Spiritualités

« La maltraitance institutionnelle » des enfants

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« La maltraitance institutionnelle » des enfants

Message  Invité le Jeu 22 Oct 2009 - 12:42

Mauvaise nouvelle :

La défense des enfants par Hervé Bertho,
http://www.ouest-france.fr/

Toute personne mérite d’être défendue. Et les enfants plus que d’autres.
Au nom de leur faiblesse.
Au nom de leur innocence.
Un enfant est une personne de moins de dix-huit ans. Mais c’est une personne. Avec des droits.
La France pays des droits de l’homme doit aussi être celui des droits de l’enfant. Il faut redire que les enfants ont des droits d’enfant.
Innocent, démuni, abandonné par sa famille, maltraité par le sort, jouet de l’histoire, migrant ballotté d’un continent à l’autre, battu par les uns, chassé par les autres, il est toujours la première victime des drames du monde.

L’enfant a le droit d’être protégé.
Parce que c’est un enfant, une promesse d’humanité pour le meilleur.

Alors ne lui donnons pas l’impression du pire avec une reculade institutionnelle. Il faut le dire et le dire encore aujourd’hui. Car un symbole très fort risque de disparaître : l’intention du gouvernement est en effet de supprimer la belle fonction de Défenseur des enfants pour inclure cette mission dans une défense plus générale des Droits. Ce projet laisse un goût amer. On a l’impression que l’enfance prend une vilaine claque.

Le projet de loi est de fondre les attributions du Défenseur des enfants, du Médiateur de la république et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité dans une seule institution de défense des droits.
Le problème est que la spécificité de l’enfance passe à la trappe.

Le poste de Défenseur a été créé en l’an 2000. Il a été occupé par Claire Brisset avant de l’être aujourd’hui par Dominique Versini. Ces deux défenseures peuvent regretter « la maltraitance institutionnelle » dont leur action se retrouve victime.

Le bilan de neuf années de fonctionnement indique clairement que leur travail est utile et précieux : 20 000 enfants en difficultés ont été pris en charge !
C’est à la fois peu face à la misère du monde et c’est déjà immense… C’était en tout cas le signe d’une volonté politique dont la France pouvait s’enorgueillir.

Ce n’était pas une fonction honorifique mais une mission au nom de l’honneur : la défense des droits des enfants avait fait son chemin dans les esprits. L’opinion avait été frappée à la faveur d’indignations justifiées et de recommandations écoutées : l’âge du mariage des filles, la protection des mineurs étrangers abandonnés, la prise en compte de l’avis des enfants quand les parents divorcent…

Cette fonction résonnait aussi comme un guichet de l’espoir.
C’était la voix de ceux que l’on n’entend pas.
Il ne faudrait pas la faire taire mais au contraire l’écouter davantage.

L’enfant, c’est l’Homme de demain.

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