Spiritualités

LE FEMINISME

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LE FEMINISME

Message  Invité le Ven 18 Juin 2010 - 13:28

http://www.franceculture.com/player?p=reecoute-2144141#reecoute-2144141

Un historien prend l'exemple du féminisme.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Georges_Tin

Il s'agit de Louis-Georges Tin, invité de l'excellente émission quotidienne d'Emmanuel Laurentin sur France-Culture, «La Fabrique de l'Histoire» ; chaque vendredi, un-e historien-ne répond à la question «À quoi ça sert, l'histoire ?»

Voici le texte de Louis-Georges Tin :
<< A quoi ça sert l'histoire ? A faire apparaître des processus, là où ne voyons que des résultats.
Or, cette démarche singulière n'est pas sans conséquence. Pour illustrer cette idée, un exemple suffira. Il concerne l'histoire des femmes.

J'ai souvent rencontré des jeunes filles qui me disaient :
- Moi au moins, je ne suis pas féministe. Je suis même antifémiste.

Cette attitude me semblait assez étonnante. Je leur demandais alors :
-Mais êtes-vous contre le droit de vote pour les femmes, êtes-vous contre l'égalité salariale entre hommes et femmes, ou contre le droit à la contraception ?
Bien entendu, elles répondaient par la négative. Evidemment, elles étaient pour le droit de vote pour les femmes, elles étaient pour l'égalité salariale et pour le droit à la contraception.

-Mais d'après vous, leur demandais-je, à qui devons-nous tous ces progrès sociaux ? Ne serait-ce pas, par hasard, aux mouvements féministes ?...

Pourquoi ces jeunes filles vont-elles jusqu'à se dire antiféministes ? Parce que, au-delà du stigmate social qui pèse sur le féminisme en général, on leur a appris, dans le meilleur des cas, l'histoire des résultats. On leur a appris par exemple que, dans sa grande bonté, le général de Gaulle a «accordé» le droit de vote aux femmes à la fin de la seconde guerre mondiale. Or, si on leur avait appris l'histoire des processus, elles auraient entendu une tout autre version. Elles auraient appris que, après plusieurs décennies de combats acharnés, les mouvements féministes avaient finalement obtenu le droit de vote pour les femmes à la fin de la guerre.

Evidemment, si l'histoire des processus était mieux partagée, toutes ces jeunes filles, auraient eu une autre vision du féminisme. Mais faute d'attribuer aux mouvements féministes le crédit qui leur revient, elles étaient plus accessibles au discrédit qui pèse sur le féminisme en général, qui leur apparaît tout au plus comme un mouvement d'emmerdeuses sans humour, un mouvement tout à fait inutile dans le meilleur des cas. Mais ce n'est ici qu'un exemple, et on pourrait en dire tout autant pour ce qui est de l'histoire des mouvements homosexuels, des mouvements noirs, des mouvements syndicaux, etc.

En ce sens, on le voit bien, la véritable Histoire consiste à faire apparaître «l'Ordre des processus» derrière «l'Ordre des résultats». Et cette connaissance constitue bien souvent un enjeu politique. Mais il y a ceux qui ignorent ces processus, et ceux qui ont intérêt à ce qu'on ignore ces processus... >>

Louis-Georges Tin, maître de conférences à l'Université d'Orléans et à l'EHESS, a publié entre autres le Dictionnaire de l'homophobie (PUF 2003), et l'Invention de la culture hétérosexuelle (Autrement, 2008).

Vous pouvez écouter son intervention ici :
http://www.franceculture.com/player?p=reecoute-2144141#reecoute-2144141

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http://martine.valla.over-blog.com/article-louis-georges-tin-47870180.html
La cause des femmes
Travailler sur l’homophobie, c'est comprendre rapidement le lien qui existe avec le sexisme. "Ce n’est pas un hasard si les personnes les plus sexistes sont les plus homophobes. L’idée qu‘une femme est inférieure à un homme et donc qu’un homme efféminé est inférieur à un homme…" Le constat l'amène à travailler sur la question du sexisme à partir de l’homophobie. Dans ce sens, il rejoint le combat féministe sur Olympe de Gouge pour son entrée au Panthéon, auquel il ajoute la mulâtresse Solitude. Une pétition circule, soutenue par de nombreuses personnalités intellectuelles et politiques. "Nous militons pour les deux mais savons que si nous souhaitons parvenir à un résultat, il faut se concentrer sur l’une, et ce sera Olympe."
Tout est lié. Ce qui fédère les engagements de Louis-Georges Tin c'est de lutter contre toutes les formes de dominations sociales arbitraires, tous les préjugés, toutes les discriminations.

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Re: LE FEMINISME

Message  Invité le Ven 18 Juin 2010 - 17:45

Comment le féminisme est-il perçu aujourd'hui ? Voilà la question que je me pose. Je trouve des réponses sur le web telle que :
http://www.terrafemina.com/culture-a-societe/labo-didee/articles/350-feminisme-a-langlaise.html

Comment le féminisme est-il perçu par les jeunes générations ?
CS : Les jeunes générations de femmes voient le féminisme comme un mouvement social d’importance qui a engendré de profonds changements politiques mais également comme un positionnement politique extrémiste associé à la détestation de l’homme et à un type de femme qui ne se comporte pas de manière féminine à la fois dans ses actes et dans la façon de s’habiller. Ces stéréotypes sont cependant historiquement infondés. Les jeunes femmes sont cependant tout à fait en accord avec le principe d’égalité entre hommes et femmes mais se distancient de la dimension, selon elles, « extrême » du mouvement féministe.
On peut évidemment faire un parallèle entre la façon dont le féminisme est perçu comme un mouvement « extrême » et la façon dont les media représentent les féministes comme des femmes détestant les hommes.

Je pense malgré tout que, bien qu'il faille tenir compte de cette réalité : "le féminisme est perçu comme un mouvement « extrême » et la façon dont les media représentent les féministes comme des femmes détestant les hommes", ce n'est pas QUE cette réalité-là qui explique que le féminisme existe toujours.

Je pense pour ma part que la séparation du masculin et du féminin en soi, a fait apparaître très vite (depuis des siècles) une séparation de soi-même, une coupure ou cassure dans l'Homme (une femme coupée de sa part masculine sera dans l'excès - de même un homme coupé de sa part féminine sera dans l'excès - coupure et excès à divers degrés s'entend). Et cela a fait créer très tôt des rapports nouveaux entre les hommes et les femmes, des croyances, des préjugés et des comportements contradictoires, et malsains parfois, par rapport à ce pour quoi nous fumes - hommes et femmes - créés à l'origine.

Il est important de rééquilibrer cette part de masculin et de féminin en soi, qui fera jaillir - et renverser dans certains cas extrêmes - un processus qui nous fera prendre conscience de nos vraies valeurs, de notre vraie dimension spirituelle et cosmique, qui rétablira des relations équitables et équilibrées rendant ainsi les dimensions vitales des Hommes, pleines et heureuses. Qui nous rendra pleinement co-créateurs avec Dieu et nous fera dépasser la loi de cause à effet pour devenir acausale.

- Les ontologues appelent à rééquilibrer ce masculin et ce féminin en soi. Car ils pensent que tout va de l'INTERIEUR vers l'EXTERIEUR.

- Une femme en parle aussi, une femme que j'aime beaucoup, Annick de Souzenelle :
http://regard-positif.xooit.com/t960-ANNICK-DE-SOUZENELLE-LA-FECONDITE-INTERIEURE.htm#p1150

* Nous avons tous à "Devenir"...
* L’Homme d’aujourd’hui n’est pas l’Homme définitif. Pour l’instant l'Homme est très identifié à son inconscient... Mais une lente montée de conscience se fait depuis le début des temps et se fera jusqu’à la fin des temps. L’Homme est comparable à un arbre qui grandit et dont la sève monte. Le thème de la fécondité est donc essentiel. Mais on a trop longtemps confondu le fruit de cet arbre, et donc l’objet même de la fécondité, avec l’enfant qu’un couple met au monde.
* L’enfant est béni, mais il n’est pas le but, il n’est pas le fruit. Dans mes ouvrages, j’ai souvent mis l’accent sur ce qui est dit de la création de l’Homme - de l’Adam - dans la Genèse : "A l’image de Dieu" et" mâle et femelle il est créé". Il est bien entendu qu’à un tout premier niveau, celui du sixième jour qui voit aussi l’apparition des animaux de Terre, Adam est comme ces derniers, "mâle et femelle", dans les catégories biologiques, et voué à la procréation. Mais à un autre niveau qui fera l’objet du septième jour, l’Homme en tant qu’image de Dieu est appelé à faire un passage essentiel dans la réalisation de cette image, et le vocable "mâle et femelle" prend alors une tout autre signification : est "mâle" celui (ou celle) qui "se souvient" de cet autre "côté" de lui-même (et non d’une "côte" !) lourd de l’image divine ; il s’agit dans ce pôle "femelle", d’un féminin intérieur à tout être humain, côté voilé de lui parce qu’encore inconscient mais riche d’un potentiel inouï.
* Epouser ce féminin-là pour faire grandir "l’image"- comme grandit en effet un enfant dans un ventre maternel - pour atteindre à la "Ressemblance à Dieu", est alors la vocation réelle de l’Homme (hommes et femmes). Nous pouvons prolonger l’analogie et dire que l’état de "Ressemblance" est celui d’un enfant intérieur prêt à naître au neuvième mois d’une gestation essentielle. A ce terme, ce qui n’était que potentiel est réalisé, l’inconscient est transmuté en conscience. L’arbre a donné son fruit : l’Homme déifié.
* Là est la vraie fécondité.
* Malheureusement, je lis encore aujourd’hui de nombreux ouvrages de théologiens qui continuent de confondre ce féminin des profondeurs en chacun, avec la femme extérieure qu’alors on voile d’une façon ou d’une autre...

Michel Cazenave nous parle du mariage intérieur (cliquer sur le lien pour l'interview) - Michel Cazenave nous convie aux noces essentielles : celles qui se déroulent en nous et ouvrent sur cette énergie fondamentale que certains appellent le divin.

http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=1471

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