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La Céne

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La Céne

Message  Invité le Mer 7 Avr 2010 - 14:17

A trop voir la croix, on en oublie presque la Cène, ce dernier repas ..., ce symbole du partage ...

La croix ne me semble pas, de mémoire, appartenir aux rites des premiers temps du christianisme.

1. Comparaison entre les icônes byzantines et la peinture occidentale de la dernière Cène

Dans les représentations byzantines, les personnages sont répartis autour d'une table ronde ou en demi-lune et non autour d'une table rectangulaire comme en occident. Cette image de la table est déterminée en partie par la forme de l'autel en orient.

Le Christ est situé habituellement à gauche de la table et non au milieu comme dans les représentations de la Cène en occident. Pour marquer la dignité de Jésus, ses pieds reposent sur un piédestal.
Sur la table il y a une grande coupe ou l'on voit parfois un poisson. Il y a souvent trois coupes, ce qui rappelle le repas de la Pâque juive ou on buvait trois coupes. En occident on voit, habituellement comme à la messe, le pain et le calice et assez souvent l'agneau pascal.
Jésus tend la main pour bénir, tandis qu'en occident il tient souvent le pain ou la coupe, parfois une hostie.

L'attitude de Judas, ainsi que l'attitude de Jésus a son égard, n'est pas la même sur les icônes et en occident. Sur les icônes, Judas, au milieu des apôtres, est penché sur la table, il tend le bras et met la main au plat. En occident, Judas est loin de Jésus, mais celui-ci lui tend souvent une bouché de pain ou une hostie.

La représentation byzantine de la Cène est proche de la Pâque juive (les trois coupes, la bénédiction), tandis que la représentation occidentale est marquée par la célébration de la messe (place de Jésus au centre, le pain et le calice).


Léonard de Vinci, La Cène


Syrie - Maaloula : le couvent de Mar Sarkis ( Saint-Serge)

http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_jeudi_saint_peintures.htm


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Re: La Céne

Message  Invité le Sam 17 Avr 2010 - 1:12

[18b] La chair et le sang ne peuvent hériter le Royaume de Dieu. Qu’est-ce qui n’héritera pas ? Ce dont nous sommes revêtus. Mais de quoi sera-t-il hérité ? Du Christ et de son sang. C’est pourquoi il a dit : Celui qui ne mangera pas ma chair et ne boira pas mon sang n’aura pas la vie en lui. Qu’est-ce que sa chair ? C’est la Parole et son sang, c’est l’Esprit Saint. Celui qui a reçu cela a une nourriture, une boisson et un vêtement.

Évangile de Philippe


La Cène, vitrail église d'Aulnay-sur-Iton près d'Eveux

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Re: La Céne

Message  Invité le Lun 19 Avr 2010 - 15:06

Le pain représente la nourriture spirituelle. Jésus disait «Je suis le pain de vie.»
Le vin représente la réanimation du don de Dieu en chacun.
Le Pain et le vin sont les symboles de la substance divine, de la vie divine.

Boire du vin représente la joie que l'on ressent, puisque cela symbolise la réanimation du don de Dieu en soi. Lorsqu'on laisse le Bien s’écouler en soi, on participe de la nature divine. Cela représente la communion avec les attributs/dons de Dieu qui sont en nous.

La vie a deux aspects : à savoir, spirituel et physique. Le spirituel est une source d'inspiration, le physique représente la nutrition ; cela est représenté dans la Bible comme le pain et le vin. L'Homme est spirituel ET participe du monde.


Jésus tend la main pour bénir, tandis qu'en occident il tient souvent le pain ou la coupe, parfois une hostie.
Cela a été récupéré par l'église.

L'attitude de Judas, ainsi que l'attitude de Jésus a son égard, n'est pas la même sur les icônes et en occident. Sur les icônes, Judas, au milieu des apôtres, est penché sur la table, il tend le bras et met la main au plat. En occident, Judas est loin de Jésus, mais celui-ci lui tend souvent une bouché de pain ou une hostie.

Je penche pour la version orientale. Sachant ou se doutant que Judas va le trahir, je ne vois pas pourquoi Jésus lui tendrait une bouchée de pain. C'est très chrétien (judéo-chrétien ?) d'avoir voulu faire croire puis entretenir l'idée que Jésus humblement cajole son futur détracteur (cf tendre la joue) en lui donnant à manger, ou pire se tait devant la trahison de Judas qu'il connaît ou devine et sous prétexte qu'il ne faut pas juger lui tend la nourriture.
C'est le fait même du pardon chrétien : tu pardonnes le mal qu'on te fait (ou qui va être fait ici) et tu te tais, on n'en parle plus, et ainsi ceux qui agissent mal n'ont pas à s'expliquer, ils s'en sortent toujours bien. C'est très chrétien cela. Très catho !!!

Par contre l'attitude de Judas démontre que pour l'instant il n'a aucun remord par rapport à ce qu'il va entreprendre et cela ne l'empêche pas de bien se nourrir. Remords qui le tenaillera un peu plus tard puisqu'il se suicidera.

Je préfère cette scène qui nous ramène bien au plan humain, dans ce qu'il y a d'imperfection, trahison, et même amour et de beauté. On peut être tous Judas ou bien Jésus. On peut aussi être Judas (sans aller dans la mort) puis Jésus (changement par la pénitence) et réciproquement. Oui cette scène est bien réelle et très humaine !!

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Re: La Céne

Message  Invité le Lun 19 Avr 2010 - 17:01

(judéo-chrétien ?)

Le judéo-christianisme existe-t-il ?

Pour moi il n'a jamais historiquement existé, sauf peut-être avant l'an 70. mais faut-il parler à cette époque pionnière, de judéo-christianisme ? ou de pagano-christianisme ?
Les juifs ont été depuis presque toujours, tenus en marge du monde chrétien, et priés de s'en distinguer ostensiblement.
Quelle est, historiquement, la réalité du Judaïsme en Europe ?
- début IVe siècle : concile d'Elvira (Espagne)... Excommunication prévue pour les gens qui côtoieraient des Juifs d'un peu trop près ;
- 315 : interdiction du prosélytisme juif ;
...
- XIIIe-XIVe : interdiction de posséder l'Ancien testament
etc.

Les juifs n'avaient pas accès à certaines professions ou charges civiles ... Les protestants subiront le même sort d'ailleurs pendant un temps.
Pour les chrétiens, disons au moins les catholiques, d'après témoignages que je tiens de très vieilles personnes, les juifs étaient considérés comme les assassins du Christ, et c'était ce qui était endoctriné dans leurs petites cervelles d'enfants au catéchisme.
Comment le judéo-christianisme aurait-il pu existé ? alors que le schisme est consommé depuis le milieu du II° après JC, alors que la Nouvelle Alliance (NT) qui rompt avec l'Ancienne Alliance (AT) fait partie des dogmes de l'Église chrétienne ?
A moins que ce judéo-christianisme manifeste l'expression sublimée de la culture d'opposition !

J'ai l'impression que ce concept de judéo-christianisme est très récent (fin du XX°), qu'il vient s'inscrire dans le discours médiatique depuis que l'Europe se cherche des racines ailleurs qu'en gauloiseries celtiques, nordiques, teutonnes, ibères ... et qu'il est dopé actuellement par les tensions en Orient, et peut-être (?) l'impulsion prosélyte d'un messianisme américano-évangélico-christo-sioniste ... pour refaçonner l'histoire sur des critères opportunistes, et par ailleurs pour opposer une pseudo-unité religieuse qui me paraît totalement imaginaire et fantasque, au monde musulman.

A moins que ce concept ait émergé de l'athéisme qui a rejeté l'héritage culturel, religieux, spirituel ... et du judaïsme, et du christianisme, l'ensemble étant mis dans le même sac à déchets inutiles sous l'appellation de judéo-christianisme (?) dont il serait préférable de s'éloigner de ses relents nauséeux et moralisateurs ...

Si le judéo-christianisme a existé, il ne fut possible que par l'union des amants, l'amour qui a uni une chrétienne à un juif ,
ou un chrétien à une juive

Mais, bon, puisque ce concept (fumeux à mon idée) existe aujourd'hui, espérons qu'un jour très prochain, ce judéo-christianisme reconnaitra dans le Coran la suite prophétique naturelle des origines judéo-chrétiennes

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Re: La Céne

Message  navy le Lun 19 Avr 2010 - 19:15

Pour moi il n'a jamais historiquement existé, sauf peut-être avant l'an 70. mais faut-il parler à cette époque pionnière, de judéo-christianisme ? ou de pagano-christianisme ?
Les juifs ont été depuis presque toujours, tenus en marge du monde chrétien, et priés de s'en distinguer ostensiblement.
Quelle est, historiquement, la réalité du Judaïsme en Europe ?
- début IVe siècle : concile d'Elvira (Espagne)... Excommunication prévue pour les gens qui côtoieraient des Juifs d'un peu trop près ;
- 315 : interdiction du prosélytisme juif ;
...
- XIIIe-XIVe : interdiction de posséder l'Ancien testament
etc.

Bien entendu.
Mais enfin, Njama, ou as tu vu du judéo-christianisme ?, bien entendu que ça n'existe pas personne n'a dit le contraire.

(sauf dans les cas que tu cites et encore faut connaitre )

Le terme "judéo-chretien" , probablement inventé par des journalistes, est utilisé surtout dans l'expression "morale judéo-chretienne" ou "éducation judéo-chrétienne" pour désigner une morale rigide sexuellement.
On aurait pu dire "morale chrétienne" tout simplement mais le terme judéo accentuait le coté repressif ou strict peut-être dans l'esprit des chrétiens


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Re: La Céne

Message  pat le Lun 19 Avr 2010 - 22:02

Assunta a dit :
Je penche pour la version orientale. Sachant ou se doutant que Judas va le trahir, je ne vois pas pourquoi Jésus lui tendrait une bouchée de pain. C'est très chrétien (judéo-chrétien ?) d'avoir voulu faire croire puis entretenir l'idée que Jésus humblement cajole son futur détracteur


Mais personne ne veut faire croire et entretenir quoique ce soit. Si les artistes représentent cette scène, c'est que le texte de Jean relate ainsi les faits et que Jean a été l'inspirateur de beaucoup d'artistes.

« Je vous le dis : l'un de vous me livrera. « 
Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait. Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui

L'enseignement de Jésus, son originalité est basé sur l'e pardon et sur l' amour inconditionnel, même de l'ennemi. C'est donc très chrétien comme vous dites et pour cause.

Je lis à suivre une méditation de njama sur le judéo-christianisme.
Il est évident qu'une religion judéo-chétienne n'existe pas ou effectivement au tout début du christianisme lorsque les premiers convertis étrangers se sont mélangés avec les convertis de la première heure qui étaient forcément juifs.
Mais si une telle religion n'a pas existé car je pense que personne n'a jamais dit je suis de religion judéo-chrétienne, le concept culturel lui, existe bel et bien.
On ne compte pas les œuvres artistiques qui font référence à l'ancien testament : sculpture, peinture, musique (oratorio)...
La culture dans laquelle nous avons baigné jusqu'au milieu du Xxième siècle est une culture judéo-chrétienne : ancien et nouveau testament. Il est vrai que l'ancien testament chrétien et la Bible juive, ne retiennent pas d'une façon strictement identique les mêmes livres, mais pour autant il y a beaucoup de similitude.

Notre culture religieuse est une culture judéo-chrétienne depuis que le christianisme a balayé ce qu'on a appelé le paganisme. Il ne reste de notre culture antérieure druidique que très peu de choses : quelques légendes, quelques menhirs et autres pierres taillées, quelques lieux mythiques et encore souvent reconvertis en lieux chrétiens.
Je ne juge pas du bien fondé de ce fait. Je ne dis pas que c'est bien ou mal que ce soit passé ainsi. Je constate qu'une religion s'est formé sur un terreau juif et que cette religion a conquis culturellement l'Occident et une bonne partie de l'Orient.

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Message  Invité le Mar 20 Avr 2010 - 0:37

c'est que le texte de Jean relate ainsi les faits et que Jean a été l'inspirateur de beaucoup d'artistes.

effectivement Jean 13 relate des faits, le lavement des pieds, la trahison de Judas ... mais ne relate pas la Cène, au sens eucharistique (eucharistein, rendre grâce) que l'on donne à la Cène, pain & vin, Chair & Sang ... Parole & Esprit-Saint ...

La Cène relatée par les évangiles canoniques.

On notera que seul Matthieu parle de « rémission des péchés », alors que ni Marc, ni Luc, ni Jean n'en parle.
Et que seul Luc précise le « faites ceci en mémoire de moi »

Marc 14/22 à25
Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Prenez, ceci est mon corps.
Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous.
Et il leur dit: Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs.
Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu.

Matthieu 26/26 à 29
Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps.
Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous;
car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.
Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.

Luc 22/15 à 20
Il leur dit: J'ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir;
car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu.
Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit: Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous;
car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu'à ce que le royaume de Dieu soit venu.
Ensuite il prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi.
Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.

édité pour souligner que seul Matthieu dit:
j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.


Dernière édition par njama le Mar 20 Avr 2010 - 15:07, édité 1 fois

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Re: La Céne

Message  Invité le Mar 20 Avr 2010 - 2:33

On devine que la Cène vue du christianisme a tentée plus ou moins bien d'associer les différents récits des évangélistes.

Du point de vue de la théologie catholique, la rémission des péchés (seulement signalée par Matthieu), n'est autre que le Pardon de Dieu au pécheur repentant, c'est à dire de la personne qui reconnaît ses péchés, et qui veut se racheter en amendant ses défauts.
Et sur le Pardon de Dieu, qui peut se prononcer d'autre que Lui-Même ?

Il ne s'agit donc pas d'un rachat pur et simple, d'une libération ou d'une réhabilitation par la simple célébration de l'Eucharistie, telle que le laisse sous-entendre la rédemption sacrificielle, rachat du genre humain par la mort du Christ et son sang versé.

Jésus souhaitant fêtait Pessa'h avec ses disciples, c'est une certitude, Marc, Matthieu et Luc l'attestent. Chez Jean c'est moins précis ...

Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné, et ils préparèrent la Pâque.(Mt 26/19)

Les disciples partirent, arrivèrent à la ville, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit; et ils préparèrent la Pâque. Mc 14/16

Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit; et ils préparèrent la Pâque. Lc 22/13

Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. Pendant le souper … Jn 13/1-2

Qu'il rompit le pain matzot, "azyme" , c'est à dire n'ayant pas levé, (toute nourriture hametz, contentant de la levure étant interdite ce jour-là) n'a rien de particulièrement singulier pour cette célébration de Pessa'h, c'est le rite qu'il continue de perpétuer.
Ce qui est très singulier par contre, c'est qu'il dise: "ceci est mon corps... ", "ceci est mon sang ... "

Jésus voulait-il dire vraiment associer ou ajouter cet acte au rite (Exode 12/27), ce « faites ceci en mémoire de moi » cité seulement par Luc, à Pessa'h, ce qui me semble personnellement peu probable, et d'ailleurs les chrétiens ne célèbrent pas l'Eucharistie qu'à Pâques, ou profitait-il de ce dernier repas pris avec eux, pour leur laisser ... une simple observance "salutaire", sans corrélation particulière avec Pâques qui reste Pessa'h telle que pratiquait depuis les Hébreux sortis d'Égypte.

"... Mémoire de Mon Sacrifice
Je n'ai pas laissé d'autre observance à mes Témoins"
Évangile d'Arès A 8/9

Exode 12/27
Et lorsque vos enfants vous diront: Que signifie pour vous cet usage?
vous répondrez: C'est le sacrifice de Pâque en l'honneur de l'Éternel, qui a passé par-dessus les maisons des enfants d'Israël en Égypte, lorsqu'il frappa l'Égypte et qu'il sauva nos maisons. Le peuple s'inclina et se prosterna.

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Re: La Céne

Message  Invité le Mar 20 Avr 2010 - 13:03

Orthodox icons of the Mystical supper




Les icônes orthodoxes représentant la Cène sont rares; l'iconographie orthodoxe leur préférant Abraham et les trois anges. On notera que la composition de l'image demeure la même, la table est circulaire, seul Jésus a une auréole sur la tête, il ne tend rien à Judas, il n'est pas au centre, mais sur le côté.

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La Cène et le disciple bien-aimé ...

Message  Invité le Mer 21 Avr 2010 - 1:46

La Cène et le disciple bien-aimé ...

Vous aurez noté que dans les différentes représentations de la Cène, à côté de Jésus, un disciple, jeune homme parfois aux traits efféminés, repose sa tête sur sa poitrine, sur son épaule ou sur ses genoux.

Cela n'a pas manqué d'intriguer quelques personnes, et même paraît-il, récemment, dans un reportage tv, un « spécialiste » affirmait que si de Vinci avait peint un personnage féminin dans la Cène, c'est parce qu'il était homosexuel et avait représenté son « petit ami » idéalisé. Cette hypothèse serait valable si seul de Vinci avait représenté Jean sous cet aspect féminin, or ce n'est pas le cas, de nombreux artistes, avant et après lui, ont peint une femme à côté de Jésus. Ils seraient donc tous homosexuels et auraient tous voulu immortaliser leur « petit ami » à côté du Christ ? Évidemment, non.

« le disciple que Jésus aimait » ?
« Un des disciples, celui que Jésus aimait, était couché sur le sein de Jésus. Simon Pierre lui fit signe de demander qui était celui dont parlait Jésus. Et ce disciple, s'étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, qui est-ce ? »
Jean 13/23-25


On peut déjà éliminé Simon-Pierre, et Judas dont l'attitude est toujours assez caractérisé.
Mais pourquoi tant d'artistes ont-ils persisté tout au long de plusieurs siècles d'histoire de l'art à représenter Jean sous des traits efféminés ?

Sur l'attitude quasi-érotique du disciple bien-aimé, on peut évoquer le fait que les repas dans l'antiquité se prenait sur des banquettes autour d'une table basse, ainsi que l'on peut le voir sur des fresques grecques ou romaines, et ainsi que cela se pratique encore dans le monde arabe.
Le disciple que Jésus aimait était donc couché sur le sein de Jésus, le mobilier s'y prêtait

Les versions avec les disciples assis sur des chaises sont des adaptations occidentalisées, et prudes pour ne pas choquer les mœurs, semble-t-il.

Christian Doumergue dans son livre * nous éclaire à ce sujet : à l'origine, le « disciple que Jésus aimait » était bien Marie-Madeleine et c'est elle qui était représentée dans la Cène. Par la suite, quand l'Église identifia le « disciple que Jésus aimait » à Jean, elle s'efforça d'occulter la présence de Marie-Madeleine, qui était bien trop gênante, lors du dernier repas. Mais la tradition iconographique perdura car on ne put éliminer toutes ces représentations. Certaines échappèrent donc à la destruction et servirent encore de modèles aux artistes futurs. Il fallut alors expliquer pourquoi Jean était représenté sous les traits d'une femme et on justifia cette particularité par l'invraisemblable virginité du disciple.

* Christian Doumergue, Marie-Madeleine, La Reine Oubliée, éd. Lacour, Nîmes, 2004

La Cène Juan de Juanes (1523-1579) Espagne

Où ça se complique c'est qu'à l'époque, comment ce peintre Juan de Juanes avait-il connaissance d'évangiles apocryphes ? ou d'une autre version d'un de ces textes, ou d'un évangile resté caché, pas encore redécouvert ?

Évangile de Marie, page 9 et 10

« N’imposez aucune règle, hormis celle dont je fus le Témoin. N’ajoutez pas de lois à celles de celui qui a donné la Loi, afin de ne pas en devenir les esclaves. » Ayant dit cela, Il partit. Les disciples étaient dans la peine ; ils versèrent bien des larmes, disant : « Comment se rendre chez les païens et annoncer l’Évangile du Royaume du Fils de l’Homme ? Ils ne l’ont pas épargné, comment nous épargneraient-ils ? »

Alors, Marie se leva, elle les embrassa tous et dit à ses frères :
« Ne soyez pas dans la peine et le doute, car Sa Grâce vous accompagnera et vous protégera : louons plutôt Sa grandeur, car Il nous a préparés. Il nous appelle à devenir pleinement des êtres humains. » Par ces paroles, Marie tourna leurs cœurs vers le Bien ; ils s’éclairèrent aux paroles du Maître.

Pierre dit à Marie : « Sœur, nous savons que le Maître t’a aimée différemment des autres femmes. Dis-nous les paroles qu’Il t’a dites, dont tu te souviens et dont nous n’avons pas la connaissance... »

puis, page 17 et 18

Pierre ajouta : « Est-il possible que le Maître se soit entretenu ainsi, avec une femme, sur des secrets que nous, nous ignorons ? Devons-nous changer nos habitudes, écouter tous cette femme ? L’a-t-Il vraiment choisie et
préférée à nous ?
»

Alors Marie pleura. Elle dit a Pierre : « Mon frère Pierre, qu’as-tu dans la tête ? Crois-tu que c’est toute seule, dans mon imagination, que j’ai inventé cette vision ? ou qu’à propos de notre Maître je dise des mensonges ? »
Levi prit la parole : « Pierre, tu as toujours été un emporté ; je te vois maintenant t’acharner contre la femme, comme le font nos adversaires. Pourtant, si le Maître l’a rendue digne, qui es-tu pour la rejeter ? Assurément, le Maître la connaît très bien Il l’a aimée plus que nous. Ayons donc du repentir, et devenons l’être humain dans son intégrité ; laissons-le prendre racine en nous et croître comme Il l’a demandé. Partons annoncer l’Évangile sans chercher a établir d’autres règles et
d’autres lois en dehors de celle dont Il fut le témoin. »

Évangile de Philippe

Il y en avait trois qui marchaient toujours avec le Seigneur : Marie sa mère et sa sœur et Madeleine appelée sa compagne. Sa sœur, sa mère et sa compagne étaient chacune Marie. [26]

Et la compagne du fils est Marie Madeleine. Le Seigneur l’aimait plus que tous les disciples et il l’embrassait souvent sur la bouche. Les disciples le voyaient et ils lui dirent : Pourquoi l’aimes-tu plus que nous tous ? Le sauveur répondit et leur dit : Comment se fait-il que je ne vous aime pas autant qu’elle ? Un aveugle et quelqu’un qui voit, quand ils sont tous deux dans l’obscurité ne se distinguent pas l’un de l’autre. Si la lumière vient, alors celui qui voit verra la lumière alors que celui qui est aveugle demeurera dans l’obscurité.[44b, 45]

Évangile de Thomas Logion 114

1 Simon Pierre leur dit :
2 Que Mariam sorte de parmi nous,
3 parce que les femmes ne sont pas dignes de la Vie.
4 Jésus dit :
5 Voici que je l'attirerai
6 afin de la faire mâle,
7 pour qu'elle soit, elle aussi, un esprit vivant,
8 semblable à vous, les mâles.
9 Car toute femme qui se fera mâle
10 entrera dans le royaume des cieux.

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Re: La Céne

Message  pat le Mer 21 Avr 2010 - 12:06

"... Mémoire de Mon Sacrifice
Je n'ai pas laissé d'autre observance à mes Témoins"
Évangile d'Arès A 8/9

C'est dire si « cette observance » est importante. D'ailleurs, elle est reprise par l'Evangile donné à Arès.
Que les Hommes, au fil du temps, se soient trompés dans la manière de l'observer, c'est possible.

La Pâque juive que Jésus célèbre est la commémoration de la sortie d'Égypte. Pessa'h signifie « passer par-dessus » Dieu avait demandé aux juifs d'immoler un agneau et d'enduire de son sang le montant de la porte de leur maison afin que ceux-ci ne soient pas affectés par "la dixième plaie" que Dieu envoya aux Égyptiens pour que ceux-ci acceptent de laisser partir les juifs, à savoir la mort du premier né dans chaque famille égyptienne. Tout cela est hautement symbolique, bien sûr, mais constitue un important rituel juif.
En dehors de l'agneau pascal, dont nous venons de le voir, le sang est symbolique de la protection de Dieu, le pain non levé a aussi son poids symbolique. C'est également lié à l'exode. Le jour du départ, les juifs n'ont pas eu le temps de faire lever leur pain, ils sont donc partis avec du pain non levé.
Ainsi le pain non levé est-il le symbole de la liberté retrouvée.

Jésus reprend ces symboles et les enrichit.
Du pain, il fait le symbole de son corps.
Le sang passe symboliquement au vin ou au jus de raison, qui repasse symboliquement à son sang qui ne marque plus les portes, mais qui devient le symbole d'une nouvelle alliance, l'ancienne étant ce fameux exode et les tables données à Moïse.

"Faites ceci en Mémoire de moi", que l'on interprète aujourd'hui comme Faites Mémoire de mon Sacrifice. Sacrifice auquel je consens en vue de la disparition du Mal et de la Mort. Voilà ce que je trouve aujourd'hui dans l'Evangile donné à Arès et qui ne contredit pas les Evangiles si on se donne la peine de les lire sans le filtre deux fois millénaires de l'institution chrétienne, car il ne s'agit là nullement de rachat, mais d'invitation à renoncer au Mal. C'est tout l'enseignement de Jésus au cours de sa vie. Il n'a jamais prétendu tout prendre sur ses épaules. Il a au contraire toujours invité les gens à changer de vie.

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Re: La Céne

Message  Invité le Mer 21 Avr 2010 - 12:43

Mémoire du Sacrifice dans la RA c'est aussi tenir table ouverte.

...Sacrifice n'évoque pas la crucifixion ; au propre ou au figuré
tuer un homme de bien (un fils) est tuer l'espérance du monde, c'est aussi comme vouloir tuer le Père, immortel
mais soumis à la douleur du chagrin. De cela les pénitents font Mémoire ; chacun à son tour (v.9) sacrifie sa tranquillité, son temps, sa table (Veillée 10) — il rappelle par la même occasion que le monde doit changer (28/7) —. L'homme retourne à Dieu par les efforts mêmes (le sacrifice même) que Dieu assume en appelant l'homme patiemment (image et ressemblance, réciprocité de Dieu et de l'homme, n.êê Veillée 1, n.ê Veillée 2).

...Toutefois, sacrifier chaque jour son égoïsme, son orgueil, sa paresse, à l'amour et à l'apostolat (moisson) est déjà faire Mémoire du Sacrifice de Dieu, même si cela ne dispense pas de la paroxysmale Mémoire du Sacrifice accomplie à son tour (v.9).


E/08/09
Tu feras établir dans les assemblées en toute égalité le tour de chacun de faire Mémoire de Mon Sacrifice. Je n’ai pas laissé d’autre observance à Mes Témoins.


9. En toute égalité : En pratique, tant que les croyants revenus à la Vérité restent rares, il est impossible d'établir le tour de chacun de faire Mémoire du Sacrifice sans toujours désigner les mêmes hommes (les femmes ne font pas Mémoire du Sacrifice, 9/1) et leur imposer ainsi un fardeau démesuré (sans mesure), donc préjudiciable. Quand les frères seront nombreux, celui dont le tour viendra de faire Mémoire du Sacrifice accomplira ce devoir six jours durant (voir Veillée 10), tenant table ouverte, faisant la charité, portant témoignage de la Vérité, etc.

E/09/01
Les femmes ne feront pas Mémoire de Mon Sacrifice, parce qu’elles ne M’ont pas condamné. Quelle pénitence feraient-elles d’un crime qui n’est pas le leur ? Et même beaucoup d’entre elles M’ont pleuré.

... les femmes pleurèrent Jésus, comprenant son authenticité et prévoyant les conséquences de son assassinat pour la communauté humaine, parce que condamner le prophète est condamner et sacrifier Dieu, donc l'amour, et continuer d'exposer l'homme aux ténèbres et au malheur de la barbarie.

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Re: La Céne

Message  Invité le Mer 21 Avr 2010 - 12:58

Merci de réhabiliter l'histoire si j'ose dire. Marie-Madeleine était la compagne de Jésus. Compagne voulait dire épouse.
En araméen, le mot compagne signifiait épouse.

http://www.deficulturel.net/modules/news/article.php?storyid=67635

http://www.davinci-codex.com/actu/article.php3?id_article=78

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Re: La Céne

Message  pat le Mer 21 Avr 2010 - 21:51

Oui, Njama, on peut penser que Jésus a aimé cette Miriam (Marie-Madeleine) que l'Evangile de Thomas nous décrit comme étant sa compagne et comme étant plus instruite de la spiritualité de Jésus que les autres. Ce qui provoqua leur jalousie, qui a pu se traduire par la négation même de son existence en tant qu'apôtre.

pat

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Re: La Céne

Message  Invité le Jeu 22 Avr 2010 - 1:33

Compagne voulait dire épouse.
compagnon, du latin populaire companio, -onis, "celui qui mange son pain avec", et compagne en dérive au féminin.
Ce n'est même pas lié proprement dit à "épouse", mais à fortiori, l'épouse, compagne si "privilégiée" ne pourrait en être exclue.

il y a toute une symbolique derrière ça !

Oui, Njama, on peut penser que Jésus a aimé cette Miriam (Marie-Madeleine) que l'Evangile de Thomas nous décrit comme étant sa compagne

Si, il n'y avait que Thomas encore, mais les évangiles de Philippe et de Marie aussi s'y ajoutent, en des termes si différents ! Un seul, n'est qu'un indice, plus, cela commence à devenir un faisceau de présomptions, sans compter que s'y ajoute toute une iconographie qui correspond à ces témoignages ... et au final, devant ces faits, cela nous laisse comme un sentiment d'hypocrisie, de travestissement d'une réalité sublime, ou subliminale dont le commun des mortels a été écarté ... pour de sombres raisons ... qu'il ne nous revient pas de juger.

Les citations de Marie, Philippe et Thomas proviennent des traductions faites d'après les manuscrits découverts en Nag-Hammadi en 1945.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que_de_Nag_Hammadi

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Re: La Céne

Message  Invité le Jeu 22 Avr 2010 - 10:17

"... Mémoire de Mon Sacrifice
Je n'ai pas laissé d'autre observance à mes Témoins"
Évangile d'Arès A 8/9


Évangile de Marie, page 9

« N’imposez aucune règle, hormis celle dont je fus le Témoin. N’ajoutez pas de lois à celles de celui qui a donné la Loi, afin de ne pas en devenir les esclaves. » Ayant dit cela, Il partit.



On devine de plus en plus que la Cène et la Mémoire du Sacrifice sont liées, se juxtaposent, parce que ces Paroles ont été laissées aux Témoins lors de ce repas de Pessa'h. Chaque évangile nous livre ses bribes qui se complètent.
Les morceaux du puzzle s'assemblent, et je ne vois rien qui indique que ce « faites ceci en mémoire de moi » se substitue à Pessa'h, ou qui indiquerait qu'il soit à célébrer particulièrement ces jours de la Pâques, et encore moins chaque shabbat, jour de repos assigné au septième jour, et encore moins moins chaque jour comme le font certains ecclésiastiques. Le rite liturgique qui s'impose et a été imposé à multitudes de générations, a pris la place de ... la simple observance donnée à tous, ... de l'acte rituel librement désiré, accepté.

Ce faire "en mémoire de moi" n'indique nulle part une quelconque transsubstantiation, transformation du pain et du vin en chair et sang du Christ, comme célébrée dans l'Eucharistie chrétienne, εὐχαριστία / eukharistía, « action de grâce » que fit Jésus d'ailleurs au début de ce Mystical supper avant de rompre le pain, et ayant pris la coupe.

Du pain il est dit, "ceci est mon corps", (Jésus) Christ donne (cette) Sa parole comme étant Sa chair
Du sang seul, il est dit qu'il est le sang de l'alliance aux conditions que précise seulement l'apôtre Matthieu.

"le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés" (efforts du repentant) Matthieu 26/28

Évangile de Philippe
[18b] ... C’est pourquoi il a dit : Celui qui ne mangera pas ma chair et ne boira pas mon sang n’aura pas la vie en lui. Qu’est-ce que sa chair ? C’est la Parole et son sang, c’est l’Esprit Saint. Celui qui a reçu cela a une nourriture, une boisson et un vêtement.

Dommage que ces premières assemblées de chrétiens n'aient pas su recoller correctement les morceaux de cet ultime message "faites ceci en mémoire de moi", "nouvelle" possibilité d'Alliance au Divin, Mémoire du Sacrifice, qui n'invalide aucunement tous les autres chemins, ni de célébrer Pessa'h ... Haut-Lieu de ce judéo-christianisme ?

Voilà ce que je trouve aujourd'hui dans l'Evangile donné à Arès et qui ne contredit pas les Évangiles si on se donne la peine de les lire sans le filtre deux fois millénaires de l'institution chrétienne, ...



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Re: La Céne

Message  Invité le Jeu 22 Avr 2010 - 11:38

Dommage que ces premières assemblées de chrétiens n'aient pas su
recoller correctement les morceaux de cet ultime message "faites ceci
en mémoire de moi"
, "nouvelle" possibilité d'Alliance au Divin, Mémoire
du Sacrifice
, qui n'invalide aucunement tous les autres chemins, ni
de célébrer Pessa'h ...
Ils l'ont fait c'est sûr mais tout a été récupéré par les systèmes en place (religieux et politique se mêlant à l'époque) en remplaçant des vérités vraies par LEURS vérités à eux. D'où toutes les erreurs connues.

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Re: La Céne

Message  Invité le Jeu 22 Avr 2010 - 20:17

Assunta a écrit:
Ils l'ont fait c'est sûr mais tout a été récupéré par les systèmes en place (religieux et politique se mêlant à l'époque) en remplaçant des vérités vraies par LEURS vérités à eux. D'où toutes les erreurs connues.

Peu importe, je crois, comment cela s'est passé ... au final, aujourd'hui, nous sommes face à une somme de contradictions qui existent entre les églises chrétiennes. Sans rentrer dans le discours théologique, simplement en regardant les œuvres d'art, qui expriment une théologie précise, on le comprend.
Les icônes orthodoxes ne représentent jamais les apôtres avec des auréoles, Jésus est considéré comme un VIP, et la Pâques est juive. Chez les catholiques, l'interprétation différente est centrée sur l'Eucharistie et correspond à la théologie romaine ...

Jean, un bel éphèbe ? ou Marie de Magdala ?


l'ultima cena Giorgio di Francia (1466)
Dans ce tableau, hormis le "disciple bien aimé couché sur le sein de Jésus", un seul personnage, celui a l'extrême droite ne porte pas de barbe.





Cesare Magni (vers 1520)



Autres images sur ce site:
http://www.diegocuoghi.com/coltello/

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Re: La Céne

Message  Invité le Mar 27 Avr 2010 - 22:51

navy a écrit:
Mais enfin, Njama, ou as tu vu du judéo-christianisme ?, bien entendu que ça n'existe pas personne n'a dit le contraire.

(sauf dans les cas que tu cites et encore faut connaitre )

Le terme "judéo-chrétien" , probablement inventé par des journalistes, est utilisé surtout dans l'expression "morale judéo-chretienne" ou "éducation judéo-chrétienne" pour désigner une morale rigide sexuellement.
On aurait pu dire "morale chrétienne" tout simplement mais le terme judéo accentuait le coté répressif ou strict peut-être dans l'esprit des chrétiens

navy
Le terme s'impose de lui-même navy, non maintenant, mais déjà, "à partir" de ce moment de Jésus dans l'histoire des (juifs) hébreux. On ne peut pas dire qu'il fut fondateur d'une nouvelle religion, mais dans les faits, cela s'est produit. N'est-il pas né juif, de Marie, juive ? ainsi que le dit l'évangéliste Matthieu.
Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham.
Abraham engendra Isaac; Isaac engendra Jacob; Jacob engendra Juda (yehuda) et ses frères;
...
N'enseignait-il pas au temple ?
Gamaliel, ne s'est pas converti au pied de la croix ?
...

Si l'on parle de judéo-christianisme, comme d'une nouvelle entente née assez récemment d'on ne sait très bien où ?????, et, en faire un problème "contemporain" me paraît usurper, travestir l'histoire de façon opportuniste.

Du même évangéliste 2/1 à 6:
Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer.
Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.
Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, et il s'informa auprès d'eux où devait naître le Christ.
Ils lui dirent: A Bethléhem en Judée; car voici ce qui a été écrit par le prophète:
Et toi, Bethléhem, terre de Juda, Tu n'es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Car de toi sortira un chef Qui paîtra Israël, mon peuple.


Ce temps du judéo-christianisme ne me semble pas encore venu ? encore ..., car je suppose qu'il s'agirait d'une "très belle et magnifique" entente spirituelle super méga-fraternelle ...

Ou alors, comment comprendre cette parole ?
Luc 1/ 32-33 (l'Annonciation à Marie)
Et l’ange lui dit : « Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n’aura pas de fin. »


"Il lui dit: Quel est ton nom? Et il répondit: Jacob.
Il dit encore: ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur ..."
Gn 32 / 27-28

La maison de Jacob ?

Je me questionne ..................... quelle réalité depuis deux mille ans?.......... quel sens donner à cette phrase ?.......

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Re: La Céne

Message  Invité le Mar 27 Avr 2010 - 22:57

Jean, un bel éphèbe ? ou Marie de Magdala ?

Quel dilemme ?
J'ai depuis très peu de temps, une possibilité de réponse, qui va dans le sens de ce que j'écrivais en toute innocence:
Dommage que ces premières assemblées de chrétiens n'aient pas su recoller correctement les morceaux de cet ultime message "faites ceci en mémoire de moi", "nouvelle" possibilité d'Alliance au Divin, Mémoire du Sacrifice, qui n'invalide aucunement tous les autres chemins, ni de célébrer Pessa'h ... Haut-Lieu de ce judéo-christianisme ?
et qui pourrait être (je rêve ...) , ce que je disais à navy, fils de fils de fils de ... je ne sais quelle tribu d'Israël, qui partage avec moi cet amour pour la terre de Canaan, que j'ai foulé, où j'y ai travaillé,
... car je suppose qu'il s'agirait d'une "très belle magnifique" entente spirituelle super méga-fraternelle ...
et ...une "communion", "Alliance", trait "d'Union" spirituelle avec les assemblées des synagogues.

Je vous la donnerai demain si j'ai le temps, ou dans les jours qui viennent.

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a R.a

Message  navy le Mer 28 Avr 2010 - 1:18

Hou là là ça s'agite dans les esprits ! depuis que le frere Michel a fait sa fameuse entrée 106 un christianisme simple et vrai, ce forum est devenu un véritable laboratoire de théologie

Donc pour vous, je résume, "la mémoire du sacrifice" dont il est question dans la R.A. ne serait rien d'autre que la céne ?????
La "cene" c'est sûr est le dernier repas de Pessah pris par Jésus, qu'il savait être le dernier.
Le "ceci est mon sang, ceçi est ma chair" est probablement une invention aprés coup de l'église, Jésus n'a pas dit ça (enfin j'y était pas )

Enfin, toute personne qui parle un peu hébreu, est obligé de remarquer l'analogie de consonnance entre "hostie" et "motsi " ou "moustzi" suivant les prononciations. ... Le motsi est la bouchée de pain (blanc) que le chef de famille distribue aux convives autour de la table à l'entrée du chabbat aprés avoir prononcé la bénédiction. (rite actuel )
même mot que matsa.




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Re: La Céne

Message  Invité le Mer 28 Avr 2010 - 10:34

navy a écrit:
Enfin, toute personne qui parle un peu hébreu, est obligé de remarquer l'analogie de consonnance entre "hostie" et "motsi " ou "moustzi" suivant les prononciations. ... Le motsi est la bouchée de pain (blanc) que le chef de famille distribue aux convives autour de la table à l'entrée du chabbat aprés avoir prononcé la bénédiction. (rite actuel )
même mot que matsa.
navy
Merci pour ta science navy.
Je suppose que Jésus comprenait l'hébreu, puisque c'est la langue de la Thora, tout comme un musulman lettré, qu'ils soit de Tunis, ou de Téhéran, comprend l'arabe classique du Coran qui n'est pas sa langue usuelle.

Jésus utilisait-il la langue hébraïque pour parler ? était-elle seulement parlée à Jérusalem ? comme langue vernaculaire (langue du peuple). Et Jésus n'était pas du coin, puisqu'il était de Nazareth.

Peut-être que "hostie" c'est le patois galiléen de "motsi " ou "moustzi" suivant les prononciations ?

Au temps de Jésus, l'araméen était la langue usuelle de la Palestine, et celle qui fût utilisée par les rabbins de Babylone. Elle semble avoir été largement utilisée dans la communauté juive, puisque un certain nombre de manuscrits ont été écrits en araméen ... comme quoi, l'hébreu, langue sacrée (je suis sceptique)

Le principal, c'est de se comprendre, enfin il me semble ...

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Re: La Céne

Message  pat le Mer 28 Avr 2010 - 12:05

Navy a dit :
Donc pour vous, je résume, "la mémoire du sacrifice" dont il est question dans la R.A. ne serait rien d'autre que la céne ?????

Une cène qui s'ancre dans la tradition juive, puisque Jésus célèbre la pâque juive et qui en reprend les symboles et les enrichit.
Du pain, il fait le symbole de son corps.
Le sang passe symboliquement au vin ou au jus de raisin, qui repasse symboliquement à son sang qui ne marque plus les portes, mais qui devient le symbole d'une nouvelle alliance, l'ancienne étant ce fameux exode et les tables données à Moïse.
Alors naturellement, Jésus dit "Faites ceci en Mémoire de moi", qui est en milieu chrétien comme ne milieu arésien la Mémoire du Sacrifice.
Ce qui est différent d'avec la cène interprétée par les chrétiens (dont on n'est pas sûr que c'était réellement l'interprétation des apôtres) c'est que pour les chrétiens le Sacrifice de Jésus est le Sacrifice de Dieu qui vient » racheter les péchés du monde » alors que pour les arésiens, le Sacrifice de Jésus est l'aboutissement presque inévitable d'une vie tournée vers le bien dont l'objectif n'est pas de racheter les péchés du monde mais de prouver qu'une vie exemplaire doit faire disparaître la Mal et la mort.
La résurrection est la preuve éclatante de ce Triomphe.
Triomphe, Victoire de Jésus qui de ce fait devient un Dieu, fondu en Dieu. Devenant Dieu, c'est par ricochet la Victoire et le Triomphe de Dieu lui-même.

Évidemment, le Triomphe de Dieu, qui n'a ni créer le Mal ni prévu la mort qui en est sa conséquence.

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Re: La Céne

Message  Invité le Mer 28 Avr 2010 - 23:13

Une cène qui s'ancre dans la tradition juive ...
navy a écrit:Hou là là ça s'agite dans les esprits ! depuis que le frère Michel a fait sa fameuse entrée 106 un christianisme simple et vrai ...
Tu commences à le connaître une peu, son côté simple et vrai, celui que tu apprécies tant.

Honnêtement je pense qu'il aurait pu être un peu plus insugeant et risquer une Entrée sur un judéo-christianisme simple et vrai
C'est je crois son côté simple et vrai qui a pris le dessus. Trop modeste le Frère Michel ... les effets littéraires, ça lui passe par dessus la tête

Je suis désolé de te dire que (pour une fois) ma suite est EN CONSTRUCTION , et de te faire languir ... je n'ai pas eu le temps d'y travailler, mais je te garantis d'avance un "plein de réalisme époustouflant" dans ce tableau que je compte te présenter, au moins autant que tu as pu en voir (un peu plus haut) dans la toile de Cesare Magni ... mais dans un autre genre.

En attendant, pourrais-tu, s'il te plaît, me rappeler le nombre de portes pour rentrer dans Jérusalem, et leurs noms (et significations si noms en hébreu). Cela date un peu pour moi, et ma mémoire a quelques défauts facétieux parfois ... l'âge peut-être (?)

Ne t'éloigne pas de trop loin, je vais avoir besoin de tes lumières, celle de la Menorah * מְּנוֹרָה qui t'éclaire



* signifie « de la Flamme », ou « qui provient de la Flamme ». La Schékhinah ou présence de Dieu, selon la Kabbale.

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Message  Invité le Sam 1 Mai 2010 - 23:22

navy a écrit:
Donc pour vous, je résume, "la mémoire du sacrifice" dont il est question dans la R.A. ne serait rien d'autre que la céne ?????
Comme il est écrit:
"... Mémoire de Mon Sacrifice Je n'ai pas laissé d'autre observance à mes Témoins" Évangile d'Arès A 8/9
A voir donc ..., il ne s'agit que d'investigations, après chacun s'en fait sa propre idée.
La "cène" c'est sûr est le dernier repas de Pessah pris par Jésus, qu'il savait être le dernier.
Le "ceci est mon sang, ceçi est ma chair" est probablement une invention après coup de l'église, Jésus n'a pas dit ça (enfin j'y était pas )
La Cène, le terme est issu du latin cena qui veut simplement dire "repas du soir".
Une "voyante" (ou mystique) qui s'appelait Maria Valtorta en a fait un récit d'un "réalisme" assez surprenant, on se croirait dans une pièce de théâtre pour ainsi dire, comme si on y était.
Je vous invite donc à cette représentation quasi "romanesque", on s'y croirait. Je ne vais pas tout citer, le lien mis en bas de ce post vous permettra d'en faire la lecture si vous le souhaitez.

Marie de Magdala n'y est pas présente, c'est bien l'apôtre Jean qui est à la droite de Jésus qui a pris soin de placer ses convives. On y retrouve exactement les douze disciples tels que cité par Luc 6/13 à 16.



Citations

Un perpétuel rite d'amour
...

Jésus s'assied, il ne s'allonge pas. Il reste assis, comme nous, et il parle : "Maintenant que l'ancien rite est accompli, je célèbre le nouveau rite. Je vous ai promis un miracle d'amour. C'est l'heure de le faire. C'est pour cela que j'ai désiré cette Pâque. Dorénavant voilà l'Hostie qui sera consommée dans un perpétuel rite d'amour. Je vous ai aimés pour toute la vie de la Terre, mes chers amis. Je vous ai aimés pour toute l'éternité, mes fils. Et je veux vous aimer jusqu'à la fin. Il n'y a pas de chose plus grande que celle-là. Rappelez-vous-en. Je m'en vais, mais nous resterons unis pour toujours grâce au miracle que maintenant j'accomplis."

Jésus prend un pain encore entier, le met sur le calice rempli. Il bénit et offre l'un et l'autre, puis il partage le pain, en fait treize morceaux et en donne un à chacun des apôtres en disant: "Prenez et mangez. Ceci est mon Corps. Faites ceci en mémoire de Moi qui m'en vais."

Il donne le calice et dit : "Prenez et buvez. Ceci est mon Sang. Ceci est le calice du nouveau pacte dans le Sang et par mon Sang qui sera répandu pour vous pour la rémission de vos péchés et pour vous donner la Vie. Faites ceci en mémoire de Moi."
[…]
"Je vous ai tout dit, et je vous ai tout donné. Et je répète. Le nouveau rite est accompli. Faites ceci en mémoire de Moi. Je vous ai lavé les pieds pour vous apprendre à être humbles et purs comme votre Maître. Car je vous dis qu'en vérité les disciples doivent être comme le Maître. Souvenez-vous-en, souvenez-vous-en. Même quand vous serez haut placés, souvenez-vous-en. Le disciple n'est pas plus que le Maître. Comme je vous ai lavés, faites-le entre vous. C'est-à-dire aimez-vous comme des frères, en vous aidant l'un l'autre, en vous vénérant réciproquement, en étant un exemple l'un pour l'autre. Et soyez purs. Pour être dignes de manger le Pain vivant descendu du Ciel et pour avoir en vous et par Lui la force d'être mes disciples dans un monde ennemi qui vous haïra à cause de mon Nom.
...

http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2009/09-019.htm

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