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Influence de l'islamisme ...

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Influence de l'islamisme ...

Message  Invité le Ven 12 Fév 2010 - 1:15

Influence de l'islamisme ...
Je démarre ce fil de discussion avec un titre volontairement provocateur par rapport à l'ambiance médiatique actuelle, qui tend à faire une pauvre caricature de la femme dans le monde musulman.
Le texte qui suit est celui d'un sociologue français du XIX° siècle, Gustave Le Bon, qui a publié en 1884 "La civilisation des arabes", disponible en édition électronique ICI
Il ne saurait donc être taxé d'un parti pris "passionnel" dans le débat qui semble agiter la société française d'aujourd'hui.
Dans son livre quatrième (sur 6) : Les mœurs et les institutions arabes, le chapitre IV, intitulé Les femmes en Orient, traite des causes de la polygamie en Orient, de l'influence de l'islamisme sur la condition des femmes en Orient, du mariage chez les arabes, et des harems en Orient.
Tables des matières ICI

Voilà à voir comment le Coran a pu exercer une influence très positive d'avant-garde sur la condition féminine. C'est le constat d'évidence, car facile à prouver, qu'en tire cet observateur, grand voyageur, membre de la société d'anthropologie de Paris.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Le_Bon

Influence de l'islamisme sur la condition des femmes en Orient


L'islamisme ne s'est pas borné à accepter simplement la polygamie qui existait avant lui. Il a exercé sur la condition des femmes en Orient une influence consi­dérable. Loin de les abaisser, comme on le répète aveuglement, il a, au contraire, considérablement relevé leur état social et leur rôle. Le Coran, ainsi que je l'ai montré en examinant le droit de succession chez les Arabes, les traite beaucoup mieux que la plupart de nos codes européens. Il permet sans doute de se séparer d'elles, comme le font du reste les codes européens qui admettent le divorce ; mais il stipule formelle­ment qu'un « entretien honnête est dû aux femmes répudiées. »
Le meilleur moyen d'apprécier l'influence exercée par l'islamisme sur la condition des femmes en Orient est de rechercher ce qu'était cette condition avant le Coran et ce qu'elle fut après.

La façon dont les femmes étaient traitées avant le prophète nous est clairement indiquées par les défenses suivantes, que nous trouvons consignées dans le Coran :
« Il vous est interdit d'épouser vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes paternelles et maternelles, vos nièces, vos nourrices, vos sœurs de lait, les mères de vos femmes, les filles confiées à votre tutelle et issues de femmes avec lesquelles vous avez cohabité. N'épousez pas non plus les filles de vos fils que vous avez engendrés, ni deux sœurs. »

De telles défenses ne donnent pas une haute idée des mœurs du peuple où elles furent nécessaires, mais on les considérera certainement d'un œil moins sévère, si l'on se rappelle qu'on pouvait observer autrefois les mêmes mœurs chez tous les peuples sémitiques. Les défenses contenues dans la Bible (Lévitique, ch. XVIII, versets 6 à 18) sont identiques à celles du Coran, et prévoient même des cas plus graves encore.

Avant Mahomet, les femmes étaient considérées comme des créatures intermé­diaires, en quelque sorte, entre l'animal et l'homme, bonnes uniquement à faire des enfants et à travailler pour leurs maîtres. La naissance des filles était considérée com­me un malheur, et l'habitude de les enterrer vivantes fort répandue. Un tel droit n'était pas plus contesté que celui de jeter à l'eau une portée de petits chiens. L'opinion des anciens Arabes à cet égard est bien indiquée dans le dialogue suivant que, selon Caussin de Perceval, Cays, chef des Bénou-Ténim, eut un jour avec Mahomet qu'il rencontra tenant une de ses filles sur ses genoux.
« Qu'est-ce que cette brebis que tu flaires ? demanda Cays.
- C'est mon enfant, répondit Mahomet.
- Par Dieu, reprit Cays, j'en ai eu beaucoup de petites filles comme celle-là ; je les ai toutes enterrées vivantes sans en flairer aucune.
- Malheureux ! s'écria Mahomet, il faut que Dieu ait privé ton cœur de tout sentiment d'humanité ; tu ne connais pas les plus douces jouissances qu'il soit donné à l'homme d'éprouver. »


Si nous voulons juger maintenant de l'influence qu'exerça le Coran à l'égard des femmes, nous n'avons qu'à rechercher ce qu'elles devinrent pendant la période de la civilisation arabe. Les récits des historiens que nous allons mentionner montrent qu'elles jouèrent alors un rôle identique à celui qu'elles devaient jouer plus tard en Europe, lorsque les mœurs galantes et chevaleresques des Arabes d'Espagne s'y furent répandues.

C'est aux Arabes, nous l'avons vu, que les habitants de l'Europe empruntèrent, avec les lois de la chevalerie, le respect galant des femmes qu'imposaient ces lois. Ce ne fut donc pas le christianisme, ainsi qu'on le croit généralement, mais bien l'islamis­me qui releva la femme du sort inférieur où elle avait été jusque-là maintenue. Les seigneurs de la première période du moyen-âge, tout chrétiens qu'ils étaient, ne professaient aucun égard pour elle. La lecture de nos vieilles chroniques ne laisse aucune illusion sur ce point. Avant que les Arabes eussent appris aux chrétiens à traiter les femmes avec respect, nos rudes guerriers du temps de la féodalité les malmenaient d'une façon très dure. La chronique de Garin le Loherain nous montre, par exemple, comment les femmes étaient traitées du temps de Charlemagne et par Charlemagne lui-même.
« Dans une discussion avec sa sœur, le monarque se jette sur elle, la saisit aux cheveux, la rosse d'importance et lui casse trois dents d'un coup de son gantelet de fer, non sans recevoir, il est vrai, force horions pour sa part. » Un charretier moderne se fût montré certainement plus tendre.

L'importance des femmes pendant la période brillante de la civilisation arabe est prouvée par le nombre des femmes qui se sont illustrées par leurs connaissances scientifiques et littéraires. En Orient, sous les Abassides, en Espagne, sous les Ommiades, beaucoup d'entre elles acquirent une grande célébrité. Waladat, la fille d'un khalife qui régnait en 860, avait été nommée la Sapho de Cordoue.
[...]

Sous les successeurs des Arabes, et notamment sous les Turcs, la civilisation brillante des anciens khalifes s'éteignit et le rôle des femmes diminua beaucoup d'im­portance. je montrerai cependant plus loin que leur condition actuelle, même chez lesTurcs, est encore préférable à ce qu'elle est en Europe. Ce qui précède prouve, en tout cas, que si leur rôle a diminué, ce fut malgré le Coran, et non à cause du Coran.

Nous pouvons donc conclure, en répétant ce que nous avons dit plus haut, que, loin d'avoir abaissé la femme, l'islamisme l'a considérablement relevée. Nous ne som­mes pas, du reste, le premier à soutenir cette opinion, défendue déjà par Caussin de Perceval, et plus récemment par M. Barthélemy Saint-Hilaire.

L'islamisme a relevé la condition de la femme, et nous pouvons ajouter que c'est la première religion qui l'ait relevée. Il est facile de le prouver en montrant combien la femme a été maltraitée par toutes les religions et tous les peuples qui ont précédé les Arabes. Nous nous sommes déjà expliqués sur ce point dans notre dernier ouvrage et n'avons qu'à répéter ce que nous y avons dit pour convaincre le lecteur.

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Re: Influence de l'islamisme ...

Message  Invité le Ven 12 Fév 2010 - 1:29

Suite du texte

Les Grecs considéraient généralement les femmes comme des créatures infé­rieures, utiles seulement pour s'occuper du ménage et propager l'espèce.

Si la femme donnait naissance à un être contrefait, on se débarrassait d'elle. « À Sparte, écrit M. Troplong, on mettait à mort cette malheureuse créature qui ne pro­mettait pas à l'État un soldat vigoureux. » « Lorsqu'une femme était féconde, dit le même auteur, on pouvait l'emprunter à son mari pour donner à la patrie des enfants d'une autre souche. » Même aux époques les plus brillantes de leur civilisation, les Grecs n'eurent guère d'estime que pour les hétaïres. C'étaient alors d'ailleurs les seules femmes ayant reçu quelque instruction.

Tous les législateurs antiques ont montré la même dureté pour les femmes. Le Digeste des lois hindoues les traite fort mal. « La destinée finale, le vent, la mort, les régions infernales, le poison, les serpents venimeux et le feu dévorant, dit-il, ne sont pas pires que la femme. »

La Bible n'est pas beaucoup plus tendre ; elle assure que la femme est « plus amère que la mort. » « Celui qui est agréable à Dieu se sauvera d'elle, dit l'Ecclé­siaste. Entre mille hommes, j'en ai trouvé un ; de toutes les femmes, je n'en ai pas trouvé une seule. »

Les proverbes des divers peuples ne sont pas plus aimables : « Il faut écouter sa femme et ne jamais la croire, » dit le Chinois. Le Russe assure « qu'en dix femmes il n'y a qu'une âme. » L'Italien conseille l'emploi de l'éperon pour un bon comme pour un mauvais cheval, et du bâton pour une bonne comme pour une méchante femme. L'Espagnol recommande de se garder d'une mauvaise femme, mais de ne pas se fier à une bonne.

Tous les codes : hindous, grecs, romains et modernes, ont traité la femme en esclave ou en enfant. La loi de Manou dit : « La femme pendant son enfance dépend de son père, pendant sa jeunesse de son mari ; son mari mort, de ses fils ; si elle n'a pas de fils, des proches parents de son mari, car une femme ne doit jamais se gouverner à sa guise. » Les lois grecques et romaines disaient à peu près exactement la même chose. À Rome, le pouvoir de l'homme sur sa femme était absolu ; c'était une esclave qui ne comptait pas dans la société, ne pouvait avoir d'autre juge que son mari, et sur laquelle il avait droit de vie et de mort. Le droit grec ne traitait guère mieux la femme ; il ne lui reconnaissait aucun droit, même pas celui d'hériter.

J'ajouterai à ce qui précède que, sans aller si loin que les religions, et les lois, dans leur appréciation de l'infériorité intellectuelle et morale des femmes, des auteurs modernes ont démontré cette infériorité en s'appuyant sur des raisons anatomiques et psychologiques diverses. On a même essayé de prouver, dans ces derniers temps, qu'à mesure que les civilisations progressent, la femme tend, au point de vue de l'intelli­gence, à se différencier de plus en plus de l'homme.

Il ne faudrait pas croire du reste que les Arabes, tout en respectant beaucoup plus les femmes que ne l'avait fait aucun peuple, n'aient pas professé l'ancienne opinion générale relativement à leur infériorité intellectuelle et morale. Leur scepticisme à l'égard de la fidélité féminine est extrême. Elles sont pour eux de petits êtres char­mants, aptes à procurer les plus agréables distractions de l'existence, mais sur la constance desquels il n'y a pas à compter un instant. Plus de 2 000 ans avant Maho­met, l'antique législateur des Indes, le grave Manou, était formel sur ce point : « Sera réputée adultère, disait-il, toute femme restée seule avec un homme le temps néces­saire pour cuire un oeuf. »

Le délai fixé par Manou pour porter un jugement aussi sévère doit paraître un peu court ; mais ce n'est pas l'avis des Orientaux et c'est de leur conviction sur ce point qu'est née l'idée de restreindre la liberté des femmes en les confinant dans des harems. Ce n'est pas qu'ils soient bien convaincus que les murailles et les ennuques, consti­tuent un moyen infaillible de protéger la vertu et ils ne l'ont adopté qu'à défaut d'autres plus efficaces. Leurs contes populaires portent la trace évidente de leur croyance à cet égard. Le merveilleux livre des Mille et une Nuits, débute, comme on le sait, par un apologue ingénieux ou il est démontré que la femme a naturellement le besoin de tromper, et qu'alors même qu'elle est enfermée dans une cage de verre et gardée par un génie jaloux, elle réussit à tromper aussi souvent qu'il lui plaît. Les Orientaux, assez psychologistes par instinct, sont convaincus qu'il est dans sa nature de trahir, comme dans celle de l'oiseau de voler, et comme ils tiennent à assurer la pureté de leur race, ils prennent les précautions qui leur semblent les meilleures pour avoir quelque chance de prévenir les accidents qu'ils redoutent.

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Re: Influence de l'islamisme ...

Message  Invité le Ven 12 Fév 2010 - 3:27

Nous pouvons donc conclure, en répétant ce que nous avons dit plus haut, que, loin d'avoir abaissé la femme, l'islamisme l'a considérablement relevée.
A la mort du prophète ça n'a pas suivi. Les mauvaises habitudes ont repris.

Au 21e siècle la femme n'est plus bien vu dans l'islam. Il ne faut pas se voiler la face. Elle doit rester dans le chemin tout tracé, sinon elle est mal vue, maltraitée, tuée même.
Le passé est dépassé, il nous faut regarder les problèmes AUJOURD'HUI. Mais aujourd'hui pourquoi les musulmans modérés se taisent face à la violence faite aux femmes ?
C'est aujourd'hui que la femme doit être réhabilitée partout sur la planète certes mais surtout en Islam. L'islam doit évoluer quoiqu'on dise ainsi que dans toutes les religions, dans les sociétés, d'orient en occident. Il y a urgence à ce que les mentalités évoluent !!

Arrête de regarder en arrière et comparer ce qui n'est plus comparable.
Pourquoi Dieu est venu réhabiliter les femmes à Arès ?
C'est ici et maintenant, dans notre siècle que l'on doit faire évoluer les choses, pas en se tournant vers le passé.

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Les dirigeants du clergé musulman qui affirment que les crimes d’honneur ne sont pas autorisés par l’islam ne seront pas pris au sérieux tant qu’ils ne prendront pas des mesures pour mettre fin à l’apartheid des sexes et à la misogynie. Ils ne peuvent proclamer que les femmes sont source du péché et qu’elles méritent la mort parce qu’elles ont des relations sexuelles consentantes, et prétendre ensuite que les hommes qui exécutent la condamnation à mort agissent contre la loi islamique.

Tu ne tueras point - Traite les autres (les femmes) comme tu veux être traité...




L''assssinat de Katia Bengana.... une jeune fille kabyle agée de 16 ans qui a refusé de porter le voile des Arabo-hijabistes




Le 7 avril 2007, Doa Khalil Aswad (ou Dua Khalil Aswad selon les transcriptions) était horriblement lapidée à mort par des centaines d'hommes, dont son oncle et ses proches parents. Ce meurtre était un prétendu "crime d'honneur" : Doa, étudiante en art, était accusée d'être amoureuse d'un jeune commerçant.


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Résumé par Marie Gueguan
Souad a 17 ans. Elle vit en Cisjordanie, dans la campagne. Dans son village, comme dans beaucoup d’autres, c’est déjà un crime de naître femme. Enfant, elle travaille à la maison et garde les moutons de son père. Pour un oui ou pour un non, elle est battue par père, frères, beau-frères, n’importe quel homme de la famille. Ce milieu hostile est le milieu dans lequel grandissent de nombreuses femmes. Pour s’échapper de ce « cocon » familial, une seule issue possible, le mariage. Arrivée à maturité, Souad est demandée en mariage. Son père refuse cette demande car Souad n’est pas l’aînée. Sa grande sœur n’est toujours pas mariée, et aucune autre fille ne le sera avant elle. Alors, Souad attend. Mais voilà, comme la plupart des jeunes filles de 17 ans, Souad tombe amoureuse, ce sera son autre crime.

Après quelques rendez-vous cachés avec son voisin Faiez s’en suit une promesse de mariage. La liberté pour cette jeune Cisjordanienne. Plus rien ne peut l’empêcher de succomber au plaisir de la chair : elle va se marier. Une union corporelle... et un enfant. Souad tombe enceinte. Elle ne reverra jamais Faiez. La famille est déshonorée par cette « charmuta ». Pour laver la famille du déshonneur, c’est le sang. Il faut tuer Souad, sinon, honte aux parents, et aucune autre sœur ne trouvera de mari. Après discussions « d’hommes », le beau-frère de la jeune femme est désigné pour accomplir la sentence. Mais c’est normal. Souad sait qu’elle va mourir car c’est une fille sale.

Un jour, pendant qu’elle lave le linge dans le jardin, elle sent un liquide coulé sur sa tête, son cou, ses épaules. L’essence versée du haut de sa tête s’enflamme. Le feu court sur son corps. Souad se recroqueville, elle sait qu’elle va mourir, comme tout devenir d’une « charmuta ». Son bourreau, coupable d’un crime d’honneur, ne sera pas jugé. Dans son pays, il est en droit. Pour nous, c’est un assassin.

Elle se réveille plus tard dans un hôpital. Elle souffre un martyr, veut se laisser mourir. Une bénévole de l’organisation « Terre des Hommes » va l’aider à s’en sortir, elle et le petit garçon qu’elle aura quand même mis au monde. Et Souad, brûlée vive par sa famille, va s’en sortir, à force d’amour, et de volonté. Aujourd’hui, Souad a reconstruit sa vie, ailleurs qu’en Cisjordanie. Elle est mariée, a deux petites filles et son garçon. Elle a écrit ce livre « Brûlée Vive » pour témoigner et pour dénoncer ces crimes d’honneur, crimes très répandus et fréquents, mais ignorés. Cependant, toutes ses démarches restent anonymes, ses témoignages se font à visage couvert, car sa famille serait encore plus déshonorée de savoir que Souad a survécu. A tout moment, elle pourrait subir un autre châtiment.

Aujourd’hui, Souad n’est pas un cas isolé. De nombreuses femmes subissent ces crimes d’honneur. Elles sont les victimes du pouvoir des hommes, mais contrairement à ce qu’elles croient, elles ne sont pas coupables. En aucun cas, une femme, sous prétexte d’être née femme, peut subir ces atrocités. Plus de 6000 cas sont répertoriés chaque année dans le monde. De nombreuses associations ou organisations comme « Terre des Hommes » ou « Amnesty International » combattent auprès de ces femmes. Alors nous toutes, femmes de l’Occident, apprécions notre chance d’être nées au pays du droit de l’Homme.

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L'exécution par son propre père d'une jeune fille, parce qu'elle avait été violée, relance le débat sur les "crimes d'honneur" en Turquie, qui veut rejoindre l'Union européenne mais où les mentalités familiales et les traditions juridiques ne correspondent pas toujours aux normes occidentales.
http://www.bladi.net/forum/18675-nouveau-crime-dhonneur-turquie-pere-tue/

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source - http://sisyphe.org/article.php3?id_article=3364 -

Comment guérir le "cancer" des crimes d’honneur
par Tarek Fatah

On ne peut nier que l’islam, dans sa version contemporaine, soit obsédé par la sexualité des femmes et la considère comme un problème capital. Le hijab, le niqab, la burka et la polygamie sont tous des manifestations de cette phobie.

Presque au même moment où on a appris que les meurtres de trois sœurs adolescentes afghano-canadiennes et de la première femme de leur père à Kingston, Ontario, étaient des crimes d’honneur potentiels, des membres de la communauté musulmane ont réagi de la manière la plus prévisible : par la défense et le déni.

Au lieu de condamner l’atrocité des meurtres, deux musulmans m’ont réprimandé durant mon émission de radio à CFRB à Toronto pour avoir parlé de l’affaire, et ont suggéré que j’avais des motivations cachées. « Cela n’a rien à voir avec l’islam », dit un autre, même si personne dans l’émission n’avait jusque- là mentionné le mot « islam », encore moins accusé la religion d’autoriser les crimes d’honneur.

Ils n’étaient pas les seuls. Le dirigeant de la branche canadienne de la Société islamique d’Amérique du Nord (Islamic Society of North America (ISNA)) a raconté à CBC plus ou moins la même chose - que cette histoire n’était pas liée à l’islam, qui n’autorisait pas apparemment les crimes d’honneur.

Ils ont à la fois tort et raison. Il est vrai que le livre saint de l’islam, le Coran, n’autorise pas les crimes d’honneur. Mais nier le fait que de nombreux crimes d’honneur sont conduits par des pères, fils et frères musulmans, et que de nombreuses victimes sont des femmes musulmanes, serait faire preuve de mauvaise foi intellectuelle. Au pire, il s’agit d’une tentative de clore le débat.

Quand à Mississauga, Ontario, l’adolescente Aqsa Pervez fut tuée, tout le monde, des Mollahs jusqu’aux pseudo-féministes musulmans, affirmèrent qu’il ne s’agissait pas d’un crime d’honneur, même s’il y avait des allégations affirmant qu’elle avait des ennuis avec sa famille car elle fréquentait des amies non musulmanes qui ne portaient pas le hijab. Des critiques accusèrent alors ceux qui parlaient du meurtre en ces termes d’être des bigots antimusulmans. Sottise.

Comme je l’ai dit, il est vrai que le Coran n‘autorise pas ce genre de meurtres, mais la loi de la Charia, instituée par l’homme, et qui a illégitimement acquis un statut divin, autorise le meurtre des femmes si elles se laissent tenter par des relations sexuelles consentantes avant ou en dehors du mariage. C’est précisément pourquoi de nombreux musulmans progressifs et libéraux se sont opposés à l’introduction de la Charia au Canada.

On ne peut nier que l’islam, dans sa version contemporaine, soit obsédé par la sexualité des femmes et la considère comme un problème capital. Le hijab, le niqab, la burka et la polygamie sont tous des manifestations de cette phobie.

Les mollahs et les directeurs des mosquées peuvent nier leur rôle dans l’acceptation des femmes musulmanes comme citoyennes de seconde classe au sein de la communauté, mais la place qu’ils leur réservent dans la maison de Dieu, la Mosquée, révèle leurs réelles convictions. À l’exception d’une mosquée à Toronto, pas une seule n’est prête à laisser les femmes musulmanes s’assoir au premier rang. Elles sont envoyées au fond, ou derrière les rideaux, ou poussées au sous-sol ou aux balcons, car elles ne sont pas considérées comme nos mères ou filles ou sœurs, mais comme éléments déclencheurs pouvant enflammer les passions masculines.

Les crimes d’honneur ont lieu parce que certains musulmans ont été influencés par leurs mollahs : pour eux, le fardeau de l’honneur familial et de la religion est acquis par la virginité de leurs filles et de leurs sœurs. La plupart des mollahs admettent que, selon la Charia, une femme qui a des relations sexuelles consentantes avec un homme hors du mariage mérite d’être fouettée en public ou lapidée jusqu’à la mort par un État ou un tribunal islamique. Ces islamistes ne voient-ils pas comment cette interprétation peut être perçue par les hommes comme une permission de prendre la loi en main ?

Nous ne nous prendrons pas en considération le problème du « cancer » des crimes d’honneur, qui tue plus de 5000 personnes en Asie du sud et Moyen-Orient, tant que les clercs musulmans et les imams n’abandonneront pas cette notion de la femme appartenant à l’homme.

La mentalité sous-jacente (à cette situation) est un problème dans presque tous les endroits du monde. En octobre 2006 par exemple, un imam australien d’origine libanaise, le clerc musulman le plus âgé du pays, a provoqué l’indignation quand il a décrit les femmes qui ne s’habillent pas pudiquement (selon lui) comme de la « viande découverte » qui invite aux attaques sexuelles. Sheikh Taj Al-din al-Hilali, le soi-disant Mufti d’Australie, a condamné les femmes qui, selon lui, « se déhanchent de façon suggestive », se maquillent et ne portent pas le hijab.

Jusqu’en 2007, seuls les hommes avaient traduit et interprété le Coran. Car l’idée même d’une femme traduisant le livre sacré offense les islamistes. Prenons, par exemple, la réaction à la toute première traduction par une femme, Le Coran sublime, de Laleh Bakhtiar, il y a deux ans.

Mohammad Ashraf de la branche canadienne de la Société islamique d’Amérique du Nord (Islamic Society of North America (ISNA)), le même homme qui, cette semaine, a affirmé à CBC qu’il n’y avait pas de dispositions pour les crimes d’honneur dans l’islam, a confié au Toronto Star qu’il n’autoriserait pas la vente du livre Le Coran sublime dans la librairie de l’ISNA. « Notre librairie n’accepterait pas ce genre de traduction », dit-il. « J’envisagerais de le faire interdire… Cette traduction favorable aux femmes n’est pas conforme et n’ira pas loin. »

Qu’avait fait Laleh Bakhtiar pour mériter qu’on la punisse en interdisant sa traduction du Coran dans les librairies islamiques de l’ISNA ? Son erreur, selon les islamistes, est de penser que le Coran ne tolère pas la maltraitance conjugale, comme ils l’affirment eux-mêmes.

Si une traduction du Coran faite par une femme est interdite dans une librairie islamique, quoi d’autre y est disponible ? Dans une librairie de Toronto, le titre d’un livre de poche tape-à-l’œil crie aux passants : Les femmes qui méritent d’aller en Enfer. Le livre, qui est également largement disponible dans les bibliothèques britanniques et les mosquées, fait la liste du genre de femmes qui feront face à la damnation éternelle.

Parmi elles :
“La ronchonne… la femme qui se plaint à son mari de temps à autre appartient à l’Enfer. »
« La femme qui se pare. »
« La femme qui singe les hommes, tatouages, coupe ses cheveux courts et change la Nature. »


Les dirigeants du clergé musulman qui affirment que les crimes d’honneur ne sont pas autorisés par l’islam ne seront pas pris au sérieux tant qu’ils ne prendront pas des mesures pour mettre fin à l’apartheid des sexes et à la misogynie. Ils ne peuvent proclamer que les femmes sont source du péché et qu’elles méritent la mort parce qu’elles ont des relations sexuelles consentantes, et prétendre ensuite que les hommes qui exécutent la condamnation à mort agissent contre la loi islamique.

Source originale en anglais : The National Post, 24 juillet 2009.

Tarek Fatah

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Re: Influence de l'islamisme ...

Message  Invité le Ven 12 Fév 2010 - 12:34

Merci Assunta pour toute cette documentation.


Tu parles des crimes d'honneur, mais ils existent aussi dans la société arménienne (qui est essentiellement chrétienne), en Sicile, en Corse et ailleurs.

A la mort du prophète ça n'a pas suivi.
C'est tout de même intéressant de retenir, que c'est à partir du Coran que la condition de la femme avait nettement évolué, avant de se dégrader plusieurs siècles plus tard, et non immédiatement comme tu le dis. L'influence des turcs, remonte à la fin du moyen-âge, l'empire ottoman débute en 1299, soit presque 6 siècles après le prophète.

Ce que j'aimerais montrer, c'est que ce n'est pas spécifique ou imputable "spécifiquement" à la société musulmane et au fait de "sa religion".

En Europe il s'est passé la même chose. La condition de la femme au moyen-âge était meilleure que ne le fut par la suite. Là aussi, très loin de l'influence islamique, le même phénomène s'est reproduit. Elle s'est dégradée vers la même époque.
La Révélation d'Arès ne parle pas de religion(s), elle parle de l'attitude de l'homme.

La question, pour que la condition féminine s'améliore partout, est-elle au fond de l'aborder en s'appuyant sous l'angle du problème "religieux", (islamisme), puisque indépendamment de l'islam, on retrouve ou on a pu constater les mêmes violences ailleurs à différentes époques.

Tous les législateurs antiques ont montré la même dureté pour les femmes.
Tous les codes : hindous, grecs, romains et modernes, ont traité la femme en esclave ou en enfant.





CONDITIONS DE LA FEMME AU MOYEN AGE À la chute de l'empire romain, la condition de la femme évolue avec l'arrivée des coutumes des peuples envahisseurs.

Peu à peu, les contrats écrits disparaissent au profit de mariages devant témoins. L'Église réprime progressivement les abus les plus criants, interdisant le rapt, interdisant au maître de souiller une esclave vierge, au père d'abuser de la fiancée de son fils et de partager la couche de la mère et de la fille. L'obsession est de mettre fin à l'inceste, qui s'était largement répandu.

En 757, le capitulaire de Compiègne stipule (article 10) : "Si quelqu'un s'étant marié, trouve que sa femme n'est pas vierge, il a le droit de la renvoyer et de prendre une autre femme, mais si celui-ci n'est pas vierge, il ne pourra la renvoyer car lui non plus ne l'est pas ayant connu sa première femme".

La condition féminine est à peu près la même dans toute la chrétienté.

La répudiation est interdite et le divorce autorisé en trois cas : la stérilité, la consanguinité jusqu'au 7e degré ou l’ordination ultérieure d’un des époux. L’adultère est puni.
Les mariages sont en général arrangés dans toutes les classes sociales comme dans l'Antiquité. Majeures dès l’âge de douze ans, c'est à partir de cet âge qu'on les marie. En théorie, elles peuvent gérer leurs biens et certaines, les veuves, notamment, ont le droit de vote aux États Généraux ou aux élections locales. Dans certains cas, elles sont même éligibles. De très nombreux métiers leur sont accessibles.

La littérature médiévale est tiraillée entre deux extrêmes. Au XIe et XIIe siècles, deux genres littéraires s'opposent : les fabliaux insistent surtout sur la malignité de la femme et la littérature courtoise la magnifie. Le XIIIe voit le triomphe de la littérature chevaleresque. Le Roman de la Rose compte parmi les œuvres les plus misogynes de la littérature française.

La question sur l'âme de la femme fut un épisode du synode de Mâcon en 585, où un évêque demanda qu'on clarifie la distinction entre les termes homo (être humain) et vir (homme mâle), ce qui fut fait. Il est à noter que ce ne fut pas le fond de la question qui fut débattu, la réponse à l'époque semblant claire, mais une simple erreur de traduction de la part de cet évêque qui, confondant homo et vir dit que l'on ne pouvait pas qualifier une femme d'homo (être humain et par définition possédant une âme), pensant que ce mot désignait l'individu mâle. Son erreur lui fut montrée par ses pairs et la controverse fut close.

Dans la vie professionnelle, les femmes sont présentes dans la quasi totalité des corporations, et peuvent comme les hommes accéder au statut de maître. Certains métiers leur sont réservés, comme le travail de la soie. On compte même des prud'femmes, dont le rôle est de défendre les intérêts des femmes. Les femmes peuvent voter pour les élections des États Généraux, comme en Touraine en 1308. Célibataires ou veuves, elles peuvent également
être membres des assemblées communales.

1405 - France : Christine de Pisan, première femme française de lettres à vivre de sa plume, dénonce dans sa « cité des Dames » la misogynie des clercs et s’insurge contre les discriminations dont sont victimes les femmes

1412 - France : Jeanne D'Arc

Ainsi, les femmes occupent une place importante au Moyen Age, ayant des droits comme celui d'être maître, de voter dans de nombreux cas et être elligible (!) etc...Une large gamme de métiers leur sont accessibles, mais leur droits vont leur être peut à peu retiré dans les siècle à venir. Le Moyen Age restera donc une période particulièrement faste pour les féministes, et il faudra de nombreux siècle et de nombreux combats pour peu à peu revenir à ce statut, puis, (heureusement tout de même que nous n'en sommes pas restés là) le dépasser...

http://simonedebeauvoire.centerblog.net/1569058-La-femme-au-Moyen-Age


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Re: Influence de l'islamisme ...

Message  Invité le Ven 12 Fév 2010 - 12:42

Merci de nous rappeler tout cela.
Tout cela on le sait (pour la plupart mais c'est toujours intéressant de se rappeler).
Il nous faut aujourd'hui aller au-delà des violences faites aux femmes et donc se remettre en question. C'est pour cela qu'il est important d'aller au-delà des dogmes religieux, de bien connaître l'esprit de la Parole (des 3 religions) et non plus s'arrêter à la la lettre et - ce que la crise démontre aussi - revoir la façon dont on vit dans la société et dont on traite les gens, en particulier le genre féminin. L'humain est bon par nature et peut dépasser la violence et la souffrance et aider les autres à la dépasser !
On peut se référer aux choses passées - c'est important de connaître l'histoire de l'humanité - mais c'est ici et maintenant que l'on doit agir et amener ou ramener de belles choses.
Tout commence en premier lieu par un changement en soi. Car se changer se répercute dans l'univers et aussi sur soi et sur les choses et les gens.

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Re: Influence de l'islamisme ...

Message  Invité le Ven 12 Fév 2010 - 12:53

Pour résumer ma pensée, je dirais que cette question de la condition féminine est d'ordre anthropologique* puisque c'est une question universelle. Ce n'est pas en stigmatisant l'islam, ou l'islamisme (ou une autre religion) qu'on la résoudra. Les "mauvais" ressorts de ces attitudes discriminantes, et violentes parfois, se trouvent ailleurs, il me semble.

* Étude générale de l'homme sous le rapport de sa nature individuelle ou de son existence collective, sa relation physique ou spirituelle au monde, ses variations dans l'espace et dans le temps,

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Re: Influence de l'islamisme ...

Message  Invité le Ven 12 Fév 2010 - 15:10

[quote="njama"]Pour résumer ma pensée, je dirais que cette question de la condition féminine est d'ordre anthropologique* puisque c'est une question universelle. Ce n'est pas en stigmatisant l'islam, ou l'islamisme (ou une autre religion) qu'on la résoudra. Les "mauvais" ressorts de ces attitudes discriminantes, et violentes parfois, se trouvent ailleurs, il me semble.

Njama tu résumes très bien toute la difficulté du problème de la condition féminine et masculine car les deux sont liés. Quel est le déclic qui soudain fait prendre conscience à la femme qu'elle se laisse dominer par l'homme et à l'homme qu'il prend plaisir à dominer la femme. Je crois profondément que ce déclic vient quand l'hommme et la femme prennent conscience qu'ils sont plus qu'un ensemble d'atome assemblé au gré du hasard mais qu'ils sont le fruit d'une volonté consciente et aimante que l'on appele Dieu. Je dois dire que personnellement j'ai beaucoup changé entre autre grâce à la révélation d'Ares, je peux donc supposer que l'irruption de la dimension divine chez un être humain déclenche une prise de conscience de ses propres actes. D'ailleur Dieu nous rappelle dans son message que quand cette part divine nous manque, l'homme et la femme s'ampute d'une partie d'eux-même. Cette amputation involontaire nous rend forcément malheureux car Dieu nous ayant créé à son image, ne pas reconnaitre cette part de Divin en nous, peut nous rendre violent,hypocrite,sournois,calculateur.
Est ce quelqu'un peut me dire si Simone de Beauvoir était croyante ? avait-elle reçu une éducation religieuse ? l'avait-elle rejetée ?
Patrick R

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Re: Influence de l'islamisme ...

Message  Invité le Ven 12 Fév 2010 - 15:12

njama écrit : Pour résumer ma pensée, je dirais que cette question de la condition féminine est d'ordre anthropologique* puisque c'est une question universelle. Ce n'est pas en stigmatisant l'islam, ou l'islamisme (ou une autre religion) qu'on la résoudra. Les "mauvais" ressorts de ces attitudes discriminantes, et violentes parfois, se trouvent ailleurs, il me semble.

Njama tu résumes très bien toute la difficulté du problème de la condition féminine et masculine car les deux sont liés. Quel est le déclic qui soudain fait prendre conscience à la femme qu'elle se laisse dominer par l'homme et à l'homme qu'il prend plaisir à dominer la femme. Je crois profondément que ce déclic vient quand l'hommme et la femme prennent conscience qu'ils sont plus qu'un ensemble d'atome assemblé au gré du hasard mais qu'ils sont le fruit d'une volonté consciente et aimante que l'on appele Dieu. Je dois dire que personnellement j'ai beaucoup changé entre autre grâce à la révélation d'Ares, je peux donc supposer que l'irruption de la dimension divine chez un être humain déclenche une prise de conscience de ses propres actes. D'ailleur Dieu nous rappelle dans son message que quand cette part divine nous manque, l'homme et la femme s'ampute d'une partie d'eux-même. Cette amputation involontaire nous rend forcément malheureux car Dieu nous ayant créé à son image, ne pas reconnaitre cette part de Divin en nous, peut nous rendre violent,hypocrite,sournois,calculateur.
Est ce quelqu'un sait si Simone de Beauvoir était croyante ? avait-elle reçu une éducation religieuse ? l'avait-elle rejetée ?
Patrick R

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Re: Influence de l'islamisme ...

Message  Invité le Ven 12 Fév 2010 - 16:01

Est ce quelqu'un sait si Simone de Beauvoir était croyante ? avait-elle reçu une éducation religieuse ? l'avait-elle rejetée ?
Je pense qu'elle était athée dans le sens rejeter les dogmes religieux et les structures de la société faites que par et pour l'homme.
Elle a dit «Si l'oeuvre de Dieu est tout entière bonne, c'est qu'elle est tout entière utile au salut de l'homme ; elle n'est donc pas en soi une fin, mais un moyen qui tire sa justification de l'usage que nous en faisons.»
http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_de_Beauvoir
Beauvoir devient la figure de proue du féminisme en décrivant une société qui maintient la femme dans une situation d'infériorité. Son analyse de la condition féminine à travers les mythes, les civilisations, les religions, l'anatomie et les traditions fait scandale, et tout particulièrement le chapitre où elle parle de la maternité et de l'avortement, assimilé à un homicide à cette époque. Quant au mariage, elle le considère comme une institution bourgeoise aussi répugnante que la prostitution lorsque la femme est sous la domination de son mari et ne peut en échapper.

On n'a pas besoin de croire en Dieu pour se reconstruire et savoir que l'Homme a une puissance en lui. Des gens comme les humanistes (du Mouvement Humaniste) pensent que l'Homme est bon par nature, peut révéler sa grandeur et sa puissance en lui et se transcender, et cela sans croire en Dieu. Mais sans le savoir ils accomplissent par un changement interne et des actions externes, ce que Dieu demande.

L'ontologie révèle aussi la part divine de l'Homme et rappelle qu'il peut devenir comme Jésus (qui est un homme exemplaire pour eux et non pas Dieu).

La RA vient rappeler tout cela. La RA n'est qu'un rappel.

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Re: Influence de l'islamisme ...

Message  Invité le Ven 12 Fév 2010 - 16:40

merci Assunta pour ton lien sur Simone de Beauvoir, qui a reçu une éducation religieuse mais a perdu la foi vers 14 ans, ce qui n'a rien d'étonnant vu son parcours , et l'attitude et le conservatisme des religions dans lequel elle a grandi. Heureusement la révélation d'Ares est comme une bouffée d'oxigène dans un air pollué par des millénaires d'erreurs !
Ce que je voulais dire concernant la croyance en Dieu est que si nous sommes faits à l'image et ressemblance divine, reconnaitre cette part de divin en nous facilite grandement notre évolution et nous pouvons mieux nous comprendre dans nos aspirations et interrogations métaphysiques
Patrick R

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Re: Influence de l'islamisme ...

Message  Invité le Sam 13 Fév 2010 - 5:39

"l'irruption de la dimension divine chez un être humain déclenche une prise de conscience de ses propres actes" (Patrick R).

sunny

"Il m'était plus facile de penser un monde sans créateur qu'un créateur chargé de toutes les contradictions du monde."
(Simone de Beauvoir / 1908-1986 / Mémoires d'une jeune fille rangée)

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Re: Influence de l'islamisme ...

Message  pat le Lun 15 Fév 2010 - 11:45

"Il m'était plus facile de penser un monde sans créateur qu'un créateur chargé de toutes les contradictions du monde."
(Simone de Beauvoir / 1908-1986 / Mémoires d'une jeune fille rangée)

Sans avoir l'audace de vouloir contrecarrer les propos de Simone de Beauvoir, je pense qu' il est plus facile de penser le monde avec un Créateur chargé des contradictions du monde que pas de Créateur du tout.
Bizarrement Simone de Beauvoir vient ranimer ici ce que j'ai déjà dit à propos de ma chronique.

J'ajoute que non seulement Dieu est porteur des contradictions du monde mais qu'il les contient par la liberté qui se dégage de sa nature.
Dieu nous a mis dans un monde limité par le temps et l'espace pour nous donner le temps d'expérimenter notre propre liberté.
Or il n'y a pas de liberté possible sans choix possible. Et pas de choix sans contradiction, sans contraire.

L'unicité de Dieu et sa liberté sont d'une autre nature que la notre. Sans doute notre monde de choix n'est pas le monde de Dieu. Nous ne pouvons rien en dire. Pour nous, nous savons que Dieu a assumer les contradictions du monde pour donner à l'Homme une certaine autonomie par rapport à lui.
Sinon, nous aurions été dans le monde des Anges ?

pat

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Re: Influence de l'islamisme ...

Message  Invité le Lun 15 Fév 2010 - 12:09

Je suis de ton avis, il est bien plus difficile d'imaginer que l'Univers résulte du hasard - impliquant une succession/conjonction de probabilités plus qu'invraisemblable - que de concevoir son Unité profonde vivante.

C'est toute la difficulté philosophique de l'athéisme.

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Re: Influence de l'islamisme ...

Message  Invité le Lun 15 Fév 2010 - 16:20

"Il m'était plus facile de penser un monde sans créateur qu'un créateur chargé de toutes les contradictions du monde."
(Simone de Beauvoir / 1908-1986 / Mémoires d'une jeune fille rangée)


Pour y réfléchir, plutôt que de partir de toutes les contradictions du monde (car lesquelles privilégier ? ou comment en faire le tri ?), il est plus facile de partir d'une page blanchie de tous ces avatars, et libre de tous préjugés sur un créateur.
Démarche qui de plus ne "responsabilise" pas de Dieu de nos déboires humains, alors que le fatalisme est une constante dans la pensée religieuse particulièrement chrétienne (péché originel).

La démarche de Simone de Beauvoir me paraît plus agnostique que franchement athée, et honnête intellectuellement parlant. Cela contredit un peu ce qu'écrit Patrick qui tend à faire supposer que nous ne puissions avoir conscience de nos propres actes dans cette composante divine, ce que je trouve personnellement
"l'irruption de la dimension divine chez un être humain déclenche une prise de conscience de ses propres actes" (Patrick R).


Pat a écrit:
J'ajoute que non seulement Dieu est porteur des contradictions du monde mais qu'il les contient par la liberté qui se dégage de sa nature.
Dieu nous a mis dans un monde limité par le temps et l'espace pour nous donner le temps d'expérimenter notre propre liberté.
Or il n'y a pas de liberté possible sans choix possible. Et pas de choix sans contradiction, sans contraire.

L'unicité de Dieu et sa liberté sont d'une autre nature que la notre.
Cela me paraît être une nouveauté de penser Dieu ET La Liberté ! Quelle religion nous a régalé sur ce thème très existentiel de l'homme "être fait libre" par nature en "image et ressemblance" ?

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Re: Influence de l'islamisme ...

Message  Invité le Mar 16 Fév 2010 - 14:08

frèrelibre a écrit:Je suis de ton avis, il est bien plus difficile d'imaginer que l'Univers résulte du hasard - impliquant une succession/conjonction de probabilités plus qu'invraisemblable - que de concevoir son Unité profonde vivante.

C'est toute la difficulté philosophique de l'athéisme.

Je suis d'accord. Si il n'y avait que l'Unité cela ne poserait pas de problème je crois, le hasard est une réponse ou un autre nom de Dieu pour les déistes, mais Unité profonde vivante c'est bien là la question qui sûrement dérange.
Neutralité du Créateur par rapport à sa Création ? indifférence ? ce qui revient somme toute au même résultat qu'inexistence, car pour qu'il y ait existence, il faut "manifestation".
Est-ce en cela que l'islam ou l'islamisme (le phénomène religieux d'une manière générale) fasse l'objet de critiques, voir de craintes, parce qu'il sous-tend l'existence d'un Créateur ? et l'intérêt porté sur le bouddhisme parce qu'il ne Le reconnaît pas et L'ignore ?

La démarche philosophique de l'athéisme n'en reste pas moins valable, car elle pose la question de l'indépendance de la conscience, sans la subordonner à quoi que ce soit, et sans laquelle il serait difficile de "se penser" et de concevoir la notion de Liberté.


Le darwinisme est une religion gardée par des ayatollahs qui lancent des fatwas sur les malheureux hérétiques.

Un petit osselet qui dérange !

Anne Dambricourt-Malassé hérétique et martyre

Au départ, les attaques mirent en cause ses travaux sur la base osseuse du crâne. Au fond de la gorge, un petit os, le clivus, bascule de façon saisissante chez les principaux primates, jusqu'à l'Australopithèque et à l'homme de Cro-Magnon. D'après la théorie scientifique dominante, les changements de l'environnement modifient la locomotion et sont la cause de l'évolution de la contraction crânio-faciale, qui aboutit à placer, chez Sapiens , le trou occipital à la verticale du cerveau. Or pour l'iconoclaste du Muséum d'histoire naturelle, la modification de la base du crâne, d'origine embryonnaire, ne serait liée en rien aux modifications du milieu. Surtout ce processus ne serait pas aléatoire, contrairement à ce qu'affirment les environne- mentalistes. Sur soixante millions d'années, les séquences évolutives se produisent toujours dans le même sens. Où Anne Dambricourt voit « un processus d'une logique implacable et continue qui loin de donner la primeur au chaos relativise énormément son rôle ».

Un pavé dans la mare du matérialisme scientifique ?
« Dès qu'on parle de logique interne , se justifie- t-elle, on est accusé de défendre l'idée d'un plan divin ».

La vraie polémique s'est amplifiée à partir d'un article paru en avril 1996 dans La Recherche (I) . L'intitulé (proposé par la rédaction) ne pèche pas par modestie : « Nouveau regard sur l'origine de l'homme »
[...] Ces publications successives provoquent un violent mouvement de protestation. Plus de cent cinquante lettres de professeurs d'université et de chercheurs du CNRS parviennent à la revue. Anne Dambricourt se retrouve au centre de la bourrasque. Elle est prise à partie. Méchamment.
[...]

« Il faut lire et relire Teilhard,
explique-t-elle, il est si profond, si logique, si poétique... Il est temps que la conscience renoue avec des logiques internes qui ne soient pas liées au chaos ».

« Selon la théorie darwinienne, l'évolution régie par le pur hasard ne saurait avoir la moindre direction, le moindre but. Prétendre que l'évolution qui a engendré la pensée réfléchie serait contrôlée par autre chose que par le hasard tient du sacrilège. » Elle ne craint pas de passer pour une hérétique : « Je comprends la nécessité des prophéties et des prophètes, c'est-à-dire d'une information qui vienne d'une conscience supérieure à nous ».


http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=19008


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