aux prisoniers. Dans une période où travailler à l'émancipation des travailleurs, revenait à encourir les foudres du pouvoir, Louise Michel s'assiéra souvent sur le banc des accusés et se reposera, comme elle le disait, dans les geôles des républicains. Nous, militants anarchistes, tirons d'autres leçons du passé et des expériences du mouvement ouvrier.

Louise Michel laissera une empreinte différente que celle de ses compagnons de lutte (Pierre Kropotkine, Emile Pouget, Sébastien Faure) dans le mouvement libertaire. Représentante quasi exacte du propagandiste infatigable qui diffuse les propositions anarchistes, renfloue les caisses de groupes, elle sera un des piliers du mouvement anarchiste du siècle demier. Utilisant autant la parole que l'écrit, oratrice remarquable, participant à la rédaction des joumaux anarchistes, aux réunions et congrès internationaux, nous la verrons tantôt haranguer les publics de meetings populaires, puis affronter ceux de Versailles aux lendemains de la Commune ou ceux de Londres et Bruxelles.

Il faut pourtant un facteur primordial qui a joué dans sa popularité et que trop souvent les révolutionnaires oublient, Louise Michel est la première femme anarchiste qui sera représentative du mouvement révolutionnaire. Sa tenacité, son courage n'y sont pas étrangers. Héritière du courant unitaire du socialisme communard, imprégnée par le fédéralisme proudhonien et le blanquisme, elle ne côtoiera pas que les seuls anarchistes, mais participera également aux activités de socialistes parlementaristes, tels Rochefort et Clémenceau, des groupes féministes électoralistes, des guesdistes, les milieux littéraires, etc.
Partout où il fallait se battre même si, par certains côtés, cette lutte demeure spécifique, Louise Michel menait ses talents au service des opprimés et y intégrait ses propositions propres sur les phénomènes sociaux (le syndicalisme, la grève, les colonies...). Et le peuple l'a bien compris comme tel, car l'enterrement de Louise Michel représente un des demiers rassemblements de masse, unifiant pour un temps anarchistes, marxistes et réformistes.

Si nous saluons, à l'occasion de cet anniversaire, les talents et le parcours militants d'une anarchiste, nous saluons également par cet intermédiaire les hommes et les femmes qui luttèrent pour l'émancipation de la classe ouvrière et que l'histoire, autant officielle que révolutionnaire, jette aux oubliettes trop facilement. Car l'héritage que nous laissent les théoriciens révolutionnaires, n'est rien, sans ces propagandistes anonymes, véritables piliers du mouvement ouvrier, construisant les organisations de masse et les organisations spécifiques.


Dernière édition par Assunta le Jeu 27 Aoû 2009 - 1:55, édité 1 fois

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Re: Foi d’anarchiste !

Message  Invité le Jeu 27 Aoû 2009 - 1:42

Louise Michel
Une petite fille dont la curiosité dérange
Fille unique de Marianne, qui était mère célibataire, elle a été élevée au château de Vroncourt, en Haute-Marne, par ses grands-parents paternels. Ceux-ci étaient ouverts et tolérants et ont permis à Louise de vivre une enfance beaucoup plus riche et beaucoup plus libre que beaucoup d'enfants de cette époque. Avec sa grand-mère, Louise a appris à lire et à jouer du piano. Son grand-père la nourrit de poésie et de philosophie. Aucun apprentissage ne la rebutait et elle se passionnait pour l'algèbre. Elle posait à son instituteur des questions que personne d'autre n'osait poser. Quoi d'étonnant que Claude Helft, dans le livre qu'elle a consacré à Louise Michel l'imagine punie par le maître d'école parce qu'elle l'avait taquiné. Elle aurait écrit tout ce qu'il disait pendant la dictée. Cela donnait à peu près ceci : " Les Romains étaient les maîtres du monde (Louise, ne tenez pas votre plume comme un bâton point virgule), mais la Gaule résista longtemps "

Une institutrice dont les méthodes dérangent
Pour une jeune fille pauvre qui refuse de se marier (à deux reprises au moins), il n'y a pas beaucoup de possibilité de gagner sa vie. En 1850, lorsque ses grands-parents meurent, Louise décide de devenir institutrice. Elle suit des cours à Chaumont. Puis, son diplôme en poche, elle ouvre une école de jeunes filles à Audeloncourt. Elle choisit de créer une école libre pour ne pas prêter serment à l'empereur. Elle met en oeuvre des méthodes pédagogiques originales, comme l'observation de la nature, la présence d'animaux en classe. Elle se fait également remarquer du rectorat par la publication dans un journal local de feuilletons qui contiennent des critiques à peine voilées de l'empereur. Elle envoie des poèmes à Victor Hugo, qui est un ennemi déclaré du régime. Se sentant étouffée par le "qu'en dira-t-on" et l'enfermement dans des normes rigides, elle décide de partir pour Paris. Elle a 26 ans.
Toujours aussi pauvre, elle continue néanmoins son métier, tant pour de jeunes élèves que lors de cours du soir qu'elle donne à des ouvrières. Avide de connaissances nouvelles, elle poursuit également sa propre instruction, dans une sorte d'université populaire. Elle s'interroge sur la prostitution, la maladie mentale ou la délinquance. Le "Livre du bagne, précédé par Lueurs d'ombres, plus d'idiots, plus de fous et de Livre d'Herman", paru en 2001 aux Presses Universitaires de Lyon, grâce aux travaux de Véronique Fau-Vincenti, révèlent l'intérêt que Louise Michel portait "à la grande famille indéfinie et confuse des anormaux" (Michel Foucault). Elle ne fait pas qu'effleurer les débats, elle pose la question, au travers de ses nouvelles, des origines et de la parenté éventuelle entre crime et folie. Elle examine en dernier ressort les conduites à adopter et les remèdes à apporter afin "d'éveiller l'intelligence" des fous et des idiots.
En 1865, grâce à une somme d'argent que lui donne sa mère, venue la rejoindre à Paris, elle ouvre sa propre école à Montmartre.
Pendant ces années-là elle commence à construire sa pensée : elle est persuadée que l'humanité n'en est qu'à l'enfance et qu'elle va évoluer. Elle est convaincue que les femmes joueront un rôle moteur dans ces évolutions.

Une déportée dont la solidarité dérange
Après avoir participé activement aux luttes de la Commune de Paris, Louise Michel est prisonnière pendant deux ans et déportée en Nouvelle Calédonie. Là-bas, elle se comporte très différemment de nombreux autres communards : elle décrit et dessine la faune et la flore et transmet ses observations à Paris. Surtout, contrairement aux autres déportés, elle s'intéresse aux Canaques, à qui elle apprend à lire et à parler français. De plus, elle les aide à comprendre l'oppression coloniale qu'ils subissent, et les soutient lorsqu'ils tentent de se révolter. L'insurrection est réprimée en mettant le feu à la brousse, ce qui eut pour conséquence une mort horrible pour de nombreux Canaques. Quelques survivants qui ont le projet de s'échapper par la mer viennent saluer Louise Michel : elle partage avec eux son écharpe rouge, souvenir de la Commune.
C'est également en Nouvelle Calédonie qu'elle noue des relations avec les déportés algériens qui se sont révoltés contre la colonisation française.

Une femme dont le célibat dérange
De la Presque Jeanne d'Arc évoquée par Verlaine au surnom de vierge rouge, de nombreux auteurs interrogent la vie intime de Louise Michel : avait-elle été la maîtresse de Hugo ou sa négresse ou les deux ?
La relation qu'elle a nouée avec Théophile Ferré -qu'elle a aimé comme on aime la révolution- était-elle platonique ou pas ?
Qui était Charlotte Vauzelle, que Louise Michel nomme sa compagne depuis 15 ans ?
Dans notre langage d'aujourd'hui, nous imaginerions facilement une relation lesbienne mais Louise Michel était souvent critiquée pour son comportement, plutôt qualifié de puritain.
Rappelons-nous qu'à cette époque, encore plus qu'aujourd'hui, la norme sociale est la vie de couple, norme qui s'applique de façon plus contraignante sur les femmes. Après avoir refusé deux prétendants et quitté la campagne, elle se sent plus libre dans sa vie parisienne. Nous pouvons d'ailleurs nous demander si l'exode rural vers les grandes villes et les concentrations industrielles, certes d'abord motivé par l'espoir d'une vie moins pauvre et moins dure que la paysannerie, n'a pas eu aussi comme ressort l'espoir d'une vie sociale plus libre, car protégée par l'anonymat et permettant plus de rencontres. A la fin du XIXème siècle, le mariage est aussi beaucoup moins fréquent dans les milieux ouvriers et concerne surtout les classes possédantes, qui ont intérêt à garantir la transmission de leurs biens.
Mais au fond, lorsqu'on s'interroge sur la sexualité de Louise Michel, de quoi se mêle-t-on ?
De la vie privée d'une personne, que l'on voudrait faire entrer dans une case, façon bien commode de cataloguer les gens et de leur nier le droit de choisir comment et avec qui ils veulent vivre !

Alors, on se prend à rêver : si elle était tout simplement "queer" ? (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Queer)
Louise aurait sans doute apprécié cette expression venue des milieux gays et lesbiens des Etats-Unis.
Ces derniers ont revendiqué ce mot et se le sont approprié, après que les bien-pensants les avaient insultés avec ce mot signifiant bizarre, louche.
Elle serait sans doute partie prenante des luttes féministes contre toutes les discriminations !
Elle nous apporterait son énergie formidable et ses idées originales, son refus des carcans sociaux et idéologiques et son sens profond de la solidarité et de l'entraide.
Puissions nous être nombreuses et nombreux à poursuivre ce chemin d'émancipation !


Elisabeth CLAUDE
Commission Femmes de la Fédération Anarchiste

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Louise Michel lors de sa déportation en Nouvelle-Calédonie
http://increvablesanarchistes.org/articles/avan1914/78louise_canaq.htm

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Re: Foi d’anarchiste !

Message  pat le Ven 28 Aoû 2009 - 16:22

Beau reportage sur Louise Michel dont j'ai lu il y a quelques mois la biographie écrite par Xavière Gauthier "la vierge rouge"

Très belle figure de l'anarchie humaniste.

J'avais noté à l'époque :

« Il me semble que l'amour infini soit devenu un sens qui nous enveloppe. L'amour, c'est la force de l 'avenir »

« par delà notre temps maudit, viendra l'époque où l'homme, conscient et libre, ne torturera plus ni l'homme ni la bête. Cette espérance là vaut bien qu'on s'en aille à travers l'horreur de la vie »

« Un jour....vous montrerez aux capitalistes aveugles, aux repus, aux gros richards qui éclatent d'indigestion, que le pain doit être à tous. »

Louise Michel

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Vers un Manifeste Anarchiste chrétien moderne (Document)

Message  Invité le Lun 14 Sep 2009 - 18:23

Manifeste




Contre le chritianisme institutionnel

Contre l’Église comme seule garante de l’héritage spirituelle du Christ






Je ne considère pas l’Église comme détentrice de l’héritage spirituel légué par le Christ

L’Église ne défend que l’absolu de sa tradition, en lui subordonnant le Saint Esprit

La révélation vécue en Église est identitaire et non pas libératrice

Je ne saurais de même limiter ma perception du christianisme à un message humanitaire à portée sociale. Pour la simple et bonne raison qu’à l’encontre de Tolstoï qui le voyait ainsi, je ne nie pas la divinité du Christ. Mais j’accorde toute l’importance à cette divinité puisqu’elle seule permet d’expliquer l’incarnation et la transcendance du monde.

Quant à l’anarchisme, j’y adhère dans la mesure où il reconnait la richesse de l’individu, où il prône “l’individualisme” seul garant d’une véritable révolution communautaire. Libérons l’individu de tout ce qui l’astreint et la société suivra.

Il y a toute une série de groupes et de penseurs qui se sont démarqués de l’Église telle qu’on nous la propose aujourd’hui.

Je pense non seulement à Jésus Christ qui a su démystifier les fondements religieux de son temps, mais aux Gnostiques qui ont tant souffert de l’incompréhension de leur époques, à Mani qui effectua le premier synchrétisme religieux ayant le Christ en son centre, aux Bogomiles de Bulgarie qui s’opposaient aux papes et à la monarchie, aux Cathares, chrétiens puristes vivants en autarcie qui furent exterminé par l’inquisition, à Jacob Boheme le fameux cordonnier dont la théosophie toute personnelle en étonna plus d’un, à William Blake créateur de génie en marge de l’Église d’Angleterre, à Tolstoï et aux mystiques anarchistes Russes, à Walt Whitman ni chrétien, ni anarchiste mais tellement cela à la fois, à Rimbaud l’irrévérencieux, à Rudolf Steiner fondateur du mouvement Anthroposophique, qui a su voir en des personnalités tel que Stirner et Nietzsche les précurseurs du règne de l’individualisme fondamental, positif et absolu, je pense à Simone Weil ce temple de femme dont le christianisme va de pair avec une recherche militatnte de liberté absolue, au Dadaiste Johannes Baader et à ses aspirations chrétiennes confuses mais tellement libre, à Theillard de Chardin mis à l’index par ses supérieurs, etc. etc. la liste est longue et pourrait certainement s’étendre.

Ce sont ces groupes et ces penseurs que je considère du regard et qui sont d’inépuisables sources d’inspirations.

L’ordre établi, stigmatisé, qu’il soit matériel ou spirituel ne peut résister devant la dynamique libre et affranchi du Christ d’abord et des individus qui à sa suite se sentent eux-mêmes et vont puiser la source de leur penser, sentiment et agir dans le fond de leur individualité.

Cette force qui émane du fond de l’être et qui est propre à chacun ne demande qu’a rompre avec toute forme de conditionnement impératif, institutionnel et dogmatique.

L’être est complet en lui-même, il n’a ni dieux, ni maîtres auxquels se soumettre, qu’on se le dise. Le Christ n’a pas fait oeuvre de soumission, il a fait une oeuvre vraie, et c’est précisément parce que son oeuvre était vraie qu’il fut mis à mort. Entre le Christ et la part individuel de chaque homme il y a un lien indéniable que je m’efforce de chercher et de vivre.

La spiritualité du Christ est d’une telle subtilité qu’elle en laisserait plus d’un perplexe, elle n’a rien à voir avec la religion. Elle à tout à voir avec l’être, l’amour et la création.

Je ne souhaite pas convaincre. Seulement, je m’inspire de cette recherche d’absolu, je m’en nourris. La créativité qui en résulte n’est qu’une façon bien particulière et définie de faire profiter de cette réalité à ceux qui m’entourent.

Eric Tardiff, juillet 2008
du Collectif anarchiste chrétien de Québec


source et complément d'information :
http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/09/14/pour-un-nouveau-manifeste-anarchiste-chretien/

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"l'identité anarchiste chrétienne"

Message  Invité le Ven 18 Sep 2009 - 16:00

" Être anarchiste chrétien c’est reconnaître dans l’un et l’autre courant de pensée que sont l’anarchisme et le christianisme, des valeurs fondamentales à notre existence.
L’on s’y reconnaît, l’on y adhère, elles forgent notre identité, du moins elles nous permettent de nous repérer de manière philosophique et spirituelle parmi d’autres champs de valeurs. De par l’union de l’anarchisme et du christianisme, que nous incarnons, il y a création d’un « isme » nouveau pour ainsi dire. Nous en avons la prétention, nous en assumons les conséquences. Personne n’est venu nous vendre cette idée, elle a germé d’une nécessité, celle de vivre notre identité et de l’affirmer.

Au prime abord, il serait faux de croire que l’un et l’autre courant de pensée se repousse. Puisqu’il n’y a qu’à démontrer quelle position anti-étatique et anti-cléricale Jésus Christ épousa en son temps pour en faire un précurseur de l’anarchisme dans la mesure où celui-ci est anti-autoritaire.

Qu’on y pense bien, Christ en incarnant la seule mesure qu’était la sienne, c’est-à-dire son individualité propre ne pouvait faire autrement que de s’opposer aux figures d’autorité qu’étaient les pharisiens et les sadducéens, ces farouches représentant de la loi et du conformisme spirituel qu’était le judaïsme.

Qu’on ne s’y trompe pas, Jésus Christ, en assumant son statut de Fils de Dieu, a fait œuvre révolutionnaire. Que ce statut soit métaphysique, symbolique ou véritablement spirituel ne change rien à l’affaire puisque ce qui importe c’est qu’il fut authentiquement assumé et ce en toute liberté.

Aussi, objecter que l’anarchisme chrétien n’est qu’un paradoxe, une impossibilité conceptuelle, est en somme une prise de position tout à fait anti-philosophique. Dans la mesure où ceux qui affectent cette remarque ne se donnent pas l’opportunité de penser le devenir de l’anarchisme autrement qu’en le voyant enclavé dans une certaine standardisation dogmatique qui exclut la spiritualité.

Pourtant si l’anarchisme crée du sens c’est qu’il est un courant de libre pensée, de remise en question de l’ordre établi, de l’autorité. Donc ne pourrait-il pas remettre en question sa propre tradition et les figures qui l’ont marquées, ne pourrait-il pas s’extraire de l’athéisme qui n’est plus un objet de réflexion dynamique, mais un standard indélogeable trop souvent affirmé par principe ?

D’autre part, il ne faudrait pas oublier que la lutte anti-cléricale menée par l’ensemble des anarchistes ne vient pas contredire la spiritualité chrétienne dans la mesure ou celle-ci se veut aussi anti-cléricale, et qu’elle s’oppose à cette institution officielle que représente la religion chrétienne, qu’elle soit catholique, protestante ou orthodoxe.

Notre anarchisme chrétien s’inscrit donc dans une recherche de sens et d’intériorité en dehors du périmètre établi et entretenu par l’Église actuelle. En matière de spiritualité un anarchiste chrétien rejette définitivement, et ce en refusant simplement de s’y soumettre, les dogmes de l’Église ainsi que la figure d’autorité qu’incarne le pape avec, à sa suite, cardinaux, archevêque, évêque, prêtre.

Il les considère à leur juste place, c’est-à-dire en les voyant tous sur un même pied d’égalité face à Dieu. On ne saurait se leurrer si facilement des titres que s’octroient les hommes d’Églises, sachant que ces titres sont issus d’un système hiérarchique calqué sur l’empire Romain. Un système qui, bien entendu, n’a plus sa raison d’être dans une société moderne qui veut reconnaître et valoriser la part individuelle de l’homme et de la femme. Il en va de même pour l’Église orthodoxe. Quant au protestantisme, bien que la hiérarchie y soit en apparence révolue, cela n’empêche pas qu’aux lèvres d’un seul homme, en l’occurrence du ministre, toute une congrégation soit pendue.

Cette quête spirituelle qu’est la nôtre porte en germe une riche promesse d’épanouissement individuel. En ce sens qu’elle met de l’avant le rapport individuel à Dieu, mais aussi qu’elle ouvre ce rapport à la dimension communautaire, et ce en encourageant le partage ex æquo de moments de silence, d’intériorités, de lectures et de prières.

Rompre le pain et le vin en communauté fait aussi partie de nos pratiques, non pas que nous ayons le souci de recréer la messe à l’image des catholiques, mais parce qu’ainsi nous accomplissons un acte de mémoire libre et emprunt de notre profonde reconnaissance à l’égard du Christ, de son corps et de son sang transfiguré et présent dans la création.

Nous ne sommes pas déterminés dans notre agir par quelques instances extérieures ou par quelques traditions que ce soit. Nous puisons plutôt en nous même(s) les motifs nécessaires à notre agir.

Puisque nous sommes en devenir, nous avons choisi de l’être avec le Christ. Peut-on nous reprocher de créer un oxymore sur la base de nos convictions anarchistes et chrétiennes?

Alors que nous incarnons tout naturellement ces deux courants de pensée dans notre humble quotidien.

Certes nous effectuons une lecture théologique des signes des temps. Certes nous considérons le matérialisme, le capitalisme et le consumérisme qui en résulte comme le parachèvement du péché originel, c’est-à-dire comme le parachèvement du Mal.

Mais cela ne saurait être compris comme un signe d’égarement, ou dévoiler une quelconque affiliation avec des ressortissants fondamentalistes; cela démontre seulement notre souci d’allier nos vues anarchistes avec notre spiritualité chrétienne.

Y’aurait-il quelques fautes à cela ?

La justice n’aurait-elle qu’un seul visage ?

Devons-nous admettre qu’aucun dialogue n’est possible avec nos confrères et consoeurs qui se disent athées ?

Devons-nous défendre des principes jusqu’à s’aliéner toute collaboration avec nos confrères et consoeurs en anarchie?

Quelle promesse de justice et d’équité sociale porte l’anarchie, si elle ne fait aucune place à la spiritualité, qu’elle soit chrétienne ou autre ???

Nous avons rencontré Dieu.

Cela est significatif dans la mesure où c’est un rapport avec le transcendant que nous essayons et souhaitons cultiver dans l’ensemble de notre vie.

De même nous croyons que l’anarchisme et l’autogestion sont des solutions notables pour contrer l’aliénation causée par le régime capitaliste et l’impérialisme gouvernemental qui le sanctionne… "



Eric Tardiff, Juin 2009
http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/09/18/l’identite-anarchiste-chretienne/

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le nouvel anarchisme chrétien

Message  Invité le Mer 23 Sep 2009 - 18:54

Une civilisation de plus en plus grotesque où la vie est insuffisante, insuffisance compensée sottement par l’accumulation d’un superflu stérile.

Ça ne rime plus à rien. C’est difforme, malodorant. Les gens deviennent méchants.
Embrigadés dans les écrous de lois sans nombre qui rigidifient la structure anti-humaine du système, les peuples en troupes agitées asservies dans un couloir mécanique se précipitent vers les écueils.
C’est vain. C’est laid. C’est vide. C’est creux. C’est bruyant et brutal.
C’est le mensonge qui gouverne, l’illusion et les leurres.
Les représentants ne représentent qu’eux-mêmes. Ils pérorent, et les foules souffrent. Des nantis parvenus palabrent dans le vide. Ils croient tenir dans leurs mains le gouvernail, mais ils ne vont nulle part. Leurs cargaisons de serfs s’égarent sur un océan d’immondices, et ils en sont fiers !
Nous tournons le dos à cette bécane géante. Nous secouons la poussière de nos pieds. Nous raillons cet empire de pacotille, ses péans ridicules de barbares endiablés.
Rien. Rien. Rien.
Nous restaurerons en nous le règne du cœur. Là sera notre révolte, notre guerre.



joruri
http://www.lepost.fr/article/2009/09/23/1709340_rien-rien-rien_1_0_1.html

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Re: Foi d’anarchiste !

Message  Invité le Mer 23 Sep 2009 - 23:18

Bonjour frèrelibre

Quant à l’anarchisme, j’y adhère dans la mesure où il reconnait la richesse de l’individu, où il prône “l’individualisme” seul garant d’une véritable révolution communautaire. Libérons l’individu de tout ce qui l’astreint et la société suivra.
L’ordre établi, stigmatisé, qu’il soit matériel ou spirituel ne peut résister devant la dynamique libre et affranchi du Christ d’abord et des individus qui à sa suite se sentent eux-mêmes et vont puiser la source de leur penser, sentiment et agir dans le fond de leur individualité.
(ref: dict. français lexilogos)

individualisme: Toute théorie ou tendance qui fait prévaloir l'individu sur toutes les autres formes de réalité, et qui lui décerne le plus haut degré de
valeur. Idéal politique qui accorde le maximum d'importance à l'individu, à l'initiative privée et réduit le rôle de l'État au minimum ou même à rien.
[/quote]

individualité: Caractère de ce qui existe en tant qu'individu; fait d'exister en tant qu'individu. Caractère ou ensemble de caractères qui constituent la particularité de quelque chose ou de quelqu'un.

L'individualisme est assimilé à une idéologie, quand la "conscience collective" (terme pour le moins ambigu et abscons) n'accepte pas d'être contredite, ce qui la révèle "idéologique"
La différence est que l'individualité est un rapport au "quant à soi", alors que ceux qui s'opposent à l'individualisme se situent dans un un rapport "au quant à eux", à des traditions, à une habitude atavique, à une morale ... et non à "eux-mêmes", au fond de leurs consciences. Éternel conflit entre individu et morale, entre individu et société, que la démocratie tente de résoudre par l'avis d'une majorité de bien-pensants, mais qui ne résout rien.

"Jugez par vous-mêmes de ce qui est juste" disait déjà Jésus il y a deux mille ans

L'aspect positif de l'individualisme, souvent occulté, est d'être un comportement, un esprit d'indépendance, d'autonomie; une tendance à l'affirmation personnelle ou à l'expression originale.
(ref: dict. français lexilogos)

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Re: Foi d’anarchiste !

Message  Invité le Mer 23 Sep 2009 - 23:25

Quoique je ne me sente pas individualiste, je trouve éclairantes tes précisions, njama.
Cela se rapproche de l'égoïste de Stirner, déjà abordé ici...

Je résumerais ainsi :
Chacun est en dernier lieu absolument en droit, sinon en devoir, de faire ses choix.

Non ?


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Re: Foi d’anarchiste !

Message  Invité le Jeu 24 Sep 2009 - 10:41

J'ai apporté des précisions parce que le mot "individualisme" a nettement pris une connotation péjorative dans l'esprit de beaucoup de personnes, (on pourrait dire la même chose de l'anarchisme). Il est souvent invoqué contre un avis contraire et dirigé contre la personne pour la dévaluer, au prétexte d'être une sorte d'égoïsme ou d'égocentrisme, ce qui est parfois plus simple que de considérer les arguments qu'elle avance.
"Tu n'es qu'un individualiste !" écarte souvent de manière directe tout débat, ou installe le dialogue de sourds.

Aussi faut-il rétablir son côté positif :

L''individualisme, est "aussi" un comportement, un esprit d'indépendance, d'autonomie; une tendance à l'affirmation personnelle ou à l'expression originale.

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[Document vidéo] Espagne 1936, “VIVRE L’UTOPIE !”

Message  Invité le Sam 3 Oct 2009 - 22:19

http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/10/03/document-video-espagne-1936-vivre-lutopie/

et aussi cet extrait d’Hommage à la Catalogne, de George Orwell

” Déjà à cette époque les queues aux portes des boulangeries s’allongeaient sur des centaines de mètres. Cependant, autant qu’on en pouvait juger, les gens étaient contents, emplis d’espoir. Le chômage était inexistant et le coût de la vie encore extrêmement bas; on ne voyait que très peu de personnes vraiment dans la misère et pas de mendiants, à part les bohémiens.

Et surtout il y avait la foi dans la révolution et dans l’avenir, l’impression d’avoir soudain débouché dans une ère d’égalité et de liberté. Des êtres humains cherchaient à se comporter en êtres humains et non plus en simples rouages de la machine capitaliste. Dans les boutiques des barbiers, des «Avis au public», rédigés par des anarchistes – les barbiers étaient pour la plupart anarchistes -, expliquaient gravement que les barbiers n’étaient plus des esclaves. Dans les rues, des affiches bariolées conjuraient les prostituées de ne plus se prostituer…”

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Un document rare !

Message  Invité le Lun 5 Oct 2009 - 18:09

Les témoignages des anarchistes sur la vidéo sont poignants, et instructifs, outre qu'ils réhabilitent beaucoup de vérités et éclairent une bonne part de ce qu'est la vie sans chefs.

Cette vidéo est un trésor - où l'on voit bien que la liberté est merveilleusement contagieuse, quand les hommes se donnent la main... sans se marcher sur les pieds.


Vive la Vie sans chefs !

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Re: Foi d’anarchiste !

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