Spiritualités

Marie, vue par une Chrétienne du Machrek

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Marie, vue par une Chrétienne du Machrek

Message  Invité le Ven 22 Oct 2010 - 16:05

"Votre Sainteté le Pape [Benoît XVI], sachez que Je suis une chrétienne arabe! Je ne suis pas une adepte de l'Église d'Orient mais une adepte de l'Église maronite dont une délégation s'est rendue en Jordanie pour votre rencontre. Je suis la petite-fille du patriarche Huwaik qui était le dernier patriarche des maronites dans la lignée de ceux qui ont persisté à refuser la soumission des Chrétiens à Rome et à Byzance et à leur tête le moine bédouin al-Homsi qui a légué l'héritage chrétien aux Maronites et qui s'est révolté contre l'Occident négateur des racines orientales du Christianisme. Nous portons en nous la conscience de ses racines historiques et spirituelles qui nous attachent à la terre arabe. Le Christ appartient à cette terre arabe comme nous nous appartenons à cette terre arabe et de ce fait nous ne reconnaissons aucune autorité étrangère sur notre terre qu'elle soit politique, militaire, religieuse ou spirituelle."

[...]

"Avant de terminer, permettez moi votre Sainteté , de vous interpellez en ma qualité de femme, de femme arabe lorsque vous avez évoqué la singularité de la femme qui est naturellement habitée par "l'amour et la paix". Chrétienne je me dois de vous dire que je m'inscris dans le modèle féminin représenté par la Sainte Vierge Marie. Elle incarne en premier chef le symbole de l'affection et de la compassion maternelle, de la nourrice vertueuse, celle qui a accompagné son fils tout au long de sa difficile vocation sans jamais s'interposer entre lui et la vérité pour l'empêcher d'accomplir son devoir de témoigner de la vérité, de trancher avec justice et équité et de transmettre son message en dépit du danger et de la cruauté des comploteurs.

Cet esprit d'amour et de dévouement de Marie est le même esprit qui anime toutes les mères arabes de Palestine : des êtres humains qui rêvent pour leurs enfants d'une vie remplie de sécurité, de paix, de confort et de quiétude sans souci. Mais elles connaissent par leur fitra ( la nature humaine primordiale) et leur expérience de vie la nature des défis qui attendent leurs enfants. Il est donc impossible et impensable, à la lumière de l'occupation, de la spoliation et de l’humiliation, de leur demander de ne pas enfanter ou de ne pas éduquer des résistants et des martyrs ou de ne pas soutenir leurs enfants qui font résistance à la colonisation sioniste.

En Occident c'est cet esprit de dignité et de résistance qui vous a poussé à élever la combattante Jeanne d'Arc au rang de martyre et de sainte.

Au nom des droits de Marie et de Jésus sur nous les arabes, faites l'effort de nous comprendre un tant soit peu, votre Sainteté, et cessez de vous comportez avec nous, vous et l’Occident, comme si nous étions vos vassaux.

La justice et l'équité exigent que nous soyons traités comme des adeptes de Jésus à part entière et elles vous commandent de nous laissez tranquilles vivre avec nos frères de foi comme le veut Jésus et non comme le veut l'Occident."

Auteur : Hayat al Huwik Atia Chercheur et journaliste libanaise


Lettre ouverte des chrétiens arabes du Machrek à Sa Sainteté le Pape
http://www.soueich.info/article-31810698.html

Traduction de l'arabe : Omar Mazri

* Machrek signifie Levant, par opposition à Maghreb qui veut dire Couchant


Tout alla bien pour elle au commencement,
mais déjà en montant elle sentit maintes fois
le miracle opérer dans son corps –
alors elle s’arrêtait et respirait sur les hautes

collines de Judée. Cependant s’étendait autour d’elle
non le paysage mais sa propre plénitude.
Elle savait ceci à chaque pas : on ne surpasserait jamais
la grandeur qu’elle éprouvait maintenant.

Et il lui tardait de poser la main
sur le sein de l’autre au fruit plus mûr.
Et les femmes, l’une vers l’autre chancelant,
caressèrent leurs robes et leurs chevelures.

Chacune, pleine de dépôt sacré,
prenait refuge en sa parente.
Ah ! le sauveur en Marie n’était encore qu’en fleur,
pourtant déjà dans le sein de l’aînée
la joie fit bondir le Baptiste.


Extrait de La Vie de Marie, Rainer Maria Rilke




Dans ce même temps, Marie se leva, et s'en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda.
Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth.
Dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint Esprit.
Elle s'écria d'une voix forte: Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni.
Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi?
Car voici, aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mon oreille, l'enfant a tressailli d'allégresse dans mon sein.
Luc 1.39 à 45

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