Spiritualités

DIFFERENCE ENTRE RELIGION ET SPIRITUALITE

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DIFFERENCE ENTRE RELIGION ET SPIRITUALITE

Message  Invité le Mer 7 Juil 2010 - 19:33

Voici ce texte écrit par une amie humaniste (du Mouvement Humaniste).


LA DIFFERENCE ENTRE RELIGION ET SPIRITUALITE

La religion n’est pas seulement Une, mais des centaines.
La Spiritualité est Une.

La religion est pour ceux qui veulent suivre les rituels et les formalités.
La Spiritualité est pour ceux qui veulent atteindre l’Ascension Spirituelle sans dogmes.

La religion est pour ceux qui sont endormis.
La Spiritualité est pour ceux qui sont éveillés.

La religion est pour ceux qui ont besoin de quelqu'un qui leur dise quoi faire, qui veulent être guidés.
La Spiritualité est pour ceux qui réfléchissent, prêtent attention à leur voix intérieure.

La religion a un ensemble de règles dogmatiques et indiscutables à suivre sans sourciller.
La Spiritualité t'invite à réfléchir sur tout, à t'interroger sur tout et à décider de tes actions en assumant leurs conséquences.

La religion menace et punit.
La Spiritualité te donne la paix intérieure.

La religion parle de péché et de faute.
La Spiritualité te dit « c’est passé, ne regarde plus en arrière », et ajoute « lèves-toi et tire des leçons de ton erreur ».

La religion réprime tout, te rend faux.
La Spiritualité transcende tout, te rend vrai.

La religion t’est inculquée depuis que tu viens au monde, qu’elle te plaise ou pas, comme la soupe qu’on te force à manger.
La Spiritualité est un aliment qui tu cherches toi-même, qui te satisfait et est savoureux à tes sens.

La religion n'est pas Dieu.
La Spiritualité est TOUT et par conséquent est Dieu.

La religion invente.
La Spiritualité découvre.

La religion ne recherche pas et n’interroge pas.
La Spiritualité interroge tout.

La religion est humaine, c'est une organisation avec des règles.
La Spiritualité est DIVINE, SANS règles.

La religion est cause de division.
La Spiritualité est cause d'union.

La religion te cherche pour que tu crois.
La Spiritualité que tu as est celle que tu as cherchée.

La religion suit les préceptes d'un livre sacré.
La Spiritualité cherche le Sacré dans tous les livres.

La religion se nourrit de la peur.
La Spiritualité se nourrit de confiance.

La religion te fait vivre dans la pensée.
La Spiritualité te fait vivre dans la conscience.

La religion s'occupe de faire.
La Spiritualité s'occupe de l’ETRE.

La religion est logique.
La Spiritualité est dialectique.

La religion alimente ton égo
La Spiritualité le fait transcender.

La religion te fait renoncer au monde
La Spiritualité te fait vivre en Dieu, ne pas renoncer à Lui.

La religion est suivre et faire partie de la psychologie des masses (esprit de masse).
La spiritualité est individualité.

La religion raisonne avec la gloire et le paradis
La Spiritualité te les fait vivre ici et maintenant.

La religion vit dans le passé et dans l'avenir.
La Spiritualité vit dans le présent, dans l’ici et maintenant.

La religion est une réclusion dans ta mémoire
La spiritualité est LIBERTÉ dans ta CONSCIENCE.

La religion croit en la vie éternelle.
La spiritualité te rend conscient de la vie éternelle.

La religion te fait des promesses pour l’après mort.
La spiritualité (te donne l'illumination) est de trouver Dieu en ton intérieur, dans cette vie, dans le présent, dans l’ici et maintenant.

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Re: DIFFERENCE ENTRE RELIGION ET SPIRITUALITE

Message  Invité le Ven 9 Juil 2010 - 22:44

Assunta a écrit:Voici ce texte écrit par une amie humaniste (du Mouvement Humaniste).


LA DIFFERENCE ENTRE RELIGION ET SPIRITUALITE

La religion n’est pas seulement Une, mais des centaines.
La Spiritualité est Une.

La religion est pour ceux qui veulent suivre les rituels et les formalités.
La Spiritualité est pour ceux qui veulent atteindre l’Ascension Spirituelle sans dogmes.

La religion est pour ceux qui sont endormis.
La Spiritualité est pour ceux qui sont éveillés.

La religion est pour ceux qui ont besoin de quelqu'un qui leur dise quoi faire, qui veulent être guidés.
La Spiritualité est pour ceux qui réfléchissent, prêtent attention à leur voix intérieure.

La religion a un ensemble de règles dogmatiques et indiscutables à suivre sans sourciller.
La Spiritualité t'invite à réfléchir sur tout, à t'interroger sur tout et à décider de tes actions en assumant leurs conséquences.

La religion menace et punit.
La Spiritualité te donne la paix intérieure.

La religion parle de péché et de faute.
La Spiritualité te dit « c’est passé, ne regarde plus en arrière », et ajoute « lèves-toi et tire des leçons de ton erreur ».

La religion réprime tout, te rend faux.
La Spiritualité transcende tout, te rend vrai.

La religion t’est inculquée depuis que tu viens au monde, qu’elle te plaise ou pas, comme la soupe qu’on te force à manger.
La Spiritualité est un aliment qui tu cherches toi-même, qui te satisfait et est savoureux à tes sens.

La religion n'est pas Dieu.
La Spiritualité est TOUT et par conséquent est Dieu.

La religion invente.
La Spiritualité découvre.

La religion ne recherche pas et n’interroge pas.
La Spiritualité interroge tout.

La religion est humaine, c'est une organisation avec des règles.
La Spiritualité est DIVINE, SANS règles.

La religion est cause de division.
La Spiritualité est cause d'union.

La religion te cherche pour que tu crois.
La Spiritualité que tu as est celle que tu as cherchée.

La religion suit les préceptes d'un livre sacré.
La Spiritualité cherche le Sacré dans tous les livres.

La religion se nourrit de la peur.
La Spiritualité se nourrit de confiance.

La religion te fait vivre dans la pensée.
La Spiritualité te fait vivre dans la conscience.

La religion s'occupe de faire.
La Spiritualité s'occupe de l’ETRE.

La religion est logique.
La Spiritualité est dialectique.

La religion alimente ton égo
La Spiritualité le fait transcender.

La religion te fait renoncer au monde
La Spiritualité te fait vivre en Dieu, ne pas renoncer à Lui.

La religion est suivre et faire partie de la psychologie des masses (esprit de masse).
La spiritualité est individualité.

La religion raisonne avec la gloire et le paradis
La Spiritualité te les fait vivre ici et maintenant.

La religion vit dans le passé et dans l'avenir.
La Spiritualité vit dans le présent, dans l’ici et maintenant.

La religion est une réclusion dans ta mémoire
La spiritualité est LIBERTÉ dans ta CONSCIENCE.

La religion croit en la vie éternelle.
La spiritualité te rend conscient de la vie éternelle.

La religion te fait des promesses pour l’après mort.
La spiritualité (te donne l'illumination) est de trouver Dieu en ton intérieur, dans cette vie, dans le présent, dans l’ici et maintenant.
Très bel inventaire Assunta.

De toutes ces évidences, je retiendrais particulièrement celles-ci:
La Spiritualité est cause d'union. La religion est cause de division.

Au sens premier de religare, c'est la relation de l'homme à Dieu (ou "à la Vie" ou "à l'Existence" en vocabulaire de non-croyants, ce qui revient au même), et non la relation "d'un collectif" (tribu, nation, peuple "élu" (!!!!!) ) à Dieu.
Les tribus, les peuples, les nations, les pays, les religions ... n'ont pas d'âme, car l'âme est le propre de l'Homme.

La religion n'est pas Dieu. Évidemment, car Dieu n'a jamais créé aucune religion. Ceux qui prétendent le contraire sont tout simplement incapables de fournir la moindre justification dans les Écritures qui accréditeraient un tant soit peu leurs opinions.

Autant dire que la (les) religion(s) prise(s) au sens collectif, au sens de système(s), disparaitront comme bon nombre ont déjà disparu depuis l'aube de l'humanité.
Celles existantes, subiront le même sort, car autant Dieu est insaisissable, autant l'esprit de l'Homme l'est autant, par image et ressemblance.

La religion est humaine, c'est une organisation avec des règles.
La Spiritualité est DIVINE, SANS règles.

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Re: DIFFERENCE ENTRE RELIGION ET SPIRITUALITE

Message  Invité le Sam 10 Juil 2010 - 1:26

Très bel inventaire Assunta, ai-je dit de manière aussi lapidaire que sans appel à la moindre raison, ni la moindre explication. Je veux me rattraper de ce pas de cette "légèreté" qui ne convient pas à la spiritualité qui n'affirme rien, mais qui invite à réfléchir sur tout, à t'interroger sur tout ... .

Il est bien plus facile de critiquer, que d'ordonner sa pensée, et j'en viens au fait que je ne préjuge pas (Que Dieu m'en garde) de penser que ces sphères religieuses, composées d'autant d'hommes que de femmes aux intentions (que je suppose) bien_veillantes, eussent porté en elles des intentions "mal_veillantes" (à leur insu ?) à l'égard de leurs semblables humains.

Peut-être s'y prenaient-elles de manière mal_adroite, c'est du moins ce qu'il me plaît d'imaginer, ou imaginaient-elles maladroitement leurs bonnes intentions qui les portèrent à égarements mal_encontreux, ainsi conçurent-elles avec pensées d'un Fond (spirituel) de bon aloi, croyant Bien faire, qu'ils leur eussent fallu nécessairement élaborer des règles conduisant aux bonnes mœurs ...

... comme si les lois humaines étaient la panacée à tous les maux de la terre.

Au risque de décevoir peut-être un grand nombre qui croient que le progrès humain accompagne le parcours de l'humanité dans le temps, la question n'est pas du tout nouvelle, car déjà l'Antiquité non seulement se la posait, mais elle y apportait des solutions.
Sans avoir recours aux beaux exemples que suscitait le nazaréen, dont le témoignage imprègne encore tant les esprits, et pour éviter l'écueil facile de l'amalgame avec les religions (surtout celle chrétienne) qui pourrait nous embrouiller, je voudrais citer la philosophie dans ma démonstration, comme quoi, tout ce qui touche au Vrai, se rejoint aussi nécessairement ... que La Spiritualité est Une ainsi que le rapporte cette amie humaniste d'Assunta.

J'en viens à ma démonstration. Pour la situer, l'interlocuteur de Socrate est Adimante (Platon, la République chapitre VI), et ils en viennent à essayer d'imaginer ce que le philosophe pourrait "dessiner" (esquisser) sur comment prendre soin d'une cité pour qu'elle ait chance de devenir cité idéale (Jérusalem Céleste ? pour transposer en langage religieux).

Prenant, repris-je, comme planche une cité et les usages des hommes, ils la rendraient tout d'abord exempte de souillures, ce qui n'est pas du tout facile ; mais tu sais bien que c'est en cela qu'ils différeraient d'entrée des autres, en ce qu'ils ne voudraient ni se saisir d'un particulier ou d'une cité, ni tracer des lois, avant, soit de l'avoir reçue exempte de souillure, soit de l'avoir eux-mêmes rendue telle.
Et à bon droit en effet, dit-il.
Ne penses-tu donc pas qu'après cela, ils esquisseraient les contours du régime politique ?
Quoi d'autre ?
Ensuite,je suppose, en travaillant, ils tourneraient fréquemment leur regard des deux côtés, vers ce qui est par nature juste et beau et modéré et toutes les choses de ce genre et vers cela même dans les hommes ; ils mettraient en [eux], en assemblant et mélangeant dans les bonnes proportions à partir des occupations, la « couleur de l'homme », prenant pour signe de reconnaissance de cela ce que précisément Homère aussi appelait, lorsque ça apparaissait dans les hommes, apparence divine et « couleur de dieu ».
À bon droit, dit-il.
Et d'une part, je suppose, ils effaceraient, d'autre part à l'inverse, ils inscriraient, jusqu'à ce qu'ils aient produit des usages au plus haut point humains en vue de [ les rendre] aussi aimés des dieux qu'il est possible.
En tout cas, dit-il, le dessin deviendrait très beau.
« couleur de l'homme » ... « couleur de dieu » ... joli, non ? drunken

Or sur ce passage en gras, traduit du grec, les interprétations ont variés, ainsi que le note une nouvelle traduction de Bernard SUZANNE dont je reprends ici la note 47:

La seconde partie de cette réplique de Socrate est en grec heôs hoti malista anthrôpeia èthè eis hoson endechetai theophilè poièseian.

On y trouve, de part et d'autre du mot èthè, accusatif pluriel du nom neutre èthos, qui désigne des « usages », des « caractères », des « mœurs » (èthos est le mot grec dont vient le français « éthique »), deux adjectifs, eux aussi à l'accusatif neutre pluriel, anthrôpeia (« humain ») et theophilè (« aimé des dieux, agréable aux dieux »), précédés l'un et l'autre d'expressions de signification voisine, hoti malista (« le plus possible, au plus haut point ») et hoson endechetai (« autant qu'il est possible »).

La question qui se pose alors est de savoir sur quoi porte chacune de ces deux expressions.

S'il ne fait de doute pour personne que la seconde (hoson endechetai) porte sur l'adjectif theophilè, lui-même introduit par la préposition eis (« vers »), qui introduit ici une idée de finalité, suggérant que ce que « feraient » (poièseian) les « peintres-philosophes » des mœurs, des usages, des caractères des hommes dont ils ont la charge est orienté vers le fait de les rendre hoson endechetai theophilè (« aussi aimés des dieux/agréables aux dieux qu'il est possible »), l'accord ne se fait plus en ce qui concerne la première, hoti malista, formule intensive construite autour du superlatif malista de l'adverbe mala qui signifie « très, beaucoup, tout à fait », comme on peut s'en rendre compte en consultant les diverses traductions de ce membre de phrase dans les éditions que j'ai consultées :

- Chambry (Budé) : « jusqu'à ce qu'ils aient épuisé leurs efforts à tracer des caractères humains qui soient agréables aux dieux dans toute la mesure du possible » ;
- Robin (Pléiade) : « jusqu'à ce qu'ils aient réalisé le plus possible des caractères humains, dans toute la mesure compatible avec l'agrément des Dieux » ;
- Baccou (Garnier) : « jusqu'à ce qu'ils aient obtenu des caractères humains aussi chers à la Divinité que de tels caractères peuvent l'être » ;
- Pachet (Folio essais) : « jusqu'à créer des caractères humains qui soient les plus chers aux dieux qu'ils peuvent l'être » ;
- Cazeaux (Livre de Poche) : « jusqu'à obtenir une figure morale de l'homme aussi proche que possible de celle qui a la faveur divine, au terme de leur action » ;
- Karsenti/Prélorentzos (Hatier) : « Jusqu'à ce qu'ils aient fait tout ce qu'ils pouvaient pour créer des mœurs humaines aussi conformes que possible au désir des dieux » ;
- Leroux (Flammarion) : « jusqu'à ce qu'ils aient rendu les caractères humains le plus possible agréables au dieu ».

Comme on le voit, ceux des traducteurs qui n'ignorent pas purement et simplement la présence de deux expressions intensives font porter hoti malista soit sur le verbe poièseian, mot à mot (Robin : « le plus possible ») ou par périphrase (Chambry : « épuisé leurs efforts » ; Karsenti/Prélorentzos « tout ce qu'ils pouvaient »), soit sur theophilè, en redondance avec hoson endechetai (Pachet).

Ces deux options sont grammaticalement possibles, tant la flexibilité est grande en grec en ce qui concerne l'ordre des mots dans la phrase. On peut donc parfaitement supposer que le hoti malista initial et le poièseian final auquel il se rapporterait sont placés aux deux extrémités de la proposition introduite par heôs pour inclure tout le reste du membre de phrase qui est complément d'objet direct du verbe (anthrôpeia èthè eis hoson endechetai theophilè).

Mais on peut aussi rapporter hoti malista au mot qui précède le verbe, theophilè, ou plus exactement à tout le groupe de mots eis hoson endechetai theophilè, comme le fait Pachet, en supposant une inclusion de l'expression anthrôpeia èthè dans l'expression qui donne la finalité du poiein s'y appliquant.

Mais il existe une troisième possibilité, que ne semble avoir envisagée aucun traducteur, et qui paraît pourtant plus simple grammaticalement et plus respectueuse de l'équilibre de la phrase, c'est de supposer que chacune de ces deux expressions intensives s'applique à l'adjectif qui la suit immédiatement. C'est sans doute faute d'avoir suffisamment réfléchi à ce que pourrait impliquer l'idée que c'est en devenant aussi humains que possibles que les hommes seront le plus possible agréables aux dieux, que les traducteurs ont reculé devant cette option. Il n'y a pourtant rien d'étrange à suggérer que c'est en s'approchant au plus près de l'idée/idéal de l'homme que les hommes seront le plus aimés des dieux qui, nous suggère le Timée, ont contribué à leur création. Il y a certes en l'homme quelque chose qui lui permet, en ayant part à l'intelligible, d'approcher du divin, mais ce quelque chose, le logos, est précisément ce qui le spécifie en tant qu'homme par rapport aux autres animaux, dès lors qu'on admet par ailleurs qu'il est un animal mortel et non pas un « immortel ».

C'est donc bien en faisant le meilleur usage possible de ce qui fait de lui un homme qu'il se rend le plus proche du divin qu'il lui est possible, et le plus agréable aux dieux. Et c'est lorsque chacun dans la cité accède à sa perfection propre qu'il contribue à rendre possible la perfection de chacun et donc à faire de la cité et de ses citoyens ce qu'il y a de plus agréable aux dieux, et en tout cas ce qu'il y a de plus « parfait » possible pour les hommes.

C'est donc en croyant aller dans le sens du Socrate de Platon et en lui prêtant un souci du divin qui ne pourrait se comprendre qu'en opposition avec la condition humaine que les traducteurs affadissent les propos de celui-ci en perdant de vue le cheminement qu'il nous propose :

gnôthi sauton, cela ne veut pas dire « essaye de te faire dieu », mais « apprends à te connaître en tant qu'homme » pour pouvoir essayer d'atteindre la perfection à laquelle tu es appelé, sans essayer de te prendre pour ce que tu n'es pas, du moins aussi longtemps que tu vis sur cette terre...


http://plato-dialogues.org/fr/tetra_4/republic/philcomment.htm#note47


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Re: DIFFERENCE ENTRE RELIGION ET SPIRITUALITE

Message  Invité le Sam 10 Juil 2010 - 23:27

Si vous avez trouvé cette explication ... indigeste pale , je voudrais vous la représenter autrement, en couleurs:

heôs hoti malista anthrôpeia èthè eis hoson endechetai theophilè poièseian.

Trois possibilités de traductions mais qui conduisent à des interprétations divergentes:

S'il ne fait de doute pour personne que la seconde (hoson endechetai) porte sur l'adjectif theophilè, lui-même introduit par la préposition eis (« vers »), qui introduit ici une idée de finalité, ...
heôs hoti malista anthrôpeia èthè eis hoson endechetai theophilè poièseian.

OK, tout le monde est d'accord jusque là !

ceux des traducteurs qui n'ignorent pas purement et simplement la présence de deux expressions intensives font porter hoti malista

soit sur le verbe poièseian, mot à mot (Robin : « le plus possible ») ou par périphrase (Chambry : « épuisé leurs efforts » ; Karsenti/Prélorentzos « tout ce qu'ils pouvaient »)
heôs hoti malista anthrôpeia èthè eis hoson endechetai theophilè poièseian.


soit sur theophilè, en redondance avec hoson endechetai (Pachet).
heôs hoti malista anthrôpeia èthè eishoson endechetai theophilè poièseian.


La nouvelle traduction plus simple grammaticalement et plus respectueuse de l'équilibre de la phrase, c'est de supposer que chacune de ces deux expressions intensives s'applique à l'adjectif qui la suit immédiatement.

Pourquoi chercher midi à quatorze heures Rolling Eyes

heôs hoti malista anthrôpeia èthè eis hoson endechetai theophilè poièseian.


d'où, des usages (èthè) "le plus possible humains" ...feraient (poièseian) vers (eis) « aussi aimés des dieux/agréables aux dieux qu'il est possible »

En espérant que cela vous paraisse plus clair ...
Bonne méditation

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Re: DIFFERENCE ENTRE RELIGION ET SPIRITUALITE

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