Spiritualités

POURQUOI TANT DE MEPRIS ?

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POURQUOI TANT DE MEPRIS ?

Message  Invité le Dim 28 Mar 2010 - 20:47



"Il faut vaincre l'ignorance....
Socrate, Jésus, Bouddha, sont pour moi les fondateurs d'un Humanisme Spirituel"




POURQUOI TANT DE MEPRIS ?
http://www.fredericlenoir.com/web/content/view/211/65/lang,fr/




Il y a moins de points communs que l'on ne s'imagine entre les diverses religions du monde. Il y a surtout la fameuse règle d'or, déclinée de mille manières : ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse. Il en est un autre, en contradiction flagrante avec ce principe, qui surprend par son ancienneté, sa permanence et sa quasi-universalité : le mépris de la femme. Comme si la femme était un être humain potentiel ou raté, assurément inférieur au sexe masculin.


Les éléments historiques et textuels que nous apportons dans le dossier de ce numéro pour étayer ce triste constat sont par trop éloquents. Pourquoi un tel mépris ? Les motifs psychologiques sont sans doute déterminants. Comme le rappelle Michel Cazenave à la suite des pionniers de la psychanalyse, l'homme est à la fois jaloux de la jouissance féminine et effrayé par son propre désir de la femme.

La sexualité est sans doute au cœur du problème, et les mâles islamiques qui ne tolèrent les femmes que voilées n'ont rien à envier aux Pères de l'Eglise, qui ne voyaient dans la femme qu'une tentatrice en puissance.


Il existe aussi des raisons socio-historiques à cet abaissement de la femme dans presque toutes les
cultures, un abaissement auquel les religions ont contribué de manière déterminante. Le culte très ancien de la «grande déesse» témoigne d'une valorisation du principe féminin. Les chamanes des religions premières de l'humanité sont de sexe masculin ou féminin, à l'image des esprits qu'ils vénèrent, comme en témoignent les sociétés orales qui ont survécu jusqu'à nos jours. Mais il y a quelques millénaires, lorsque les cités se sont développées et que les premiers royaumes se sont constitués, la nécessité d'une organisation sociale s'est fait sentir et une administration politique et religieuse est apparue. Or ce sont les hommes qui se sont attribués les rôles de gouvernement. Les prêtres chargés d'administrer les cultes se sont empressés de masculiniser le panthéon, et les dieux mâles, à l'image de ce qui se passait sur terre, ont pris le pouvoir au ciel. Les monothéismes n'ont, à leur tour, fait que reproduire et parfois même amplifier ce schéma polythéiste en donnant au dieu unique un visage exclusivement masculin.


Grand paradoxe des religions depuis des millénaires : si méprisée, la femme en est souvent le véritable cœur ; elle prie, transmet, compatit aux souffrances d'autrui.
Aujourd'hui, les mentalités évoluent grâce à la sécularisation des sociétés modernes et à l'émancipation des femmes qu'elle a favorisée. Malheureusement, certaines pratiques terrifiantes - ces quinze adolescentes afghanes récemment aspergées d'acide tandis qu'elles se rendaient à leur école de Kandahar - ainsi que des propos d'un autre âge - comme ceux prononcés par l'archevêque de Paris: «II ne suffit pas d'avoir des jupes, encore faut-il avoir des choses dans la tête» - montrent que beaucoup de chemin reste à parcourir pour que les traditions religieuses reconnaissent enfin la femme comme l'égale de l'homme, et gomment de leurs doctrines et de leurs pratiques ces traces séculaires de misogynie.


----------------------------



ARIANE BUISSET
AUTEURE DE "LES RELIGIONS FACE AUX FEMMES" EDITIONS ACARIAS L'ORIGINEL


Pour l'auteure de ce livre, une seule chose est sûre : l'évolution harmonieuse des rapports entre les sexes ne pourra pas s'appuyer sur les institutions religieuses. Elle devra s'inspirer de l'expérience spirituelle, car c'est la seule qui ouvre à cette dimension d'amour et d'intelligence qu'on ne saurait représenter, et qui permette aux deux sexes de dépasser les conventions du "féminin" et du "masculin", pour devenir des êtres humains à part entière et témoigner du divin.



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LE CHRIST PHILOSOPHE

Message  Invité le Dim 28 Mar 2010 - 21:16

LE CHRIST PHILOSOPHE






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Re: POURQUOI TANT DE MEPRIS ?

Message  Invité le Lun 29 Mar 2010 - 0:00

Comme le rappelle Michel
Cazenave à la suite des pionniers de la psychanalyse, l'homme est à la fois jaloux de la jouissance féminine et effrayé par son propre désir de la femme.

La sexualité est sans doute au cœur du problème, et les mâles islamiques qui ne tolèrent les femmes que voilées n'ont rien à envier aux Pères de l'Eglise, qui ne voyaient dans la femme qu'une tentatrice en puissance.

Je ne suis pas trop d'accord de tout ramener à la sexualité, "cœur du problème" dit-il. Il me semble qu'il y a ici dans cette lecture, un travers psychanalytique post-freudien qui ramène toujours tout au sexe . Il y a là comme un point de vue spéculatif sur les relations sexuelles, de l'époux à l'épouse, dont personne ne sait rien ou presque. Ce que semble me confirmer le péché d'adultère, clairement notifié dans les religions monothéistes, et encore aujourd'hui dans la révélation d'Arès.
Dans cette optique, on pourrait inverser la lecture, en disant que finalement, le voile protègerait de la tentation d'adultère, tout comme le célibat des prêtres les protègerait de la femme tentatrice. Or, c'est absurde, puisque ce célibat ne remonte pas aux Pères de l'Église, mais au XI° siècle pour des histoires d'argent, de patrimoine de l'Église catholique seulement. (Le mariage seul était interdit, la chasteté n'était pas obligation)


Certes la femme est génitrice d'une descendance, et qui dit descendance dit héritage, patrimoine. Qui dit patrimoine, dit puissance sur des biens. Lequel patrimoine n'a pas toujours été distribué en équité, et d'une façon variable d'une société à l'autre. Que ce soit du temps d'Abraham, ou celui de notre moyen-âge, le fils aîné héritait du titre, du domaine, les autres recevaient des compensations.
L'islam a apporté en son temps de grandes avancées juridiques pour la femme dans ce domaine.

Il suffit de lire quelques épisodes de la Bible pour s'apercevoir que la stérilité était un drame.

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Re: POURQUOI TANT DE MEPRIS ?

Message  Invité le Lun 29 Mar 2010 - 0:05

Ce qui est dit n'est pas ramené à la sexualité. Tu devrais voir aussi les vidéos c'est plus profond que cela et moins réducteur comme pourrait le faire croire ton message.
L'essentiel est - je cite Ariane Buisset

l'évolution
harmonieuse des rapports entre les sexes ne pourra pas s'appuyer sur
les institutions religieuses. Elle devra s'inspirer de l'expérience
spirituelle, car c'est la seule qui ouvre à cette dimension d'amour et
d'intelligence qu'on ne saurait représenter, et qui permette aux deux
sexes de dépasser les conventions du "féminin" et du "masculin", pour
devenir des êtres humains à part entière et témoigner du divin.

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Re: POURQUOI TANT DE MEPRIS ?

Message  Invité le Lun 29 Mar 2010 - 0:11

Assunta a écrit:Ce qui est dit n'est pas ramené à la sexualité. Tu devrais voir aussi les vidéos c'est plus profond que cela et moins réducteur comme pourrait le faire croire ton message.

Ce n'était qu'une remarque sur l'article que tu as mis POURQUOI TANT DE MÉPRIS ?
La sexualité est sans doute au cœur du problème !!!!!! >>>>> je n'y crois pas personnellement.

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Re: POURQUOI TANT DE MEPRIS ?

Message  Invité le Lun 29 Mar 2010 - 0:23

Merci Njama

http://www.fredericlenoir.com/web/content/view/62/59/lang,fr/





DIEU SE FEMINISE (par Frédéric Lenoir)
Psychologies Magazine, octobre 2002.


“Eve est seule au paradis. Elle s’ennuie et demande à Dieu de
lui créer un compagnon. Dieu crée toutes sortes d’animaux pour tenir
compagnie à Eve, mais celle-ci s’ennuie toujours autant. Alors Dieu lui
dit :

— Je pourrais créer l’homme qui sera très proche de toi,
mais tu risques de le regretter, car c’est un être orgueilleux qui a
besoin de dominer.
— Ce n’est pas grave, supplie Eve, donne-moi ce
compagnon.
— Bien, poursuit Dieu, mais à une condition : ne lui dis
pas qu’il a été créé après toi, car il ne le supporterait pas. Que cela
reste un secret entre nous… entre femmes. »


Cette petite histoire juive est significative d’une évolution qui me semble très importante dans les représentations que nous avons du divin. L’avènement des monothéismes juif, chrétien et musulman avait imposé la figure divine très masculine d’un "père tout-puissant" et parfois tyrannique. Or, cette représentation a de moins en moins cours chez les croyants occidentaux. A elle, se substitue aujourd’hui l’image d’un Dieu protecteur, miséricordieux, enveloppant, qui a finalement toutes les
qualités d’une "bonne mère".

Ce n’est pas un hasard si la figure de Marie, mère de Jésus, ne cesse depuis cent cinquante ans de prendre de l’ampleur : multiplication des pèlerinages en ses lieux d’apparitions, importance du culte mariale au sein du renouveau charismatique et les deux derniers dogmes de la foi formulés par l’Eglise concernent la Vierge Marie : son Immaculée Conception en 1854 et son Assomption en 1950. Cette tendance à la féminisation du divin habite aussi ceux qui, toujours plus nombreux, ne fréquentent plus les Eglises mais croient en un sens de l’existence. On assiste ainsi à un effacement de la figure personnelle et paternelle de Dieu pour une autre plus impersonnelle et maternelle : celle du destin. On n’arrive plus à se représenter Dieu comme un père créateur, mais on croit à la providence, au sens de la vie, aux signes, à la destinée inscrite dans les astres, à sa "légende personnelle", expression qui fit le succès mondial de “L’Alchimiste”, le conte initiatique de Paulo Coelho.

Bref, on ne veut plus d’un Dieu autoritaire et législateur, de dogmes et de normes, mais on croit volontiers à une énergie divine bienveillante et protectrice, qui enveloppe l’univers et conduit nos vies de manière mystérieuse. Cette conception n’est pas sans évoquer la providence des philosophes stoïciens de l’Antiquité. Elle nous conduit aussi à renouer avec les figures féminines du sacré des sociétés anciennes, contre lesquelles les monothéismes ont tant lutté. Certes, nous n’allons pas rendre un culte aux "déesses mères" du passé, mais nous avons besoin, sans doute plus inconsciemment que consciemment, de redonner à l’absolu les qualités féminines et maternelles que lui avaient en partie ôtée les sociétés patriarcales. Chassez le féminin… il revient au galop. Et c’est tant mieux !

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Re: POURQUOI TANT DE MEPRIS ?

Message  Invité le Lun 29 Mar 2010 - 1:19

http://www.fredericlenoir.com/web/content/blogcategory/34/60/lang,fr/
Jésus de Nazareth


Psychologies Magazine, décembre
2001
.

LES CINQ CLES DU MESSAGE DE JESUS DE NAZARETH

1- Aucun homme n’est méprisable
Bien que juif pratiquant, Jésus fraye avec les païens, les exclus et la canaille, refuse de faire des distinctions entre les hommes, de diaboliser qui que ce soit, ce qui scandalise les religieux bon teint. Aux moralistes qui s’offusquent de le voir accorder son pardon à ceux qui transgressent la loi, il rappelle que ce sont justement les pécheurs qui ont besoin de lui. A la foule hypocrite qui veut lapider une femme surprise en flagrant délit d’adultère, il rétorque : «Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre.» (Jean, 8,7.) Et le narrateur d’ajouter avec humour : «A ces mots, ils se retirèrent un à un, à commencer par les plus vieux.»

2- On n’a nul besoin des religions pour rencontrer Dieu
Jésus prône une relation directe entre l’homme et Dieu et relativise le rôle des médiations. Une idée subversive pour les institutions religieuses. Ainsi, à une samaritaine (secte dissidente du judaïsme) qui s’étonne : «Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que c’est à Jérusalem que l’on doit adorer», Jésus répond : «L’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père […] L’heure vient où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité.» (Jean, 4, 19-24.)

3 - Dieu est amour
Face aux visages ambigus d’un Dieu qui apparaît parfois comme un tyran ou un juge implacable, Jésus affirme qu’il est amour, justice, sainteté, lumière et compassion, et l’appelle «notre Père». Toute l’éthique chrétienne repose sur cette croyance en son amour : «Montrez-vous miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas et vous ne serez pas jugé; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamné ; remettez et il vous sera remis; donnez et l’on vous donnera.» (Luc, 6-36-38.)

4 - La mort n’est pas une fin
Les écoles juives étaient divisées sur la croyance en une survie de l’âme après la mort. Jésus, lui, est catégorique : la mort n’est qu’un passage, il existe une autre vie après elle. Il promet le bonheur éternel aux humbles, aux coeurs purs, aux miséricordieux, aux artisans de paix, aux affligés, à ceux qui sont persécutés par la justice (Matthieu, 5, 3-10). Il se présente aussi comme le sauveur, celui qui est venu donner les clés de la vie éternelle à «tous les hommes de bonne volonté».

5 - Chacun sera jugé sur l’amour qu’il a donné

Ce n’est donc ni le rituel ni la foi seule qui importent, mais l’amour envers son prochain. Jésus évoque ce qu’il dira au jour du Jugement dernier (Matthieu, 25) : «Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire; j’étais un étranger et vous m’avez accueilli; nu et vous m’avez vêtu; malade, et vous m’avez visité; en prison, et vous êtes venus à moi.» A l’étonnement des justes, qui ne l’ont jamais vu en prison, assoiffé ou affamé, il répondra : «En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un des plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.»

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Re: POURQUOI TANT DE MEPRIS ?

Message  Invité le Lun 29 Mar 2010 - 11:01

Eve est seule au paradis. Elle s’ennuie et demande à Dieu de
lui créer un compagnon. Dieu crée toutes sortes d’animaux pour tenir
compagnie à Eve, mais celle-ci s’ennuie toujours autant. Alors Dieu lui
dit :

— Je pourrais créer l’homme qui sera très proche de toi,
mais tu risques de le regretter, car c’est un être orgueilleux qui a
besoin de dominer.
— Ce n’est pas grave, supplie Eve, donne-moi ce
compagnon.
— Bien, poursuit Dieu, mais à une condition : ne lui dis
pas qu’il a été créé après toi, car il ne le supporterait pas. Que cela
reste un secret entre nous… entre femmes. »


Merci Assunta pour cette superbe histoire, un peu d'humour le matin pour commencer la semaine de travail c'est très bien
je vais l'apprendre par coeur
bonne journée à tous

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Re: POURQUOI TANT DE MEPRIS ?

Message  Invité le Lun 29 Mar 2010 - 14:04

un autre merci Assunta pour les vidéos sur Frédéric Lenoir que je ne connaissais pas
je jurerais qu'il a lu et étudié la révélation d'Ares ! dans tout les cas ces paroles font du bien

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Re: POURQUOI TANT DE MEPRIS ?

Message  Invité le Lun 29 Mar 2010 - 16:27

je jurerais qu'il a lu et étudié la révélation d'Ares ! dans tout les
cas ces paroles font du bien
Pas forcément. Il y a beaucoup de chrétiens qui remettent en cause les dogmes et hiérarchie religieuse.
De plus Dieu dit bien qu'Il a soufflé dans les coeurs des Hommes. Et ces Hommes ne seront pas automatiquement PA ni n'auront lu automatiquement la RA et ni croiront pour certains même pas.
Le monde est rempli de gens réfléchis dans leur religion respective et parmi les non-religieux et non-croyants, qui remettent en cause leur croyance, parce qu'ils lisent avec l'esprit et non plus à la lettres (cf les ontologues).

Frédéric Lenoir semble connaître l'ontologie et métaphysique, tout du moins ses idées le démontrent.
On voit bien qu'entre les discours de toutes les hiérarchies religieuses et les sociétés il y a des incohérences et des aberrations qui sont très souvent contraires à la Parole. Les Hommes n'ont pas besoin de lire la RA pour constater cela.
Leur réflexion les amène tout simplement à la même conclusion que Dieu.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Lenoir

Frédéric Lenoir :
Philosophe, sociologue et historien des religions. Docteur de l'École des hautes
études en sciences sociales et chercheur associé au Centre
d'études interdisciplinaires des faits religieux (CEIFR). Depuis 2004, il dirige la rédaction du magazine Le Monde des religions, un bimestriel édité par Malesherbes Publications, filiale du groupe "Le Monde", et qui aborde le fait religieux de manière distanciée.

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Re: POURQUOI TANT DE MEPRIS ?

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