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L'amour peut-il être défini?

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L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mar 3 Nov 2009 - 18:58

L'homme et la marguerite

On aime son chat, sa grand-mère, ses parents, ses enfants, ses amis, sa maison et sa télévision, sa voiture, la ville de son enfance, son lieu de vacances, tel légume et pas tel autre, le silence de la mer en hiver, près du sémaphore bleu, le soleil sur les rochers, le ciel cotonneux et le ciel clair et le vent dans les voiles des lointains voiliers, les crevettes sur le marché, le vin de sa cave, les fleurs de son jardin, le sourire du vieillard sur un banc qui regarde les gosses sur le sable…

Il nous arrive même parfois – soyons honnêtes - d’aimer notre femme ou notre mari et de croire, enivrés, que nous lui faisons l’amour.

L’amour se consomme à toutes les sauces. S’accompagne de tous les vins. On aime moins. On aime plus. On préfère. On jette. On reprend. On change d’objet. On hiérarchise. On prive la Vie de ses plus beaux pétales. On effeuille la marguerite.

Physique, dans l’échange des corps fondus des amants, filial, fraternel, platonique ou divin, l’amour, aux multiples objets, formes et visages, renvoie à des réalités multiples. A des plaisirs différents. En chacun, il est invariablement soumis à des degrés, à des mouvances d’intensité au gré de nos humeurs et de nos expériences, de nos émotions, de la qualité de dépendance qui nous lie à l’objet de notre « amour ». On aime plus. On aime moins. On n’aime plus. On préfère… On a plus ou moins de plaisir en une compagnie. De souvenirs de plaisirs dans l’absence. Et la douleur est plus ou moins amère.

L’amour peut-il naître, grandir, s’estomper ou disparaître comme le font l’enthousiasme et la peur ? L’amour est-il un sentiment ? L’amour est-il un lien qui nous retient ? Une chaîne ? Un boulet que l’on traîne toute une vie ? Est-ce que l’amour rend libre ou est-ce qu’il nous aliène ? Est-il possible que la plus grande partie de l’humanité et de ses unions soit bâtie sur un leurre égotique qui nous fasse prendre des vessies pour des lanternes, nos béquilles pour la Lumière ? Notre peur de la solitude - donc de la mort - nous aveugle-t-elle à ce point que nous croyions aimer, lorsque nous comblons nos vides et cachons nos misères ?

L’amour n’est pas un sentiment, car il est inaliénable. Immuable. Il est VU, reconnu dans les êtres et les choses, jamais choisi. Jamais voulu, il est accueilli. Observé. La volonté est absente de l’amour, consumée par lui. La volonté est un durcissement de l’ego. Un désir de pouvoir. Quand tout effort a cessé et qu’il est vu, alors de lui-même, de son propre mouvement universel, il submerge tout, engloutit tout. Il est le Tout, l’Un, dont nous nous croyons, à tort, séparés. Et de soi, il ne reste rien. Rien… Rien que l’énergie formidable qui préside à toute création. Hors du temps et de l’espace. Un big bang de chacun de nos instants. L’universelle union consommée.

L’ego, toujours aveugle, ne voit pas. Ne peut pas aimer. N’aperçoit que son reflet dans les miroirs du monde. Et ne se reconnaît pas. Dans le contre-courant du mouvement universel de l’amour, ébloui de ses charmes illusoires, il s’abreuve à la source de ses propres conflits et engendre toutes les souffrances.

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  pat le Mar 3 Nov 2009 - 22:01


Très beau texte, poétique et philosophique.
L’amour n’est pas un sentiment, car il est inaliénable. Immuable. Il est VU, reconnu dans les êtres et les choses, jamais choisi. Jamais voulu, il est accueilli.
Il est un sentiment lorsqu'il s'applique à toutes les choses que tu décris si bien plus haut. Et après tout, ces sentiments-là, même s'ils ne sont pas éternellement présents sont quand même bien agréable à vivre. Ils ont leur lot d'enthousiasme et de déconvenue.
Et nous sommes encore sur le mode des sentiments lorsqu'on attend que l'amour vienne sans effort particulier
Nous n'y sommes plus, en effet, lorsqu'il est harmonisation avec le monde, avec le divin, avec l'Homme, encore que cela pourrait être discuté.
En tout cas, hormis l'amour sentimental, parental ou cet amour du grand tout, il reste toute la zone du vécu de tous les jours.
Cette zone qui fait que les manies de notre voisin nous empêchent de l'apprécier dans un grand tout harmonieux. Justement parce que ses tics ne sont pas harmonieux.

Démuni, je dois alors faire appel à une autre sagesse, celle de Jésus, celle du laborieux, celle du du terre à terre qui ne pouvant aimer tout le monde d'amour sentimental ni se fondre dans un amour universel, cherche malgré tout à aimer son voisin, si détestable.

Et là, il n'y a qu'une solution : décider d'aimer ce voisin qui n'a rien d'aimable. Décider de l'aimer parce que c'est un humain comme soi, parce qu'il nous ressemble étrangement dans sa manière d'être insupportable.

« Et moi je vous dis, aimez vos ennemis »
La volonté n'est pas forcément absente de l’amour, elle peut en être le pivot.
En même temps, je trouve parfaitement vrai ce qui suit :
L’ego, toujours aveugle, ne voit pas. Ne peut pas aimer. N’aperçoit que son reflet dans les miroirs du monde. Et ne se reconnaît pas. Dans le contre-courant du mouvement universel de l’amour, ébloui de ses charmes illusoires, il s’abreuve à la source de ses propres conflits et engendre toutes les souffrances.
En réalité, l'être humain (égo et volonté compris ) est une conscience qui peut par sa présence à elle-même, utiliser ou ne pas utiliser sa volonté, développer ou au contraire mettre sur l'étouffoir son égo. Ce sont des outils qui nous servent à nous créer et à créer les conditions de l'amour humain.

J'ai pris le contre pied de ta proposition, un peu malhonnêtement, car je sais bien que nous n'abordons pas le sujet tout à fait sous le même angle. Deux angles de vision, voire davantage, montrent bien la difficulté de tels sujets, que nous ne pouvons pourtant pas éviter, car il en va de notre aptitude à faire évoluer notre mentalité, notre culture, nos schémas intérieurs qui emprisonnent nos facultés et finalement notre rapport à autrui.

pat

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 0:31

Vaste sujet, si vaste qu'il nous contient, parce que l'Amour est ce qui Tient toute la création, sa glue, sa sève, ou autre mot...

L'amour s'invite sur tous les registres relationnels, si nous y sommes ouverts.

Une phrase que j'ai toujours gardée en mémoire :
les relations basées sur l'intérêt meurent quand cet intérêt meurt,
seules les relations basées sur l'amour survivent à tout.

(de mémoire, du petit livre d'Alain Guillo, "A l'adresse de ceux qui cherchent")

Le mieux alors est d'apprendre d'instant en instant à aimer tout/tous, jusqu'à ce que plus rien ne meurt, pour que résonne un Jour le Triomphe de l'Amour dans toute la création.

cheers


Dernière édition par frèrelibre le Mer 4 Nov 2009 - 1:00, édité 1 fois

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 0:35

Une phrase de Didier que je trouve comme Pat particulièrement juste :


Dans le contre-courant du mouvement universel de l’amour, ébloui de ses charmes illusoires, l'ego s’abreuve à la source de ses propres conflits et engendre toutes les souffrances.

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 0:50


Aimer autrui par volonté de l'aimer, uniquement parce qu'il est un frère humain (qui par ailleurs peut nous répugner), c'est l'amour devoir.
C'est le moins reluisant et le moins agréable des amours, puisque basé non sur l'attirance, mais à l'inverse sur le dépassement de la répulsion,
mais c'est le plus fortifiant aussi, et le plus près de la Joie Une, lorsque il nous arrive que jaillisse une réciprocité sous le masque de l'ennemi.

Me revient à l'instant une autre phrase du même petit livre d'Alain Guillo cité plus haut (toujours de mémoire) :
Lorsque l'Homme reconnaîtra Dieu dans tout autre homme, le Royaume ne sera plus très loin.

... Et puis comme le remarque Gandhi :

En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur.


Dernière édition par frèrelibre le Mer 4 Nov 2009 - 1:02, édité 4 fois

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 0:54





L'Univers est un tout-à-l'Amour !



Sur ce, bonnes nuits !

geek

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 11:08

Bonjour à vous, âmi(e)s!

Merci pour vos réactions très enrichissantes. Elles montrent combien le sujet est vaste, complexe et peut-être simple à la fois, selon le point de vue. Celui de "Dieu", l'amour universel, me paraît le plus simple, car il ne tient pas compte des différences de surfaces et d'egos.

Merci Pat de prendre le contre-pied de mon texte; c'est ainsi que les choses (de l'esprit) avancent... et tu as raison dans ce que tu écris. L'amour est un sentiment quand il est humain, oui, sentiment qui, alors, peut s'intensifier ou perdre de son intensité, voire disparaître, selon nos humeurs, nos expériences. C'est l'amour de l'Homme. S'il n'est pas supporté par l'amour divin, il reste un sentiment voué aux changements.

Aimer ses ennemis: quelles formes peut prendre cet amour des ennemis?

Je refuse de considérer tel(le) ou tel(le) comme mon ennemi(e) et pourtant il y a beaucoup d'ami(e)s, de proche(s) que je ne fréquente plus volontairement, pour des raisons très diverses, notamment d'incompatibilité de vies, et ce n'est pas toujours moi qui ai pris l'initiative de ces ruptures. Mais dans mon coeur ils/elles restent des humains dignes d'amour. Aimer, ce n'est pas obligatoirement être en relation humaine avec. Je me refuse à l'amour extérieur mièvre et souvent hypocrite qui consiste à serrer les dents et à se forcer à sourire dès que l'on rencontre l'"ennemi(e)", sous prétexte de respecter un commandement. Ce ne sont pas des règles extérieures qui me font aimer. Et dans le cas de mes ami(e)s-ennemi(e)s, l'amour se fait alors compassion silencieuse...

Pour l'amour du voisin insupportable, je suis entièrement d'accord avec toi, Pat. Mais chacun a sa façon bien à lui d'être en relation (ou non) avec l'autre.

L'amour intense ("violent"?) que je ressens pour l'ensemble de l'humanité est un amour silencieux, une grande compassion devant l'auto-destruction à l'oeuvre dans le monde, du fait des Hommes eux-mêmes, et les aimer, ces Hommes, c'est aussi parfois prendre le contre-pied de ce qu'ils vivent et affirment, quand cela me semble aller dans le sens de la non-communication, du non-amour, de l'enlisement egotique dans les "miasmes morbides" de Baudelaire (cf. "Elévation").

Merci frèrelibre pour cette belle phrase:

"Lorsque l'Homme reconnaîtra Dieu dans tout autre homme, le Royaume ne sera plus très loin."

Mais pouvons-nous exercer nous aussi cette violence sur autrui en lui imposant notre vision? Dénoncer le manque d'amour, de communication, oui, c'est selon moi un devoir qui me fait passer souvent pour un rebelle qu'on aime bien... et c'est déjà quelque chose. Mais mon devoir est aussi de laisser l'autre poursuivre son chemin, car je sais que les innombrables chemins des Hommes, si variés et apparemment contradictoires parfois, conduiront au même port..., car chacun au fond de lui porte le même désir (même s'il ne le reconnaît pas), le désir de retour dans le giron d'où il est issu: "Dieu".

Belle journée
didier

PS: comment citer un passage dans un cadre gris?
PPS: je vais poursuivre ma lecture de la Révélation d'Arès. Sur le site de Michel Poty, il s'agit seulement d'extraits, n'est-ce pas? Pas du livre dans son intégralité?

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  pat le Mer 4 Nov 2009 - 11:26

Bonjour Didier,
vioci le texte dans son intégralité
http://michelpotay.info/RevelationdAres2009-menu.html
pour ce qui est de mettre les paroles d'un autre en citation, il suffit de cliquer sur une petite icône : la douxième à partir de la gauche au dessus de la page d'écriture.
Je répondrai plus tard à cet échange qui soulève beaucoup d'aspect de notre vie spirituelle. Je vais travailler. Il fait beau.

pat

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 11:31

Merci beaucoup, Pat! Bon courage au travail et à plus tard

didier

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 11:56

A propos des voisins, cet avertissement bien senti :

L'homme qui est fier de sa vertu devient souvent un fléau pour ses voisins.

Mohandas Karamchand Gandhi

jocolor sunny geek

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 12:00

Didier :
Mais mon devoir est aussi de laisser l'autre poursuivre son chemin, car je sais que les innombrables chemins des Hommes, si variés et apparemment contradictoires parfois, conduiront au même port..., car chacun au fond de lui porte le même désir (même s'il ne le reconnaît pas), le désir de retour dans le giron d'où il est issu: "Dieu".


Dialogues avec l'ange :

Il n'est pas de chemin si tortueux qui ne puisse être
- Voie
.




sunny

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 13:15

Je viens de lire un certain nombre de chapitres de la Révélation d'Arès et je suis perplexe. Je ne retrouve pas l'absolue liberté annoncée, mais un dogmatisme bien catholique (Marie, le péché, l'impénitent qui ne sera pas sauvé...) auquel je ne peux pas adhérer. J'ai le sentiment (et je peux me tromper) que c'est là une foi chrétienne moins la hiérarchie de l'Eglise, mais que pour parvenir au salut, il faut suivre et respecter des règles de morale précises peu différentes de ce qu'enseigne Rome: morale qui enferme l'homme d'office dans un statut de pécheur, dans une noirceur héritée.

Ma vision du "salut" est celle d'une auto-libération par la compréhension, la lucidité retrouvée, la Conscience pleine de son être divin et non pas par des exercices imposés de vertus. Qu'est-ce que "Dieu" a à faire de nos "péchés"? Je n'ai aucune conscience du péché, je me suis libéré de cet esclavage et d'autres nombreux conditionnements chrétiens qui malheureusement sont encore bien vivants dans notre société dite laïque.

Je ne me suis pas rapproché du bouddhisme pour les mêmes raisons, car l'enseignement véritable du bouddha, comme celui de Jésus a été perverti en un dogmatisme que je trouve peu libérateur.

Le monde est pour moi une illusion (d'optique!), une vue de l'esprit. Le monde, donc moi-même aussi en tant que corps-mental, individu "terrestre", ne peut changer qu'en surface et vu l'état dans lequel il se trouve actuellement, après des siècles de christianisme et autres religions... Mais nous sommes accrochés à lui, car sa perte (et la nôtre, notre mort) nous terrifie. Je ne suis ni meilleur ni pire qu'un autre, ne me préoccupe ni de mes "vertus" ni de mes "péchés", vis sans doute dans l'aveuglement, direz-vous. Selon moi, l'aveuglement réside dans la soumission à une Parole que l'on croit divine, parce qu'on a besoin d'un Père... fouettard qui nous aime.

Selon moi, "Dieu" n'a ni pensées, ni tristesse, ni joie pour la simple raison qu'il n'est pas créature. "Il" se manifeste dans sa "Création", laquelle par les Hommes se fait aussi pensées, tristesse, joie... et amour.
Seuls les Hommes pensent, sont tristes, joyeux... et aiment. "Dieu" se contente d'ETRE la Source de tout cela. Les religions l'ont personnifié, humanisé, mis à l'extérieur de Lui-même et en ce sens L'ont fait à LEUR image.

Il est bien évidemment préférable pour la vie dans le monde relatif, manifesté, de vivre en paix et dans la bonté, pour tout simplement abolir la souffrance... et un Homme qui se libère ne peut pas faire le mal volontairement (la notion de mal est aussi très subjective: je peux me sentir blessé, p.ex., par egocentrisme ou orgueil et c'est les trois quart du temps ce qui se passe. Alors il me faut travailler sur mon orgueil et mon ego...)

J'ai tout de même grand plaisir à dialoguer avec vous, si cela se passe dans une absolue liberté, même celle d'être un "impénitent" convaincu. Les règles de vie et les pratiques des religions et de la Révélation d'Arès vont selon moi à l'encontre de la liberté d'être. Désolé de mettre si abruptement les pieds dans le plat. Soyez sûr(e)s que je le fais en toute âmitié.
didier

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 13:31

Cher Didier,
Tu écris :


"Ma vision du "salut" est celle d'une auto-libération par la compréhension, la lucidité retrouvée, la Conscience pleine de son être divin et non pas par des exercices imposés de vertu"

ça tombe vraiment bien, je te l'écris en "lecteur" sauvagement libre de la RA depuis 25 ans, oui, parce que sous les oripeaux du langage religieux, cette majestueuse parole dit/prescrit la même chose.

Pourquoi ces oripeaux ?
Parce que la plus Belle Moisson de Dieu, malgré le scandale religieux, c'est l'accomplissement du Germe divin enterré/enserré dans le "christianisme", dans notre aire géographique et mentale chrétienne, et que la RA vient délivrer.

Sujet non clos...!


Dernière édition par frèrelibre le Mer 4 Nov 2009 - 14:24, édité 1 fois

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 13:55

Je poursuis un peu :

Je pense que pour échanger utilement, il serait bien de centrer et sérier les échanges éventuels sur le sujet Arès par thèmes, et là, dans ton intervention Didier, il y en a déjà plein ! Ce qui est normal !

Si tu veux bien, tranquillement, commençons par le sujet : "le péché"

Je parle en absolue liberté, et je commence avec un autre livre aux oripeaux chrétiens également, les Dialogues avec l'ange, qui disent (de mémoire) :


"il n'y a qu'un seul péché,
se détourner de DIEU"

ce qui répond à ta question :
"Qu'est-ce que "Dieu" a à faire de nos "péchés"? "

Pour la RA, voici un passage éclairant :

“Le pénitent n’est pas le pécheur qui s’assied dans la poussière,
qui se couvre d’un sac,
mais l’homme qui cesse de pécher,
même vêtu pour la fête,
parfumé, chantant au son des flûtes et des trompettes,
et même la joie et la parure ne conviennent-elles pas à celui qui a changé sa vie ? ”


La pénitence au sens arésienn’est rien d’autre que le renoncement à la pratique du mal (mensonge, colère, égoïsme, violence, orgueil, etc.) et l’effort de ne pratiquer que l’amour, le pardon, la paix, la délivrance (libération) de tous les préjugés et l’intelligence spirituelle.
N’importe qui, même incroyant, peut être pénitent, c’est-à-dire homme ou femme de bien.
” (Michel Potay, le témoin)

Ma conclusion provisoire à ce stade :
Nous sommes maîtres des mots, outils usés, déformés, rendus pour la plupart quasiment bons à jeter ("Dieu est mort" dans bien des coeurs à cause de cette trahison du Verbe), mais outils que nous pouvons polir, raviver, rendre plus fonctionnels que jamais -
maintenant que l'évangile est clairement établi dans sa pratique libératrice :

Tu ne seras le chef de personne.

La liberté absolue est le Coeur vivant de cette parole, ce Vent Fou qui déchire les oripeaux mais n'oublie pas d'en faire des Voiles.

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 14:11

Je fais une parenthèse.
Didier, tu évoques un "dogmatisme catholique" à propos de Marie.
Tu verras, à y regarder de près, qu'il n'en est rien,
Marie est une femme ordinaire,
plus faible que tout autre,
et qui a trouvé en elle-même la resSource pour renaître pure.
C'est dans le texte.


ps. Je suis très sensible à Marie pour ma part, aussi pour des "raisons" personnelles, qui n'ont vraiment rien à voir avec le catholicisme (je n'ai jamais été catholique, bien loin de là !), dont voici une trace :





Graine mère



cette émotion comme un grain de lumière
planté au creux de moi
ce sont les bras d'une mère

tu jalonnes ma lignée
je viens pour toi

le visage inconnu de l'amour
la douceur qui ruisselle

je n'ai personne d'autre
qui m'apprenne à aimer

alors je te salue
mère des rescapés
prière des noyés

mais qui sur la terre ravagée
sent tes bras étendus
et le secret dans la matière
de ta virginité

alors berce-moi encore
de tes bras nus

que je m'élève en transparence
jusqu'aux plis de ta robe

la source claire

pour que j'y enveloppe
l'enfance d'un éclair

sunny

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 14:41

Je ne comprends pas, j'ai écrit une longue réponse à ta réaction frèrelibre il y a 20/25 minutes et elle n'apparaît. Aurais-je mal manipulé? une punition divine?

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 14:45

???


Dieu ne punit pas, mais fait grandir.

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 14:48

Désolé, Sad mais je ne vois pas d'explication à part en effet une mauvaise manip à la publication ?

Pour s'en prémunir, la solution peut être de copier son post sur un fichier texte.
bom

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 14:59

Je comprends bien tes réponses, frèrelibre, je ne veux être le chef de personne, je témoigne simplement d'un vécu et voudrais tout aussi simplement avoir la liberté de ne pas adhérer aux textes de la RA.

Ce que tu dis sur le péché ne répond pas à "Dieu n'a rien à faire de nos péchés" qui n'était pas une question.

Se détourner du Dieu des Chrétiens, est selon moi la première des libérations spirituelles.

Je refuse pour ma part et ma vie toute notion de péché, mais préfère parler de souffrance et d'absence de souffrance, c'est moins moralisateur et plus près du vécu de chacun. La Vie ("Dieu") a tout prévu déjà, pourquoi en rajouter? Celui qui fait le mal (le vrai, pas le "mal" défini par l'homme), qui ne suit pas SANS EFFORTS le courant d'"amour universel", se recevra des tuiles sur la tête à ne plus pouvoir les compter. Chacun en fait l'expérience dans sa propre vie, s'il se donne la peine d'OBSERVER. Je n'ai pas besoin de la notion de péché, ni de me sentir coupable devant un "Dieu" père fouettard auquel je ne crois pas.

Se détourner de "Dieu" devrait faire partie de l'absolue liberté. Laissons l'égoïste faire son chemin seul, trébucher, se relever et à force d'expériences il ouvrira les yeux.

Quel est l'auteur des "Dialogues avec l'Ange" dont j'ai entendu parler. Est-ce le même auteur que "la prophétie des Andes" (je ne suis plus sûr du titre)?

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 16:07



Je poursuis.

- Pour les Dialogues, l'auteur, ce sont les anges, leur scribe s'appelait Gitta Mallasz, qui n'a rien à voir avec la "prophétie des Andes".

- tu écris :
"Je comprends bien tes réponses, frèrelibre, je ne veux être le chef de personne, je témoigne simplement d'un vécu et voudrais tout aussi simplement avoir la liberté de ne pas adhérer aux textes de la RA."
Oh que oui tu l'as ! Tu n'étais en rien visé par la phrase "tu ne seras le chef de personne" : c'est une parole de l'évangile d'Arès, qui à elle toute seule - pratiquée bien sûr : - nous libère de toute emprise, domination, et même volonté de convaincre.
Le dialogue, s'il est souhaité et utile, n'en est que mieux servi !

Retour donc sur le péché.

Tu ne veux pas sortir du ressenti/de la définition de ce mot tels qu'ils ressortent de 2000 ans de trahison/détournement du message/de la vie de Jésus, c'est ton droit, et en plus cela ne me dérange pas du tout.
Pour ma part, indépendamment de la révélation d'Arès, je ne peux ignorer - sans que si mêle la moindre culpabilisation ni aucun père fouettard ! -, de mon propre vécu, porter en moi comme une infirmité, celle-là même qui résulte du fait de s'être tous détournés de DIEU, la VIE, infirmité qui est un aveuglement/une illusion :
ils se sont détournés de la Lumière pour se tourner vers ce qui brille (Dialogues)

Donc le "péché" n'est vraiment pas une affaire de morale, mais bien un état d'être, notre état d'être encore hélas actuel (ça se verrait sinon), puisqu'aucun de nous ne sort de nulle part, mais au contraire porte en soi Dieu, donc toute la Mémoire, donc tous les hommes, nos frères.

Alors si on peut se débarrasser facilement d'une notion morale, pour se débarrasser du péché, il faut le vaincre.

Comment ?
Sûrement pas par des exercices de vertu, l'application de recettes, un code moral, toutes choses dont on sait les limites, les dérives, les hypocrisies.

Tu dis si je comprends bien que pour retrouver DIEU, la VIE, il ne faut faire aucun effort ?
Ou bien veux-tu dire qu'il ne faut pas se contraindre, se fausser, se forcer, ce avec quoi je suis d'accord ?
Mais si - par exemple - je blesse un peu méchamment mon prochain, et que je ressens l'envie de me faire pardonner, mais que cela me coûte ; ne dois-je pas faire l'effort sur moi-même pour aller vers lui ?
Mille exemples par jour peuvent être trouvés de ces efforts sur soi qui me font penser à ces mots de Plotin :
n'oublie pas chaque jour de sculpter ton âme (de mémoire)
Sculpter, ça ne se fait pas tout seul !

Bien à toi

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 16:44

Se détourner du Dieu des Chrétiens, est selon moi la première des libérations spirituelles.

Oui tout à fait, c'est important de le dire. Le Dieu chrétien n'a rien à voir avec le vrai Dieu. Pour moi Dieu ne veut QUE le Bien pour l'Homme. Il l'a créé pour qu'il vive heureux, épanoui, dans l'aisance et l'harmonie. Il l'a fait créateur avec Lui donc l'Homme est capable de créer son propre bonheur, de se dépasser. En fait Dieu a tout mis en nous, et c'est à nous de réveiller cette étincelle divine. Nous devons user des dons dont DIeu nous a fait cadeau, dons qui nous permet d'être maîtres de nous-mêmes donc libres.

Pécher en grec signifie rater le but. Cette définition est totalement différente de celle donnée par l'église qui, par ce mot, a créé quelque chose d'horrible jusqu'à donner des images négatives et culpabilisatrice de l'Humain et notamment de son corps qui a longtemps été dévalorisé.

Cette définition du péché = rater le but, redonne une chance à l'Homme qui après tout a le droit à l'erreur (ce sont elles qui nous font grandir) et donc lui permet de rectifier le tir. Cela fait aussi partie de l'Amour : avoir une chance de rétablir les choses. Tous nous trompons encore, c'est merveilleux d'avoir cette chance de rectification. Mais cela va plus loin que notre rectification propre, cela permet de nous mettre à la place de l'autre et d'accepter aussi son droit à l'erreur et de rectification.

La religion catholique s'est beaucoup trompé (volontairement parfois) durant des siècles, induisant énormément d'erreurs et préjugés. C'est pour cela que beaucoup se tournent vers les philosophies orientales qui, elles, associent le corps et l'esprit et fait connaître l'Ame. Ces philosophies ont permi de se réapproprier le corps, de ne plus le voir négativement (l'église en avait fait quelque chose de sale par l'intermédiare de la sexualité) mais comme un véhicule indispensable à la réalisation spirituelle. C'est un Temple qu'il nous faut choyer.

Je refuse pour ma part et ma vie toute notion de péché, mais préfère parler de souffrance et d'absence de souffrance, c'est moins moralisateur et plus près du vécu de chacun.

Nos erreurs souvent provoquent de la souffrance mais la force de l'Humain (capacité que Dieu a mis en nous) est de dépasser cette souffrance ou de s'y faire aider.
La connaissance la plus importante pour la vie se rapporte à la compréhension de la souffrance et au dépassement de celle-ci. Ce qui importe, c’est de faire la distinction entre la douleur physique et la souffrance mentale. On souffre par trois voies : celle de la perception, celle du souvenir, celle de l’imagination. La souffrance trahit l’état de violence, violence qui est connectée à la peur (la peur empêche de vivre), peur de perdre ce que l’on a, ce que l’on a perdu, et ce que l’on se désespère d’atteindre...
PEUR -------> qui génére de la VIOLENCE ----------> et provoque la SOUFFRANCE
La violence a pour racine le désir malsain ou l'envie. Le désir apparait à différents degrés et sous différentes formes qui vont de l’ambition la plus démesurée jusqu’aux aspirations les plus simples et légitimes. En faisant attention à ce point, par la méditation intérieure, l’être humain peut réorienter sa vie. Le désir inassouvi ou l'envie, entraîne la violence qui ne reste pas seulement à l’intérieur des personnes mais contamine le milieu de relations par des violences autre que la plus primaire qui est la violence physique : s’y ajoutent d'autres formes de violence économique, raciale, religieuse, sexuelle, psychologique, morale et d’autres plus ou moins déguisées ou dissimulées.
C’est uniquement par la foi intérieure et la méditation intérieure que l'Homme peut en finir avec la violence en lui, chez les autres et dans le monde qui l’entoure. Les fausses solutions ne peuvent mettre un terme à la violence et donc à la souffrance. Il est important de savoir alors quel sens on donne à sa vie.

Celui qui fait le mal (le vrai, pas le "mal" défini par l'homme), qui ne suit pas SANS EFFORTS le courant d'"amour universel", se recevra des tuiles sur la tête à ne plus pouvoir les compter.
Si on n'apprend pas de nos erreurs, on les reproduira jusqu'à ce que l'on dépasse quelque chose. Toute chose mauvaise que l'on fait se répercute sur soi et aussi sur les autres et le monde. Nous avons une grande responsabilité et devons expliquer cela aux gens.

Se détourner de "Dieu" devrait faire partie de l'absolue liberté. Laissons l'égoïste faire son chemin seul, trébucher, se relever et à force d'expériences il ouvrira les yeux.
Je ne suis pas d'accord. Si on voit quelqu'un trébucher (croyant ou pas en Dieu) c'est mieux de lui apporter notre aide. Et c'est lui qui choisit, il en fait ce qu'il veut, il a le droit de la rejeter et dans ce cas on n'a même pas à lui en vouloir (respecter son libre-arbitre).

Se détourner de "Dieu" de la religion OUI mais pour ma part je crois en Dieu (le Vrai).



Premier discours de Silo [pseudonyme littéraire] (Mario Rodriguez Cobos) fondateur du Mouvement Humaniste
http://mouvementhumaniste.fr/
http://regard-positif.xooit.com/index.php

Le 4 mai 1969 au pied du Mont Aconcagua, dans un endroit isolé, Punta de Vacas, près de Mendoza en Argentine, à la frontière du Chili et de l’Argentine, Silo, fondateur du Mouvement Humaniste, donne son premier discours public : "La guérison de la souffrance", dénonçant d'une part la montée de la violence et invitant, d'autre part, l'homme à trouver la foi en lui-même, dans les autres et dans la vie en général.
Ce premier discours s’est déroulé dans le contexte particulier de l’Argentine de l’époque, où le régime politique était une dictature militaire très répressive.
Ainsi, devant le refus des autorités de permettre à Silo de faire son discours en ville, dans un lieu public, Silo a finit par proposer de le donner dans un endroit isolé, en pleine montagne, dans la Cordilière des Andes (Punta de vacas).
Les militaires ont finalement accepté qu'il prononce son discours à cet endroit, en lui disant de façon ironique «qu’ils ne voyaient pas de problème à ce qu'il parle aux pierres». Les militaires pensaient ainsi que personne ne viendrait, et pourtant, près de 200 personnes sont arrivées, ainsi que des journalistes de différents pays.
En Argentine et au Chili, les dictatures persécutèrent systématiquement les membres les plus actifs, provoquant leur exil vers les pays d'Europe...

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LA GUERISON DE LA SOUFFRANCE
Punta de Vacas. Mendoza. Argentine
4 mai 1969



Notes :

1. La dictature militaire en Argentine avait interdit la tenue de toute reunión publique dans les villes. Par conséquent, on choisit un endroit isolé, connu sous le nom de Punta de Vacas, aux frontières du Chili et de l’Argentine. Dès l’aube, les autorités en contrôlèrent les voies d’accès. On distinguait des nids de mitrailleuses, des véhicules militaires et des hommes armés. Pour passer, il fallait montrer ses papiers et fournir des renseignements personnels, ce qui créa quelques conflits entre les militaires et la presse internationale. Dans un paysage magnifique de monts enneigés, Silo commença son allocution devant un auditoire de deux cents personnes. La journée était froide et ensoleillée. Aux environs de midi, tout était fini.

2. Il s’agit de la première intervention publique de Silo. En un langage plus ou moins poétique, il explique que la connaissance la plus importante pour la vie, “la réelle sagesse”, ne correspond pas à la connaissance des livres, des lois universelles, etc., mais que c’est une question d’expérience personnelle, intime. La connaissance la plus importante pour la vie a trait à la compréhension de la souffrance et à son dépassement.

Dans ce qui suit, une thèse très simple est exposée en plusieurs parties : 1. On commence par différencier d'une part la douleur physique et ses dérivés, soutenant qu’ils peuvent reculer grâce aux progrès de la science et de la justice, d'autre part la souffrance mentale que ces dernières ne peuvent éliminer. 2. On souffre par trois voies : celle de la perception, celle du souvenir et celle de l’imagination. 3. La souffrance dénote un état de violence. 4. La violence a pour racine le désir. 5. Le désir prend différents degrés et différentes formes. En prêtant attention à ceci, “par la méditation intérieure”, on peut progresser.

Ainsi : 6. Le désir (“plus les désirs sont grossiers...”) engendre la violence qui, elle, ne demeure pas à l’intérieur des individus mais contamine le milieu relationnel. 7. On observe différentes formes de violence car celle-ci ne se résume pas à la seule violence primaire qu'est la violence physique. 8. Il est nécessaire d'avoir une conduite simple qui oriente la vie (“respecte des principes simples“) : apprendre à porter la paix, la joie et surtout l’espoir.

Conclusion : La science et la justice sont nécessaires au genre humain pour vaincre la douleur. Le dépassement des désirs primitifs est indispensable pour vaincre la souffrance mentale.

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Si tu es venu écouter un homme supposé transmettre la sagesse, tu t’es trompé de chemin car la réelle sagesse ne se transmet ni par les livres, ni par les harangues ; la réelle sagesse est au fond de ta conscience comme l’amour véritable est au fond de ton cœur.

Si tu es venu, poussé par les calomniateurs et les hypocrites, écouter cet homme pour utiliser ce que tu écoutes comme argument contre lui, tu t’es trompé de chemin ; en effet, cet homme n’est pas ici pour te demander quoi que ce soit, ni pour t’utiliser car il n’a pas besoin de toi.

Tu écoutes un homme qui ne connaît ni les lois qui régissent l’Univers, ni celles de l’Histoire et qui ignore les relations régissant les peuples. Cet homme s’adresse à ta conscience, très loin des villes et de leurs ambitions malsaines. Là-bas, dans les villes où chaque jour est un labeur tronqué par la mort, où la haine succède à l’amour, où la vengeance succède au pardon, là-bas, dans les villes des hommes riches et pauvres, dans les immenses champs des hommes, s’est déposé un voile de souffrance et de tristesse.

Tu souffres quand la douleur mord ton corps. Tu souffres quand la faim s’en empare. Mais tu ne souffres pas seulement à cause de la douleur immédiate de ton corps ou de la faim, tu souffres aussi pour les conséquences de ses maladies.

Tu dois distinguer deux types de souffrance : l’une est produite en toi par la maladie (et elle peut reculer grâce au progrès de la science comme la faim peut reculer grâce au triomphe de la justice) ; l’autre ne dépend pas de la maladie de ton corps mais en découle : si tu es infirme, si tu ne peux pas voir ou ne peux entendre, tu souffres ; mais, même si cette souffrance découle de ton corps ou de ses maladies, elle est celle de ton mental.

Il y a un autre type de souffrance qui ne peut reculer ni avec le progrès de la science, ni avec celui de la justice. Ce type de souffrance, strictement liée ton mental, recule devant la foi, devant la joie de vivre, devant l’amour. Tu dois savoir que cette souffrance est toujours basée sur la violence qui se niche dans ta propre conscience. Tu souffres par crainte de perdre ce que tu as ou à cause de ce que tu as déjà perdu ou pour ce que tu désespères d’atteindre. Tu souffres de ne pas avoir ou par peur en général... Voilà les grands ennemis de l’homme : la peur de la maladie, la peur de la pauvreté, la peur de la mort, la peur de la solitude. Toutes ces souffrances sont propres à ton mental. Toutes révèlent la violence interne, la violence présente dans ton mental. Remarque comment cette violence découle toujours du désir. Plus un homme est violent, plus ses désirs sont grossiers.

Je voudrais te raconter une histoire qui arriva il y a très longtemps.

Il était une fois un voyageur qui devait parcourir un très long chemin. Il attela donc son animal à un chariot et entreprit une longue marche vers une destination lointaine, en un temps limité. Il appela l’animal Nécessité, le chariot Désir, l’une des deux roues Plaisir et l’autre Douleur. Et le voyageur menait ainsi son chariot, tantôt à droite, tantôt à gauche, mais toujours vers sa destination. Plus le chariot allait vite, plus les roues du Plaisir et de la Douleur tournaient rapidement, reliées par le même essieu, transportant le chariot du Désir. Comme le voyage était très long, notre voyageur s’ennuyait. Il décida alors de le décorer en le parant de beaux atours, et c’est ainsi qu’il fit. Mais plus il embellissait le chariot du Désir, plus ce fut lourd pour la Nécessité. Dans les virages et les pentes raides, le pauvre animal défaillait, ne pouvant plus traîner le chariot du Désir. Sur les chemins sablonneux, les roues du Plaisir et de la Souffrance s’enfonçaient dans le sol. Un jour, le voyageur désespéra car le chemin était très long et sa destination très lointaine. Cette nuit-là, il décida de méditer sur ce problème, et ce faisant, il entendit le hennissement de son vieil ami. Comprenant le message, il défit dès le lendemain matin les ornements du chariot, l’allégeant de tout son poids. Il remit alors son animal au trot, avançant vers sa destination. Néanmoins, il avait perdu un temps irrécupérable. La nuit suivante, il médita encore une fois et comprit, grâce à un nouvel avertissement de son ami, qu’il devait entreprendre une tâche doublement difficile qui signifiait «se détacher ». A l’aube, il sacrifia le chariot du Désir. Il est vrai que, ce faisant, il perdit la roue du Plaisir, mais avec elle il perdit aussi la roue de la Souffrance. Il monta sur le dos de l’animal Nécessité et commença à galoper par les vertes prairies jusqu’à ce qu’il arrive à destination.

Vois comme le désir peut te limiter. Il y a des désirs de différentes qualités. Certains désirs sont grossiers, d'autres plus élevés. Elève le désir ! Dépasse le désir ! Purifie le désir! Tu devras alors certainement sacrifier la roue du plaisir, mais tu perdras aussi celle de la souffrance.

Chez l’homme, la violence mue par les désirs ne reste pas seulement dans sa conscience, comme une maladie, mais agit aussi dans le monde des hommes ; elle s’exerce sur les autres personnes. Lorsque je parle de violence, ne crois pas que je me réfère uniquement à la guerre et aux armes avec lesquelles les hommes détruisent d’autres hommes ; ceci est une forme de violence physique. Mais il y a aussi une violence économique qui te fait exploiter l'autre : elle apparaît quand tu voles l’autre, quand tu n’es plus son frère, mais plutôt un rapace pour lui. Il y a aussi une violence raciale : crois-tu ne pas l’exercer quand tu persécutes quelqu’un d’une race différente de la tienne ? Crois-tu ne pas l’exercer quand tu le diffames car il est d’une race différente de la tienne ? Il y a une violence religieuse : crois-tu ne pas l’exercer quand tu ne donnes pas de travail à quelqu’un, que tu lui fermes les portes ou le licencies parce qu’il n’est pas de la même religion que toi ? Crois-tu ne pas être violent lorsque tu enfermes en le diffamant celui qui ne communie pas avec tes principes ? Et lorsque tu le pousses à se renfermer dans sa famille ou parmi ses êtres chers parce qu’il ne partage pas ta religion, crois-tu ne pas être violent? Il y a d’autres formes de violence comme celles imposées par la morale des philistins : tu veux imposer ta manière de vivre à l’autre, tu dois lui imposer ta vocation... Mais qui t’a dit que tu es un exemple à suivre ? Qui t’a dit que tu peux imposer une façon de vivre parce qu'elle te plaît ? Où est le moule, où est le modèle pour que tu l’imposes ?... Ceci est une autre forme de violence.

Tu peux uniquement en finir avec la violence en toi, chez les autres et dans le monde qui t’entoure par la foi intérieure et la méditation intérieure. Les fausses solutions ne peuvent mettre un terme à la violence. Ce monde est sur le point d’exploser, et il n’y a pas de moyen de mettre un terme à la violence. Ne cherche pas de fausses solutions! Il n’existe pas de politique capable de résoudre cette folle angoisse de la violence. Il n’existe ni parti, ni mouvement sur la planète qui puisse mettre un terme à la violence. Il n’existe pas de fausses solutions pour la violence dans le monde... On me dit que les jeunes, sous différentes latitudes, cherchent de fausses solutions pour sortir de la violence et de la souffrance intérieure, et qu’ils se tournent vers la drogue. Ne cherche pas de fausses solutions pour en finir avec la violence.

Mon frère ! suis des règles simples comme sont simples ces pierres, cette neige et ce soleil qui nous bénit. Porte la paix en toi et porte-la aux autres. Mon frère ! là, dans l’histoire, l’être humain porte le visage de la souffrance. Regarde ce visage plein de souffrance... Mais rappelle-toi qu’il est nécessaire d’aller de l’avant, nécessaire d’apprendre à rire et nécessaire d’apprendre à aimer.

A toi, mon frère, je lance cet espoir, cet espoir de joie, cet espoir d’amour afin que tu élèves ton cœur et ton esprit et afin que tu n’oublies pas d’élever ton corps.

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 17:41

Merci pour ces réponses, frère libre et Assunta! C'est enrichissant, vraiment!

Bien sûr Assunta que si je vois mon prochain trébucher, j'essaierai de l'aider, bien évidemment, mais je parlais de l'égoïste, de celui qui refuse toute aide, surtout si elle est d'ordre spirituelle. Il y en a, j'en ai connu, j'ai essayé vainement durant des années de leur apporter une aide et ils retombaient sans arrêt dans les mêmes erreurs, retombent encore, refusant toute aide qui ne va pas dans le sens de leur ego. Que faire alors??? C'est bien triste, mais je ne vois qu'une intervention divine, en son temps et en son heure...

Je me retrouve pleinement dans ce que tu écris, Assunta, et ma compréhension de Dieu, que je crois aussi le Vrai, n'est pas celle d'un Dieu extérieur à l'homme, mais d'un Dieu qui se manifeste dans sa création et en l'homme. Nous sommes Son incarnation (ses incarnations) et le bien et le mal sont des notions humaines qui varient d'ailleurs d'une époque à l'autre, d'une culture à l'autre, d'un individu à l'autre.
Dans ce monde manifesté, incarnation de sa Source, je compte aussi l'au-delà, le "paradis" des Chrétiens, qui compte aussi je crois nombre de guides spirituels (les anges gardiens des Chrétiens), j'ai baptisé le mien "Raphaël" et il m'est un guide précieux. Je crois que ce sont ces guides, émanations tout comme nous de Dieu, mais vivant à un autre niveau d'évolution, qui inspirent les prophètes et chacun d'entre nous. Ce sont des créatures, eux (elles) aussi, mais qui vivent pleinement leur être divin.

Cher frèrelibre,
je comprends mieux ce que tu entends par péché et ce n'est pas le plus important finalement dans cette discussion, car le mot n'est pas la chose et il y a mille et une façons de parler de la même chose en employant des mots différents. Ce mot me dérange, comme le verbe "convaincre" d'ailleurs.

Ce que je pressens, à la lecture de la RA, c'est une morale de vie similaire à celle enseignée par Rome:
L'adultère y est visiblement condamné. Qu'en est-il des relations hors mariage? de l'homosexualité? de la contraception? Dans la RA, Dieu met-il aussi son nez dans notre sexualité? S'il te plaît, rassure-moi sur ces points.

Autre chose, j'ai cru comprendre que le Coran était encensé par la RA. J'ai mis six mois à étudier ce livre et je suis allé d'horreur en horreur. Hormis quelques passages tirés des évangiles (vie de Jésus et de Marie), ce livre n'est qu'un appel au meurtre des impurs, les non-musulmans et notamment les Chrétiens. Cela me gêne beaucoup de trouver cela dans la Parole d'un Dieu d'amour...

Chère Assunta, je lirai plus tard le long texte bleu, dont les extraits survolés me parlent déjà. La vérité n'est pas dans les livres, dans aucun livre, mais au fond de soi... cette étincelle divine qui met le feu à une existence et brûle tout ce qui n'est pas Dieu en soi. Les besoins du corps physique, ses désirs, sont bien humains et je considère l'ascétisme comme une violence faite à soi-même, à moins qu'il soit naturel et sans efforts.

A propos de "sans efforts", je voulais bien sûr dire, sans se forcer, sans se faire violence, sans peur ou crainte de quoi que ce soit ou de quelque Dieu que ce soit.

Je crois qu'on peut sculpter seul. Personne d'autre que toi ne peut aller au fond de toi pour y trouver Dieu. On peut montrer le chemin, certains livres le font, mais le chemin se parcourt seul. C'est là la difficulté pour les croyants des grandes religions et je crois que cela explique leur échec. A toutes. Peut-être un peu moins chez les bouddhistes... Les sages indiens les vrais) ne prônent rien d'autre que ce chemin en solitaire et le comble est qu'ils sont très souvent entourés pendant des années d'adeptes qui ne les quittent pas d'une semelle, à leur grand "désespoir", d'ailleurs. Ils ne cessent de renvoyer ces adeptes à eux-mêmes, souvent vainement. C'est pourtant le coeur de leur enseignement.

Mais cela n'empêche en rien la communication, les échanges, l'entraide... Mais je ne crois pas au salut collectif. Chez les Chrétiens, la communauté prime sur l'individu et l'on voit à quel point c'est destructeur. Pourquoi ces Chrétiens, d'ailleurs, pour la plupart sont terrorisé devant la mort? Ça, c'est un mystère que je n'ai jamais pu éclaircir. C'est l'ego qui a peur...

Bien à vous
didier

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 17:57

Les besoins du corps physique, ses désirs, sont bien humains et je considère l'ascétisme comme une violence faite à soi-même, à moins qu'il soit naturel et sans efforts.
oui c'est vrai. Le désir dont il est fait référence dans le texte bleu c'est particulièrement celui qui provoque de la souffrance. Il a plutôt le sens pour moi, d'envie. Mais le désir n'est pas négatif bien sûr car l'Homme est fait de désir (désirer avoir un enfant, désirer sa compagne ou son compagnon...).

je parlais de l'égoïste, de celui qui refuse toute aide, surtout si elle est d'ordre spirituelle. Il y en a, j'en ai connu, j'ai essayé vainement durant des années de leur apporter une aide et ils retombaient sans arrêt dans les mêmes erreurs, retombent encore, refusant toute aide qui ne va pas dans le sens de leur ego. Que faire alors??? C'est bien triste, mais je ne vois qu'une intervention divine, en son temps et en son heure...
Si l'aide que tu apportes n'aide pas il ne faut pas insister pour ne pas perdre ton énergie. Ils verront un jour ou l'autre.

J'aime beaucoup ta façon simple de croire. Elle me correspond bien.
merci pour cet échange !!

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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 18:14

Bon, apparemment nous nous retrouvons sur le décodage du mot "péché" (que je n'aime pas non plus)

Je poursuis donc.

Tu écris Didier :

"Ce que je pressens, à la lecture de la RA, c'est une morale de vie similaire à celle enseignée par Rome:
L'adultère y est visiblement condamné. Qu'en est-il des relations hors mariage? de l'homosexualité? de la contraception? Dans la RA, Dieu met-il aussi son nez dans notre sexualité? S'il te plaît, rassure-moi sur ces points."

Oui, l'adultère est un gros "ratage de but", qui fait à l'autre ce que personne n'aimerait subir, qui s'apparente à une trahison, qui détruit l'amour !
Tu es favorable à l'adultère ?
Pour la sexualité en général, la RA dit simplement que c'est une oeuvre sacrée, et nous invite à retrouver jusque dans la volupté amoureuse le regard des anges.
Il n'y est pas question d'homosexualité, de contraception, etc.,... la RA étant un texte fondamental avant tout, une Balise commune, qui éclaircit toute la Parole d'Adam à nos jours, mais pas du tout un livre de recettes.
Elle ne donne de toute façon pas d'ordres, juste quelques prescriptions, que chacun "suit" ou non, c'est secondaire.
Nous avons tout à recréer d'amour et de vérité ; la sexualité, nos relations sociales, tout quoi, sans programme, encore moins d'ordres, mais avec une précieuse Indication :
renoncer à toute domination, se refaire frère.
- façon Jésus.


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Re: L'amour peut-il être défini?

Message  Invité le Mer 4 Nov 2009 - 18:51

Je rajoute ceci à la suite de Frèrelibre
En attendant de "se refaire Frère" la contraception, tout comme l'avortement, ne sont pas interdits, heureusement !! C'est laissé à l'appréciation de chacun(e). Il y a eu autrefois assez de drames comme cela et il est temps aujourd'hui de ne plus culpabiliser. La vie ce n'est pas reproduire pour reproduire. Quand on voit tant de milliers d'enfants mourant de faim dans le monde, c'est tout simplement scandaleux. Il faut arrêter de stigmatiser les femmes sur ce sujet et les faire passer pour des criminelles ! Le corps de la femme lui appartient, chacune sait ce qu'elle doit faire et la décision qu'elle doit prendre ou ne pas prendre (libre-arbitre ici aussi). Les religieux sont contre Dieu même (le Vrai) !!
De plus Michel Potay a remis les choses à leur place en disant que l'avortement n'est pas un crime comme les religions le prétendent. De même toute forme de contraception. C'est l'homme qui, voulant dominer, veut dominer le corps des autres et particulièrement celui de la Femme. Il est important de dire cela et rétablir ces vérités.

Quand à l'homosexualité, sans être même croyant ou sans croire à la RA, il n'y a pas à pourchasser, à interdire, à vilipender comme cela se fait dans certains pays. L'homosexualité est mal vu encore aujourd'hui car elle est encore associée au vice et à la luxure, à une déviance sexuelle (par rapport à la morale religieuse et profane établie).
Il est demandé à tout couple (homosexuels comme hétéros) de ne pas commettre l'adultère certes, mais surtout que le mariage soit basé sur l'amour CONSENTI RECIPROQUE entre 2 personnes. L'homosexualité est une préférence, un choix personnel, pas une défaillance sexuelle ou autre (autrefois les gens étaient internés pour cela allant jusqu'à être torturés et dans certains pays aujourd'hui bcp sont encore tués ou jetés en prison).

Quand à vivre hors mariage en fait dans la RA il est expliqué que lorsque tu as déjà fait l'amour avec une personne, aux yeux de Dieu tu es marié à cette personne. Marié dans le sens lié par amour et pour construire quelque chose avec la personne. Et ceci que tu n'aies jamais été marié ou pas. Donc cela sous-entend que le contraire est permis aussi : le divorce.

En fait ce que Dieu demande c'est que tout soit réfléchit, pesé, consenti (entre 2 êtres) si on a le désir de vivre avec quelqu'un. Bien sûr les foudres du ciel ne vont pas nous tomber dessus si cela n'est pas fait dans ce sens et personne n'a le droit de rejeter, voire tuer au Nom de Dieu pour ces écarts-là. Dieu rappelle à l'Homme ce qu'il doit faire mais Il ne punit pas comme on nous a longtemps fait croire.

L'adultère est condamné dans la Ra mais même ici Dieu préconise à la personne trompée de ne pas juger voire agir à l'extrême, car cette personne peut connaître cela un jour ou l'autre. Toute l'importance du non-jugement, du devoir de se mettre à la place de l'autre pour comprendre, est valorisé dans cette Parole. Car ce qui est valable pour une personne peut ne pas l'être pour une autre.

Mais les dogmes religieux sont à bannir, à rejeter de sa vie, ça c'est sûr !


Dernière édition par Assunta le Mer 4 Nov 2009 - 19:07, édité 1 fois

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Re: L'amour peut-il être défini?

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