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Le Grand Débat ....

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Le Grand Débat ....

Message  navy le Mer 6 Jan 2010 - 13:07

Rappel du premier message :

Débat sur l’identité nationale lancé le 2 novembre 2009 par Eric Besson, ministre de l’immigration et de l’identité nationale.

Derriere ce "débat" sur l'identité nationale c'est en réalité le probléme de l'immigration voir même de L'Islam qui est posé, seulement voilà on n'ose pas en parler en France....
Il y a tellement de mauvaise conscience dans l'air n'est ce pas



Pour moi, c'est juste une question "de mesure" et de bon sens en fait et ça rien à voir avec le racisme (pour moi) ....
malheureusement ce débat va réveiller les propos nationalistes racistes ou xénophobes avec n'en doutons pas l'antisémitisme qui va avec , Les inhibitions tombent ... .

Les contributions relevées sur www.identitenationale.fr le 22 décembre par une journaliste de L’Humanité le montrent. Selon le quotidien communiste, "les contributions racistes continuent de s’étaler sur le site".

J'ai ouvert une discussion sur ce théme sur mon forum L'Abeille sous le titre Ce n'est pas du racisme :http://vie-spirituelle.forums-actifs.net/actualites-f13/ce-n-est-pas-du-racisme-t83.htm et je vous invite à venir vous exprimer.



navy

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La division nationale

Message  Invité le Mar 26 Jan 2010 - 4:39

Le débat sur l’identité nationale offre l’opportunité à chacun de rappeler que nous sommes tous citoyens du monde.

Le sujet de l’identité nationale revient fréquemment sur le tapis en période de crise.
On se replie sur soi, sur le groupe.
Qu’aurait fait l’Allemagne nazie sans références à l’identité nationale ?

Droit du sol droit du sang, ils sont bien appariés.
Tant de sang sur tant de sols!

Toute identification factice contient un conflit en germe.

L’identité nationale, entité abstraite, concept géopolitique nous est présentée comme un foyer auprès duquel les citoyens d’une nation transie viennent se réchauffer, se reconnaitre, découvrir leur appartenance commune à une région, une culture, un lieu, une histoire, des mythes et, avaliser par leur attitude, leur rattachement à une organisation sociale, économique, et étatique particulière.

Un biotope spécifique produit des variantes au sein d’une même espèce
Ceci s’applique également à l’homme me semble-t-il.

Un citron n’est pas un melon, pas plus qu’un navet n’est une courge.
Ils appartiennent pourtant tous au règne végétal.

L’état s’empare de particularismes ethniques et culturels pour rassembler, sous sa bannière, ce qu’il considère sien, ses troupes.

Il s’agit hélas bien de troupes, pour ne pas dire troupeau.
Cheptel humain qu’il comptabilise périodiquement depuis fort longtemps déjà.



L’identité nationale devient donc un repère pour celui qui n’a pas vraiment conscience de sa réelle identité, pour celui qui manque de repères intérieurs.
Je suis russe, turc, chinois, français, bulgare, ce que vous voulez mais cette identité nationale fait que je me sens italien, par exemple, avant de me sentir homme.

C’est évidemment bien pratique et arrange admirablement les maitres du monde.
La fibre patriotique vibre si fort parfois que l’homme en oublie sa nature.
Les gouvernements n’ont plus qu’à piocher dans cette réserve d’énergie et de bonne volonté que chacun est prêt a fournir afin de conserver son identité nationale, économique et sociale.

Je ne tue pas des hommes, je tue des allemands, des russes, des chinois, des hongrois, des colombiens, des américains, des pakistanais, des français, des algériens, des suisses, des australiens enfin, je tue des ennemis, ceux d’en face, de l’autre camp qui envahissent le mien, je défends mon pays.

Quant aux agresseurs, vu que ceux qu’ils agressent ne sont pas du même clan, peu leur importe.
On dénonce parfois la guerre civile comme fratricide.

Je ne vois pas en quoi le massacre entre gens de même nation diffère du massacre international si ce n’est par la taille.

Remarquez, en passant, comment du thème de l’identité nationale on transite, sans même s’en apercevoir, à celui du carnage entre nations.

Un peu comme si en parlant d’un arbre, on ne pouvait manquer d’évoquer ces fruits.
Cool, mourir pour la patrie, cool mourir pour l’argent des pillages légalisés, cool.

Je signale en passant que ce qui vaut pour l’identité nationale vaut également pour l’identité religieuse.

Si j’apprécie les différences de cultures, la variété des hommes et du monde comme autant de richesses je n’aime pas le concept d’identité nationale.

Toutes les actions tendant à renforcer ce phantasme sont rétrogrades et peuvent se révéler fort dangereuses à moyen terme.
Je n’ai d’autre identité que moi-même.
Nous sommes des enfants du ciel en ballade sur terre.

Ce ne sont jamais des hommes qui s’affrontent lors des conflits mais des intérêts, des idéologies, souvent par l’entremise de nations qui se déclarent officiellement la guerre invitant tous leurs ressortissants au joyeux massacre.

Obligation de tuer pour tous délivrée par l’état qui désigne les cibles.

Bien sur ces mêmes états oublient qu’ils on été foutrement incapables d’empêcher la confrontation militaire quand ils ne l’ont pas sciemment provoquée.
Vive l’économie de guerre !



Ensuite, après le conflit, viennent les gloses.
C’est la conjoncture politique, la faute à tel traité, la faute à tout, la faute à rien ça fait de l’histoire, de la gloire et des cérémonies et hops c’est reparti pour un tour.

Tiens, j’y pense, on ose même parler de l’âme de la nation!

Certains nient l’existence de l’âme personnelle, la seule pourtant réelle, et on prête une âme à ce qui n’a pas d’existence véritable.
Marrant non ?

Pour que les intérêts, les idéologies et les nations existantes perdurent, il faut des citoyens dociles, prêts à se sacrifier pour elles.
Pour cela il importe que chacun perçoive clairement la nation nourricière.

Cette identité de substitution se voit renforcée par l’effet de masse.
On ne peut quand pas être si nombreux à se planter et a être aussi cons, non?
Je crains, hélas, que si!

Quoi de plus touchant que des compatriotes occidentaux qui se retrouvent au fond de l’inde, de la chine ou du Mozambique et qui se plaignent de la manière dont les indigènes ratent les frites ou la fondue savoyarde ?
Et les japonais, perdus sans leur groupe ?
Quoi de plus rassurant que de se retrouver entre-nous, au bar des alsaciens, à Chicago ?

Il est facile de plaquer, sur l’identité personnelle que l’on n’aura pas su trouver, une identité-masque.

Certains s’identifient à une nation (je suis belge une fois) d’autres à une passion (je suis joueur), d’autres à une religion (je suis athée), d’autres à leurs avoir (je suis riche) d’autres à leur profession, leur fonction.

Les enfants ne posent plus la question “il est gentil ton père?”
C’est plutôt “il fait quoi comme travail ton papa?”

Et il bosse dans quoi ce jeune homme que tu fréquentes?
Il est avocat au barreau de Paris.
De suite le père, j’en suis certain, se détend plus que s’il entendait “rien, il aime la poésie et les voyages.
Il se fout de l’argent papa, il se cherche et cherche dieu. »

Et que dire du fameux “je suis parqué deux rues plus loin ?«
Tu es devenu ta bagnole maintenant ?

Ceci pour illustrer la difficulté de se trouver.

Cela rejoint le connais-toi toi même gravé au frontispice du temple de Delphes.
Connais-toi toi-même et tu connaitras les dieux.

On mesure ainsi la taille de l’obstacle.
La quête intérieure de l’identité, pour beaucoup s’achève au début du chemin…

Au début du chemin, sur le square où tu hésites, où tu te poses la question de savoir qui tu es, tu as remarqué tout au fond plusieurs enseignes aux couleurs vives et flashantes.

Lassé de t’interroger vainement sur ta nature, tu te lèves et te diriges vers ces panneaux.


Et, ho surprise, des débits d’identité, plein de centre de distribution d’identité en plus il y a la queue, tu ne l’avais pas remarquée, tu ne voyais que les néons de loin.
Tu n’avais même pas remarqué la danse des drapeaux, ballet fantoche d’étoffes bigarrées claquant au vent des honneurs révolus.
Et ils sont légion.

Ha, tu as bien fait de bouger.
Tu te places en bout de file et là, tu engages fort aimablement la conversation.
Très vite on te rassure
Tu n’as plus de souci à te faire pour connaitre qui tu es.


Tu apprends que quantités d’identités sont disponibles, que c’est gratuit, que tu peux cumuler mais que tu dois de toute façon avoir une identité nationale unique, sans laquelle tu ne peux rien faire sur terre.
En plus, tu reçois une belle carte flambant neuve, infalsifiable grâce à l’ADN que tu as du fournir.

Ce que tu es, plus besoin de le chercher.
Tu es irakien ou espagnol, c’est écrit là, noir sur blanc sur le document qu’ils te délivrent.
En prime tu peux devenir supporter de ton équipe nationale.
Tu peux enfin te battre pour une cause, la tienne, celle de ton pays, celle de ses ambitions monétaires et politiques.

Pour les options tu n’as que l’embarras du choix.
Idéologie, religions, sectes, personnages célèbres, plan de carrière, tu peux t’identifier à tout ce qui n’est pas vraiment toi.

Ainsi tu es ressorti nanti de multiples identités, délivré enfin du souci de la tienne.
Tu as reçu une jolie carte qui prouve aux yeux de tous qui tu es.

On ne t’a pas signalé, dommage, qu’en revêtant ces faux habits, ta véritable nature disparaitrait à ta propre conscience, enfouie sous les multiples couches identitaires dont tu t’es revêtu et que tu confonds avec ta réalité.

Tu ne te trouveras qu’après avoir ôté, une à une, comme on épluche un oignon, toutes les peaux factices qui te recouvrent.
Toutes, jusqu’au vide, jusqu’à l’énergie.

Pour beaucoup, la mort seule se charge enfin de cette besogne.
C’est hélas un peu juste pour se découvrir…
Mieux vaut tard que jamais dit-on mais quand même.
Maintenant il faudra attendre et recommencer, comme à l’école lorsque l’on rate une classe ou un examen.

Tu confonds même manifestation caractérielle avec ce que tu es.

Tu dis je suis coléreux.
Je suis doux.
Je suis pingre.
Je suis mélancolique.
Je suis nerveux.
Je suis patient.
Tu n’es pas cela, tu expérimentes cela.

Tu peux te manifester coléreux et très calme, avare et généreux.
Tu découvres la gamme des émotions, des possibles dont chacun dispose.
Cela ne te particularise en rien.
Nous sommes tous cela aussi.

Tu dis je suis jeune, je suis vieux, je suis une femme dans la cinquantaine, un mec dans la trentaine.
Tu penses que lorsque tu étais bébé tu étais différent de ce que tu es maintenant.
Tu penses cela en fait car tu n’as jamais trouvé qui tu es.

Tu sais cependant qu’à travers les étapes de ton existence quelque chose au fond de toi demeure identique, inchangé.
Celui que tu es vraiment et que tu confonds avec les phases de ton développement.

Bien sur les manifestations de ton être et ton être sont plus qu’étroitement liés.
Les manifestations de l’être ne sont cependant pas l’être.

L’être débouche sur autre chose que toi-même.
Curieusement, lorsque tu atteins le fond de ta personne, tu débouches sur l’autre, sur le soi universel.

L’être débouche sur l’autre grâce au soi.

Tu n’es plus pris dans le jeu illusoire et chatoyant des identités d’emprunt.
Tu n’es plus le jeu du reflet que ton égo projette à l’intérieur de toi.
Reflet que tu confonds avec ce que tu penses être.

En supposant que l’on parvienne à se connaitre, on découvrira alors infiniment plus que soi-même.
Nous ne sommes pas toujours ce que nous supposons.
Nous sommes cependant beaucoup plus que ce que nous percevons.
Beaucoup plus que l’image que nous renvoie l’autre de notre existence.

Suis-je plusieurs lorsque nous sommes en groupe ?

Dans un groupe de quatre nous existons, au minimum de quatre manières différentes.
Nous existons de trois manières différentes chaque fois, à travers la perception qu’ont de nous les trois autres personnes présentes.
Pour l’un je suis sympa, pour l’autre idiot, pour le troisième manipulateur, pour ma part indifférent

Chacun se démultiplie dans le regard que les autres portent sur lui.
Un peu comme si une part de nous-mêmes s’échappait pour l’autre simplement parce que nos existences entrent en rapport.

Elle, il, son image vit toujours en moi.

Ainsi chacun possède, dans le rapport à autrui, de milliers d’identités.
J’ai plein d’amis sur facebook .
Sur facebook, je suis très nombreux, je suis des milliers, je suis légion dans la vie des autres qui sont légions dans la mienne

Nous sommes pourtant beaucoup moins que ce que nous supposons être lorsque nous acceptons, par commodité et paresse, d’endosser une identité bidon.

Un de mes amis aime à dire.

Il y a celui que je crois être.
Il y a celui que les autres perçoivent; différent de celui que je crois être puisque je suis perçu à travers eux.
Il y a celui que je cherche.
Il y a celui que je suis

Lorsque vers l’âge de treize ans je m’ennuyais ferme à l’école, je jouais à ce petit jeu.

Je suis Laurent lautre,
J’habite au 26, rue des sablons
Quartiers des alouettes
Zup Emile Zola
Avignon
Département du Vaucluse
Région Provence côte d’azur
Pays France
Continent Europe
Planète Terre
Système solaire
La Galaxie.
L’univers.
.
C’était là mon adresse.
En un instant je quittais la morosité des cours pour remonter tout le chemin que devait parcourir le facteur chargé de me remettre une lettre postée du fond de l’univers.

Mon adresse diffère aujourd’hui bien sur, mais pas complètement, la planète, par exemple, c’est toujours la même, bien que j’ai changé de rue.

http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/11/16/la-division-nationale/

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Re: Le Grand Débat ....

Message  navy le Mer 27 Jan 2010 - 12:14

Merçi Njama pour ta réponse, je comprends ce que tu veux dire et te connaissant, je la connaissait d'avance ta réponse.

Merçi Frerelibre pour ta réponse, pour toi aussi je la connaissait d'avance; c'est la réponse type d'un anarchiste. Ce n'est plus un anarchiste c'est une caricature d'anarchiste !
Tu vas encore me répondre que tu n'es pas anarchiste, tu n'es pas ceci tu n'es pas cela, parce que tu ne supporte pas qu'on te mette une etiquette, en cela tu as bien raison.

J'ai l'impression que vous faites une réponse idéologique ( et épidermique) à une question qui pourrait être simplement simple et concrête.


le terme "Identité nationale" est peut-être mal choisi, le fait que ce débat provienne d' un gouvernement est forcément négatif, mais n'empêche qu'il pose de vraies questions, des questions essentielles, qui peut-être devraient être posés autrement.

J'ai déjà dis ce que j'ai à dire dans le post de Lun 25 Jan - 0:59

Je rajouterai 2 choses:

- Les musulmans et les africains sont trés nombreux en France, il faut au moins avoir l'honneteté de le constater. Car qu'est ce qu'un prophéte ? C'est celui qui voit avec ses yeux, qui entends avec ses oreilles, et qui sent avec son nez et qui parle avec sa langue aussi.

- L' Identité (ou je préfére dire le caractére national parce que le mot Identité nationale est trés connoté) française ne semble pas en danger pour l'instant ceçi malgré le nombre énorme d'immigrés. Les français sont toujours français et les caractéres ou les moeurs étrangers, africains, arabes ou asiatiques ne semblent pas avoir déteints sur eux. On a même l'impression qu'ils sont encore plus français qu'avant , peut-être par contraste . Je vois avec mes yeux.


Il est temps que Je libère les nations ;(28/20)

Les nations reviendront vers Moi, d’autres nations se libéreront.(28/21)
Je ne sais pas si ça a à voir avec "Identité nationale ".



Je me demande si c'est sérieux, ou si le monde politique joue des coudes, les élections approchent 14 et 21 mars 2010. njama
Il ne faut pas non plus tout voir avec les elections

Il me semble que vous exagérez un peu. Auriez-vous vu quelques hordes d'envahisseurs dans votre coin ? De mon coté (au nord), non. Njama
Justement Njama dans le nord c'est là ou les magrebins sont les plus nombreux.


navy

J'ai pas fini, encore 2 ou 3 p'tites choses
A +++++

navy

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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Mer 27 Jan 2010 - 14:17

Merçi Njama pour ta réponse, je comprends ce que tu veux dire et te connaissant, je la connaissait d'avance ta réponse.

Merçi Frerelibre pour ta réponse, pour toi aussi je la connaissait d'avance; c'est la réponse type d'un anarchiste. Ce n'est plus un anarchiste c'est une caricature d'anarchiste !
Une caricature d'anarchiste ! Tu y vas fort. Il me semble que l'image que tu as de l'anarchie et du mot anarchie, est caricaturale, elle. Tu devrais bien lire son site et tu verras que tu te trompes.

L'idée d'identité nationale est toujours venue lorsque les politiques, au moment fort des crises, n'ayant AUCUNE SOLUTION et certainement pas spirituelle, utilisent ce terme pour non seulement mieux redorer leur blason mais surtout pour mieux réaffirmer une pseudo puissance en tentant de diviser les gens.
Il ne faut pas que nous tombions dans leur piège. Il n'y a pas besoin de débat sur l'identité nationale car rien que le titre IDENTITE NATIONALE est facteur de division.
Ce débat, que les politiciens ont voulu lancer, s'est calmé. Et qu'a t-on mis sous les feux des projecteurs : la burqa. Qui est une autre façon de dire "Regardez on n'est pas en France ou on risque de ne plus être en France".

Personnellement je suis contre cet habit archaique qui n'a rien à voir avec Dieu et qui reflète une grande ignorance intellectuelle et spirituelle. Même un Imam a été menacé de mort lorsqu'il affirme à juste titre que ce n'est pas un commandement de Dieu et qu'il est pour une loi.
Malgré tout, le danger de ce qui ressort - pas de ces femmes qui après tout agissent là où elles en sont spirituellement - c'est que les politiciens comme certains français - peuvent se servir de cela pour voter extrême droite et donc remettre sur le tapis cette insidieuse IDENTITE NATIONALE.

Tout est fait pour nous dire : Attention nous ne sommes plus en France. L'identité nationale exprime cette peur de ne plus être français. C'est très insidieux ce mot IDENTITE NATIONALE auquel on a rajouté une casserole pour le forcir et le rendre plus acceptable : burqua.
Les politiciens se moquent de ses femmes en tant qu'êtres humains, ce sont juste leur attitude dont ils se servent pour entretenir quelque chose de mauvais et souligner l'identité nationale.

Rien n'est fait au hasard. Tout est calculé. Les médias sont complices de cela aussi puisqu'ils ont rabâché durant des mois pour nous inculquer la PEUR. Tout est fait pour que nous tremblions, et que la peur suscitée nous amène à des actes et à voter avec imprimé dans notre cerveau IDENTITE NATIONALE pour ne pas se tromper de bulletin.

Ils sont très malins ces politiciens et jouent aussi avec les médias. Ils ne peuvent pas agir directement car les gens ne la fermerait pas, alors ils inculquent la peur, la peur de qui ? Evidemment la peur de l'autre. Pas de ce qu'ils sont en tant qu'humain (de cela ils s'en foutent royalement et de toute façon ils ne le savent même pas eux mêmes) mais de son apparence qui ne correspond pas tout à fait ou pas du tout au courant national.

Nous ne devons pas tomber dans ce piège. La diversité, si on aime la diversité, c'est vraiment accepter que nous vivions tous côte à côte, même si parfois c'est difficile. Et pour dépasser cette difficulté nous devons dialoguer, chercher à nous comprendre, à nous connaître. Ainsi nous évoluons tous. Mais surtout pas nous laisser diviser par ces politiques.

Il y a 10 ans les humanistes avions un slogan
EN TANT QU'ETRE HUMAIN NOUS SOMMES EN SITUATION REGULIERE SUR TOUTE LA PLANETE
Nous sommes avec une IDENTITE UNIVERSELLE ET DIVINE qui éléve et transcende l'Humain. L'identité nationale n'est encore que petitesse de l'humain, c'est le reflet de là où nous en sommes encore.
Prudence car politiquement les choses peuvent devenir pire avec ces mots et ces peurs qu'on nous lance à la figure.

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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Mer 27 Jan 2010 - 15:43

Je ne me reconnais véridiquement dans aucune étiquette, je ne vais quand même pas me forcer à m'y enterrer parce que Navy ne peut me l'enlever dans sa tête !
Je n'ai jamais de ma vie énoncé être anarchiste, c'est la vérité simple.
C'est depuis la RA que j'ai compris l'importance première de l'anarchie dans son sens vrai originel donc : "absence de chef".

Je ne peux non plus me résoudre à enfermer qui que ce soit dans une étiquette, fut-elle revendiquée, arborée comme une médaille, un passeport ou... un... drapeau.

Je n'ai rien vu dans ce débat ici ou ailleurs qui fasse progresser un homme en direction d'un autre homme, tout au contraire.
Pourquoi devrais-je me sentir concerné, moi qui me sens étranger à toute identité depuis toujours ?

Que règne chaque jour davantage en chacun la Lumière, et toutes nos "identités" se mettront à danser et chanter l'alchimie fraternelle qui nous divinise.

Le reste appartient à ce qui divise.

Tout ceci n'est bien sûr que mon point de vue/vie,
mais je n'ai rien contre le fait que d'autres débattent, s'identifient, à ceci ou cela, identifient autrui également, à ceci ou cela, etc. tant qu'il n'y a pas domination, imposition (une "loi" par exemple, pour nous empêcher de vivre les difficultés)

L'identité nationale, religieuse, idéologique, etc.,
c'est du passé.

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Re: Le Grand Débat ....

Message  pat le Lun 1 Fév 2010 - 22:59

J'ai lu ce débat avec intérêt.
Après l'avoir lu, il me semble plus que jamais utile de se poser ce genre de question.
Je vois que cette expression « identité nationale » fait surgir de multiples peurs liées souvent à des expériences passées tragiques, mais que les mots eux-mêmes n'appellent pas forcément d'une manière inéluctable.

Y réfléchir permet justement de se rendre compte du positionnement de nos sociétés par rapport à ce concept.
Sommes nous les héritiers des communautarismes destructeurs qui ont marqué l'histoire de ces deux siècles écoulés?
ou avons nous, au contraire fait progresser suffisamment nos mentalités pour tirer un parti positif d'un enracinement qui, bien compris est aussi une richesse échangeable?
C'est ça la question : savoir ou nous en sommes. Elle est extrêmement importante cette question et elle ne concerne pas qu'une communauté mais toutes les communautés vivant ensemble.
Pourquoi vivent elles ensemble ? Quel ciment peut les souder ? Tout n'est pas nul dans l'histoire d'une nation et ceux qui la choisissent ont souvent de bien meilleures raisons de l'avoir rejoint que bon nombre de ses natifs.

Identité nationale ? Incontestablement il y en a une. Identité religieuse, identité culturelle, identité de classe, identité de toute sorte. C'est ce qui fait l' assise, l'enracinement de chacun..

Que nos politiques et d'autres aient des intentions troubles, je veux bien y souscrire. Mais qu'importe ! C'est la réponse collective à cette question qui est intéressante. Aucun débat n'est à fuir sous prétexte qu'il est dangereux. C'est sans doute parce qu'il est dangereux qu'il doit se faire. Tant que les choses ne seront pas dites, il y aura du ressentiment. C'est aussi comme cela dans les familles.

Si nous y répondons collectivement par un repli identitaire, par un rejet de l'autre nous saurons au moins dans quel état d'humanisme nous sommes. Mais si ce débat est le moyen pour nous tous, de prendre conscience de ce qui fait notre identité les uns et les autres (nos points forts, nos points faibles ) alors on peut espérer déboucher sur un échange culturel propre à enrichir notre diversité mutuelle.

Cela n'empêche nullement de se sentir citoyen du monde. Peut-être même que pour beaucoup, c'est par la prise de conscience de sa propre identité que celle des autres devient intéressante. A force de refuser les débats gênants, on finit par créer une ambiance de non dit et de soupçon pire que tout. Et on fait le jeu de ceux qui redoutent le progrès des mentalités.

pat

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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Mar 2 Fév 2010 - 0:43

Salut fraternel !

Je ne me reconnais véridiquement dans aucune identité : la nationale pas plus qu'une autre.
Sans patrie.
Ce débat est fait pour diviser : l'identité nationale est excluante : on ne lève qu'un seul drapeau.
Où ce débat monté de toute pièce a-t-il fait avancer quoi que ce soit dans les échanges humains actuels observables ?
C'est tout le contraire !
Même Besson le ministre de l'identité nationale reconnaît ce jour sa non productivité !
Ce débat est nocif et ce n'est pas innocent.
Mais surtout ce débat est retardataire.
Au-delà de mon cas insignifiant, je suis partisan d'aller vers une humanité campant au-delà de toutes traditions.
Face à tout autre, n'étant ni Dieu ni maître, la seule identité que j'apprends à connaitre est l'identité fraternelle.

Bien fraternellement
au-delà de toutes les nations
de toutes les divisions


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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Mar 2 Fév 2010 - 7:26

Je suis heureuse de ne pas me trouver confrontée à un tel dilemme car je vis dans une société pluriethnique et nous apprenons chaque jour à vivre ensemble.
J'apprends et la différence est une richesse infinie.
La rencontre se fait non au niveau de la pensée ou de l'idée ou d'un débat, en tout cas pas dans l'univers de la femme, non.
Nous vivons ensemble, travaillons et grandissons ensemble, en contact vivant et permanent.
Dans mes activités quotidiennes, et le dernier était un travail sur la connaissance de soi justement, il y avait une mélanésienne, une wallisienne, des françaises de France, des calédoniennes, une femme malgache, une tahitienne, une indonésienne....
Rien ne nous séparait, rien ne nous sépare et pourtant, nous sommes culturellement, spirituellement, physiquement,... très différentes.
Mais lorsque l'on accueille l'autre simplement, lorsque l'on se tait pour lui laisser un espace de parole, lorsque l'on écoute sans jugement, sans division, l'on s'aperçoit que dans l'essentiel, dans l'essence même de l'être, il n'y a aucune différence.
Cette diversité m'enseigne tant, j'ai beaucoup d'Amour pour ces "identités" et me sens définitivement universelle.

Fraternellement flower

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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Mar 2 Fév 2010 - 12:57

Mauve a écrit:Je suis heureuse de ne pas me trouver confrontée à un tel dilemme car je vis dans une société pluriethnique et nous apprenons chaque jour à vivre ensemble.
J'apprends et la différence est une richesse infinie.
La rencontre se fait non au niveau de la pensée ou de l'idée ou d'un débat, en tout cas pas dans l'univers de la femme, non.
Nous vivons ensemble, travaillons et grandissons ensemble, en contact vivant et permanent.
Dans mes activités quotidiennes, et le dernier était un travail sur la connaissance de soi justement, il y avait une mélanésienne, une wallisienne, des françaises de France, des calédoniennes, une femme malgache, une tahitienne, une indonésienne....
Rien ne nous séparait, rien ne nous sépare et pourtant, nous sommes culturellement, spirituellement, physiquement,... très différentes.
Mais lorsque l'on accueille l'autre simplement, lorsque l'on se tait pour lui laisser un espace de parole, lorsque l'on écoute sans jugement, sans division, l'on s'aperçoit que dans l'essentiel, dans l'essence même de l'être, il n'y a aucune différence.
Cette diversité m'enseigne tant, j'ai beaucoup d'Amour pour ces "identités" et me sens définitivement universelle.

Fraternellement flower

J'aurais aimé le dire aussi simplement !

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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Mar 2 Fév 2010 - 13:40

Quand le voile est invisible

http://www.liberation.fr/societe/0101613013-quand-le-voile-est-invisible

Par CATHERINE PRELJOCAJ Ecrivaine


Le voile et l’identité nationale excluent un débat plus large, pas seulement sur l’égalité des sexes et l’intégration. Certains membres de certaines diasporas étrangères étouffent sous la pression d’une double culture, du traitement schizophrène perpétué par leur famille au nom des traditions, de la loyauté ou du clan. Je suis née en France dans une famille d’Albanais avec un handicap dont on feint de s’accommoder, celui d’être femme. Au point qu’à 30 ans, j’ai fait le choix de hurler, avec la violence d’un cancer du sang et d’une tumeur à l’estomac, mon désespoir. Mon salut se trouvait dans l’assassinat de mon corps, réceptacle d’une féminité bafouée.

La sensation d’être une femme coupée en deux a failli avoir ma peau. Le scalpel du chirurgien me laisse une belle cicatrice : elle court du dessous de mes seins jusqu’à la naissance de mon pubis. Elle m’a montré le sens manifeste de ma maladie. La guérison a eu lieu. Guérir ne signifie pas qu’on devienne heureux pour autant.

Mon enfance comme mon adolescence furent écrasées entre l’enclume de la tradition albanaise et le marteau de la modernité. Dans un monde où l’accès à la connaissance est une valeur de la République, j’ai grandi, hors l’école, enfermée et élevée comme une musulmane - l’Albanie a subi l’occupation ottomane durant cinq siècles - alors que mes parents, issus de la minorité catholique, me traînaient à l’église et me casaient chez les «bonnes sœurs».

Comme mon père se signait avant chaque repas tout en me menaçant de toutes les punitions jusqu’à la plus extrême, je dus jouer l’équilibriste afin de maintenir ensemble les forces antinomiques de ma double éducation. J’ai essayé de devenir une «bonne» Albanaise dans ma diaspora originelle mais ma seconde moitié, bien française, de naissance, de culture, mettait son grain de sel ! Mes camarades de classe qui me considéraient comme une étrangère ne comprenaient pas ma part albanaise.

Immergée dans le Paris des paillettes, fin des années 70, je servais le café turc aux hommes du clan, tête baissée. Univers surréaliste : à douze kilomètres de la capitale, ma famille, en son pavillon «Little Albanie», n’oubliait pas le sort réservé aux femmes et sa finalité, le mariage, forcé. Celui de ma sœur fut radical : Gina ira vivre avec l’homme que ma mère lui a désigné, au Monténégro. Ce sont les cris des rituels d’un autre âge qui me sont parvenus durant ces noces barbares. Un rapt célébré par tout un village. Une déchirure indélébile s’est inscrite en moi, on enterrait l’identité de ma sœur vivante. Impuissante, j’ai intégré ce jour-là que je ne pourrais jamais faire corps avec ces racines qu’on m’imposait. Mais que faire ? D’autant que mon «albanitude» avait tissé un voile qui me collait à la peau. Un voile invisible aux yeux des Français. A l’époque, j’aurais préféré porter un morceau de tissu, il aurait peut-être simplifié ma vie, mon adhésion aux traditions du bassin méditerranéen aurait été révélée au monde ? Il est intolérable de n’être comprise par personne.

A 14 ans, je suis devenue rebelle. J’ai refusé de parler l’albanais, de faire la cuisine et de m’habiller en fille quand les prétendants au mariage se présentaient chez mes parents.
Suite au mariage de Gina, je me suis enfuie. Mes parents m’ont menacée de mort, traquée et ramenée à la raison, donc chez eux. Durant ma fugue, elle aura duré un an, j’ai vécu la solitude, l’angoisse et certaines galères. J’ai travaillé comme une damnée pour me libérer de l’oppression. J’ai refusé d’être mariée à un compatriote. Je n’ai donc obtenu ni la reconnaissance de mon père ni l’amour inconditionnel de ma mère, soulagée que je souffre comme elle, au nom des traditions. N’allez pas demander à une orange d’être un abricot si elle n’en a pas le noyau ! Je me sentais et me sens française.

Afin de me tisser un habit de protection et de dignité, je suis entrée en écriture(1). J’ai transgressé l’interdit de la parole avec des mots qui soulageraient mes maux. Je me suis obligée à décrire par le menu le choc violent à vivre entre l’archaïsme d’une culture - où féminité est synonyme d’imperfection - et l’aspiration d’un individu, d’une âme singulière décidée à vivre ardemment.


(1) «Le Bonheur pour une orange n’est pas d’être un abricot», Editions Poche Jouvence.

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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Mar 2 Fév 2010 - 14:10

La souffrance ...
J'ignorais que je côtoyais des femmes si courageuses, elles sont extraordinaires de vulnérabilité, de force et de volonté.
La violence infligée aux femmes est insoutenable.

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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Mar 2 Fév 2010 - 16:27

C'est un terrible témoignage, hélas un de plus, hélas un parmi tant d'autres...


Je suis frappé par les deux évocations du voile, qui peut se révéler protecteur, voir vital à certains moments :


A l’époque, j’aurais préféré porter un morceau de tissu, il aurait peut-être simplifié ma vie, mon adhésion aux traditions du bassin méditerranéen aurait été révélée au monde ? Il est intolérable de n’être comprise par personne.

(...)

Afin de me tisser un habit de protection et de dignité, je suis entrée en écriture(1). J’ai transgressé l’interdit de la parole avec des mots qui soulageraient mes maux. Je me suis obligée à décrire par le menu le choc violent à vivre entre l’archaïsme d’une culture - où féminité est synonyme d’imperfection - et l’aspiration d’un individu, d’une âme singulière décidée à vivre ardemment.

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Re: Le Grand Débat ....

Message  navy le Mar 2 Fév 2010 - 19:34

frerelibre,


du calme ! Je ne vois pas pourquoi il faudrait opposer un point de vue à une autre de façon aussi tranché et avoir un point de vue DOGMATIQUE ou IDEOLOGIQUE/BINAIRE ! Certaines de tes idées je les approuves par ex. quand tu dis :
"La fibre patriotique vibre si fort parfois que l’homme en oublie sa nature.
Les gouvernements n’ont plus qu’à piocher dans cette réserve d’énergie et de bonne volonté que chacun est prêt a fournir afin de conserver son identité nationale, économique et sociale.

Je ne tue pas des hommes, je tue des allemands, des russes, des chinois, des hongrois, des colombiens, des américains, des pakistanais, des français, des algériens, des suisses, des australiens enfin, je tue des ennemis, ceux d’en face, de l’autre camp qui envahissent le mien, je défends mon pays.

Quant aux agresseurs, vu que ceux qu’ils agressent ne sont pas du même clan, peu leur importe.
On dénonce parfois la guerre civile comme fratricide." etc ..


Diviser pour regner etc ...



Je rajoute que l'exaltation de valeurs, aussi généreuses soient-elles, n'a rien à voir avec la réalité concréte des choses sur le terrain, (je m'exprime comme je peux et ne suis pas content de ma phrase ....mais tu me comprends )

Laissons tomber Besson et ayons notre propre débat

Il fallait alors avoir le courage de lancer un débat : "Qu'est-ce qu'une immigration acceptable ?" et appeler un chat un chat et "la France doit -elle accueillir toute la misére du monde ?" et "L'Islam est - il soluble dans la france?"

Saches quand même qu'une majorité d'africains ne désirent que revenir au bled ou dans leurs villages africains et finir leurs jours dans leurs pays et ne le pourront pas pour des raisons économiques, se trouvant piégés en france ....

Je reprendrais ce débat +tard, c'est pas fini



navy



-----------------------
Et l'Identité Arésienne ? Y a t-il une Identité Arèsienne ?


Dernière édition par navy le Mar 2 Fév 2010 - 20:27, édité 1 fois

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Re: Le Grand Débat ....

Message  pat le Mar 2 Fév 2010 - 20:20

frèrelibre a dit :
Je ne me reconnais véridiquement dans aucune identité : la nationale pas plus qu'une autre.
Sans patrie.
Si tu ressens les choses vraiment ainsi, je crois que tu ne peux que t'en féliciter.
Ce débat est fait pour diviser : l'identité nationale est excluante : on ne lève qu'un seul drapeau.
Pourquoi l'identité nationale serait elle excluante ? sinon par ceux qui la voudraient ainsi.
Moi, je me reconnais dans une identité qui n'est plus tout à fait celle de mon origine, car elle s'est aussi, depuis, construite avec d'autres identités. Mais je me sens pétri dans un creuset historique, national, culturel que je ne revendique pas en tant que tel mais que j'éprouve par sensibilité.
J'ai aussi dans ma culture des choses que je revendique et qui me rende fier et d'autres beaucoup moins, mais j'accepte l'ensemble et ma déculturation ne consiste pas à gommer cette culture, mais au contraire à la rendre ouverte, digne et utile. On doit se déculturer de ce qui enferme, c'est tout.


C'est parce que je ressens ces identités que je trouve intéressant de les nommer, de les connaître afin comme je le disais précédemment d'évaluer la façon dont elles agissent sur moi. Est ce qu'elles m'asservissent au point de constituer un boulet communautariste fermé ou au contraire sont-elles pour moi une occasion d'échange avec d'autres Hommes qui ne sont pas comme moi.
De prendre conscience de son identité national ou autre ne conduit pas au rejet de l'autre. En vertu de quoi cela y conduirait inéluctablement ?

Mais je dois avouer que je suis partisan du débat même houleux, même violent plutôt que du non débat qui ne préserve la paix que pour un temps.

je suis partisan d'aller vers une humanité campant au-delà de toutes traditions.
Pourquoi les traditions seraient elles néfastes. Il en est des traditions comme de l'argent. C'est l'utilisation que nous en faisons qui est néfaste.
Face à tout autre, n'étant ni Dieu ni maître, la seule identité que j'apprends à connaitre est l'identité fraternelle.
Bien sûr. On ne peut pas ne pas être d'accord. Mais personnellement je ne suis pas encore arrivé à cet état de simplification dans mes rapports avec les autres.

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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Mar 2 Fév 2010 - 23:03

frèrelibre a écrit:

J'aurais aimé le dire aussi simplement !

C'est très simple d'Aimer

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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Mer 3 Fév 2010 - 13:32

Bonjour à tous
Merci à Frère libre pour cette magnifique adresse
Je suis Laurent lautre,
J’habite au 26, rue des sablons
Quartiers des alouettes
Zup Emile Zola
Avignon
Département du Vaucluse
Région Provence côte d’azur
Pays France
Continent Europe
Planète Terre
Système solaire
La Galaxie.
L’univers


tu peux maintenant, l'age et la sagesse venant , terminer cette adresse en ajoutant Dieu.
j'interviens dans ce passionant débat en ajoutant humblement mon petit grain de sel.
je n'aime pas ce terme identité nationale auquel je préfère culture nationale qui me semble plus approprié, car tel des fleurs et des plantes, nous avons tous grandis dans un terreau culturel qui d'une famille et d'un pays à l'autre nous imprègne et peut malheureusement être dramatique comme l'expérience d'Assunta qu'elle a réussi à transformer après bien des douleurs et des souffrances. Dans la révélation d'Ares Dieu nous rappelle que de son point de vue, le bruit à envahit l'homme au point qu'il se croit détacher de la nature, alors qu'il respire en permanence et suivant la qualité de l'air qu'il respire, il peut avoir des pensées et un ressenti différents. Pour parler de ma propre expérience, je mesure à quel point j'ai eu de la chance de naitre en France en 1957 car par exemple je n'ai pas connu physiquement l'horreur de la guerre et que grâce à l'école laïque malgré son défaut de faire l'impasse sur l'histoire religieuse de l'humanité, m'a permit de grandir et de développer ma consciense dans un environnement de paix et de respect individuel, ce qui est loin d'être le cas, il me semble, aujourd'hui. car en écoutant le témoignage des instituteurs et des professeurs, ils semblent bien qu'une atmosphère de violence est sous-jacente dans les écoles ce qui quelque part, à mon avis, pour une part, n'est que la conséquence directe d'un enseignement a-religieux ou non spirituel.
l'identité national laique n'a pas que du bon même si la création d'un état laïque s'explique parfaitement au vue des erreurs de toutes les églises, temples, mosquées, synagogues que vient nous rappeler la révélatin d'Ares.
très fraternellement
Patrick R

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Re: Le Grand Débat ....

Message  pat le Mer 3 Fév 2010 - 14:11

Bienvenue Patrick R
D'accord pour culture nationale, car je ne peux résister à l'image de la fleur poussant sur son terreau.....
Question de vocabulaire, l'important c'est de pouvoir s'ancrer dans quelque chose sans que ce soit contre quelqu'un et sans que ce soit un but en soi.

En guise de bienvenue et parce que je porte le même prénom que toi, je t'offre un magnifique poème (à mon goût) de celui qui a été choisi comme protecteur de l'Irlande. Sans doute ce premier Patrick de l'histoire de la chrétienté avait encore quelques cultures cosmiques lui venant de ses ancêtres gaéliques :

Je me lie aujourd'hui
à la Puissance du ciel,
à la Lumière du soleil,
à la Blancheur de la neige,
à la force du Feu,
à l'Illumination de l'éclair,
à la Vitesse du vent,
à la Profondeur de la mer,
à la Stabilité de la terre
.

pat

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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Mer 3 Fév 2010 - 15:54

Bonjour et Bienveue Patrick R.

Je signale juste ici, également pour Navy, que je ne suis pas Laurent lautre, ni l'auteur donc de ce texte :
http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/11/16/la-division-nationale/
reproduit ici.

Sur Anarchie évangélique, nous sommes deux Laurent : alors moi c'est laurent lun
et l'autre Laurent, arrivé après, laurent lautre.



Wink

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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Mer 3 Fév 2010 - 19:01


Petites notes.

Franchement, je ne comprends même pas la question posée par ce "débat" dont rien n'est sorti nationalement en tout cas, sinon plus encore de divisions entre frères humains, encore plus d'enfermement apeuré dans "son" "identité", une identité dont les contours heureusement échappent à toute chosification.
Beauf,
pardon, bof...

Cerner son identité, c'est la figer ; se définir par la nationalité (la religion, les goûts culinaires, la voiture...), c'est s'y rétrécir.

Pourquoi ne nous parle-t-on pas de notre identité fraternelle, de notre identité-une ?

Que puis-je faire muni de mon "identité" "définie" en "débat" ?

Quand l'identification à la nation a-t-elle ouvert les esprits, rapproché les hommes ?

Pour moi, mais cela n'a rien de péjoratif, nous sommes des animaux sur la défensive, nous défendons (avec des mots pour l'heure) "notre" "territoire".

"mon" petit
"mon" abri
"mon" repas
"ma" meute
Quoi de plus naturel ?

Mais quand on en fait un débat, je crains le pire...

Et puis surtout, nous sommes, nous hommes, capables de PLUS.


Je laisse la parole à l'ange :


La tâche de l’animal est centrée sur lui-même.
Il ne se réjouit que de ce qui est à lui.
Son air, sa nourriture, son petit.
S’il va bien, il se réjouit de tout.
Il vit dans un cercle qui s’appelle : lui-même.
Ce qui est à l’intérieur du cercle, il l’absorbe,
Car il centre tout sur lui-même : créature.

C’est juste le contraire chez l’homme.
SA mesure et votre joie sont
Ce que vous rayonnez au-delà du cercle.
Et c’est incommensurable.
L’animal a faim, il se rassasie et cela suffit.
L’homme est rempli, il rayonne –
Et cela ne suffit jamais,
Donc sa joie n’a pas de mesure.

C’est le secret de la Vie Eternelle.

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Re: Le Grand Débat ....

Message  navy le Mer 3 Fév 2010 - 19:31

De la discusion naitra la lumiére
même si on peut regretter de n'être pas assez nombreux dans cette discussion.

D'accord pour culture nationale, car je ne peux résister à l'image de la fleur poussant sur son terreau.....
Question de vocabulaire, l'important c'est de pouvoir s'ancrer dans quelque chose sans que ce soit contre quelqu'un et sans que ce soit un but en soi.

... ou caractére national ... si ce n'est qu'une question de mot
Il ne faut pas non plus se bloquer sur un mot ....qui peut devenir trés vite "un maux" (ou un mal)

De prendre conscience de son identité nationale ou autre ne conduit pas au rejet de l'autre. En vertu de quoi cela y conduirait inéluctablement ? Pat


Bravo ! et nous sommes bien d'accord.

Pourquoi l'identité nationale serait elle excluante ? sinon par ceux qui la voudraient ainsi.
Moi, je me reconnais dans une identité qui n'est plus tout à fait celle de mon origine, car elle s'est aussi, depuis, construite avec d'autres identités. Mais je me sens pétri dans un creuset historique, national, culturel que je ne revendique pas en tant que tel mais que j'éprouve par sensibilité. Pat

Bravo ! et nous sommes bien d'accord

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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Mer 3 Fév 2010 - 20:48

Patrick R dit
j'ai eu de la chance de naitre en France en 1957 car par exemple je n'ai pas connu physiquement l'horreur de la guerre et que grâce à l'école laïque malgré son défaut de faire l'impasse sur l'histoire religieuse de l'humanité, m'a permit de grandir et de développer ma consciense dans un environnement de paix et de respect individuel, ce qui est loin d'être le cas, il me semble, aujourd'hui. car en écoutant le témoignage des instituteurs et des professeurs, ils semblent bien qu'une atmosphère de violence est sous-jacente dans les écoles ce qui quelque part, à mon avis, pour une part, n'est que la conséquence directe d'un enseignement a-religieux ou non spirituel.
La laïcité a permis de respecter - et non plus imposer - la foi de tout un chacun et de vivre suivant les dogmes de cette foi (ici catholique) sans rien imposer, et ceci dans la diversité, et dans un espace privé. La laïcité a permis également de faire respecter la non-croyance de certains.

Mais la laïcité n'est absolument pas responsable du manque d'éducation religieuse ou spirituelle des jeunes gens, des adultes, dans les école. Ceci relève de l'éducation.
Tout se joue dès le jeune âge, j'entends avant même que les enfants entrent à l'école. Et tout dépend de la croyance que les parents démontrent aux enfants.
Je prens un exemple extrême : une femme/mère de famille peut croire que les hommes sont entièrement mauvais et inculque ainsi sa croyance à ses enfants. De même un homme/père de famille peut croire que la femme est inférieure et doit être soumise et inculque cela à ses enfants.
Que reproduiront ces enfants ?
Tout dépend de l'éducation reçue et de la croyance que les parents ont inculqué à leurs enfants.
La violence des jeunes est le reflet de ce qui se passe au sein de leur propre famille - pas seulement le reflet de ce qui se passe au sein de la société.

Les croyances pour la majorité d'entre elles, ne correspondent absolument pas à une référence à Dieu ou à une religion. Les gens justifient leur croyance par rapport à cela ("c'est ma coutume", "c'est ma religion" etc..) mais souvent ce n'est que le reflet de l'éducation et aussi du manque d'application de la règle d'or qui dit "traite les autres comme tu veux être traité".

On le voit à travers tous les faits divers, même les plus sordides et horribles. Sans parler du manque de communication sur tous les plans - principalement sexuels - et de la vision que chacun a du genre humain (masculin et féminin) et des cases dans lesquels on le met et on le soumet pour la plupart, causant une autre forme de violence (que ce soit pour les hommes comme pour les femmes). C'est ce regard qu'il faut porter pour comprendre d'où la violence prend sa racine.

Accuser la société, les religions, Dieu, la laïcité, est trop simple et souvent complètement faux.
C'est surtout comprendre le regard que chacun porte sur lui-même, les croyances qu'il/elle a au fond de lui (garder celles qui construisent et rejeter les autres), qu'on lui a inculquées, auxquelles il/elle a adhérer par son parcours de vie, et se rappeler que l'autre est aussi lui-même donc tout ce qu'il fait à l'autre c'est à lui-même qu'il le fait. Et cela, quelle que soit la religion ou non-religion de la personne et famille.

S'il y a dialogue au sein de la famille, compréhension, écoute, respect, non-discrimination (d'un genre, d'une façon de vivre ou autre) automatiquement cela se répercutera à l'extérieur. Et pour vivre cela à l'extérieur il faut l'avoir fait sien à l'intérieur de soi, l'avoir compris et savoir se remettre en question (c'est aux parents à apprendre cela aux enfants).
Ce que je vis à l'extérieur, ce que j'y amène, reflète ce que je suis à l'intérieur. Et cela que l'on soit croyant, non-croyant, athée, juif, chrétien, musulman... Où que je sois sur la planète, que je sois dans une école laïque ou une école religieuse, ma façon de me comporter à l'extérieur reflètera ce que je suis à l'intérieur de moi-même. Où que je sois sur la planète et dans n'importe quelle communauté, ma façon de me conduire reflètera ce que je suis à l'intérieur de moi et ce que je crois de moi-même ou ce que j'ai accepté de croire sur moi.

L'école peut encourager à connaitre nos belles diversités, mais ne peut pas tout faire, notamment remplacer le devoir des parents. Il y a des choses dont les parents doivent s'acquitter. Et beaucoup, sous prétexte que c'est la crise, qu'il y a le chômage, et aussi je le comprends sous les difficultés très grandes, baissent les bras laissant leurs enfants s'éduquer seuls. Je n'accable pas ces parents-là, je n'accuse aucune école (religieuse comme laique) je dis l'importance de mettre en place la solidarité, s'entraider et faire comprendre l'importance du vrai dialogue entre les parents et les enfants.

J'ai un ami instituteur en banlieue et ce qui le choque ce sont ces mères de famille qui disent à leur enfant "ferme ta gueule" ou "je vais te tuer". Bien sûr ce sont que des mots pour les adultes, mais les enfants entendent derrière ces mots la violence, et parfois le non-amour (des parents peuvent malheureusement ne pas aimer leurs enfants). Tout cela, si cela est répété durant des années, laisse des traces chez les enfants. Sans parler des parents qui croient que le garçon a le droit de tout faire et la fille n'a aucun droit = ici aussi c'est un terrain à toutes les violences de part et d'autre sans parler de l'attitude bestiale qui parfois découle de cette vision des genres.

La violence est d'abord en soi et c'est en soi (avec la famille ou avant de devenir parent) qu'il faut regarder ce problème.

J'ai refusé que ma fille ai un enseignement religieux (quel qu'il soit) et l'ai laissé toute sa scolarité, à sa demande d'ailleurs, dans des écoles où différentes nationalités étaient représentées. Cela ne m'a pas empêché de lui apprendre toutes ces valeurs. Et cela n'a pas empêché que nous n'ayons jamais eu - autre croyance inculquée dans l'esprit des gens qui y adhèrent sans réfléchir, se remettre en question - il n'y a jamais eu de crise d'adolescence.

Tout est une question d'éducation de la part des parents (= écouter les enfants, les respecter et les considérer comme des êtres à part, les aimer pour se qu'ils sont et les encourager à réaliser leur futur projet de vie). Ceci dès le début, dès la naissance et même dès qu'il est dans le ventre.

La laïcité, les religions, les écoles religieuses, n'ont rien à voir. Leur rôle est de mettre en garde (avec la morale ou le rappel des prophètes des différentes religions) mais le plus grand rôle, rôle primordial, est celui que doit avoir tout parent : éduquer son enfant dans l'amour et l'écoute à travers un vrai dialogue. Mais malheureusement beaucoup de parents ont eux-mêmes des problèmes de violence en eux non réglés. Si une fois adulte la personne ne cherche pas à comprendre et dépasser son problème de violence en lui-même et avant de devenir parent (ou parfois au tout début dès qu'il a un bébé) c'est alors le cercle vicieux qui s'installe. Et tout recommence à travers ses enfants. D'où l'importance de se remettre en question même si les enfants sont grands (ils n'auront que plus de fierté et d'admiration envers leur parent).
Et où les enfants expriment le mieux leur violence (qui est souvent que des non-dits sur leurs maux) où mieux qu'à l'école ?
Il est important de chercher la véritable cause aux maux des humains.

Quand l'humain va bien (tous les humains y compris parents, éducateurs, professeurs) il est ouvert aux autres, il aime les autres et n'a pas besoin de tomber dans tous les excès qui sont différentes formes d'expression de la violence.

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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Mer 3 Fév 2010 - 23:04

navy a écrit:De la discusion naitra la lumiére
même si on peut regretter de n'être pas assez nombreux dans cette discussion.



De prendre conscience de son identité nationale ou autre ne conduit pas au rejet de l'autre. En vertu de quoi cela y conduirait inéluctablement ? Pat


Bravo ! et nous sommes bien d'accord.

Pourquoi l'identité nationale serait elle excluante ? sinon par ceux qui la voudraient ainsi.
Moi, je me reconnais dans une identité qui n'est plus tout à fait celle de mon origine, car elle s'est aussi, depuis, construite avec d'autres identités. Mais je me sens pétri dans un creuset historique, national, culturel que je ne revendique pas en tant que tel mais que j'éprouve par sensibilité. Pat

Bravo ! et nous sommes bien d'accord

navy

Re re :
Quand/où l'identification à la nation a-t-elle ouvert les esprits, rapproché les hommes ?

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Re: Le Grand Débat ....

Message  pat le Jeu 4 Fév 2010 - 0:25

Quand/où l'identification à la nation a-t-elle ouvert les esprits, rapproché les hommes ?

Pourquoi poser la question d'une façon aussi fermée ?
Je ne vois pas l'identification comme un frein à la communication. au contraire. Je vais même restreindre volontairement le champ de l'identification: à chaque fois que j'ai dit que j'étais Breton, dans des pays qui connaissaient un peu la Bretagne (Maroc, Espagne, Canada, Sud-Ouest de la France), j'ai entendu les gens me dire "Ah! les Bretons, on est comme vous...." s'ensuivait des échanges sur la façon dont on vivait dont on pensait.....



L'identification à quoique ce soit, n'éloigne ni ne rapproche les hommes à priori, c'est la façon dont on s'identifie qui fait la différence.
J'entends naturellement identification dans le sens de faire partie et pas dans le sens d'assimiler ou de confondre. Autrement dit je ne me sens pas "la nation", mais je me sens appartenir à une communauté. Et vraiment je ne vois pas ce qui m'empêcherait de me rapprocher d'hommes d'autres communautés dans la mesure ou ceux-ci et moi-même ne nous enfermons pas dans ces communautés.

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Re: Le Grand Débat ....

Message  Invité le Jeu 4 Fév 2010 - 11:26

La question que j'ai posée n'a rien de fermé ?!?
Et attend toujours sincèrement une réponse :

Quand/où l'identification à la nation a-t-elle ouvert les esprits, rapproché les hommes ?

Je ne vois pas.

Par contre je peux vous lister les horreurs auxquelles ce genre "d'identification" a conduit à travers l'histoire et le monde.


Je dirais :

dis-moi à quoi tu t'identifies, et je te dirai qui tu es.

Pour moi, svp, ce sera le Vent.

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NON MERCI

Message  Invité le Jeu 4 Fév 2010 - 11:42

(Turquie actuelle)

(Phrance)

(carte postale actuelle/Front national)

(Russie actuelle)

NON MERCI !

SVP,


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Re: Le Grand Débat ....

Message  pat le Jeu 4 Fév 2010 - 11:46

Je crois avoir donné la réponse par mes longues explications sur ce que j'entends par identification et les caricatures précédentes ne me concernent pas car je l'ai déjà dit je n'assimile nullement communauté à communautarisme.

pat

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Re: Le Grand Débat ....

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