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L'épiphanie, fête païenne, fête chrétienne

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L'épiphanie, fête païenne, fête chrétienne

Message  Invité le Mer 5 Jan 2011 - 23:18

Le terme « Épiphanie » n'est pas un mot propre à la culture biblique, il est d'origine grecque, Ἐπιφάνεια (Epiphaneia) traduit en latin par apparitio,-onis « manifestation » ou « apparition ».

En grec moderne, επιφάνια signifie avant tout la surface (de la Terre, par exemple) ; ce sens existait aussi en grec ancien (tout ce qui apparaît à la surface).

En Grèce, la fête porte le nom de Θεοφάνια. La théophanie, c'est la manifestation de Dieu (Théos) qui s'est fait homme en Jésus.

L'Épiphanie a lieu 12 jours après Noël. Ces 12 jours représentent aussi le décalage entre le calendrier lunaire et le calendrier solaire. Une année fait 12 mois lunaires (à l'origine le mois représentait la période entre deux nouvelles lunes, soit 29,5 jours). Cela fait un total de 354 jours. Il faut ajouter presque 12 jours (comme les 12 mois de l'année) pour atteindre l'année solaire.

6 jours après Noël et 6 jours avant l'Épiphanie, se déroule le passage à la nouvelle année. A partir du VIII° s. le jour de l'An célébrait la circoncision de Jésus, fête du Saint Prépuce. Comme tout enfant juif, elle se déroulait 7 jours après la naissance.

« ... du moins jusqu’au bogue théologique du 1er janvier 1970. Car, à cette date, la fête de la Circoncision passe discrètement à la trappe au profit de celle de “sainte Marie mère de Dieu”... Que s’était-il passé pour que l’Église catholique apostolique et romaine renonce subitement, et quasi clandestinement, à l’une de ses plus fortes marques symboliques ? »
(Francis Martens, LeMonde.fr).


L'origine chrétienne de la fête semble avoir été associée aux fêtes païennes liées au solstice d'hiver, qui fêtaient la renaissance de la lumière et qui duraient 12 jours. Le Christ étant assimilé à la Lumière, le sens n'est pas altéré.

Dans l'Eglise romaine:
Cette fête célèbre la visite de l'enfant Jésus par les mages, relatée dans l'Évangile selon Matthieu. Bien que la Bible ne donne pas leur nombre et ne parle que de savants venus d'Orient. Le nombre fut fixé plus tard en fonction du nombre de présent (or, myrrhe, encens).
Leur noms Melchior, Balthazar et Gaspard sont seulement cités dans l’Évangile arménien de l'Enfance, considéré comme apocryphe par l'Église catholique.
Matthieu 2/1 à 14
Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem,
et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer.

Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.
Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, et il s'informa auprès d'eux où devait naître le Christ.
Ils lui dirent: A Bethléhem en Judée; car voici ce qui a été écrit par le prophète:
Et toi, Bethléhem, terre de Juda, Tu n'es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Car de toi sortira un chef Qui paîtra Israël, mon peuple.
Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s'enquit soigneusement auprès d'eux depuis combien de temps l'étoile brillait.
Puis il les envoya à Bethléhem, en disant: Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant; quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j'aille aussi moi-même l'adorer.

Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l'étoile qu'ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu'à ce qu'étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s'arrêta.
Quand ils aperçurent l'étoile, ils furent saisis d'une très grande joie.
Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe.

Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
Lorsqu'ils furent partis, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit: Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte, et restes-y jusqu'à ce que je te parle; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr.
Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte.

Selon Luc 2/9 à 12, les bergers furent avertis pas un ange du seigneur, et Jésus fut circoncis suivant la tradition le huitième jour
Luc 2/15-16
Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres: Allons jusqu'à Bethléhem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître.

Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche.

Luc 2/20 à 22
Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé.

Le huitième jour, auquel l'enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Jésus, nom qu'avait indiqué l'ange avant qu'il fût conçu dans le sein de sa mère.

Et, quand les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, -
Contradiction entre les deux récits Rolling Eyes
d'après Lévitique 12 une femme qui enfante recevait une purification 40 jours après son accouchement pour un garçon et environ 80 jours pour une fille. Ce qui démontre que toute la famille est bien restée à Bethléem plus d'un mois après la naissance de Jésus. De plus dans l'histoire des bergers il est noté dans l'évangile selon Luc (2 verset 16) que lorsque les bergers arrivèrent ils trouvèrent Marie, Joseph et Jésus dans une crèche. Tandis que dans l'évangile de Matthieu (2 verset 11) les mages se sont rendus dans une maison.



Dans les Églises byzantines, la fête commémore le baptême du Christ dans le Jourdain, bien que cet évènement se soit déroulé une trentaine d'années plus tard.

Dans l'Église arménienne, Noël n'est pas fêté le 25 décembre mais, selon l'usage chrétien ancien, le 6 janvier.


Durant les quatre premiers siècles de l'histoire chrétienne, l'Église avait l'habitude de fêter le 6 janvier toutes les manifestations de Dieu sur la terre : la Nativité (Noël), l'Adoration des mages, le baptême du Christ et les noces de Cana. Le changement de l'eau en vin et la multiplication des pains (ou Phagiphanie) étaient ainsi commémorés par une même fête avec la Nativité.

Les fêtes ont ensuite été dissociées : pour le 6 janvier, les Latins ont retenu l'Adoration des mages et les Grecs le Baptême du Christ. Les Éthiopiens et les Arméniens ont conservé une fête unique pour la célébration de Noël, le 6 janvier pour les Arméniens et le 6 ou le 7 janvier pour les Ethiopiens en fonction du calendrier.

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Re: L'épiphanie, fête païenne, fête chrétienne

Message  Invité le Ven 7 Jan 2011 - 21:39

njama a écrit:
L'Épiphanie a lieu 12 jours après Noël. Ces 12 jours représentent aussi le décalage entre le calendrier lunaire et le calendrier solaire. Une année fait 12 mois lunaires (à l'origine le mois représentait la période entre deux nouvelles lunes, soit 29,5 jours). Cela fait un total de 354 jours. Il faut ajouter presque 12 jours (comme les 12 mois de l'année) pour atteindre l'année solaire.

Le décalage entre les fêtes du Noël catholique et orthodoxe ne résulte d'aucune fantaisie dogmatique de la part le l'une ou l'autre Eglise, il trouve son explication dans la mesure du temps, tout simplement

Explication:

En -45, Jules César demande à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie de réformer le calendrier romain peu précis. Il crée ainsi le calendrier julien qui innove, créant les années bissextiles. La durée moyenne d'une année , 365,25 jours, la rapprochait de la véritable année astronomique, avec un décalage de trois jours tous les 400 ans.


C'est l'accumulation de ce décalage qui eut pour conséquence que, vers 1582, le calendrier julien accusait déjà un retard de 11 jours sur l'année astronomique. Les débuts des saisons se produisaient de plus en plus tôt et les religieux avaient la sensation de ne plus fêter Pâques à la bonne date. Le Pape Grégoire XIII s'adressa à l'astronome Luigi Giglio qui proposa que les années centenaires ne soient bissextiles que si elles sont divisibles par 400 ; de plus il fixa la date de l'équinoxe de printemps au 21 mars. Il donna ainsi naissance au calendrier grégorien que nous utilisons actuellement. La durée moyenne d'une année du calendrier grégorien est de 365,2425 jours, qui se rapproche encore plus précisément de la véritable durée de l'année astronomique 365,2422… jours. Sa mise en place entraîna aussi la suppression de 11 jours pour corriger le décalage existant entre les dates des saisons et leur occurrence réelle.

La fête catholique et la fête orthodoxe sont décalées de 13 jours actuellement, l'Église orthodoxe n'ayant pas adopté le calendrier grégorien.

S'ils continuent comme ça, les orthodoxes fêteront dans quelques millénaires Noël à Pâques ... clown

L'épiphanie est jour férié en Italie, Espagne, Grèce, Allemagne (certaines régions), Autriche, Suisse (certaines régions), Suède, Finlande, mais pas férié Rolling Eyes en France, Belgique, Portugal, Angleterre, Pays bas, Norvège, Danemark, Pologne




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Re: L'épiphanie, fête païenne, fête chrétienne

Message  Invité le Dim 9 Jan 2011 - 2:09

Depuis le XVI° s. le décalage entre Noël catholique et orthodoxe passa donc de 11 jours à 12 jours, ce qui faisait voir dans ce signe trente-six (3 x 12 Wink ) lumières à certains férus de numérologies, le 12 représentant entre autres la Totalité, l'unité de mesure parfaite de l'espace et du temps, les 12 signes du zodiaque mais aussi 12 mois, 12 heures, 12 Apôtres, 12 Dieux Olympiens, 12 Imâms dans le shî'isme duodécimain, les 12 Tribus d'Israël, les 12 portes de la Nouvelle Jérusalem selon l'Apocalypse de Jean, etc.

mais il n'en est rien puisque c'est une histoire de mesure du temps, et de calendrier.

NOËL viendrait du francique Neu Helle “nouvelle clarté”, gaulois noio, breton neues, Neo Heol ; britannique new Holly, allemand neu Helle, grec neos hélios, ce qui contredirait que NOËL viendrait du mot latin natalis: naissance.

Luc 2/6-7, 12
Pendant qu'ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva,
et elle enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie.

Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche.
La présence (insolite) d'un âne et d'un bœuf suggérerait que crèche signifierait "étable", Mais "crèche" cripia en italien et krippia en francique signifie une mangeoire pour bétail.

CRÈCHE
Dictionnaire Encyclopédique de la Bible A. Westphal

L'A.T. parle de crèche pour l'âne (Esa 1:8 ), le boeuf (Pr 14:1), le buffle (Job 39:1).

Dans le N.T., Luc seul emploie ce mot et quatre fois:
à l'occasion de la naissance de Jésus (Lu 2:7,12,16), et à propos du sabbat, dans une question qui parle de bœuf et d'âne (Lu 13:15). Le mot grec phatnè signifie mangeoire ou râtelier, donc crèche dans son sens le plus simple; mais il pouvait aussi désigner le contenant, c-à-d. l'enclos même où l'on enfermait le bétail.

Le mot catalunia, traduit «hôtellerie» dans Lu 2:7, n'est pas non plus très défini (voir Hôtellerie); il désigne ordinairement un caravansérail, mais quelquefois aussi une salle de repas (Lu 22:11). De plus, il n'est pas sûr qu'il y eût un rapport entre l'hôtellerie et une crèche (Lu 2:7); le texte ne dit pas: la crèche. Le caravansérail arabe étant un vaste enclos entouré de corps de bâtiment où les voyageurs trouvent un abri pour eux et leurs bêtes de somme.

Donc ce verset semble impliquer au moins ceci: Marie, faute de place dans la salle des voyageurs, coucha l'enfant dans le coin réservé aux bêtes. C'est l'essentiel de la tradition.




On fait remonter les premières crèches au début du XIIème siècle. Ce serait St François d’Assise qui, pour Noël 1223, aurait organisé la première crèche vivante dans son église de Grecchio, en Italie. Les rôles étaient tenus par les habitants de son village.
Au fil des siècles, les personnages vivants ont été remplacés par des figurines en cire, en terre cuite, en plâtre ou en porcelaine.

La Révolution interdit les crèches publiques et, c’est ainsi que, peu à peu, la crèche de nos églises est devenue familiale. Chaque région, chaque famille a pu laisser libre court à son imagination, tout en conservant les « personnages » incontournables de la Nativité : Marie, Joseph, l’Enfant Jésus, les bergers, l’âne et le bœuf…

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Re: L'épiphanie, fête païenne, fête chrétienne

Message  Invité le Mar 18 Jan 2011 - 16:37

L'origine chrétienne de la fête semble avoir été associée aux fêtes païennes liées au solstice d'hiver, qui fêtaient la renaissance de la lumière et qui duraient 12 jours. Le Christ étant assimilé à la Lumière, le sens n'est pas altéré.

On voit bien que nous sommes dans les conjectures, et que rien ne vient affirmer ou infirmer historiquement par des faits ou écrits, cette éphéméride sacrée dans la liturgie chrétienne célébrée de longue date.

Au point où nous en sommes, pourquoi ne pas prendre en compte ce témoignage si insolite. Chacun en tirera l'idée qu'il veut. Il a au moins l'avantage de ne pas opposer les récits de Luc et de Matthieu, les rois mages s'étant rendus à Bethléem, non à sa naissance comme les bergers, mais un an plus tard !

Maria Valtorta , mystique chrétienne apporte ces précisions sur la naissance de Jésus:

Il a 30 ans au début de sa vie publique (2.32) qui correspond à l’année 27 ou 28 de notre ère si l’on se réfère à la réponse des juifs "On a mis quarante-six ans pour bâtir ce temple". Or, le Temple a été commencé par Hérode le Grand dans la dix-huitième année de son règne. Nous le savons par Flavius Josèphe. C’est-à-dire en 19 avant J.C. (In "Jésus en son temps" Daniel-Rops)

Naissance : "Je suis l'Encénie Éternelle, Pierre. Sais-tu que je suis né justement le 25 du mois de Casleu (Kisleu) ?" (2.99) Ce jour est celui de la fête de la lumière (Hanoukka) dont les festivités s'étendent sur huit jours. Jésus est né à Bethléem Ephata< (1.47). (cf. 3.69 - p.414) "...la Mère qui était déjà sur le point d'enfanter, vint, sur l'ordre de César Auguste, sur l'avis du délégué impérial, Publius Sulpicius Quirinus, alors qu'était gouverneur de la Palestine Sentius Saturninus. L'avis ordonnait le recensement de tous les habitants de l'Empire (alors que le monde était en paix 1.44 – p.162). Ceux qui n'étaient pas esclaves devaient se rendre à leur lieu d'origine pour s'inscrire sur les registre de l'Empire. Joseph, époux de la Mère, était de la race de David et pareillement la Mère. Obéissant donc à cet avis, ils quittèrent Nazareth pour venir à Bethléem, berceau de la race royale. Le temps était froid... 2.37". Jésus reçoit l’adoration des 12 bergers la nuit de sa Nativité, puis un an après celle des mages. On sait par le témoignage de Gamaliel (2.81 - p.458) que l’année de sa profession de foi (Bar-mitsva) lors de la Pâque de l’an 13, soit aux alentours du 14 Nisan, l’hiver avait été exceptionnellement froid, mais suivi d’une récolte exceptionnelle. L’année avait été alors à 13 mois (WéAdar).


http://www.maria-valtorta.org/Personnages/Jesus.htm
Ah ! si nous fêtions Noël le jour de la fête d'Hanoukka ... drunken

"Sol Invictus" l'antique fête païenne, le Noël chrétien, et Hannouka ne sont-elles pas toutes trois ces fêtes qui célèbrent le retour de la clarté, et toutes Hymnes à la Lumière ...

L'Encénie(s) – nom féminin issu du grec egkainia ou Kainos (nouveau). C'est la fête (Hanouka ou Chanukkah) que les Juifs célèbrent le 25 du neuvième mois (Kislev ou Casleu, soit novembre/décembre), en mémoire de la purification du Temple par Judas Macchabée, après qu'il eut été pillé et profané par Antiochus Épiphane.
Cette restauration ou rénovation désignait non seulement celle que fit Judas Maccabée, mais l'Encénie s'applique aussi à la dédicace du Temple de Salomon et à celle que fit Zorobabel après le retour de captivité.

Par la suite ce mot est passé dans l'Église sous le pape Félix (Félix I au IIIème siècle ou Félix III au Vème siècle ?) pour désigner la dédicace ou l'inauguration d'une église (2.99)

http://www.maria-valtorta.org/Memo/Glossaire.htm#E

Les mages

Dans l'œuvre de Maria Valtorta les trois mages sont anonymes et ne sont pas "rois". Cependant, si on voulait nommer chacun selon les noms traditionnels (Melchior, Balthazar et Gaspard), on peut dire que :

Melchior est celui qui vient "des sources du Nil" (Nubie-Soudan). C'est le plus âgé. Il parle au nom de tous. Il offre "l'or qu'il convient à un roi de posséder". Son périple a couvert entre 2.000 et 3.000 kms. La même distance pour le retour.

Gaspard vient de "l’Inde lointaine". C'est le plus jeune. Il offre "l'encens comme il convient à un Dieu". Son périple à couvert de 3.000 à 3.500 Kms.

Balthazar vient des "chaînes mongoliques". Il apporte "la myrrhe parce que ton Enfant Né, qui est Dieu, est aussi un Homme et dans sa chair et sa vie d'homme il connaîtra l'amertume et la loi inévitable de la mort". Son périple a couvert entre 3.000 et 4.000 Kms en dix mois environ. Il a du couvrir un peu plus de 10 Kms par jour.

Astrologues ils remarquent, chacun de leur côté, la naissance d’une étoile inconnue. Elle n'avait pas de nom. "Née du sein de Dieu, elle avait fleuri pour dire aux hommes une vérité bénie, un secret de Dieu. Mais les hommes n'en avaient pas fait cas, car leurs âmes étaient plongées dans la boue. Ils ne levaient pas leurs regards vers Dieu et ne savaient pas lire les paroles qu'Il trace - qu'Il en soit éternellement béni - avec les astres de feu sur la voûte des cieux".

Chacun part à l’insu des autres et ils se retrouvent près de la mer Morte. L’étoile disparaît au-dessus de Jérusalem, alors qu'ils campent près de la fontaine d'En Rogel (7.188). Cela les incite à aller voir Hérode.
[...]


Lire la suite > http://www.maria-valtorta.org/Personnages/Mages.htm

Église Saint-Aignan, Brinay Cher, France. fresque du XIIe siècle.

"Les Rois Mages à droite du mur Nord, se retrouvent sur les deux registres. Au registre supérieur, l'arrivée des mages ; au registre inférieur, le départ des mages. "Ils vinrent d'un côté et repartirent d'un autre pour éviter d'avoir à renseigner le tétrarque de Galilée". Sur leurs chevaux alternés blanc et alezan clair, richement harnachés, les rois astronomes sont vêtus de courtes tuniques. L'une des couronnes est ornée de fleurs de lys."

visite virtuelle ici > http://www.berry-passion.com/berry_roman_brinay.htm






Dernière édition par njama le Dim 30 Jan 2011 - 1:06, édité 1 fois

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Re: L'épiphanie, fête païenne, fête chrétienne

Message  Invité le Ven 21 Jan 2011 - 16:44

Basilique Saint-Apollinaire-le-Neuf (Sant'Apollinare Nuovo) à Ravenne (Italie), construite et connue pour son ensemble de mosaïques.
Début du VIe siècle.


On notera que les mages ne portent pas de couronnes, mais des genres de bonnets phrygien rouge. Leurs noms sont inscrits en haut de la fresque.

« Honorez votre tante le palmier (nakhla, nom féminin en arabe) car il a été créé du surplus de l’argile dont a été constitué votre père Adam. Parmi les arbres, aucun n’est plus honoré d’Allâh que celui sous lequel Marie fille d’Imrân a enfanté Jésus »
hadith du prophète cité dans L’Arbre du Monde d'Ibn ‘Arabî
Le palmier est donc la « sœur d’Adam » drunken

Encore plus ancien, la représentation des mages dans des catacombes romaines, la Capella graeca dans les catacombes de Priscille, à Rome, témoignent déjà d'une très ancienne piété mariale.
On situe ces fresques vers 230-240 après JC



détail de la voûte, trois hommes peints de couleurs différentes rapportent des présents à Marie qui tient son enfant sur ses genoux.

Autres représentations de Marie dans les catacombes > http://www.mariedenazareth.com/1869.0.html?&L=0

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Re: L'épiphanie, fête païenne, fête chrétienne

Message  Invité le Dim 30 Jan 2011 - 1:50

Adoration des mages. Sarcophage datant de la première moitié du IV° siècle,
musée Pio Christiano (Rome)



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Re: L'épiphanie, fête païenne, fête chrétienne

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