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Le "débat" burqa pris à contre pied

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Le "débat" burqa pris à contre pied

Message  Invité le Ven 29 Jan 2010 - 10:13




ll n'y a pas si longtemps, à l'homme (ou au garçon) qui ne rentrait pas "dans le moule" on disait : "Sois un homme !"...
Sous entendu : sois plus dur, réprime ta sensibilité, sois tout sauf une image de cette "Mère universelle" qui ne nous sert à rien, sauf à s'occuper des enfants...







Eh oui, la notion d'homme s'est bien souvent construite comme en opposition à cette "Maternité", d'où la violence extraordinaire que les hommes ont subie et emmagasinée en eux au cours de tous ces siècles.


La femme "voilée" ce serait surtout ça : le féminin masqué par chaque homme sous la pression sociale, et relégué au fin fond de lui-même...




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Re: Le "débat" burqa pris à contre pied

Message  Invité le Ven 29 Jan 2010 - 10:25

Burqa,
un des rares points de vue mesuré et sensible, venant d'un bon connaisseur des phénomènes religieux et spirituels ;


Point de vue
La chasse à la burqa est-elle ouverte ?, par Raphaël Liogier
LE MONDE | 12.01.10 | 13h07

Le projet de loi sur l'interdiction du voile intégral, qui devrait être présenté à l'Assemblée nationale en plein débat sur l'identité française alors que les thèmes de l'immigration, de l'"intégration" des populations issues de la "diversité" dominent la scène publique, risque de devenir emblématique d'une grave dérive antirépublicaine.
L'idée de République semble en effet se réduire de jour en jour au profit d'une chasse nationale - voire nationaliste - aux boucs émissaires comme on n'en avait plus connu depuis les années 1980, époque de la première affaire du voile, au moment où la France sortait des "trente glorieuses" touchée de plein fouet par les deux chocs pétroliers successifs et un chômage endémique.
Quelle différence entre un Etat qui contraint à s'habiller d'une certaine manière dans les lieux publics comme l'Arabie saoudite, et un autre qui interdirait de se vêtir de cette manière ? Toutes proportions gardées, il est néanmoins indéniable que dans les deux cas les droits fondamentaux de la personne sont violés. Rien à voir avec le fait de punir toute personne qui forcerait une femme à porter un voile, ce qui est indéniablement légitime, normal, républicain.
Il existe déjà d'ailleurs un attirail juridique, sans qu'on ait besoin de rajouter une loi, interdisant à toute personne de s'imposer ainsi à autrui. Je crois qu'on ne réalise pas, en raison d'une islamophobie véritablement épidermique, les conséquences dramatiques d'une loi qui bafouerait à ce point le principe d'égalité républicaine.
Je comprends l'angoisse, la peur de l'autre, et j'ajoute même que je peux parfois moi aussi l'éprouver, et être choqué par ces femmes qui s'obstinent à couvrir totalement leur corps en public, tout simplement parce que ce n'est pas ma culture, pas mon environnement, pas ma vie. Je peux même me sentir agressé, percevant cette attitude comme une provocation, comme si j'étais devant un individu qui refuserait que je le regarde, refusant de me répondre lorsque je lui demande l'heure, bombant le torse et se détournant de moi.
C'est pourtant son droit le plus élémentaire tant qu'il ne s'attaque pas à mon intégrité physique (qu'il ne me touche pas) et morale (qu'il ne m'insulte pas). A vrai dire, je ne me sens pas plus agressé par une musulmane voilée de pied en cap que par une personne bardée d'un costume sombre et de lunette noires sortant d'une limousine aux vitres teintées.
J'aurais tendance à penser que cet individu est louche avec ses lunettes opaques, que c'est un maffieux, un corrompu, un criminel en puissance ou en acte, un individu en tout cas peu recommandable (alors qu'il n'est peut-être, d'ailleurs, qu'un artiste intimidé par la foule de ses fans !). Je me forcerais, en tout cas, à lui reconnaître malgré mes préjugés, malgré mon dégoût même, le droit d'aller et venir librement dans l'espace public, parce que nous sommes en République, et que c'est là la différence entre une République et un Etat totalitaire, religieux ou non.
De la même manière
avec les jeunes femmes en burqa,
à partir du moment où elles acceptent de se dévoiler pour s'identifier,
à partir du moment où elles ne transgressent aucune loi,
à partir du moment où elles ne provoquent aucune violence,
à partir du moment où il est démontré que ce voile ne leur est pas imposé et qu'elles ne cherchent à l'imposer à personne,
à partir de ce moment, je ne me sentirais pas légitime, en tant que législateur républicain, à limiter leur liberté d'aller et venir.

Une telle loi serait à ce point inique, et ressentie brutalement ainsi par une partie de la population, qu'elle provoquerait à coup sûr des réactions, soit de refus d'obéissance à ce qui serait perçu à juste titre comme discriminatoire, soit de claustration, poussant nombre de femmes à se confiner dans leur foyer, soit de soumission doublée d'une immense frustration, d'un sentiment d'impuissance face à une République qui rejette une partie de ses enfants.
Non content d'être en contradiction avec nos principes, et de devenir la risée des démocraties alors que nous apparaissons souvent comme des donneurs de leçons en matière de droits de l'homme, nous favoriserions du reste, par islamophobie et sans doute même par racisme, le fondamentalisme qui se nourrit essentiellement de ce genre de frustration.
Inutile d'ajouter, d'ailleurs, mais ce n'est qu'un dommage collatéral, que la France s'offrirait alors, sans en tirer aucune gloire, comme nouvel espace privilégié d'un terrorisme transnational en quête de cibles symboliquement "justifiables".

Raphaël Liogier est professeur des universités, directeur de l'Observatoire du religieux(Sciences Po Aix-en-Provence), auteur d'"Une laïcité légitime" (éd. Entrelacs, 2006).

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en tout homme rêve un ange

Message  Invité le Ven 29 Jan 2010 - 10:49

troublé par un déshabillé
La politique du « tout sauf le tchador » est appliquée par la femme libérée. Au nom de l’égalité, il n’est plus tenu compte du regard de l’homme et celui-ci, s’il est troublé par un déshabillé, est invité à fermer les yeux ou à régler lui-même ce qui est considéré « comme son problème ». Alors que ces tenues vestimentaires ou l’absence de tenue sont destinées à attirer l’attention et surtout celle de l’homme, il lui est demandé de rester neutre et distant. L’homme ne doit plus libérer sa sexualité, comme le demandaient les soixante-huitards, mais s’en libérer. Pour être correct face à une femme qui libère la sienne, il doit maîtriser ses pulsions et ne plus avoir de désirs s’il ne veut pas être perçu comme un obsédé sexuel et condamné pour harcèlement.

trop lent à changer
Luttant contre le sexisme des hommes et se positionnant du côté de la démocratie, la pensée féministe apparaît infaillible. Se réclamant des principes d’égalité et réfutant la supériorité ou l’infériorité des uns ou des autres, les bien-pensants féministes disent condamner le sexisme. Ils n’infériorisent effectivement pas les hommes en tant que groupe sexué, mais peuvent par contre les accuser de lenteur pour acquérir des qualités que les femmes possèdent et qui sont imposées comme modèle. Par ce subterfuge très subtil, ils semblent ne critiquer que les individus mal éduqués ou malades et non le sexe mâle, mais pourtant les sujets concernés et diabolisés sont toujours de sexe masculin. Ils sont englobés dans « l’axe du mal » (du mâle) contre lequel il faut lancer la croisade. L’autre sexe, non admis par l’idéologie machiste ne l’est pas davantage par le gynocentrisme féministe. En effet, celui-ci, en considérant les hommes « malades », n’est-il pas le pendant féminin du sexisme masculin qui faisait des femmes « des hommes imparfaits » ? La différence entre ces deux sexismes ne réside-t-elle pas simplement dans le fait que l’un est maintenant condamnable et même condamné alors que l’autre devient la norme ?


manichéisme stérile
Les tenants de la bien-pensance féministe, comme de toute idéologie, ne peuvent concevoir qu’ils puissent dériver. Ils apparentent le moindre questionnement à une remise en cause des droits des femmes, à une attaque venant du « camp adverse ». Le simple fait qu’il y ait interrogation est la preuve de l’existence d’une menace réactionnaire qui légitime une riposte radicale. Comme dans les régimes totalitaires, la ligne officielle ne peut être contestée et ceux qui émettent des réserves sont traqués. Ces dissidents sont alors jugés avant d’être entendus. Ils ne sont pas condamnés au goulag mais ne sont pas écoutés et cloués au pilori avec l’étiquette de « vieux machos réactionnaires » par le « camp du bien ». Réduits au silence et à l’oubli, ils n’empêchent plus les bien-pensants de bien penser en s’auto-congratulant.

La réaction féministe aux outrances de la société patriarcale traditionnelle a fait avancer la société occidentale. En devenant une idéologie dominante, cette réaction dérive et se sclérose en une nouvelle bien-pensance qui bloque toute réflexion. La nécessité de continuer la lutte pour le respect des droits n’a pourtant pas à craindre la démobilisation des militants. Au contraire, les questionnements sont indispensables pour faire progresser une pensée et évoluer les projets. Non seulement les dérives décrédibilisent le féminisme mais alors que ses partisans veulent en faire un rempart contre les réactionnaires, ils leur donnent des armes pour dénoncer la démocratie. Ainsi, le conservatisme de ceux qui veulent remettre en cause les droits acquis est alimenté par l’extrémisme de ceux qui se figent sur des positions utopistes. Ce manichéisme stérile et les tensions qu’il engendre entre les hommes et les femmes, ne favorise jamais le dialogue.

Le féminisme et ses dérives
http://www.madinin-art.net/socio_cul/homme-femme_la_bien_pensance.htm


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Re: Le "débat" burqa pris à contre pied

Message  Invité le Ven 29 Jan 2010 - 14:58

Je ne pense pas que le féminisme soit devenue une idéologie dominante.
Les femmes ont toujours fait évoluer les hommes. Certains ont peur de perdre un pouvoir quel qu'il soit. Devant cette déstabilisation où on lui demande d'oser montrer aussi son féminin en lui, il perd pied, se sent tout nu et devient encore plus tranché dans ses opinions.

Au canada par exemple, devant la peur des femmes et des droits qu'elles ont toujours défendu, des hommes se sont regroupés pour valoriser les valeurs du passé : femme au foyer. Ils se font appeler les homministes.

La réalité c'est que l'homme a toujours entretenu depuis des siècles (du à toute sorte de croyance et préjugés) la peur de la femme, peur de son sexe, de sa façon de penser, de sa création (maternité)... Alors ne sachant pas qu'il portait aussi le féminin en lui, il s'est caché derrière sa force pour pouvoir trouver un pseudo équilibre en préférant croire la femme inférieure à lui. Il doit retrouver le vrai équilibre, un équilibre sain.

Les femmes appellent et continueront d'appeler les hommes à avoir un regard beaucoup plus haut et bcp plus beau sur lui-même et sur tous les êtres, sans chercher à les dominer (autre crainte inconscient des hommes). La femme appelle à ce que la complémentarité entre elle et l'homme se fasse, qu'il n'y ai plus de rapport de force tout simplement. La femme sait amener cela, l'homme lui a peur de perdre beaucoup de privilèges. C'est cela qui empêche que cette complémentarité tarde à éclore.


----------------------

Yvonne Knibiehler. A l'occasion de la publication de ses Mémoires, cette historienne de 84 ans, grande figure du féminisme, explique pourquoi la véritable libération de la femme passe nécessairement par la défense de la maternité.

http://www.madinin-art.net/litterature/repenser_la_maternite.html
....

Quelle serait, aujourd'hui, votre définition du féminisme ?

Le féminisme, c'est l'autre face trop longtemps cachée de l'humanisme, doctrine qui prône l'épanouissement de la personne humaine.
Car il se trouve que la personne humaine est sexuée, et que ce qui permet l'épanouissement d'un sujet de genre masculin ne suffit pas toujours à celui d'un sujet de genre féminin. En outre, on constate que la domination masculine, pour des raisons anthropologiques, ne cesse à travers toute l'histoire d'être présente. Elle se déplace chaque fois qu'il le faut, mais elle ne s'efface jamais. Dès l'instant où une femme peut accéder à une candidature politique de très haut niveau, cela ne signifie-t-il pas que le pouvoir est ailleurs, et que la domination masculine s'est réfugiée essentiellement dans le domaine économique ? Ne nous faisons pas d'illusions : le féminisme n'a pas supprimé, ni même beaucoup atténué la domination masculine. Il l'a seulement forcée à changer de place. C'est en quoi ce mouvement politique est inamovible et éternel, et aura pour fonction, de tous temps, de limiter les inégalités et les injustices qu'entraîne la domination masculine. Domination qui, de la part des hommes, est souvent inconsciente et rarement délibérée, mais qui n'en est pas moins permanente.

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Re: Le "débat" burqa pris à contre pied

Message  Invité le Ven 29 Jan 2010 - 15:19

Il est important d'amener TOUS les éclairages.

"Luttant contre le sexisme des hommes et se positionnant du côté de la démocratie, la pensée féministe apparaît infaillible. Se réclamant des principes d’égalité et réfutant la supériorité ou l’infériorité des uns ou des autres, les bien-pensants féministes disent condamner le sexisme. Ils n’infériorisent effectivement pas les hommes en tant que groupe sexué, mais peuvent par contre les accuser de lenteur pour acquérir des qualités que les femmes possèdent et qui sont imposées comme modèle."

Mais personne ne peut se placer au-dessus de quiconque pour l'appeler à changer ; par contre nous pouvons nous pencher dignement et respectueusement les uns vers les autres comme devant l'Enfant à naître.
Il n'y a pas de préséance de la femme ou de l'homme dans l'ascension vers les Hauteurs.

Enfin, j'apprends que des femmes voient aussi et d'abord en elles le travail_passerelle qui reste à faire :

"Et quand la femme aura retrouvé en elle sa partie masculine qui ne fait plus d'elle un être fragile à protéger dans la caverne mais un être en plein pouvoir d'elle même, qui n'a donc pas besoin de s'approprier ceux des autres pour exister. La clé est aussi l'énergie masculine retrouvée en la femme. La clé est donc selon moi, la révélation de toutes les énergies qui nous animent."

http://www.choix-realite.org/?9948-cet-amour-que-nous-preparons

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Re: Le "débat" burqa pris à contre pied

Message  Invité le Ven 29 Jan 2010 - 17:15

peuvent par contre les accuser de lenteur pour acquérir des qualités que les femmes possèdent et qui sont imposées comme modèle."
Si c'est le mal que fait la femme il n'est pas bien grand comparé à tous les maux dont elles sont victimes.

"Et quand la femme aura retrouvé en elle sa partie masculine qui ne fait plus d'elle un être fragile à protéger dans la caverne mais un être en plein pouvoir d'elle même, qui n'a donc pas besoin de s'approprier ceux des autres pour exister. La clé est aussi l'énergie masculine retrouvée en la femme. La clé est donc selon moi, la révélation de toutes les énergies qui nous animent."
La femme se sait forte, elle connaît sa force, ce côté masculin, qui n'est pas force virile mais force morale et psychologique. Elle le démontre tous les jours. Elle attend que l'homme lui fasse confiance et sache l'écouter c'est tout. Lorsqu'elle n'est pas écoutée ou que la confiance à son égard est nulle, elle sait attendre afin de ne pas créer ou entretenir de situations violentes ou dures. Mais il y a aussi un temps dans l'attente, il ne doit pas être indéfini. La femme a largement prouvé sa patience et donné de son temps pour que l'homme évolue et lâche sa peur ou ses préjugés à son égard.
Mais cela bouge tout doucement. Les femmes aideront les hommes à ne plus avoir peur et c'est à partir de là que de grandes choses viendront !! Les femmes seules à agir : NON - Les hommes seuls à agir : NON - Ensemble : OUI
c'est cet ENSEMBLE qui est à construire aujourd'hui et ne plus regarder ni se reprocher la faute des uns et des autres. Il est temps de valoriser nos qualités ENSEMBLE !! Ce n'est que comme cela que le MONDE CHANGERA.

---------------------------------

http://www.eurostaf.fr/fr/catalogue/etudes/lesechos/management/repenser_equilibre/resume.html

Repenser l’équilibre hommes-femmes dans la ressource managériale et dirigeante


84 % des Français souhaitent qu’à l’issue de la crise, les femmes soient davantage représentées aux postes stratégiques des entreprises et des institutions.


A l’occasion de la Journée internationale de la femme, le cercle InterElles* débattra le 6 mars des enjeux de la mixité en entreprise à la Cité des sciences et de l’industrie. Vaste question – trop souvent ignorée par nombre de chefs d’entreprises – et qui trouve un écho particulier en ces temps de crise économique. A l’heure où de nombreux experts se relaient dans les médias et appellent de leurs vœux l’instauration de nouvelles règles pour sauver le soldat « capital », les femmes ont-elles une carte à jouer pour vaincre une bonne fois pour toute les préjugés à leur égard ? Oui, répondent les Français qui selon un sondage CSA publié en novembre dans le Figaro Madame sont 84 % à souhaiter qu’à l’issue de la crise « les femmes soient davantage représentées aux postes stratégiques des entreprises et des institutions ». En octobre déjà, une étude du cabinet Mc Kinsey concluait que les femmes contribuent à améliorer la performance organisationnelle de l’entreprise, facteur primordial de croissance…


[pour télécharger cette étude : http://www.mckinsey.com/locations/swiss/news_publications/pdf/women_matter_french.pdf]


Alors, au pied du mur va-t-on enfin reconnaître le talent managérial des femmes ?

Les femmes victimes de réflexes managériaux

Pour Fabienne Mignonac, responsable industrialisation chez Air Liquide santé, il faut bien évidemment « attaquer les préjugés et expliquer aux managers la nécessité d’évoluer car la représentation des femmes dans les entreprises progressent trop lentement. » Selon Fabienne Mignonac qui a étudié de prêt la question des préjugés pour le cercle InterElles, « on reproche souvent aux femmes leur manque de mobilité géographique et leur manque d’autorité. Or, c’est totalement faux. A effectif égal, les femmes ne sont pas moins mobiles ; ni moins autoritaires d’ailleurs, elles sont juste victimes de réflexes managériaux consistant à dire : ‘J’ai besoin de quelqu’un pour diriger mes gars’. »

Les femmes seules n’ont pas la réponse à la crise

Brigitte Dumont, directrice du développement et performance des ressources humaines chez Orange, estime qu’en cette période difficile « il est encore plus nécessaire que les actions de diversité ne soient pas mises de côté car se pose tous les jours de façon plus prégnante la question de construire le futur. » Un « management au féminin » serait-il la réponse à la crise ? « Les femmes seules n’ont pas la réponse, nuance Brigitte Dumont. Toutefois, la mise en place de politiques internes à l’entreprise visant à développer la mixité des postes à responsabilité est sûrement un élément de la solution. Le travail en équipe est primordial pour mieux appréhender l’avenir. »

Il faut encourager l’expression de tous les talents

Une opinion partagée par Catherine Ladousse, responsable marketing et communication Europe de Lenovo, quatrième fabricant mondial d’ordinateurs : « Il faut encourager l’expression de tous les talents et, à mon sens, les femmes possèdent de nombreux atouts à faire valoir en ces temps de crise. » « L’attention portée aux personnes », « l’habitude d’être multitâche », « la sensibilité » mais aussi « le pragmatisme » et « l’application au travail » liés au fait que « les femmes exerçant de hautes responsabilités ont fait de nombreux sacrifices pour en arriver où elles sont », toutes ces valeurs seraient, selon Catherine Ladousse, très importantes pour affronter les difficultés actuelles. « Personnellement, ajoute-t-elle, je trouve l’expression de ‘management au féminin’ trop subjective et elle ne me convient guère car les hommes aussi possèdent de nombreuses qualités nécessaires à l’entreprise. J’en suis persuadée : une bonne équipe de collaborateurs, ce n’est pas une équipe féminine ou masculine. C’est une équipe mixte dans laquelle chacun peut s’exprimer. » En somme, ce dont le système a besoin c’est un peu plus de « fra-ter-ni-té »

*Créé en 2001, le Cercle InterElles regroupe neuf entreprises technologiques (Air Liquide, Areva, EDF, Orange, GE Healthcare, IBM France, Lenovo, Schlumberger, Thales) disposant d’un réseau actif de femmes.

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le voile de la loi viole l'évolution

Message  Invité le Sam 30 Jan 2010 - 0:59

Encore sur la burqa, ce point de vue que je partage :

"La loi ne fait que cristalliser un malaise et fixer les comportements. Le port du voile intégral correspond à un moment particulier dans le développement des personnes qui le revêtent. Ne les arrêtons pas à ce moment-là, laissons-les évoluer. Notre droit doit épouser les évolutions, et non arrêter le processsus de socialisation. Il ne faudrait pas qu'un "intégrisme" du droit bloque des évolutions qui pourraient se faire naturellement."
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/27/une-loi-sur-le-voile-integral-sera-injuste-et-inapplicable_1297290_3224.html

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Re: Le "débat" burqa pris à contre pied

Message  navy le Dim 31 Jan 2010 - 19:23

Bonjour Frerelibre,

troublé par un déshabillé
La politique du « tout sauf le tchador » est appliquée par la femme libérée. Au nom de l’égalité, il n’est plus tenu compte du regard de l’homme et celui-ci, s’il est troublé par un déshabillé, est invité à fermer les yeux ou à régler lui-même ce qui est considéré « comme son problème ». Alors que ces tenues vestimentaires ou l’absence de tenue sont destinées à attirer l’attention et surtout celle de l’homme, il lui est demandé de rester neutre et distant. L’homme ne doit plus libérer sa sexualité, comme le demandaient les soixante-huitards, mais s’en libérer. Pour être correct face à une femme qui libère la sienne, il doit maîtriser ses pulsions et ne plus avoir de désirs s’il ne veut pas être perçu comme un obsédé sexuel et condamné pour harcèlement.

.../...
La réaction féministe aux outrances de la société patriarcale traditionnelle a fait avancer la société occidentale. En devenant une idéologie dominante, cette réaction dérive et se sclérose en une nouvelle bien-pensance qui bloque toute réflexion. La nécessité de continuer la lutte pour le respect des droits n’a pourtant pas à craindre la démobilisation des militants. Au contraire, les questionnements sont indispensables pour faire progresser une pensée et évoluer les projets. Non seulement les dérives décrédibilisent le féminisme mais alors que ses partisans veulent en faire un rempart contre les réactionnaires, ils leur donnent des armes pour dénoncer la démocratie. Ainsi, le conservatisme de ceux qui veulent remettre en cause les droits acquis est alimenté par l’extrémisme de ceux qui se figent sur des positions utopistes. Ce manichéisme stérile et les tensions qu’il engendre entre les hommes et les femmes, ne favorise jamais le dialogue.

Le féminisme et ses dérives

Est ce aussi un point de vue que tu partages tout ou en partie ou seulement un point de vue pour montrer les autres éclairages ?

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Re: Le "débat" burqa pris à contre pied

Message  Invité le Dim 31 Jan 2010 - 21:52

navy a écrit:Bonjour Frerelibre,

troublé par un déshabillé
La politique du « tout sauf le tchador » est appliquée par la femme libérée. Au nom de l’égalité, il n’est plus tenu compte du regard de l’homme et celui-ci, s’il est troublé par un déshabillé, est invité à fermer les yeux ou à régler lui-même ce qui est considéré « comme son problème ». Alors que ces tenues vestimentaires ou l’absence de tenue sont destinées à attirer l’attention et surtout celle de l’homme, il lui est demandé de rester neutre et distant. L’homme ne doit plus libérer sa sexualité, comme le demandaient les soixante-huitards, mais s’en libérer. Pour être correct face à une femme qui libère la sienne, il doit maîtriser ses pulsions et ne plus avoir de désirs s’il ne veut pas être perçu comme un obsédé sexuel et condamné pour harcèlement.

.../...
La réaction féministe aux outrances de la société patriarcale traditionnelle a fait avancer la société occidentale. En devenant une idéologie dominante, cette réaction dérive et se sclérose en une nouvelle bien-pensance qui bloque toute réflexion. La nécessité de continuer la lutte pour le respect des droits n’a pourtant pas à craindre la démobilisation des militants. Au contraire, les questionnements sont indispensables pour faire progresser une pensée et évoluer les projets. Non seulement les dérives décrédibilisent le féminisme mais alors que ses partisans veulent en faire un rempart contre les réactionnaires, ils leur donnent des armes pour dénoncer la démocratie. Ainsi, le conservatisme de ceux qui veulent remettre en cause les droits acquis est alimenté par l’extrémisme de ceux qui se figent sur des positions utopistes. Ce manichéisme stérile et les tensions qu’il engendre entre les hommes et les femmes, ne favorise jamais le dialogue.

Le féminisme et ses dérives

Est ce aussi un point de vue que tu partages tout ou en partie ou seulement un point de vue pour montrer les autres éclairages ?

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