Spiritualités

SILO EST PARTI

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SILO EST PARTI

Message  Invité le Jeu 23 Sep 2010 - 2:29

MARIO RODRIGUEZ COBOS – SILO, FONDATEUR DU MOUVEMENT HUMANISTE, 6 JANVIER 1938 – 16 SEPTEMBRE 2010

http://worldpeace.hautetfort.com/archive/2010/09/22/mario-rodriguez-cobos-silo-fondateur-du-mouvement-humaniste.html

« Notre spiritualité n’est pas une spiritualité de la superstition, elle n’est pas une spiritualité d’intolérance, elle n’est pas une spiritualité de dogme, elle n’est pas la spiritualité de la violence religieuse ; elle est la spiritualité qui s’est réveillée de son profond sommeil pour nourrir les êtres humains dans leurs meilleures aspirations.»

«Aime la réalité que tu construis, et pas même la mort n’arrêtera ton vol !»

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Re: SILO EST PARTI

Message  Invité le Ven 24 Sep 2010 - 0:38

Sad
Je partage ta tristesse Assunta.
Je pense que chacun allumera sa bougie dans ce moment de séparation d'avec Silo




J'ai un trop bon souvenir sunny de tous tes compagnons humanistes au forum de la non violence en décembre 2007 à l'université Paris-Jussieu.

Le Mouvement Humaniste c'est un large mouvement social, politique et culturel, créé le 4 mai 1969.
Le Mouvement Humaniste c'est un mouvement social rassemblant aujourd'hui près de trois millions de personnes sur les 5 continents.

et c'est bien d'autres choses, à commencer par de nombreuses rencontres humaines et des tas d'actions pour "Humaniser la terre".

Il manque surement à ce forum l'espace pour discuter de cette dimension "humaniste", celle qui ne s'écartèle pas à voir ce monde partagé entre croyants et athées pour réfléchir et construire ensemble. (désolé Pat, mais quoique nous fassions nous sommes toujours insuffisant quelque part. On peut tenter d'y remédier).

Le Mouvement Humaniste ne considère pas le monde vu sous cette partition entre croyants et non-croyants qui prend parfois un visage d'apartheid .
Le Mouvement Humaniste n'oppose pas les uns avec les autres, c'est ce qui fait sa force je crois.

http://www.mouvementhumaniste.fr/


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Re: SILO EST PARTI

Message  Invité le Ven 24 Sep 2010 - 20:37

Le Mouvement Humaniste n'oppose pas les uns avec les autres, c'est ce qui fait sa force je crois.
Oui et c'est sa spiritualité qui fait aussi sa force : se connecter à la Force en soi et se transcender tout du moins se changer au fond de soi pour apporter dans le monde.

Silo a eu une cérémonie humaniste non religieuse (voir la MORT) et a été incinéré. Cérémonie très simple...



MORT
Officiant : La vie a cessé dans ce corps. Nous devons faire un effort pour séparer dans notre mental l'image de ce corps et l'image de la personne dont nous nous souvenons maintenant…
Ce corps ne nous écoute pas, ce corps n'est pas celui dont nous nous souvenons…

Que celui qui ne sent pas la présence d'une autre vie séparée du corps considère que, bien que la mort ait paralysé le corps, les actions réalisées continuent d’agir et leur influence ne s'arrêtera jamais. Cette chaîne d'actions devenues vie ne peut pas être arrêtée par la mort. Quelle est profonde la méditation autour de cette vérité, même si l'on ne comprend pas totalement la transformation d'une action en une autre !

Et que celui qui sent la présence d'une autre vie séparée du corps considère également que la mort a seulement paralysé le corps, et que le mental, une fois de plus, s'est libéré triomphalement et se fraie un chemin vers la Lumière…

Quel que soit ce que l'on pense, ne pleurons pas les corps. Méditons plutôt sur la racine de nos croyances et une joie douce et silencieuse nous parviendra…

Paix dans le cœur, lumière dans la compréhension !

Je joins aussi celui du mariage.

MARIAGE
Tous sont debout. Un ou plusieurs couples. L’Officiant et l’Auxiliaire sont face aux conjoints.

Auxiliaire : Depuis des temps reculés, les mariages ont été des cérémonies de changement d'état des personnes.
Lorsque quelqu'un termine ou commence une nouvelle étape de sa vie, il a coutume d'accompagner cette situation d'un rituel déterminé. Notre vie personnelle et sociale est liée à des rituels plus ou moins acceptés par les coutumes. Nous saluons différemment le matin et le soir, nous serrons la main à une personne connue, nous fêtons un anniversaire, l’aboutissement des études ou un changement de travail. Nos sports sont accompagnés de rituels et nos cérémonies religieuses, civiques ou de partis nous placent dans la situation adéquate suivant les cas.

Le mariage est un important changement d'état des personnes et, dans toutes les nations du monde, un tel fait exige certaines formalités légales. C'est-à-dire que la relation conjugale place les conjoints dans une nouvelle situation face à la communauté et à l'Etat. Mais quand un couple établit des liens conjugaux, il le fait en pensant à un nouveau style de vie, il le fait avec un sentiment profond et non avec un esprit formel.

Il y a par conséquent, dans cette cérémonie de changement d'état, l'intention d'établir un nouveau lien, si possible durable, avec une autre personne. Il y a le désir de recevoir le meilleur de l'autre et de lui donner le meilleur de soi. Il y a l'intention de mener plus loin cette alliance en mettant au monde ou en adoptant des enfants.

De ce point de vue, nous donnons de l'importance à la légalité de la relation, mais quant au sens spirituel et émotionnel, nous disons que seuls les conjoints donnent une signification à cette cérémonie.

En d’autres termes, cette cérémonie met deux êtres humains en situation d'entreprendre une vie nouvelle et c'est dans cette cérémonie que ceux qui se marient réalisent cette profonde union en accord avec ce qu’ils ressentent.
Nous ne les marions pas, ce sont eux qui se marient devant notre communauté.

Officiant : Pour que cette cérémonie soit vôtre et qu'elle soit véritable, nous demandons (s'adressant à l'un des conjoints) : Que représente ce mariage pour toi ?
La personne interrogée explique à haute voix...

Officiant : (S'adressant à l'autre conjoint) Que représente ce mariage pour toi ?
La personne interrogée explique à haute voix...

Officiant : Par conséquent, ce mariage sera en accord avec les souhaits exprimés et les intentions les plus profondes. (Il salue affectueusement les conjoints).

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Re: SILO EST PARTI

Message  Invité le Dim 26 Sep 2010 - 12:42

Merci Assunta pour ces deux textes.
Je connais déjà quelqu'un près de moi qui compte s'en inspirer. De celui sur la mort, qui nous renvoie tous à une certaine humilité, et la simplicité s'assortit mieux à ces instants que de grandes Pompes.
Cette personne me faisait déjà remarquer qu'il y avait moyen d'améliorer ce texte ... je transmets dès fois que l'idée plairait.
Elle trouvait que dire "La vie a cessé dans ce corps." ou "Ce corps ne nous écoute pas, ce corps n'est pas celui dont nous nous souvenons … " c'est un peu "sec" comme formulation !
Elle suggérait "La vie a cessé dans ce corps, celui de notre ami, ou de notre grand-père, ou grand-mère ... "
Ce corps [ou notre ami, ou de notre grand-père, ou grand-mère ... ]ne nous écoute plus aujourd'hui, ce corps n'est plus celui dont nous nous souvenons … "

Que l'on soit d'accord peu ou beaucoup avec Silo et sa vision de l'humanisme, on peut dire qu'il fut un très grand observateur de l'homme, du fait humain, de ce qu'il appelait "le paysage humain".

A propos justement du corps il a écrit quelque chose de magnifique et de très clairvoyant, en le rattachant indissociablement à l'intention. "Humaniser la terre" Silo, deux extraits:

III LE CORPS HUMAIN COMME OBJET DE L'INTENTION

1 - Le corps comme objet naturel est passible de modifications naturelles et bien sûr, susceptible de transformation non seulement dans ses expressions les plus extérieures, mais aussi dans son fonctionnement intime, grâce à l'intention humaine. Vu de cette façon, le corps lui-même comme prothèse de l'intention revêt son importance la plus grande. Mais depuis le gouvernement immédiat (sans intermédiaire) de son propre corps, jusqu'à l'adéquation de celui-ci avec d'autres nécessités et d'autres desseins, intervient un processus social qui ne dépend pas de l'individu isolé mais qui en implique d'autres.

2 - La propriété de la stucture psycho-physique s'obtient grâce à l'intentionnalité, alors que les objets extérieurs m'apparaissent comme étrangers à ma propriété immédiate et seulement gouvernables indirectement (par l'action de mon corps). Mais un type particulier d'objet est le corps de l'autre que je pressens comme appartenant à une intention étrangère. Et cette étrangeté me place "vu du dehors", vu depuis l'intention de l'autre. Pour cela la vision que j'ai de l'étranger est une interprétation, un "paysage" qui s'étendra à tout objet qui porte la marque de l'intention humaine, même s'il a été produit ou manipulé par quelqu'un dans le présent ou dans le passé. Dans ce "paysage humain" je peux anéantir l'intention des autres en les considérant comme des prothèses de mon propre corps, auquel cas, je dois les vider totalement de leur subjectivité, ou pour le moins, dans ces régions du penser, du sentir ou de l'agir que je veux gouverner de façon immédiate. Une telle objetisation, nécessairement me déshumanise et ainsi justifie la situation par l'action d'une Force majeure non contrôlée par moi ("la Passion", "Dieu", "la Cause", "l'Inégalité naturelle", "la Société",etc)

VII L'HISTOIRE

1 - Tant que l'on continuera à penser le processus historique depuis un regard externe, il sera inutile de l'expliquer comme le déploiement croissant de l'intentionalité humaine dans sa lutte pour dépasser la douleur (physique) et la souffrance (mentale). De cette manière certains se préoccuperont de dévoiler les lois intimes du fait humain, à partir de la matière, à partir de l'esprit, à partir d'une certaine raison, mais il est vrai que le mécanisme interne recherché sera toujours vu du "dehors" de l'homme.

2 - Bien entendu on continuera de comprendre le processus historique comme le développement d'une forme qui, en somme, ne sera que la forme mentale de ceux qui voient les choses de cette façon. Et peu importe à quel type de dogme on ait recours, car le tréfonds que dicterait une telle adhésion sera toujours ce qu'on aura envie de voir.




Livre téléchargeable ICI

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Re: SILO EST PARTI

Message  Invité le Dim 26 Sep 2010 - 13:29

Elle trouvait que dire "La vie a cessé dans ce corps." ou "Ce corps ne nous écoute pas, ce corps n'est pas celui dont nous nous souvenons … " c'est un peu "sec" comme formulation !
Elle suggérait "La vie a cessé dans ce corps, celui de notre ami, ou de notre grand-père, ou grand-mère ... "
Cela peut paraître sec mais ce qui compte c'est l'intention. On ne s'arrête pas qu'au corps, on sait la personne près de nous et on valorise tout ce qu'il ou a laissé ici sur terre (et que l'on est fier de continuer même sans lui physiquement), et ce qu'il continue de faire dans une autre dimension. C'est pour cela que l'on s'arrête peu au corps.

Les Humanistes partagent ce qu'ils ont sans faire de catégorisation et acceptent que les gens reprennent les choses qu'ils ont créées, pour la continuité. C'est ainsi que les connaissances se sont perpétuées.

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La Foi vue par Silo

Message  Invité le Lun 27 Sep 2010 - 12:05

Assunta a écrit:
« Notre spiritualité n’est pas une spiritualité de la superstition, elle n’est pas une spiritualité d’intolérance, elle n’est pas une spiritualité de dogme, elle n’est pas la spiritualité de la violence religieuse ; elle est la spiritualité qui s’est réveillée de son profond sommeil pour nourrir les êtres humains dans leurs meilleures aspirations.»

MARIO RODRIGUEZ COBOS – SILO, FONDATEUR DU MOUVEMENT HUMANISTE

14 - LA FOI

1 - Chaque fois que j'entends le mot "foi", un soupçon surgit en mon intérieur.

2 - Chaque fois que quelqu'un parle de la "foi", je me demande à quoi elle sert.

3 - J'ai vu la différence entre foi naïve (également nommée "crédulité") et cette autre foi, violente et injustifiée qui donne lieu au fanatisme. Aucune des deux n'est acceptable étant donné que l'une ouvre la porte à l'accident et que l'autre impose son paysage enfièvré.

4 - Mais cette terrible force capable de mobiliser la meilleure cause doit avoir quelque chose d'important. Que la foi soit une croyance, dont le fondement en soit son utilité pour la vie !

5 - Si on affirme que la foi et la science s'opposent, je répliquerai que je dois accepter la science tant que celle-ci ne s'oppose pas à la vie.

6 - Rien n'empêche que la foi et la science, si elles ont la même direction, produisent le progrès, l'enthousiasme aidant l'effort soutenu.

7 - Et qui veut humaniser, qu'il aide à élever les efforts en signalant la possibilité future. La déroute anticipée du sceptique sert-elle la vie ? La science aurait-elle pu se soutenir sans la foi ?

8 - Voici un type de foi qui va contre la vie, cette foi qui affirme : "la science détruira le monde ! " alors qu'il serait tellement mieux de placer sa foi à humaniser la science chaque jour et d'agir pour que triomphe la direction dont elle fut dotée dès sa naissance.

9 -Si une foi ouvre le futur et donne un sens à la vie, en l'orientant depuis la souffrance et la contradiction vers toute action valable, alors son utilité est manifeste.

10 - Cette foi est utile ainsi que la foi dans les autres et dans le monde qui nous entoure.

11 - En disant "la foi est utile ! ", tu gêneras certainement une oreille particulièrement sensible, mais cela ne doit pas te préoccuper car ce musicien (s'il s'examine un peu) reconnaîtra à quel point la foi lui est aussi utile même si elle provient d'un instrument différent de celui dont tu joues.

12 - Si tu obtiens foi en toi-même et dans ce qu'il y a de meilleur chez ceux qui t'entourent, foi dans notre monde et dans la vie toujours ouverte au futur, tout problème qui jusqu'à maintenant t'a semblé invincible se réduira.



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Re: SILO EST PARTI

Message  Invité le Ven 1 Oct 2010 - 1:45

Le concept de foi est le plus souvent rattaché aux religions où il désigne la certitude en un ensemble de croyances. Dans le langage courant, le mot peut aussi désigner, plus simplement, une très forte confiance.
La foi ne peut guère donner lieu à des développements que contextualisée.

Au sens féodal, c'est un acte symbolique entre le vassal et son suzerain auquel il promettait fidélité.
Au sens conjugal, c'est une promesse de fidélité.

Mais ne confond-on pas trop facilement "acte de foi" avec "la foi par les actes" ?

Pourquoi vouloir rattacher un peu trop systématiquement Foi et Dieu ? Et en quoi Dieu serait-il nécessaire (voire indispensable) à la foi ?

Si on la rattache à Dieu, c'est toujours selon "ses" croyances, et cela n'est qu'acte de foi, ou d'allégeance à une religion, ... blanc seing dont rien ne garantit la fidélité qui ne pourra s'apprécier que dans la durée. Donc cet acte ne vaut à peu près rien !

Si on la rattache aux actes, on la place dans la constance, et non dans une "déclaration d'intention".

En fait toutes les "professions de foi" me paraissent être à peu près des paroles en l'air

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Re: SILO EST PARTI

Message  pat le Ven 1 Oct 2010 - 7:34

la fidélité qui ne pourra s'apprécier que dans la durée. Donc cet acte ne vaut à peu près rien;

Oui, aussi bien la « fidélité à Dieu » que la fidélité conjugale ou la fidélité à la parole donnée.
En fait toutes les "professions de foi" me paraissent être à peu près des paroles en l'air
.

Oui si elles sont des engagements absolus dans une durée que l'on ne maîtrise pas.
Non en tant qu'elles sont des affirmations dans un moment donné ou des intentions d'orientation de sa vie.
Car l'intention n'est pas dénuée de valeur. Tout commence par des idées, des intentions, des prises de conscience. L'intention est ce qui va permettre de prendre des décisions et de changer. Après, tenir le coup est un autre problème.

Sur le fond de tes remarques je suis d'accord. Il n'est pas prudent, compte tenu des aléas de notre vie de jurer fidélité qui engage pour toute une vie.
Cependant on peut regretter d'être passé de la notion de fidélité poussée à l'extrême à la notion de la futilité de tout engagement qui justifie qu'aucune parole donnée ne tienne dans le temps.

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LIVRE ET DVD DE LA MARCHE MONDIALE

Message  Invité le Dim 10 Oct 2010 - 16:40

PRESENTATION DU LIVRE DE LA MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX ET LA NON-VIOLENCE - TOLEDE

POUR COMMANDER LE LIVRE ET LE DVD
http://shop.theworldmarch.org/index.php?dispatch=products.view&product_id=1&sl=FR


1ER OCTOBRE 2010
Un an après le point de départ de la Marche Mondiale en Nouvelle-Zélande, on a présenté à Tolède (Espagne) le livre de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-Violence, une compilation à 400 pages en couleur et la presque totalité de ce qui a été fait durant trois mois, plus les préparatifs. Paroles de Tony Robinson, Porte-parole International de Monde Sans Guerres et Sans Violence.

PRESENTATION DU LIVRE DE LA MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX ET LA NON-VIOLENCE - TOLEDE
Par Tony Robinson
C’est aujourd'hui le cent quarante et unième anniversaire de Mahatma Gandhi, la 4eme fois que les Nations Unies observent la Journée Internationale de la Non-violence et cela fait un an que débutait à Wellington (Nouvelle Zélande), la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence.

En ce moment il y a précisément un an que les membres de l'équipe de base de la Marche Mondiale nous nous étions déjà réveillés d'un rêve très bizarre dans lequel une cinquantaine d’entre nous, nous dormions sur des matelas avec bien peu de couvertures pour nous tenir au chaud, en nous demandant comment nous allions survivre jusqu'au jour 93, si ça c’était seulement le premier jour !

Durant les trois prochains mois, tous les membres de l'équipe de base qui ont voyagé, se souviendront sans doute, en feuilletant ce livre dans des moments de tranquillité " Quoi ! Il y a déjà un an qu’on faisait cette chose incroyable dans ce pays-là. On dirait que c’était il y a 10 ans ! "

L'an passé, la Marche Mondiale a constituée un apport énorme pour la prise de conscience des dangers des armes nucléaires, et cela dans la période préalable à la conférence de révision du Traité de non-prolifération (TNP) à New York. A cet effort, se sont ajoutés des milliers d'organisations du monde entier, grandes et petites, démontrant ainsi que cette demande n'est pas une question de minorités, mais est le désir pressant de la population mondiale.

Évidemment, les 10 dirigeants mondiaux qui contrôlent les armes nucléaires ont choisi de ne pas nous écouter et la conférence du TNP a été de nouveau une déception pour les groupes antinucléaires. Toutefois, notre Marche a été un succès pour la bonne et simple raison qu’elle nous a donnée la possibilité de créer des liens entre des millions de jeunes du monde entier. Nous les avons ainsi aidé à se connecter avec leurs idéaux.

Nous nous trouvons maintenant dans une situation où ce dont nous avons besoin, c’est un mouvement social ample capable de connecter de nouveau avec les jeunes et capable de changer la direction dans laquelle s’oriente le monde. Pour cela, une force renouvelée dans Monde sans Guerres est nécessaire parce qu’il est de notre tâche de contribuer à la création de ce mouvement social.

Mais, comment créer ce mouvement social ? Ce qu’il nous faut, c’est rassembler les pièces du casse-tête. Il faut montrer comment le système économique mondial est en rapport avec l'industrie de l'armement, mettre en évidence son rapport avec les banques, les conséquences sur la pauvreté, le changement climatique, comment cela implique les abus des droits humains, mettre cela en relation avec les guerres, avec les gouvernements, avec les médias, comment cela affecte mon travail (ou mon manque de travail) et, surtout les difficultés que j'ai à la maison ou avec mes amis ou avec mes enfants et mes parents et même celles que j'ai avec moi même, mon esprit et mon corps. Parce que le fait est que tout est lié, et si tout le monde pouvait voir cette connexion, ce mouvement dont on parle existerait déjà.

Le mouvement que nous créons a une direction et un destin au-delà de l'horizon immédiat, et nous ne sommes pas les seuls à nous diriger vers là.
Nous pouvons dire aux environnementalistes, aux activistes antinucléaires, aux activistes des droits humains, aux groupes de lutte contre la pauvreté, aux gens spirituels et à beaucoup d'autres, " Oui, nous allons aussi dans cette direction. Allons-y tous ensemble ! "

Il y a des siècles les Européens croyaient que le monde était plat et Christophe Colomb est arrivé et a dit : " Non, il n'est pas plat, il est rond. Nous allons vers l'Inde en direction ouest ". Il y a quelques siècles, de nouveau en Europe, on avait instauré comme point de vue que la Terre était le centre de l'univers et ceux qui n'étaient pas d'accord ont été tués.

Il y a un peu plus de deux siècles, une fois de plus en Europe, les gens croyaient que l'esclavage était naturel étant donné la " différente nature " des êtres humains avec des caractéristiques de peau différente.

Les Européens, nous avons à répondre de beaucoup de choses !
Dans ce siècle-ci, nous nous trouvons face à la croyance que les êtres humains sont naturellement violents. Nous sommes face à la croyance que le bonheur vient avec l'argent. Nous sommes face à la croyance que les individus n'ont pas la possibilité de produire de réels changements.
Voici les croyances qu'il nous revient de dépasser.


D’ici cent ans, nos descendants se réuniront sûrement le 2 octobre 2110 pour le deux cent quarante et unième anniversaire de la naissance de Gandhi, et le cent et unième anniversaire de la première Marche Mondiale par la Paix et la Non-violence. Pouvons-nous imaginer leur façon de penser ? Ils verront l'argent dans les musées et ils seront surpris par la quantité de douleur et la violence qu'il a causée. Ils verront des films documentaires sur les guerres et les armes nucléaires et seront incapables de comprendre pourquoi il existait de telles choses. De la même manière que nous ne pouvons pas aujourd'hui comprendre comment on peut maintenir un autre être humain dans l'esclavage.

Mais nous ne regardons pas en arrière, ni 100 ans dans le futur. Nous sommes ici maintenant et avec cette tâche à mener de l’avant.

Dans Monde sans Guerres, nous venons de souffrir le plus grand changement dans notre histoire relativement brève. Après avoir organisé et complété avec succès la Marche Mondiale, nous avons perdu la lumière qui nous guidait, Silo. Silo a été pour nous une lumière externe, un point de référence externe. Dès lors, chacun de nous devra être attentif pour détecter aussi à l'intérieur de lui-même cette lumière, qui déjà nous guide et nous sert de référence. C’est bien ce point au-delà de notre horizon temporel, la Nation Humaine Universelle, que nous allons atteindre.
Merci.

Tony Robinson
Porte-parole international
Monde sans Guerres et Sans Violence

tonymrobinson@gmail.com

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Extraits du parcours dans le monde de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-Violence, et arrivée à Punta de Vacas, Mendoza - Argentine (en 2 parties).


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Re: SILO EST PARTI

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