Spiritualités

L'Eglise d'aujourd'hui ...

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L'Eglise d'aujourd'hui ...

Message  Invité le Jeu 20 Jan 2011 - 11:30

Jacques Gaillot devenu évêque du diocèse d'Évreux en 1982, en est déchargé le 13 janvier 1995 en raison de l'expression de ses positions politiques ...
Depuis, bien que sans fidèles, il est resté évêque que l'on dit in partibus de Partenia, autant dire un diocèse pour ainsi dire "virtuel".

l'évêque ou l'archevêque in partibus peut alors être appelé à des fonctions administratives au sein de la curie romaine ou de la diplomatie vaticane, ou bien en tant qu'évêque auxiliaire ou comme titulaire d'une prélature personnelle. Les évêques diocésains peuvent également être appelés à exercer ce type de fonctions, et être alors affectés à un siège in partibus.

Plus rarement, la mutation à un siège in partibus joue le rôle de limogeage d'un évêque ; c'est le cas par exemple pour Jacques Gaillot.
http://fr.wikipedia.org/wiki/In_partibus
Parténia fût un siège épiscopal situé en Algérie, dans la région de Sétif. Il a disparu à la fin du Ve siècle, et l'on ignore aujourd'hui sa localisation exacte.

« Le Vatican a voulu m’isoler. Mais en 1996, pour le premier anniversaire de mon départ d’Evreux, quelques amis ont créé sur Internet l’Association Partenia, faisant ainsi de moi un « évêque virtuel ». Le Vatican n’imaginait pas que je réussirais à animer l’unique diocèse en expansion, avec le plus grand nombre de fidèles au monde et en plusieurs langues ! Partenia est un espace de liberté où l’on peut entrer en dialogue avec tous les peuples de la terre.»

Son site http://www.partenia.org/francais/partenia_fr.htm

Ici je reprends très partiellement ce que déclare Mgr Jacques Gaillot dans une interview réalisée par Hernando Calvo Ospina. Ce point de vue ne saurait donc refléter l'Église catholique elle-même, cela va de soi. On pourra le trouver sévère, mais je le trouve intéressant à plus d'un titre car il mêle à la foi engagement religieux et engagement politique.
Peut-être est-ce dans le dosage de ce mélange subtil que résiderait la vie spirituelle ?


Comment considérez-vous l’Eglise catholique aujourd’hui ?

L’Eglise nous a enseigné que Dieu a voulu nous apporter le malheur pour nous amener à la résignation. Mais ce n’est pas chrétien ! L’Eglise fait intervenir Dieu pour nous forcer à obéir et à ne pas penser. Très peu de discours sur Dieu me parlent de lui, par contre quand quelqu’un dit du bien de l’être humain, cela me parle beaucoup de Dieu. L’Institution reste inamovible sur son piédestal, loin du peuple et de Dieu. En continuant ainsi, l’Eglise se transformera en une secte, parce que beaucoup sont en train de se tourner vers d’autres religions. L’Eglise vit une hémorragie.

L’Eglise doit changer, se moderniser, reconnaître que les couples ont le droit de divorcer et d’utiliser le préservatif ; que les femmes peuvent avorter ; que les hommes et les femmes puissent être homosexuels et se marier ; que les femmes puissent être ordonnées prêtresses, et avoir accès aux sphères de décision ; que l’on revoie la discipline du célibat, et que les prêtres puissent se marier comme tout être humain, parce que beaucoup doivent vivre leur relation dans la clandestinité, comme des délinquants.

La situation actuelle est malsaine et destructrice pour les individus et pour l’Eglise.

Le Vatican a la dernière monarchie absolue d’Europe, mais il faudra changer de modèle. L’Eglise a du mal à admettre la démocratie à tous les niveaux. Ce n’est pas évangélique.

Que pensez-vous de la théologie de la libération, qui a connu un essor important en Amérique Latine, principalement, depuis les années soixante ?

Je m’y suis intéressé parce que c’est une théologie qui parle des pauvres. On ne parle pas de la liturgie, on ne parle pas de la catéchèse, on ne parle pas de l’Eglise, on parle du peuple pauvre. Ce sont les pauvres eux-mêmes qui prennent conscience de leur libération, et la prennent en main. Tant qu’il y aura des pauvres, il y aura une théologie de la libération.

Moi-même et d’autres étions très sensibles à Don Elder Camara au Brésil, un grand théologien (3); à Mgr Leonidas Proaño en Equateur (4) ; à Mgr Oscar Romero au Salvador, et à d’autres prêtres principalement latino-américains. Quand Mgr Romero a été tué en célébrant la messe, le 24 mars 1980, ça a été un choc pour moi. Il avait laissé l’Eglise des puissants pour être avec les pauvres. Cette conversion qu’a faite Mgr Romero, moi j’ai trouvé ça tout à fait admirable.

3) Il fut archevêque d’Olinda et Recife. Il est mort le 27 août 1999.
4) Appelé "l’Evêque des Indiens" ; mais aussi "l’Evêque Rouge", il exerça sa mission pastorale dans la ville de Riobamba. Il est mort le 31 août 1988.


En Amérique Latine, il y a des prêtres qui ont pris les armes (5) . Moi je ne me permets pas de les juger parce que c’est leur choix. Je ne suis pas d’accord, en tant que non-violent.
5) De nombreux prêtres et religieuses ont rejoint les guérillas. Leur précurseur fut Camilo Torres, en Colombie, qui mourut au combat le 15 février 1966. Au Nicaragua, pendant la guerre contre la dictature des Somoza, beaucoup ont suivi son exemple, Ernesto Cardenal étant le plus célèbre.

Evidemment, la théologie de la libération est dangereuse pour les gens du pouvoir, qui ont tout fait pour que ça s’arrête. Quand les pauvres sont soumis, acceptent leur triste sort, il n’y a rien à craindre, c’est du pain béni, et les riches peuvent dormir tranquilles. Mais si jamais les pauvres se réveillent, puis prennent conscience de leur condition et deviennent acteurs de leur changement, alors ça fait peur.

Si les pauvres prennent la parole dans l’Eglise elle-même, et mettent en cause l’Institution, c’est terrible. Et l’Eglise dit : Voilà des communistes ! Attention ! On a toujours cette hantise de l’infiltration marxiste. Et donc, régulièrement les dictateurs, les gouvernements répressifs et le Vatican mènent un combat commun.

Malheureusement, il n’y a pas beaucoup de rebelles dans l’Eglise, parce que toute l’institution forme à l’obéissance, à la soumission.


Lire l'article ici > http://hcalvospina.free.fr/spip.php?article310
ou ici > http://www.legrandsoir.info/Interview-de-Mgr-Jacques-Gaillot-En-France-l-injustice-regne-partout.html

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Don Samuel Ruiz, obispo de los indígenas

Message  Invité le Mer 26 Jan 2011 - 21:26

Tant qu’il y aura des pauvres, il y aura une théologie de la libération.

Si les pauvres prennent la parole dans l’Eglise elle-même, et mettent en cause l’Institution, c’est terrible. Et l’Eglise dit : Voilà des communistes ! Attention ! On a toujours cette hantise de l’infiltration marxiste.
Jacques Gaillot

Don Samuel Ruiz, obispo de los indígenas, "l'évêque des indigènes" est décédé à l'âge de 86 ans

En 1959 il est désigné évêque de San Cristobal de las Casas, état du Chiapas, Mexique.

Dès sa nomination, il a travaillé à la construction d’une église nouvelle dans laquelle, pour la première fois dans l’histoire, de nombreux indigènes avaient été ordonnés diacres. En 1974, il avait favorisé et hébergé un Congrès Indigène réunissant plus de 1300 délégués tseltal, tsotsil, ch’ol, tojolabal, zoque, etc. venus de tout l’Etat du Chiapas.

Il s'emploie comme médiateur lors du conflit au Chiapas entre l’armée zapatiste de libération nationale (EZLN) et le gouvernement fédéral mexicain. Son évêché prit fin en 1999. Il vit actuellement à Santiago de Querétaro où il officie en tant que prêtre.

Dès le soulèvement de 1994, l’évêque Samuel Ruiz (appelé "jTatic","le Père", par les mayas) s’est interposé entre les rebelles et le gouvernement, offrant ses services de médiateur. En même temps, il n’a jamais dissimulé son soutien entier aux principales revendications zapatistes. Plusieurs attentats contre sa personne, perpétrés par des groupes parapoliciers, n’avaient heureusement pas réussi à l’atteindre, ni à l’intimider.

En 1998, il est accusé par le président Ernesto Zedillo Ponce de Leon pendant sa tournée présidentielle au Chiapas d'être le "pasteur de la division" et de travailler pour une "théologie de la violence".

Lors de son départ en retraite, à 75 ans, le Vatican, contrairement à la procédure habituelle, n’a pas investi à sa place l’évêque coadjuteur qui le secondait, Raul Vera. Celui-ci, jugé trop proche des idées de "Tatic", a été envoyé à Saltillo, dans le nord du pays. Pendant toute la décennie qui a suivi l’an 2000, il était demeuré actif.

Le peuple mexicain, et en premier lieu les "pueblos indios", toutes croyances confondues, viennent de perdre avec ce fondateur de la "théologie indigène" un ami et un allié précieux. Des milliers de personnes convergent actuellement vers Jobel (San Cristóbal de las Casas), pour lui rendre un hommage qui est aussi la réitération de la volonté de dignité et de résistance face à un système qui veut leur destruction.




Sources Médiapart http://www.mediapart.fr/en/club/edition/les-autres-ameriques/article/240111/mexique-samuel-ruiz-leveque-converti-par-ses-ouaill
et Wikipedia en bleu http://fr.wikipedia.org/wiki/Samuel_Ruiz_Garcia

Se fue el Tatic
“Caminante, tu ejemplo de vida nos acompaña siempre”: palabras de despedida del pueblo
"Voyageur, ton exemple de vie nous accompagne toujours" :mots d'adieux du peuple

http://www.jornada.unam.mx/2011/01/26/index.php?section=politica&article=002n1pol



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Re: L'Eglise d'aujourd'hui ...

Message  pat le Jeu 27 Jan 2011 - 11:28

Ces hommes sont la fierté de la spiritualité chrétienne et du Message évangélique.

pat

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« EL TATIC » dans la presse

Message  Invité le Dim 30 Jan 2011 - 0:59

DOM SAMUEL RUIZ « EL TATIC » (San Cristobal de las Casas) :
Hommage à un pasteur extraordinaire !
Par Golias

C’est avec une très grande tristesse que tous nos amis apprendront le décès tout récent de Mgr Samuel Ruiz, ancien évêque de San Cristobal de las Casas au Chiapas de 1959 à 1999. L’une des plus extraordinaires figures épiscopales de l’après-Concile en Amérique latine aux côtés des Helder Camara, Paulo Evariste Arns, Leonardo Proano pour n’en citer que trois.

Grand défenseur de son peuple, conscient de l’importance d’un instruction théorique de lutte comme celui de la théologie de la libération, ce témoin inlassable de l’Evangile s’en est allé. Sa foi en la vie éternelle ne l’avait jamais détourné de la nécessité de construire ici et maintenant ce royaume voulu par Dieu et confié aux hommes.
A rebours de tous les spiritualismes fallacieux et d’une morale infecte de la résignation.


lire la suite > http://golias-editions.fr/spip.php?article4743

CHIAPAS/MEXIQUE : Le diocèse de San Cristobal à nouveau menacé
par le Vatican ?

par Romano Libero

... en 1995, le Nonce Apostolique, Mgr Girolamo Prigione, en lien avec les éléments les plus conservateurs de la Curie romaine, voulut opérer un redressement de ce diocèse, quatre ans avant la retraite pour limite d’âge de celui que ses ouailles dénomment familièrement « Tatic », autrement dit « Papa » en langue locale tzotzil.
[...]
On sait que de par le passé Rome a procédé de façon identique avec le très grand diocèse de Sao Paulo au Brésil, pour démanteler l’action pastorale jugée trop progressiste du célèbre cardinal franciscain Arns.

lire l'article > http://golias-editions.fr/spip.php?article4733

Le progressisme est la volonté d'instaurer un progrès social, des réformes, pour une plus grande justice sociale et pour l'amélioration des conditions de vie. Il s'oppose au conservatisme.

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Re: L'Eglise d'aujourd'hui ...

Message  Invité le Jeu 10 Fév 2011 - 16:22

ça bouge dans l'Église comme tu me dis parfois Pat ...
ça fait même des vagues ...

Fronde de quelques trublions ? bon sens évangélique ? ... à chacun de se faire son idée !
(reproduction partielle de l'article
j'ai zappé l'intro genre "état des lieux" pour ne publier ici que les propositions du manifeste )


Le manifeste des théologiens allemands

Plus de 190 théologiens germanophones ont signé un manifeste appelant l'Eglise catholique à entreprendre des réformes de fond. TC propose ici une traduction de ce texte.

Le manifeste "Kirche 2011, Ein notwendiger Aufbruch" (" Église 2011 : un renouveau indispensable") a été publié le 3 février dans le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. Presque la moitié des 400 professeurs de théologie catholique enseignant dans les universités allemandes l'ont pour l'instant signé. Le dernier mouvement de ce type date de 1989 ("Déclaration de Cologne").

Église 2011 : un renouveau indispensable

[...]
Mais dans tous les cas, c’est le message libérateur de l'Évangile qui constitue le critère d'une Église crédible, de son action, et de sa présence dans la société. Les défis concrets que doit relever l'Église ne sont pas nouveaux. Pourtant, on a du mal à voir advenir les réformes préparant l’avenir. Le dialogue ouvert à propos de ces réformes doit être mené dans les domaines d’action suivants :

1. Structures participatives

Dans tous les champs de la vie ecclésiale, la participation des fidèles est une pierre de touche de la crédibilité du message libérateur de l'Évangile. Selon un vieux principe juridique, «ce qui concerne tout le monde doit être décidé par tout le monde» : il faut donc plus de structures synodales à tous les niveaux de l'Église. Les fidèles doivent participer aux nominations des principaux ministres (évêque, curé). Ce qui peut être décidé localement doit être décidé localement. Et les décisions doivent être transparentes.

2. Paroisse

Les paroisses chrétiennes doivent être des lieux dans lesquels l’on partage des biens matériels et spirituels. Mais la vie paroissiale est en train de s’éroder. Sous la pression du manque de prêtres, on met en place des unités administratives de plus en plus grandes – des paroisses XXL -, dans lesquels la proximité et l'appartenance peuvent à peine être ressenties. Les identités historiques et les réseaux de sociabilité construits au cours du temps sont abandonnés. Les prêtres sont «envoyés au casse-pipe» et s’épuisent. Si on ne leur fait pas confiance, les fidèles ne se décident pas à participer aux responsabilités et à prendre leur place au sein de structures plus démocratiques de direction de leur communauté. Le ministère ecclésial doit servir la vie de la paroisse, et pas l'inverse. L'Église a aussi besoin d’hommes mariés et de femmes aux ministères ecclésiaux.

3. Culture du droit

La reconnaissance de la dignité et de la liberté de chacun se manifeste particulièrement lorsque des conflits sont gérés de manière juste et dans le respect réciproque. Le droit de l’Église ne mérite d’être appelé «droit» que si les fidèles peuvent effectivement faire valoir les leurs. La protection des droits et la culture du droit dans l'Église doivent être améliorés d’urgence. Un premier pas en ce sens est l’établissement d'un système juridictionnel administratif.

4. Liberté de conscience

Respecter la conscience individuelle, cela veut dire croire à la capacité de l’homme à être responsable et à décider lui-même. Soutenir cette faculté est un des devoirs de l'Église ; mais ce soutien ne doit pas se transformer en paternalisme. Cette question devient très concrète lorsqu’on aborde les grands choix de vie des personnes et leurs modes de vie. La haute considération dans laquelle l'Église tient le mariage et le célibat n’est pas en question. Mais cette considération ne doit pas avoir pour conséquence d’exclure ceux qui vivent de manière responsable l'amour, la fidélité et l’attention réciproque au sein d’un couple de même sexe ou divorcé-remarié.

5. Réconciliation

La solidarité avec les pécheurs suppose de prendre au sérieux le péché qui existe aussi dans nos propres rangs. Le rigorisme moral péremptoire ne sied pas à l'Église. L'Église ne peut pas prêcher la réconciliation avec Dieu si elle ne fait pas elle-même en sorte de créer les conditions d'une réconciliation avec ceux envers qui elle s'est rendue coupable par la violence, par le refus du droit, et par le renversement du message libérateur de la Bible en une morale rigoriste et impitoyable.

6. Le culte

La liturgie vit de la participation active de tous les fidèles. Les expériences et les formes d'expression contemporaines doivent y trouver leur place. Le culte ne doit pas se figer en traditionalisme. La diversité culturelle enrichit la vie cultuelle et cette diversité n’est pas compatible avec la tendance au centralisme unificateur. Le message porté par l’Église ne touchera les gens que si la fête de la foi prend en compte la vie concrète des fidèles.

Le processus de dialogue qui s’ouvre aujourd’hui dans l’Église peut conduire à la libération et au renouveau si tous les participants sont prêts à traiter ces questions pressantes. Il s'agit, par l'échange libre et honnête d'arguments, de rechercher des solutions qui tirent l'Église de cette obsession d’elle-même qui la paralyse. Il n’est pas question que le calme suive la tempête de l’année dernière ! Dans la situation actuelle, ce calme pourrait être mortel. La peur n'a jamais été bonne conseillère en temps de crise. L'Évangile invite les chrétien(ne)s à affronter l'avenir avec courage en gardant à l’esprit les paroles de Jésus lorsque Pierre a été invité à marcher sur l’eau : «Homme de peu de foi, pourquoi doutes-tu ?»

(Traduction française : Jérôme Anciberro pour temoignagechretien.fr)
http://www.temoignagechretien.fr/ARTICLES/Religion/Le-manifeste-des-theologiens-allemands/Default-4-2394.xhtml

Sur le même sujet, mais d'inspiration opposée confused ...
Lire aussi :

Peter Seewald et le « stalinisme théologique » (Le journaliste allemand, devenu célèbre pour ses entretiens avec Benoît XVI, critique vertement le mémorandum des théologiens germanophones et ses auteurs)
Suivant un motif habituel d'une certaine critique depuis les années 1990, Peter Seewald juge que le mémorandum des théologiens est daté et qu’il évoque une « rébellion de maison de retraite ». L’ « establishment théologique » se mêlerait aux « agitateurs qui ont perdu depuis longtemps leur autorisation d’enseigner parce qu’ils ont fait du fils de Dieu un chef de bande » (allusion à certains chercheurs spécialistes de la méthode historico-critique).

« BRANCHES POURRIES »
...
Très en verve, Peter Seewald compare même les signataires à des « branches pourries qui peuvent bien sûr encore faire des dégats, mais en tombant de l’arbre où elles sont accrochées ». Il évoque par ailleurs les « fats théologiens, les petits-bourgeois, les frimeurs qui vont pérorer dans tous les micros qu’on leur tend ».

Toujours en finesse, le journaliste allemand rappelle que les attaques les plus graves contre l’Eglise « viennent de l’intérieur ».
http://www.temoignagechretien.fr/ARTICLES/Religion/Allemagne-Peter-Seewald-et-le-%C2%AB-stalinisme-theologique-%C2%BB/Default-4-2397.xhtml

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Re: L'Eglise d'aujourd'hui ...

Message  Invité le Ven 18 Fév 2011 - 0:50

A lire dans la suite du post précédent

L’AVENIR DE L’EGLISE :
QUAND S’ÉLÈVE LE VENT
DE L’ESPRIT !


Ces derniers temps des voix se sont élevées pour nous alerter au sujet de l’avenir de notre Église et à propos de questions brûlantes d’actualité : le célibat obligatoire, la question de la théologie de la libération, les abus sexuels … Ces voix prophétiques s’élèvent pour apporter un nouvel oxygène à notre Église anémique et gravement meurtrie par les scandales sans cesse rappelés dans l’actualité.


lire la suite > http://golias-editions.fr/spip.php?article4768

commentaire de tai_gong_wang 13 février 18:42

Pour moi le message libérateur du Christ s’est exprimé pleinement après Vatican II, durant le congrès de Medellin de la CELAM, en 1968, qui fit le choix prioritaire des pauvres, « engageant l’Eglise pour le développement intégral de tout l’homme et de tous les hommes vers une libération. »

Au milieu de l’année 1968, l’Église d’Amérique latine fait sa déclaration la plus claire, la plus mûre, à propos du type de société qu’elle envisage pour la région. Les évêques représentant la région se réunissent à Medellín, en Colombie, pour étudier comment les conclusions de Vatican II peuvent être appliquées au niveau local. Dom Hélder Camara pousse les autres délégués à élaborer une proposition en faveur d’une transformation sociale radicale mais pacifique dans la région. Ils dénoncent la « violence institutionnalisée » inhérente à l’inégalité sociale et aux structures sociales oppressives. Ils encouragent également la création de Comunidades Eclesiais de Base ( Communautés ecclésiales de base ). Au sein de ces petits groupes se rassemblent des catholiques humbles pour réfléchir à l’importance de la foi dans leur vie de tous les jours et dans leurs luttes politiques. Cette méthode est devenue connue dans toute l’Amérique latine sous le nom de « conscientização », ou conscientisation. La Conférence de Medellín marque la naissance de la théologie de la libération, qui est devenue le fondement idéologique de l’Église des pauvres. La déclaration de Medellín pousse de nombreux prêtres, religieux et volontaires laïcs de toute l’Amérique latine à devenir activistes en faveur des pauvres et à s’opposer à l’autoritarisme.
Mais les généraux ne parviennent pas à comprendre que l’Église a organisé la réunion de Medellín dans le cadre de sa propre stratégie pour contenir le communisme et encourager la réforme sociale au lieu de la révolution violente. Conformément aux convictions de Dom Hélder Camara lui-même, la déclaration met l’accent sur le principe de non-violence.
Le message du christ n’est pas seulement spirituel, mais aussi actif. Retenons cette démarche qui a montré le meilleur de l’Eglise. Et ces 144 théologiens montrent aussi par ce besoin de réforme la réalité de cet esprit de renouveau qui a agit en Jésus et en ces hommes.
Merci !


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Re: L'Eglise d'aujourd'hui ...

Message  pat le Ven 18 Fév 2011 - 10:17

Le message du christ n’est pas seulement spirituel, mais aussi actif.

C'est un très beau texte, je relève juste cette petite phrase.
Je crois que nous avons tous des progrès à faire concernant notre conception de la spiritualité. La spiritualité ne s'oppose pas à l'activité. Le Message arésien nous dit même le contraire : est forcément impliquée dans la spiritualité la notion de "faire", de "changement"
C'est ce que dit aussi le Message du Christ qui parle à longueur de page de la transformation de l'individu et donc du monde. La fraternité dont Jésus nous parle implique autre chose que des bons sentiments, même si toute violence est exclus. La non violence n'entraîne pas d' être inactif.

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Re: L'Eglise d'aujourd'hui ...

Message  Invité le Sam 19 Fév 2011 - 13:05

pat a écrit:
Je crois que nous avons tous des progrès à faire concernant notre conception de la spiritualité. La spiritualité ne s'oppose pas à l'activité.
Pour moi elle ne s'oppose pas non plus à la politique si on la considère comme un art de vivre dans la cité.
Or, on a trop tendance à voir dans la politique une manière de conduire les affaires de l'État. L'État étant vu lui-même comme un ensemble d'Institutions et de pouvoirs.

J'ai surtout noté cette phrase qui m'a fait penser à ce que pourraient devenir ces "assemblées" évoquées dans la révélation d'Arès !
Ils encouragent également la création de Comunidades Eclesiais de Base ( Communautés ecclésiales de base ). Au sein de ces petits groupes se rassemblent des catholiques humbles pour réfléchir à l’importance de la foi dans leur vie de tous les jours et dans leurs luttes politiques.

Cette méthode est devenue connue dans toute l’Amérique latine sous le nom de « conscientização », ou conscientisation.



Bien évidemment cela supposerait une dissolution (progressive) de la structure organique pyramidale qu'a connue l'Église depuis ... Constantin (?) ou le moyen-âge ... la dimension évangélique servant d'unique Charte spirituelle ...

Il me paraît important de rappeler que le christianisme (et encore, pas dans son ensemble) est la seule des religions du monothéisme abrahamique à avoir ce type de "Gouvernement" théocratique hiérarchisé interne, que ni le judaïsme, ni l'islam ne connaissent.

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Re: L'Eglise d'aujourd'hui ...

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