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Petit échange sur Copenhague

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Petit échange sur Copenhague

Message  Invité le Lun 7 Déc 2009 - 10:19

Le systeme c'est le systeme economique capitaliste. Ceux qui le soutienent et en profitent essaient de te faire croire que c'est toi, moi , qui sont responsables de la destruction de l'environement, de la faim dans le monde, du manque d'eau potable pour un millard d'humains, de la misere, des guerres. Que c'est nous qui devons changer. Ne tombe pas dans leur panneau ! En fait c'est tout ce que le cirque de Copenhague a pour but.


Non ami, je ne tombe dans aucun panneau en rejetant certes évidemment le système capitaliste (: "l'avidité érigée en système", Pierre Rabhi) tout en rejetant de moi l'avidité - qui est mère de tous les systèmes.

Que la résistance contre "l'ennemi" extérieur ne... domine plus notre offensive contre notre ennemi personnel :
voilà l'enjeu du temps qui vient ami !

Sinon, et bien on refera - une fois encore - un nouveau système sur les luttes et les larmes des faibles et des petits (dont je suis), qu'il s'appelle "communisme", "écologisme totalitaire" ou "bonheur obligatoire",
- le soleil restera vert.
Merci pour l'échange.

Je suggère à chacun de prendre connaissance de la "Charte pour la Terre et l'humanisme" de Pierre Rabhi & les Colibris ;

http://www.comcolibris.net/UPLOAD/mediaNewsletter/file/30_Charte-MTH.pdf

« Tout changement implique le changement de soi car si l’être humain ne change pas lui-même, il ne pourra changer durablement le monde dont il est le responsable. »




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Re: Petit échange sur Copenhague

Message  pat le Lun 7 Déc 2009 - 14:09

Certes, le système économique capitaliste se maintient à cause de la volonté de personnes qui travaillent pour lui et qui, pour certains d'entre eux, ont vraiment intérêts à ce que ça continue ainsi.
Mais un système ne se maintient pas si on ne le soutient pas.
Notre engouement pour la consommation, notre extrême réceptivité à la publicité la plus mensongère fait partie de nos responsabilités collectives vis à vis du capitalisme.
Quand les gens ne croient plus et n'adhèrent plus à un système, il s'écroule. Pas besoin de donner des exemples.
La faim, la misère, le manque d'eau, la destruction de l'environnement sont directement liés à notre comportement collectif et à des habitudes individuelles.
Chacun d'entre nous, encouragé par les théoriciens du système, se révèle être un pollueur, un consommateur sans éthique, un jouisseur sans contre partie de ce monde. Si on se fie à des reportages sérieux, ceux qui souffrent le plus de cette situation aujourd'hui, n'auront de cesse de nous rejoindre au club des suicidaires irresponsables.
Je crois que la lutte contre un système n'a pas de sens. Pas parce que le système ne serait pas dangereux et inattaquable, mais parce que le système est le fruit d'une mentalité collective.
Pour moi la solution est dans « l'éducation ». Je ne pense pas seulement à l'information, ni même à l'apprentissage de bonnes façons de se comporter vis à vis de la nature et des Hommes, mais à une prise conscience encore plus profonde.

La prise de conscience que nous sommes des êtres spirituels. Je ne parle pas de religion, je ne parle même pas de Dieu, je parle de la prise de conscience que nous sommes créateurs de notre réalité. Si nous arrivions, en cessant de nous réduire à notre matérialité, à avoir cette conscience, alors notre dignité naturelle changerait le socle de nos fonctionnements actuels.

Je ne dis pas que cette prise de conscience doit s'étendre sur notre terre comme une épidémie, il faudrait être bien utopique pour s'attendre à cela. De la même façon que le monde a cette couleur aujourd'hui, il pourrait par notre volonté avoir une autre couleur demain, en neutralisant en douceur les tenants d'une société focalisée sur le profit et l'exploitation.

Frèrelibre, tu ne nous dis pas quel est « l'ami » à qui tu réponds, autrement dit d'où tu sors cette réflexion.

pat

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Re: Petit échange sur Copenhague

Message  Invité le Lun 7 Déc 2009 - 14:30

Il s'agit d'un extrait d'échanges sur Rue89.

Comme tu dis, "un système ne se maintient pas si on ne le soutient pas."
D'ailleurs, au point où nous en sommes arrivés, même en le "soutenant", il s'effondre, comme une Babel en carton pâte.

Sans un nombre de plus en plus conséquent d'individus et de groupes vraiment librement relancés dans la recherche d'une autre façon d'être ensemble, de percevoir son prochain,
- sans renoncement personnel à dominer, le monde restera entre les mains de "l'avidité érigée en système" (Pierre Rabhi), quelle qu'en soit la couleur de façade.

"Vert" ou "humanitaire", le capitalisme est ce rémède qui permet de supporter le mal en l'aggravant.

L'écologie prioritaire est celle de nos "âmes".

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Re: Petit échange sur Copenhague

Message  Invité le Jeu 10 Déc 2009 - 13:05

Pat a écrit:
La faim, la misère, le manque d'eau, la destruction de l'environnement sont directement liés à notre comportement collectif et à des habitudes individuelles.
Chacun d'entre nous, encouragé par les théoriciens du système, se révèle être un pollueur, un consommateur sans éthique, un jouisseur sans contre partie de ce monde.
Le problème du capitalisme est à mon idée qu'il ne peut pour survivre qu'accroître indéfiniment ces parts de marchés. C'est une mécanique inexorable de conquêtes, quand un marché est saturé, il faut en conquérir un autre, aller plus loin. C'est à ce qu'il me semble de toutes les observations historiques que j'ai pu faire, le mécanisme par lequel se créent les empires. Je ne parle pas forcément d'empires territoriaux, il se peut comme c'est le cas aujourd'hui que le capitalisme jette son dévolu sur tout ce qui pourrait être marchandisable.
Plus, plus, plus ...

Le capitalisme cherche à tout s'approprier.
Jusqu'à une époque pas très lointaine, l'eau était un bien commun, gratuit pour le seule peine par endroits de creuser un puits.
Les choses ont un peu changé, les réseaux de distribution ont un coût, comme l'épuration de l'eau que l'on veut conforme à des critères sanitaires de salubrité, de propreté ...

Un exemple simple. Supposons qu'un grand groupe en Société Anonyme contrôle l'eau. Bien évidemment chaque actionnaire attendra le versement d'un dividende sur son investissement, et espèra également qu'il s'accroisse au fil du temps.
Si les consommateurs adoptent un mode de vie plus écologique en faisant attention de ne pas gaspiller cette eau qui devient précieuse, les prix augmenteront pour maintenir le Chiffre d'affaire de la SA. Les consommateurs auront été citoyens, mais paieront autant.
Dans la logique aussi de maximiser les profits, puisque c'est le but même de faire du bénéfice, cette Société jouera sur différents facteurs qui réduiront ces coûts, comme l'entretien du réseau de distribution.
C'est une constatation qui a été faite dans différents pays. L'État, ou les collectivités locales s'étant déchargés de cette gestion, et les réseaux se sont très vite retrouvés dans les états lamentables.
L'intérêt individuel ne correspond pas toujours hélas à l'intérêt collectif.

J'aurais pu prendre également l'exemple anglais de l'exploitation des chemins de fer qui avaient été privatisés. Il s'est produit la même chose, un abandon pitoyable de la maintenance du réseau qui a occasionné plusieurs accidents et des immobilisations de circulation.

Nous vivons dans un monde où il y a des décideurs qu'ils soient politiques ou privés.

Quand on réfléchit à cette donnée du "taux d’émission de CO2 par habitants !", le non-sens saute aux yeux si on le ramène au nombre d’habitants que compte une nation et non à la population terrestre ! ou au moins ces données devraient être pondérés par les superficies des nations.

On met en cause dans l’augmentation du taux de CO2 la déforestation "sauvage", ce qui n’est pas faux puisque les végétaux absorbent du CO2, qui leur est indispensable.

Une forêt (permanente) absorbe plus qu’un champ (saisonnier).

Ce que l’on ne précise pas toujours très bien, c’est que la déforestation n’est pas due à l’exploitation forestière mais au défrichage de forêts pour y mettre des cultures qui serviront souvent de base à la production d’éthanol, de "pétrole vert", ou de grains pour faire de l’huile.

Mettre la responsabilité de cette déforestation sur les forestiers ne tient pas la route deux secondes. Il n’y a pas de déforestation sauvage par les forestiers.Toutes les essences d’arbres ne sont pas exploitables, très peu le sont même, et il faut que les arbres aient une certaine taille pour être exploités en industries du bois (50 ou 60 cm minimum de diamètre, je ne sais plus exactement). Je le sais car mon garçon a travaillé plusieurs mois dans des concessions en forêt amazonienne.
Pour chaque concession, cédées par l'Etat pour une durée limitée, les arbres sont localisés, identifiés, les quotas d’exploitation annuels sont définis par le Gouvernement, ... la réglementation existe, chaque bille (tronc) de bois est numérotée obligatoirement, et enregistrée. L’exploitation forestière n’enlève que très très peu d’arbres à l’hectare en préservant ce qui n’est pas lié à l’exploitation, pour son renouvellement.



La production de pétrole vert est une catastrophe écologique, mais paradoxe, elle est encouragée, voire subventionnée.
On encourage d’un côté, ce que l’on décrie de l’autre. La déforestation sauvage pour des cultures, pour du pétrole vert, est un élément non négligeable de l’augmentation du CO2.

La déforestation "sauvage" est le fait de ces "latifundas", ces immenses domaines qui peuvent atteindre 100.000 hectares, voire plus. Le soja, le maïs, le bétail ... rapporte (par le jeu des marchés internationaux), alors on privilégie telle ou telle activité, et on défriche "sauvagement" !
Si je prends l'État bolivien, il n'a quasiment aucune emprise sur ces grands propriétaires, du seul fait simple du "droit de propriété".

Le sommet de Copenhague assumera-t-il ses propres contradictions ? ou les entérinera-t-il ?


L'écologie prioritaire est celle de nos "âmes".
Est-ce que cela ne répond pas une fois de plus à mettre en priorité une logique individuelle ? en faisant abstraction d'une logique éducative, d'une logique insurgeante pour dénoncer les mensonges ou les contradictions patentes des incohérences de nos activités humaines ...

C'est il me semble un peu facile de dire que nous sommes tous responsables ! dans nombre de cas, que maitrisons-nous finalement ? à peu près rien !

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Re: Petit échange sur Copenhague

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