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La croix dans le christianisme

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La croix dans le christianisme

Message  Invité le Jeu 8 Avr 2010 - 0:19

Rappel du premier message :

La croix est devenue associée au Christianisme. Cependant, elle n'était pas, à l’origine, un symbole Chrétien.

En effet, les Églises observant le Sabbat ont traditionnellement été iconoclastes et ont abhorré l'utilisation du symbole de la croix comme étant païen. En fait, certains Chrétiens observant le Sabbat ont été martyrisés à cause de leur opposition à l'utilisation de la croix dans le symbolisme Chrétien.

Les Vandales étaient des Subordinationistes * iconoclastes qui ont détruit les idoles révérées en Grèce et à Rome.
* subordinatianisme ICI

Les Pauliciens * étaient des iconoclastes comme tous les Sabbatati qui étaient associés avec eux ou qui sont descendus d'eux.
Les Pauliciens rejettent le clergé, la croix, les saints, le mariage et le cérémonial des Églises grecques et romaines et leur formalisme. La communion se fait par l'enseignement du Christ et non par l'Eucharistie. Ils prônent une lecture intérieure des Écritures, la méditation et la prière. Le Pater Noster est pour eux la seule prière.
ICI

Cette prohibition contre les croix (aussi bien que la pratique du baptême des adultes) continue encore aujourd’hui dans les Églises de Dieu observant le Sabbat. Le symbole de la croix est très ancien et il a plusieurs significations mystiques.

Les Croix non Chrétiennes

[...]

La Croix dans le Christianisme

La Marque de la Croix

La propagation du symbole de la croix dans le Christianisme s'est développée avec la Trinité. Tertullien * a affirmé qu'à chaque pas, les Chrétiens marquaient leurs fronts avec un petit signe de la croix. Cette pratique, mentionnée par Tertullien, a été qualifiée d'idolâtrie.
Tertullien, écrivain carthaginois converti au christianisme au début du II° s.

Des auteurs Catholiques admettent que la croix est devenue l'objet d'un véritable culte. Didron disait :
" La croix est vénérée de la même manière sinon autant que Christ; ce bois sacré est adoré presque autant que Dieu lui-même "(ibid.).

On ne peut s'empêcher de dire que la croix a été introduite dans le système Chrétien à partir des cultes du Mystère avec les autres formes d’adoration qui ont graduellement remplacé le Christianisme et qui n'avaient aucune part avec la première église. Ces formes, comme le culte du dimanche et les festivals des Pâques et de Noël, sont venues des cultes du Soleil.

Le fait est que la croix ne provient pas du Christianisme, puisqu’elle était alors utilisée aux carrefours, mais plutôt la croix phallique a été réarrangée afin de se conformer aux mœurs Chrétiennes tout en conservant l’image de la déesse mère Hecate etc. qui a été renommée la Madone.

La distinction, entre le pieu et le gibet d'une part et la croix d'autre part, est faite afin d'approprier au Christianisme le symbole qui avait une telle importance dans le symbolisme païen. Le fait est que la crucifixion, qui était une ancienne forme de punition, était sur un arbre, donc sans forme distincte et que le simple pieu était appelé une croix ou crux.

Zacharie 12:10 indique que la cause finale de la mort devait être par le percement. Il est impossible de dire avec certitude si la croix utilisée pour crucifier Christ était un simple pieu ou si elle contenait une barre transversale, parce que le terme était général aux deux.

Cela n’a pas d’importance sauf que le symbolisme mentionné plus tôt a été transféré des cultes et devait être légitimé.

Le deuxième Concile de Nicée (787), dont le but était de reformer les abus et de mettre un terme aux disputes des iconoclastes, a défini que la vénération des fidèles était due 'à la croix précieuse et vivifiante ' aussi bien qu'aux images ou aux représentations de Christ, de la Sainte Vierge et des saints (Cath. Encyc., op. cit.).

Le Concile a soutenu que le culte du Latria appartient seulement à la nature divine. Ainsi, on accordait aux objets une forme d’adoration différente de celle qu’on prétendait accorder à la nature divine. Mais affirmer que l'adoration des images de mortels est acceptable est contraire à l'enseignement explicite de la Bible.

Le symbolisme avait donc fait un tour complet et les images des Mystères avaient pris d'assaut le Christianisme et étaient devenues le centre de l'adoration.

De ce que nous avons vu plus haut, l'utilisation de la croix est philosophiquement répréhensible dans le Christianisme – pas seulement pour ces raisons, mais aussi parce que les concepts ci-dessus, qui sont logiquement basés sur Dieu et qui sont la prérogative directe de Dieu, sont, dans ce symbolisme, attribué à Christ comme ils l’étaient aux dieux des Mystères. La résurrection se produit comme un acte de l’autorité de Dieu. Dieu seul est immortel (1Timothée 6:16). Christ a assumé l'autorité avec obéissance, donnant sa vie et la reprenant par cette autorité (Jean 10:18). Christ, celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous d’une même origine (enos pantes) (Hébreux 2:11). L'utilisation du terme enos pantes veut dire qu'ils sont d'un, complètement, à tous égards, de toutes les façons (Thayers).
La NIV cherche à atténuer ce texte en le traduisant de la même famille.

Dieu seul doit être adoré et être l'objet de la prière (Luc 4:8; Jean 4:23;
Apoc. 19:10; 22:9). La croix est devenue un symbole en elle-même de la même manière que l'image faite par Moïse (Nombres 21:8-9) est devenue une image en elle-même et serait ainsi idolâtre.

Le symbolisme qui entoure la croix ainsi que les œuvres et les formes d'art est chargé de concepts, qui ont été apportés dans l'adoration Chrétienne. Les concepts sont dérivés des plus anciennes formes d’adoration, qui ont été apportées ou répandues dans toutes les nations et dans toutes les tribus. L'identification des origines et des rapports étroitement liés est faite dans les sections ci-dessus. La croix, en tant qu’image, n'est pas un outil ou une décoration inoffensive.

Faire de la croix et de Christ des images et des objets de prières est une violation du deuxième commandement.

Le concept ou la doctrine impute à Christ le péché suprême de se faire égal avec Dieu, ce que la Bible dit qu'il n'était pas (Jean 14:28; Phillipiens 2:6).
De tels concepts n'ont pas été utilisés dans les deux premiers siècles de l'Église et ils ont, en fait, été vus comme de l'idolâtrie. Beaucoup de nos gens ont été martyrisés pour avoir refusé d'accepter les croix comme symboles de leur foi.

http://www.ccg.org/french/z/p039z.html

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Re: La croix dans le christianisme

Message  Invité le Sam 24 Avr 2010 - 17:32

frèrelibre a écrit:
Oui certes, mais de là à ramener la sensibilité des autres à des "fantasmes"...
Ce que l'on ne comprend pas, il faut l'écouter, ou n'en rien dire.
Je crois avoir signifié que je n'étais pas d'accord avec toi sur ce point rien d'autre, Laurent.
Pour mémoire :
Bien sûr que si njama !
C'est bien parce qu'il rayonnait Dieu de tout son être que sa mise à mort s'apparente à une tentative de déicide, à la volonté de tuer l'image et ressemblance divine la plus accomplie de tous les temps !

Je te laisse à tes fantasmes ... qui me semblent tout droit sortis d'un péplum américain
(vu de ma lorgnette)
Ceci dit les miens ne valent sûrement pas mieux.

http://vie-spirituelle.all-up.com/reaction-a-la-chronique-f1/l-homme-crucifie-t644-15.htm

Je te laisse à tes convictions, ou croyances, ... c'est tout. Les miennes ne valent surement pas mieux.
Le Jésus crucifié ne m'intéresse que très peu à vrai dire, (c'est ainsi dans ma vie spirituelle), je me dis qu'on ne va quand même pas le réduire qu'à cela. Le Jésus crucifié ne me dit pas plus que ce questionnement simple d'enfant:
J'avais besoin pour continuer à vivre, de savoir qui était cet homme châtié.

Et puisqu'il est ressuscité, pourquoi m'attarderais-je sur cette mort ? c'est de son enseignement que vient la lumière. Donc je n'articule pas le prophétisme de Jésus autour de la crucifixion.
Je vois les plaies de l'homme Jésus (dans le temporel) en image et ressemblance des Plaies du Christ (Dieu) (dans l'intemporel, le transhistorique, qui est Sa Souffrance et Son Sang (Sa Parole) qui s'écoule vainement depuis Adam puisque l'homme ne la suit que très mal), c'est ainsi que je vois les choses.

Ceci dit, ici le fil de discussion est sur la croix, et je faisais remarquer que cette croix de la chrétienté qui s'est imprimée bien plus loin que dans les seuls espaces de culte, et un peu partout, jusque dans les classes d'école ... est un symbole historiquement tardif qui n'appartient pas au christianisme primitif.

Fait historique qui me semble tout de même aussi remarquable, que significatif (de mon point de vue toujours).

Est-ce à cause de cette croix que la culture chrétienne s'est pétrie et empêtrée dans le dolorisme, le pathos, le culte de la mort, des héros, des martyrs ou des morts ???? peut-être pas qu'à cause de cela, car il y a aussi toute une théologie et une liturgie qui vont avec, mais je pencherais à dire que oui, vraisemblablement ce symbole a été exploité dans ce sens.
Un symbolisme déviant ?

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Re: La croix dans le christianisme

Message  Invité le Sam 24 Avr 2010 - 19:38

njama a écrit:


Je te laisse à tes convictions, ou croyances, ... c'est tout. Les miennes ne valent surement pas mieux.


Croyances, convictions et fantasmes sont trois choses différentes;

Tu as parlé de fantasmes à mon endroit, c'est tout, c'est trop.

Quant à savoir ce que valent respectivement nos "croyances"...
Rien.
Seulement ce que nous aurons accompli "vaut".
Maintenant si tu n'as pas une très haute idée de tes croyances ("Les miennes ne valent surement pas mieux."), merci de ne pas te prononcer sur les miennes, dont tu ignores la "valeur", puisque déjà tu ne les comprends pas.

Paix mon frère.

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Re: La croix dans le christianisme

Message  Invité le Sam 24 Avr 2010 - 19:56

Tu as parlé de fantasmes à mon endroit, c'est tout, c'est trop.
Très sincèrement désolé pour l'exagération, ta perception me semblait si idéalisée ... et j'en suis si éloigné.
Mais peu importe.
Paix.
Maintenant si tu n'as pas une très haute idée de tes croyances ("Les miennes ne valent surement pas mieux."), merci de ne pas te prononcer sur les miennes, dont tu ignores la "valeur", puisque déjà tu ne les comprends pas.
Je voulais dire que j'ai l'humilité de penser que mes opinions sont très relatives. J'invite le lecteur à user d'un scepticisme rigoureux à l'encontre de mon expression personnelle.
Il n'est de vraie foi, que sceptique à vous aussi d'être vigilants.
Que Dieu vous garde de mes bêtises, si j'en écris !

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Re: La croix dans le christianisme

Message  Invité le Sam 24 Avr 2010 - 20:13

Merci cher Jacques de ta gentille réponse.

Tout ce que je peux dire, c'est que je n'ai AUCUN fantasme sur le Christ.
Par contre, je le perçois, jusque dans la Majesté de Sa Parole, mais plus encore dans Sa Puissance Aimante, Son Embrasement d'Amour pour l'homme,
son frère.

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Re: La croix dans le christianisme

Message  Invité le Sam 24 Avr 2010 - 20:46

Dans les Evangiles, l'enseignement de Jésus et la Passion constituent donc le développement rigoureux d'une logique paradoxale. Tout ce qui rend un être divin aux yeux des hommes, le pouvoir de séduire ou de contraindre, l'aptitude à s'imposer irrésistiblement, Jésus n'en veut pas.

J'ai toujours préféré ce sens-là donné à la crucifixion à ces histoires si facilement nauséabondes de sang versé pour le rachat, de sacrifice essentiel, nécessaire, comme un message de mort : Il n'était pas venu sur terre pour mourir, mais si cela ne pouvait être évité, alors il irait jusqu'au bout, "pour la Vérité" ; ce qui rend plus cohérente la prière du jardin des Oliviers : "s'il faut en passer par là" mais seulement s'il n'y a pas d'autre moyen.

On dirait qu'il veut tout le contraire. En réalité, il ne désire pas l'échec mais ne s'y dérobera pas si seul ce moyen lui permet de rester fidèle au Logos du Dieu des victimes. Ce n'est pas le goût de l'échec qui secrètement le motive, mais la logique du Dieu des victimes qui le conduit infailliblement à la mort.

Dans un monde violent, le divin pur de toute violence se manifeste obligatoirement par l'intermédiaire de l'événement qui fournit déjà au sacré violent son mécanisme générateur. L'épiphanie du Dieu des victimes suit la même "route antique" et passe par les mêmes phases exactement que toutes les épiphanies du sacré persécuteur. En conséquence de quoi, pour le regard violent, le Dieu des victimes ne se distingue absolument pas du Dieu des persécuteurs. Notre pseudo-sciences des religions repose toute entière sur la conviction qu'il n'y a pas de différence essentielle entre les diverses religions.

Cette confusion affecte le christianisme historique, le détermine jusqu'à un certain point. De nos jours, l'antichristianisme s'efforce de la perpétuer. Il s'accroche désespérément à la théologie la plus sacrificielle pour ne pas perdre ce qui le nourrit, pour se croire toujours habilité à dire : le christianisme n'est qu'une religion de la violence parmi d'autres, voire même la pire de toutes.
Le Logos du Dieu des victimes est à peu près invisible aux yeux du monde. Quand les hommes réfléchissent à la façon dont Jésus mène son entreprise, ils ne voient guère que son échec, ils le voient même de mieux en mieux et, forcément, ils le voient comme définitif, sans appel.

Plus elle s'enfonçait dans le confort intellectuel et matériel, plus la chrétienté oubliait les rapports mimétiques entre les hommes et les processus qui en résultent. D'où la tendance des anciens exégètes chrétiens à fabriquer un Job imaginaire qui passe pour préfigurer le Christ par sa sainteté morale, par ses vertus, notamment par sa patience, alors qu'en réalité Job est l'impatience même.
Il est facile de se moquer de la conception chrétienne du prophétique.

Et pourtant, comme toutes les idées authentiquement chrétiennes, la figura Christi recèle une grande vérité, mais une vérité peu à peu discréditée et de nos jours complètement rejetée par les chrétiens eux-mêmes, seuls responsables pourtant de sa stérilité relative. Ils n'ont pas su s'emparer concrètement de cette idée, la rendre vraiment utilisable. Sur ce point comme sur tant d'autres, l'impuissance à maintenir le Logos du Dieu des victimes dans toute sa pureté paralyse la révélation. Elle contamine de violence la non-violence du Logos et fait de celui-ci une lettre morte.

René Girard, La Route antique des hommes pervers.

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Re: La croix dans le christianisme

Message  Invité le Sam 24 Avr 2010 - 23:06

Merci frèrelibre pour cette page de René Girard (que je ne connais pas). La perception d'une autre personne, le tableau qu'il nous offre est toujours "révélateur", dans le sens où toujours quelque chose se "dévoile", nous instruit, qui échappait à notre perspicacité ... hélas toujours très relative, et nous nourrit de la conscience du monde . Chacun ne voit de la cruche, que ce qu'il peut observer, l'un voit le bec que l'autre ne voit pas, mais celui-ci voit l'anse que l'autre ne voit pas.
Ainsi nous nous complétons ...

Réné Girard écrit:
Il n'était pas venu sur terre pour mourir, mais si cela ne pouvait être évité, alors il irait jusqu'au bout, "pour la Vérité" ; ce qui rend plus cohérente la prière du jardin des Oliviers : "s'il faut en passer par là" mais seulement s'il n'y a pas d'autre moyen.

On dirait qu'il veut tout le contraire. En réalité, il ne désire pas l'échec mais ne s'y dérobera pas si seul ce moyen lui permet de rester fidèle au Logos du Dieu des victimes.
Ce n'est pas le goût de l'échec qui secrètement le motive, mais la logique du Dieu des victimes qui le conduit infailliblement à la mort.
Suis-je donc si éloigné de sa pensée, quand je compare la mort de Jésus, fidèle au Logos, à celle de Socrate, fidèle à Sophia ?

Une petite remarque tout de même sur cette phrase, mince objection il est vrai. René Girard dit "Il n'était pas venu sur terre ...", mais Jésus n'est pas plus venu que je ne suis venu, me semble-t-il (?). N'est-il pas né de Marie ?
Pourquoi lui prêter des intentions qu'il serait venu, alors qu'il était "là" tout simplement.

Quelquefois, je sens que ça coince un peu avec, je dirais, mon simple bon sens de lecteur, qui a bien du mal à "digérer" ce genre de formulation.
Non, Jésus n'est pas venu, me dis-je ! Il est né ... que ce soit à Bethléem en Judée, ou à Nazareth en Galilée, peu importe, Il fut à cette époque là, dans cette contrée. Dieu le savait, Isaïe l'a prédit, mais Jésus n'en avait pas conscience (à mon idée, à moins de penser que la Règle soit faussée, et où serait donc le mérite de Jésus, "ses" exploits à mettre ses pas dans ceux du Père ? Si il est déjà (né) Christos, "un Dieu", d'avance de tous temps, les dès ne seraient-ils pas pipés ? et Dieu (Le Père) un "sacré" tricheur ?).

Ou peut-être que ça coince qu'on tend à lui attribuer d'avoir été Christ avant qu'il ne fut "Oint", c'est à dire Christos, et même qu'il le fut depuis sa naissance, et donc, que dans la logique de cette pensée (fausse à mon idée) il serait venu ...
J'ai beau tenter de retourner la question dans tous les sens, je me dis, non, il n'est pas venu ! Ce genre de phrase ne peut être dite qu'à postériori et ne peut pas correspondre au réel de la vie de l'homme Jésus.

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Re: La croix dans le christianisme

Message  Invité le Dim 25 Avr 2010 - 6:44

Vaste sujet, mais je crois que Jésus était élu avant de naître et en a pris conscience très tôt.

Il était un Envoyé, et même L'Envoyé Bien Aimé : et les envoyés se savent envoyés.

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Re: La croix dans le christianisme

Message  Invité le Dim 25 Avr 2010 - 13:57

frèrelibre a écrit:et en a pris conscience très tôt.

Vers 30 ans ..., c'est vrai que c'est encore le printemps d'une vie terrestre ...
Quelle maturité spirituelle !!!!!!
Vaste sujet comme tu dis, vaste Enigme que ce lien de Jésus_@_Christ, une distance infinie les sépare tout en les confondant ...

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Re: La croix dans le christianisme

Message  Invité le Dim 25 Avr 2010 - 18:23

Non, vers 30 ans il est au sommet de la conscience de sa Mission, qu'il co-nait depuis l'enfance en vérité.

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Re: La croix dans le christianisme

Message  Invité le Dim 25 Avr 2010 - 18:50

frèrelibre a écrit:Non, vers 30 ans il est au sommet de la conscience de sa Mission, qu'il co-nait depuis l'enfance en vérité.

Ah bon, et bien si tu le dis ...

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Re: La croix dans le christianisme

Message  Invité le Dim 25 Avr 2010 - 20:23

Tous le considèrent un peu comme un solitaire, trop sérieux et trop bon élève ! Les filles auront pour lui un côté faible pour sa douceur et sa façon sincère et pénétrante de regarder qu'il est difficile de croiser. S'appelaient-elles :
Myriam - Estrella - Rachel - Sarah ou Maria comme tant d'autres ? ...

Le vent comme des grains de sable a dispersé leurs images, mais pourtant elles seront là : vingt ans plus tard pour le voir et l'entendre, lorsqu'il dira :
Bienheureux les coeurs purs ... Et elles se souviendront.


L' E N F A N T J E S U S



Joseph a son atelier de menuiserie tout près de la maison. Jésus y vient souvent pour regarder son père adoptif couper, sculpter, façonner le bois avec précision. Alors, lorsqu'il ramasse un morceau de bois et qu'il emprunte des outils, Joseph le laisse faire et il sourit lorsqu'il a transformé cette chute de bois en animal ou en objet familier, il la montre à Joseph puis tout fier de son oeuvre, il court la montrer à Marie pour qu'elle le félicite.
Il aime s'amuser avec l'âne, le compagnon indispensable du charpentier, surtout le soir lorsqu'il rentre exténué à l'étable après avoir durant toute une journée tiré des monceaux de bois, Jésus s'approche le regarde dans les yeux, lui parle, le console en le caressant du front jusqu'aux oreilles puis il lui donne une grande brassée d'herbes fraîchement cueillies à son intention...

Jésus sait aussi faire du feu et activer les flammes où Joseph fait rougir le fer et fondre l'étain. Avec Joseph, Jésus apprendra à connaître tous les arbres et à les choisir selon leurs qualités :

Le cyprès aux larges feuilles vertes avec des cônes écailleux et du bois très parfumé, pratiquement imputrescible
Le chêne l'arbre préféré du charpentier pour sa qualité et sa bonne tenue dans le temps
Le térébinthe, cet arbre aux feuilles touffues semblables à celles du noyer et dont la senteur vous pénétre comme celle de l'eucalyptus
Le caroubier qui supporte des longues sécheresses et protège le sol de l'érosion. Aux jolies fleurs rouges succèdent des gousses que l'on donne au bétail ou que les gens très pauvres prennent en nourriture ( comme dans la parabole de l'enfant prodigue.)
Et de nombreux autres arbres comme l'olivier de Jérusalem, le figuier ou le dattier de Jéricho, l'amandier, le pistachier, le platane d'ombrage ou les majestueux cèdres du Liban ...
Avec Marie, il fera le marché le matin de bonne heure. Avec elle, il s'arrêtera devant les épices, les pots de miel, les caisses de poissons, les étalages de fruits, de légumes, les belles variétés de fromages de brebis ou de chèvre...

Il regardera les petits animaux comme les poussins et les canetons remplis de duvet, il s'approchera de leur caisses et leur parlera doucement en essayant de les caresser du bout des doigts...

Avec Marie, il ira chercher de l'eau à l'unique fontaine du village. Ils bavarderont avec les voisins sur les dernières nouvelles de Rome, de Jérusalem ou de Sepphoris ou de Césarée...

Sur ses genoux, il écoutera Marie lui commenter les longs passages de l'Histoire du peuple hébreux, il l'écoutera et la regardera sans rien dire et pourtant, dans le fond de ses yeux on croirait qu'il sait déjà ce qu'elle va lui dire ! ...


JESUS dans le Temple à l'âge de 12 ans



A douze ans un jeune juif devenait légalement " fils de la loi " C'est une petite cérémonie qui existe encore aujourd'hui où le jeune garçon répond à des prêtres et lit des textes sacrés en présence de sa famille. Après quoi on le complimente et lui lance des sucreries et des pétales de fleurs.
Même si ce n'est pas précisé dans l'évangile de Luc, il y a probablement un rapport entre cette coutume juive et son escapade de trois jours au grand temple de Jérusalem.

C'est donc une histoire cocasse qui nous est contée par Luc extraite des souvenirs et des confidences de Marie. Comme chaque année la Sainte Famille se rend avec de nombreux voisins, parents ou amis à Jérusalem pour célébrer au temple à Jérusalem la grande fête de Pâque.

Durant le long chemin parcouru à pieds, les enfants s'éparpillent le long du cortège en cheminant tantôt avec l'un, tantôt avec l'autre, tout le monde se faisant confiance réciproquement.

Comme tous les ans des dizaines de milliers de pèlerins venus des quatre coins du monde s'entassent aux abords du temple. Jésus qui y vient chaque année connaît parfaitement le plan du temple : ses parvis et ses galeries.

Mais cette fois on ne sait pas pourquoi il est revenu sur ses pas et s'est assis au milieu des docteurs de la loi, des scribes et des plus grands intellectuels de la société juive. Grisé par sa prodigieuse et très précoce mémoire, il va avec eux croiser le fer des textes sacrés pour leur commenter les Saintes Ecritures !

Marie est dans tous ses états, elle sait bien que la main du Seigneur est sur lui, mais Joseph, le chef de la famille a l'air tellement inquiet. Pourtant pas un mot de reproche ne s'échappera de ses lèvres lorsqu'ils le retrouveront assis au milieu des professeurs et des sages vieillards qui l'écoutent avec des yeux pleins d'admiration.

Sa mère par contre ne peut s'empêcher de lui demander :

Mon enfant, pourquoi as-tu agis de la sorte ?
Visiblement troublé par l'émoi de ses parents, Jésus leur répond :

Vous qui me connaissez, (qui avez reçu le message du Père dans les Cieux) vous savez bien que je dois m'occuper de ses affaires !

http://www.historel.net/christ/03enfant.htm#12

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Re: La croix dans le christianisme

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