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TEMOIGNAGE D'UN JUIF ISRALIEN : BIL"IN BIL’IN !

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TEMOIGNAGE D'UN JUIF ISRALIEN : BIL"IN BIL’IN !

Message  Invité le Ven 19 Oct 2007 - 0:08

Uri Avnery

Quand mes amis sont en proie au désespoir, je leur montre un morceau de béton peint que j’ai rapporté de Berlin.
C’est l’un des restes du mur de Berlin que l’on vend dans cette ville.
Je leur dis que j’ai l’intention, le moment venu, de demander le droit de vendre des morceaux du Mur de séparation.
Quelquefois, quand je donne une conférence devant un auditoire allemand, je pose la question : "Combien d’entre vous croyaient, une semaine avant la chute du mur, que celle-ci interviendrait de leur vivant. ?" Personne n’a jamais levé la main.

Mais le mur de Berlin est tombé. Cette semaine cela s’est aussi passé ici - certes, seulement à un endroit, sur une petite section de la barrière - quand la Cour suprême a décidé que le gouvernement devait démanteler l’obstacle (qui à cet endroit consiste en une clôture, avec fossés, routes de patrouilles et fils de fer barbelés) et le réinstaller plus près de la Ligne verte.
La Bible nous commande : "Quand ton ennemi tombe, ne te réjouis pas, et quand il s’effondre, que ton cœur n’exulte pas" (Proverbes XXIV,17) [traduction empruntée à La Bible, Ancien Testament, tome 1, Editions La Pleiade - ndt]. Ce commandement est très difficile à observer.
L’ennemi, dans ce cas, est l’"obstacle de séparation". Il est difficile de ne pas se réjouir, même si c’est une joie limitée, une joie conditionnelle, parce que nous avons gagné une bataille, pas la guerre.

Premièrement, une partie de la terre de Bil’in a été rendue, mais pas toute. La nouvelle barrière restera loin de la Ligne verte. La longueur de la section devant être démantelée est de moins de deux kilomètres.

Deuxièmement, Bil’in est seulement un des nombreux villages dont la terre a été volée au moyen du Mur.

Troisièmement, le mur est seulement un des moyens de l’occupation, et l’occupation devient pire chaque jour.

Quatrièmement, dans beaucoup d’autres endroits, la Cour suprême a confirmé le tracé de la barrière, même quand elle vole des terres palestiniennes au moins autant qu’à Bilin.

Cinquièmement, la décision de Bilin a aussi un aspect négatif : elle donne à la Cour un alibi aux yeux du monde. Elle confère aux colons une légitimité apparente dans beaucoup d’autres endroits. Il ne faut pas oublier pour le moment que la Cour suprême est un des instruments de l’occupation, même si quelquefois elle essaie de l’alléger.

Comme pour souligner ce point, la Cour elle-même s’est empressée cette semaine de rendre un autre jugement, donnant une autorisation rétroactive à un autre quartier de colonie qui a été aussi construit sur la terre de Bilin.

Cependant, malgré tout : dans cette lutte désespérée, même une petite victoire est une grande victoire. Particulièrement à Bilin.

CAR BIL’IN est un symbole. En deux ans et demi, il est devenu une part de notre vie.
Ici, chaque vendredi, depuis 135 semaines sans exception, une manifestation a lieu contre la barrière.

Qu’y a t-il de si spécial à Bilin, un petit village perdu, dont le nom n’était connu auparavant que de quelques étrangers, et encore ?

La lutte y est devenue un symbole en raison d’une combinaison inhabituelle de caractéristiques :

(a) DÉTERMINATION. Le courage des gens de Bilin. Dans d’autres villages aussi, les manifestants ont montré du courage, mais ici la persévérance acharnée force l’admiration. Semaine après semaine, ils reviennent. Des militants ont été arrêtés encore et encore, plus d’une fois blessés. Le village entier a souffert du terrorisme des autorités d’occupation.

Plus d’une fois, j’ai été remué à la vue de la résistance de ce petit village. J’ai vu des jeeps blindées qui le prenaient d’assaut, sirènes hurlant hystériquement, des policiers lourdement armés qui sautaient de ces jeeps et lançant gaz et grenades assourdissantes dans toutes les directions, des jeunes garçons qui arrêtaient les jeeps de leur corps.

(b) PARTENARIAT. Le partenariat triangulaire entre les habitants du village, des militants de la paix israéliens et des représentants de la solidarité internationale.

C’est une sorte de partenariat qui ne s’est pas exprimé dans des discours ronflants ou des rencontres stériles dans de luxueux hôtels à l’étranger. Il s’est forgé sous les nuages de gaz lacrymogènes suffocants, sous les jets des canons à eau, sous le feu des tirs de grenades assourdissantes et des balles d’acier gainées de caoutchouc, et dans des ambulances du Croissant rouge aussi bien que dans des lieux de détention de l’armée. Il a donné naissance à une camaraderie et une confiance mutuelles, au moment même où celles-ci semblaient avoir été perdues pour toujours dans notre pays.

Depuis la mort de Yasser Arafat, la coopération entre mouvements de paix palestiniens et israéliens a décliné sur plusieurs plans. Beaucoup de Palestiniens ont désespéré des Israéliens, qui n’ont pas réussi à obtenir le changement espéré, et beaucoup de militants israéliens de la paix ont perdu espoir face à la réalité palestinienne. Mais à Bilin, la coopération s’est épanouie.

Les militants israéliens, conduits par les jeunes femmes et hommes résolus des "Anarchistes contre le Mur", ont prouvé aux Palestiniens qu’ils ont un partenaire israélien auquel ils peuvent faire confiance, et les gens de Bilin ont prouvé à leurs amis israéliens qu’ils ont des partenaires fiables et déterminés. Je suis fier du rôle que Gush Shalom a joué dans cette bataille.

Maintenant, la Cour a prouvé que de telles manifestations, que beaucoup considéraient désespérées, peuvent cependant donner des fruits.

(c) NON-VIOLENCE. Toujours et partout. Mahatma Gandhi et Martin Luther King auraient été fiers de tels disciples.


MANIFESTATION NON-VIOLENTE

La non-violence fut entièrement du côté des manifestants. Je peux témoigner comme témoin oculaire : dans toutes les manifestations auxquelles j’ai participé, je n’ai pas vu un seul exemple de manifestant levant la main sur un soldat ou un policier. Quand, au cours d’une de ces actions de protestation, des pierres ont été lancées depuis les rangs des manifestants, des films vidéo ont démontré de manière concluante qu’elles avaient été lancées par des policiers en civil.

En réalité, il y eut de la violence dans les manifestations. Beaucoup de violence. Mais elle venait des soldats et des policiers des frontières qui ne pouvaient pas supporter, je suppose, la vue de Palestiniens et d’Israéliens agissant ensemble.


MANIFESTANTS ATTAQUÉS PAR TSAHAL

Généralement, les choses se déroulaient ainsi : les manifestants défilaient ensemble du centre du village vers la clôture. A l’avant des jeunes gens marchaient en portant sur eux ou brandissant des symboles de non-violence. Une fois, ils étaient menottés l’un à l’autre, une autre fois ils portaient de grands portraits de Gandhi et de Martin Luther King, une autre fois, ils s’enfermaient dans des cages - imagination et créativité se donnaient libre cours. Quelquefois des personnalités connues marchaient en tête, bras dessus bras dessous.

Près de la clôture, un contingent important de soldats et de policiers des frontières les attendaient, portant des boucliers et des gilets pare-balle et armés de pistolets et de lance-grenades, menottes et matraques accrochés à la ceinture. Les manifestants ne s’arrêtaient pas mais avançaient vers la porte, tapant sur elle, la secouant, en brandissant des drapeaux et en criant des slogans. Les soldats ouvraient le feu avec des gaz et des grenades assourdissantes et des balles recouvertes de caoutchouc. Quelques manifestants s’asseyaient sur le sol, d’autres battaient en retraite et revenaient et repartaient et revenaient, etc. Certains étaient traînés de force, leur dos dénudés égratignés le long de la route et des rochers, suffoquant sous les gaz. Des arrestations étaient opérées. Des plaies étaient soignées.

Quand la manifestation prenait fin et que les participants retournaient vers le village, les garçons du coin commençaient à lancer des pierres aux soldats, qui répondaient avec des balles de caoutchouc. Des poursuites s’engageaient entre les oliviers, les garçons agiles ayant généralement l’avantage.

Quelquefois, les jets de pierres commençaient même plus tôt, quand les garçons voyaient de loin la concentration de forces camouflées dans les bosquets du village et les manifestants emmenés de force dans des véhicules de l’armée. Mais, conformément à l’accord entre eux, les protestataires n’ont jamais utilisé la violence, pas même quand ils étaient traînés sur le sol pierreux ou étaient frappés et battus alors qu’ils étaient au sol.

Cette combinaison de détermination, de partenariat et de non-violence est ce qui a transformé Bilin en un phare de la lutte contre l’occupation.

L’AFFAIRE de Bilin a une autre face, qui fut révélée dans toute son horreur ces quelques dernières semaines.

La Cour suprême a décidé que le tracé de la clôture dans ce secteur n’était pas fondé sur des considérations de sécurité, mais était conçu dans le but d’agrandir les colonies. Pour nous, bien, sûr, ce n’était pas une découverte. Tous ceux qui y sont allés, y compris des diplomates étrangers, l’ont vu de leurs propres yeux : le tracé a été défini de telle sorte que la terre de Bilin soit annexée de facto à Israël, pour permettre la réalisation d’un énorme projet de construction de maisons appelé "Matityahu East", extension de la colonie Matityahu (et aussi Modiin Illit et Kiryat Sefer) qui est déjà installée.

Dans une seconde décision cette semaine, la Cour suprême, au nom d’un prétendu "équilibre", a décidé que le complexe d’habitations déjà réalisé à Matityahu, également sur les terres de Bilin, peut rester là et être habité, en dépit du fait que la même Cour l’avait antérieurement interdit.

Et qui construit Matityahu ?
Il y a quelques semaines, un énorme scandale a éclaté. Le coupable est une entreprise de construction appelée Heftsiba. Elle a fait faillite, entraînant avec elle les appartements que ses clients avaient déjà payés. Beaucoup d’entre eux ont perdu toutes leurs économies.

Le propriétaire de la société s’est enfui et a été retrouvé en Italie. Les dettes de l’entreprise approchent le milliard de dollars. La police soupçonne le fuyard d’avoir volé d’immenses sommes.

Et devinez quoi : c’est la même société qui a construit le quartier originel de Matityahu, et qui devait construire le nouveau projet Matityahu sur les terres volées au moyen de la "barrière de sécurité". Elle construisit aussi le monstrueux complexe immobilier de Har Homa et d’autres quartiers dans les territoires occupés.

Qui peut maintenant contredire ce que nous disons depuis des années, à savoir que les colonies sont un énorme business de milliards de milliards de dollars, qui est entièrement basée sur des propriétés volées ?

Tout le monde connaît ce qui fait le noyau dur des colons, des fanatiques nationalistes-messianiques, qui sont prêts à expulser, tuer et voler, parce que leur Dieu leur a dit de le faire. Mais, autour de ce noyau s’est agglutiné un grand groupe de gangsters, d’opérateurs immobiliers, qui mènent leurs sales et très lucratives affaires derrière l’écran du patriotisme. Dans ce cas, le patriotisme est vraiment le refuge des crapules.

Talia Sasson, avocate nommée à l’époque par le gouvernement pour faire une enquête sur l’installation d’avant-postes de colonisation "illégaux", a conclu que la plupart des dirigeants des ministères et de l’armée avaient violé la loi et coopéré secrètement avec les colons. On pourrait croire qu’ils ont agi ainsi par sentiment patriotique. J’ai des doutes. J’ose supposer qu’il doit y avoir des centaines de politiciens, de fonctionnaires et d’officiers qui ont reçu de substantiels pots de vin de la part d’hommes d’affaires qui encaissent des milliards de leur transactions "patriotiques".

P.S. :

L’homme qui a eu l’idée du Mur est Haïm Ramon, alors l’un des dirigeants du parti travailliste. Ramon a commencé sa vie politique comme une des "colombes" du parti (quand c’était populaire). Plus tard, il est passé au parti Kadima (quand cela était rentable).

Cette semaine, Ramon a proposé de couper l’électricité qu’Israël fournit à la bande de Gaza, en punition des tirs de fusées Qassam sur Sderot. On doit rappeler que, depuis le début de l’occupation, les gouvernements israéliens y ont empêché l’installation de systèmes d’eau et d’électricité indépendants, afin d’être sûrs que la bande serait complètement dépendante d’Israël sur les questions de vie et de mort.

Maintenant Ramon propose de couper cette source de vie, pour plonger Gaza dans l’obscurité, couper l’électricité pour les hôpitaux et les réfrigérateurs, comme punition collective - ce qui constitue un crime de guerre. Son gouvernement a en principe accepté la proposition.

Si Bilin représente la lutte des Fils de la lumière, Ramon représente sûrement - très littéralement - les fils des Ténèbres.

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Article publié, en anglais et en hébreu, le 9 septembre 2007 sur le site de Gush Shalom - Traduit de l’anglais "Bil’in ! Bil’in !" pour l’AFPS : SW

Article imprimé à partir du site de l’Association France Palestine Solidarité : http://www.france-palestine.org/imprimersans.php3 ?id_article=6834

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Re: TEMOIGNAGE D'UN JUIF ISRALIEN : BIL"IN BIL’IN !

Message  Invité le Ven 19 Oct 2007 - 23:48

Le monde n'est pas NOIR ou BLANC, qu'il faudrait choisir son camp, ou être pris en otage par l'un ou l'autre. Heureusement que des gens partout sur la terre l'ont compris.

L’ennemi, dans ce cas, est l’"obstacle de séparation".

Un jour les personnes s'apercevront que ce qui les séparent, "l'ennemi", n'est qu'illusions, vétilles, et stupides préjugés. Qu'ils respirent le même air, boivent la même eau, qu'ils viennent au monde de la même manière depuis la nuits des temps.

L'ennemi n'est pas une personne, c'est l'égoïsme, la cupidité, le mensonge, l'orgueil ... c'est obéir aveuglement, c'est abandonner sa conscience et son âme sans juger par "soi-même".

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Les ’Anarchistes contre le Mur’

Message  Invité le Lun 26 Nov 2007 - 2:21

Les ’Anarchistes contre le Mur’

Une bataille est menée, dans les tribunaux israéliens, contre les Anarchistes qui aident des villageois palestiniens.

Au fil des cinq dernières années, le camp de la paix israélien a dépéri. Le mois dernier a marqué le 40e anniversaire de l’occupation et pas plus de 4 000 personnes se sont rassemblées à Tel Aviv pour protester contre cette longue domination militaire israélienne. Parmi les manifestants, seules quelques centaines sont ce qu’on pourrait appeler d’ardents militants, des gens qui vouent leur vie à la paix et à la justice.
Parmi les plus engagés d’entre ceux-ci, il y a les Anarchistes d’Israël. Cependant, cela fait deux ans qu’ils sont la cible d’attaques et il leur est de plus en plus difficile de poursuivre leur lutte.

Organisés en 2003, les Anarchistes se composent de jeunes Israéliens, âgés pour la plupart entre vingt et trente ans, qui travaillent étroitement avec les comités populaires de villages palestiniens, dans le but de résister à l’occupation israélienne.


Ils n’ont pas de leader officiel, pas de bureau, pas d’équipe payée, et pourtant ils sont parvenus à accomplir davantage que beaucoup d’ONG et de mouvements sociaux bien rôdés. Ils sont peut-être mieux connus pour leurs efforts dans le petit village de Bil’in où, depuis plus de deux ans, des manifestations hebdomadaires ont été organisées contre le mur qu’Israël construit en terre palestinienne.

Les Anarchistes sont également actifs dans de nombreux autres villages et villes. Jour après jour, ils se déplacent par petits groupes en Cisjordanie, venant soutenir une action directe non violente qui aide les fermiers palestiniens à obtenir l’accès à leurs champs et à leurs récoltes, tout en s’opposant à la construction de la barrière de séparation et à la confiscation de la terre occupée.

Une des qualités les plus remarquables de ces jeunes Israéliens est l’utilisation subversive qu’ils font de leur privilège, auquel ils recourent non pas en vue d’un profit personnel social, économique ou politique - comme font la plupart des gens - mais pour résister au pouvoir. Les Anarchistes, en d’autres termes, exploitent le privilège qui accompagne leur identité juive et l’utilise comme atout stratégique contre la politique brutale de l’Etat juif.

Comme militants juifs, ils sont bien conscients que l’armée israélienne se comporte très différemment lorsque des Juifs israéliens sont présents à une manifestation en Cisjordanie et que le niveau de violence, pourtant encore du , est beaucoup moins intense. En effet, d’après des soldats israéliens, l’armée a des consignes d’ouverture du feu plus strictes pour les démonstrations auxquelles participent des non Palestiniens. Dès lors, quand le comité public d’un village décide de mener des protestations non-violentes contre la puissance occupante, les Anarchistes se mêlent aux villageois qui manifestent, s’offrant comme bouclier humain pour tous ces Palestiniens qui ont choisi de suivre la voie du Mahatma Gandi et de Martin Luther King.

Bien que les Anarchistes soient fréquemment frappés et arrêtés, ils ne renoncent pas. A ce jour, une dizaine de Palestiniens ont été tués lors de manifestations contre la barrière de séparation et des milliers ont été blessés, un nombre qui aurait sans aucun doute été plus élevé sans l’intrépide dévouement des Anarchistes.


Ces héros méconnus sont couramment tenus, en Israël, pour une cinquième colonne. Et lorsque la police israélienne a commencé à se rendre compte que le fait de les frapper et de les mettre en détention n’arrêterait pas leur résistance obstinée, une stratégie différente a été adoptée. Un grand nombre d’inculpations ont été prononcées par le Procureur de l’Etat.

Les Anarchistes ont pris la chose comme un nouveau défi. Ils ont lancé une campagne légale avec pour visée de défendre le droit civil fondamental de tout Israélien, de résister aux politiques de leur gouvernement qui violent le droit.

A la tête de cette bataille se tient Gaby Lasky, une juriste énergique, qui passe beaucoup de ses week-ends à faire libérer des Anarchistes et beaucoup de jours de semaines à les représenter devant les tribunaux.
Contrairement à la lutte à l’intérieur des Territoires occupés, la bataille légale de protection des libertés civiques nécessite des ressources financières dont les Anarchistes ne disposent pas. L’état sait que c’est le talon d’Achille des Anarchistes et il s’est donc appliqué à saper leurs activités bâtisseuses de paix en leur imposant de lourds frais d’avocats et autres. Bien que Gaby Lasky travaille pour à peine plus que le salaire minimum, le combat des Anarchistes ne peut se maintenir sans l’aide de gens concernés, partout dans le monde.

Article Neve Gordon http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=2381

Site "Anarchists against the wall" http://www.awalls.org/
quelques vidéos en ligne ...

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