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JUDAISME : PRISE DE CONSCIENCE, DES CHOSES BOUGENT

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JUDAISME : PRISE DE CONSCIENCE, DES CHOSES BOUGENT

Message  Invité le Mer 4 Mai 2011 - 2:36

BLOG OFFICIEL :
http://modernorthodox.over-blog.com/
Les Rabbins du monde Modern Orthodox adhèrent pour la plupart aux points suivants:
1) Un haut niveau de Torah pour tout les juifs
2) Un judaïsme strictement respectueux de la halakha tout en étant en accord avec son temps
3) L'accès à l'étude pour les femmes, ainsi qu'un rôle plus important pour ces dernières au sein du culte
4) L'amour d'Eretz Israel ainsi qu'un soutient actif à l'Etat juif
5) Un non-mépris à l'égard des études profanes
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Le judaisme Modern Orthodox n'est pas un judaisme réformé ni assouplie. Ce courant est avant tout orthodoxe tout en étant ouvert à la modernité que nous offre le monde profane.

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http://modernorthodox.over-blog.com/categorie-11154745.html
FEMINISME
Par Emmanuel Bloch
Extrait


L'indépendance de leur démarche les amène alors à découvrir, non sans un certain choc le plus souvent, une autre perception de la réalité talmudique. Là où un homme pense voir un texte "objectif", une femme découvre un texte "masculin". Prenons un exemple. La Guemara, dans le traité Berakhot 57b, pose l'affirmation suivante:
שלשה דברים מרחיבים דעתו של אדם ואלו הן: אישה נאה, בית נאה, וכלים נאים.
"Trois choses élargissent l'esprit de l'homme: une belle femme, une belle maison, de beaux ustensiles".
.....
le Talmud est rempli de principes que l'on peut qualifier d'évaluations psychologiques de la mentalité féminine. En gros, on peut classer ces principes dans la catégorie générale de "une femme, comment ça marche?".

Un tel axiome peut par exemple être trouvé dans l'idée qu'une femme préfère toujours être en couple à être célibataire (טב למיתב טן דו מלמיתב ארמלו), même si son mari a de graves problèmes dans sa santé mentale ou physique, dans son comportement ou dans son apparence extérieure (Yebamot 118b et nombreux autres passages). Plutôt vivre avec un fou, avec un paralytique ou un bizarroïde, que d'être seule.
La halakha est tranchée en fonction de cette vision de la nature supposée réelle des femmes.
Mais est-ce vraiment le cas? De très nombreuses femmes pensent au contraire "qu'il vaut mieux être seule que mal accompagnée". L'évaluation psychologique que le Talmud fait de la nature féminine leur semble complètement erronée, soit que la réalité ait changé avec le passage des générations, soit qu'elle ait toujours été différente. Elles s'étonnent surtout de ce que la halakha (prescription religieuse) parle des femmes sans demander l'avis des principales intéressées.

....
Poursuivant leur étude, les femmes découvriront leur inclusion dans des catégories halakhiques au libellé peu flatteur, comme par exemple "les femmes, les enfants et les esclaves" (נשים, קטנים ועבדים), une expression courante dans la littérature halakhique, qui est parfois étendue aux "'sourds-muets, imbéciles, mineurs, hermaphrodites, androgynes, femmes, esclaves non libérés, boiteux, aveugles, malades …" ('Hagigah 2a). On peut difficilement faire moins politiquement correct.
...
Bref: si le Talmud est une expression de la parole de Dieu, aux yeux des femmes qui l'étudient, cette parole semble souvent être une parole étonnamment masculine. Imaginez un individu assistant à un dialogue entre deux amis qui parlent de lui mais sans le consulter. De la même manière, les femmes se sentent exclues, extérieures, et non représentées. On parle d'elles, mais pas avec elles. Les points de vue des femmes, leurs sensibilités propres et les valeurs qui leur sont importantes ne sont pas pris en compte.

Mais la critique féministe de l'étude de la Torah est importante en tant que telle. Ses arguments et ses conclusions ne restent pas confinés à quelques cercles restreints, mais influencent au contraire le dialogue religieux du monde orthodoxe moderne, que ce soit aux USA ou en Israël. Et le mouvement ne fait que prendre de l'ampleur au fil des ans.

On peut dire qu'il y a ici un moment de prise de conscience, une certaine perte d'innocence, un passage d'un point de non-retour. Les femmes nous apprennent à voir la Torah à travers leurs yeux, et rien après n'est plus pareil.


http://modernorthodox.over-blog.com/categorie-11690863.html
HOMOXESUALITE
Déclaration de principes sur la place des Juifs ayant une orientation homosexuelle dans notre Communauté.

Extrait
1. Tous les êtres humains ont été créés à l’image de Dieu et méritent d’être traités avec dignité et respect (kevod haberiyot). Chaque Juif a l’obligation de remplir l’ensemble des Mitzvot interpersonnelles envers toute personne homosexuelle ou ayant des sentiments d’attirance envers le même sexe. Gêner, harceler ou déprécier quelqu’un d’orientation homosexuelle ou ayant une attirance pour le même sexe constitue une violation des interdits de la Torah qui incarnent les valeurs les plus profondes du Judaïsme.

5. Quelle que soit l’origine ou la cause de l’orientation homosexuelle, d’aucuns croient que, pour la plupart, cette orientation ne peut changer. D’autres sont convaincus que dans la majorité des cas, tout est une question de libre arbitre. De la même façon, bien que certains professionnels de la santé mentale et rabbins de la Communauté croient fermement en l’efficacité des « thérapies du changement », la majorité de la communauté scientifique psychiatrique, de nombreux rabbins et la plupart des personnes avec une orientation homosexuelle pensent que certaines de ces thérapies sont au mieux inefficaces, et au pire potentiellement délétères psychologiquement pour maints patients. Nous affirmons le droit religieux de ceux qui ont une orientation homosexuelle de refuser des approches thérapeutiques qu’ils jugent en conscience inutiles ou dangereuses.

6- ... l’orientation homosexuelle peut augmenter dramatiquement le risque de suicide chez les jeunes de notre communauté. Les rabbins et la communauté se doivent d’être sensibles et empathiques face à cette réalité. Les rabbins et les professionnels de la santé mentale doivent fournir une assistance éthique et responsable à leurs fidèles ou à leurs clients/patients qui sont confrontés à ces défis humains.
En vertu de l’éthique et de la morale, nous sommes opposés à “l’exposition“ de personnes désirant demeurer dans le secret, ainsi qu’à toute forme de coercition visant à obliger des personnes à cacher leur orientation si elles désirent en faire part.

8. Ainsi, les Juifs ayant une orientation homosexuelle ou une attirance pour le même sexe devraient être accueillis en tant que membres à part entière dans les synagogues et le réseau scolaire juif. Les hommes homosexuels devraient participer et compter pour le minian, être admis pour les honneurs synagogaux rituels s’ils sont Cohen ou Lévi, et d’une manière générale être traités de la même façon et être inclus dans le cadre halakhique et social dont bénéficie tout membre de la communauté qu’ils rejoignent. En contrepartie, ils doivent accepter et assumer les responsabilités inhérentes à cette appartenance, y compris celles générées par les normes communautaires ou par les grands principes du judaïsme qui vont au delà de la Halakha officielle.

10. Les Juifs ayant une orientation homosexuelle ou une attirance pour le même sexe, même s’ils ont effectivement des relations avec des personnes du même sexe qu’eux, devraient être encouragés à réaliser les mitzvot au mieux de leurs capacités. Chaque Juif est tenu de remplir les mitzvot au mieux de ses possibilités, et l’attitude du « tout ou rien » n’est pas l’approche traditionnelle de la majorité des penseurs et poskim Halakhiques à travers les âges.

11. Le Judaïsme Halakhique ne peut donner sa bénédiction ni son approbation à toute forme de cérémonie nuptiale ou d’engagement homosexuel, et les valeurs de la Halakha proscrivent aux individus et aux communautés les pratiques visant à octroyer une légitimité religieuse à un mariage ou à une union libre gay. Mais les communautés doivent faire preuve de sensibilité, de tolérance et d’intégration totale envers les enfants adoptés ou biologiques d’homosexuels juifs, pour le bien de la synagogue et des structures scolaires. Nous encourageons les parents et familles de Juifs homosexuels en couple à faire tout les efforts nécessaires au maintien de relations familiales harmonieuses.

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EN OCCIDENT
En 1973, l'Association américaine de psychiatrie retire l'homosexualité de sa liste des maladies mentales (DSM-IV)

La situation est aujourd'hui moins polémique qu'à l'époque. Aucune organisation psychiatrique ou psychologique majeure d'Occident ne considère l'homosexualité comme étant une maladie ni un sujet d'intervention en tant que tel. Au contraire, beaucoup d'entre elles dénoncent fermement tout essai de changement d'orientation sexuelle comme étant dangereux, non nécessaire et inefficace. Le consensus dans la communauté psychiatrique et psychologique est que l'homosexualité est soit innée alors qu'il n'y a aucune preuve de la présence de ce gène, soit apparaît très tôt dans la vie (sans pour autant être sûr de l'origine précise de l'orientation sexuelle), et est immuable (bien que la compréhension de son orientation sexuelle puisse évoluer au cours de sa vie).

http://filoumektoub.free.fr/gaibeur/actu/OMS/OMS.htm
L'homosexualité a été couramment considérée comme une maladie par les psychologues et les médecins de la fin du XIXème siècle. C'est Magnus Hischfeld, qui dès 1931, tente de démontrer que l'homosexualité est constitutionnellement déterminée, innée et non modifiable. Bien sûr, le débat est toujours d'actualité, mais désormais on ne considère plus l'homosexualité comme une "anomalie mentale". Elle est isolée de toute symptomatologie psychopatologique, comme l'affirmait le psychiatre américain Brill dès 1913.

L'homosexualité a été retirée du manuel diagnostique et statistique des maladies mentales, en 1985 et a été déclassifiée lors du congrés de 1992, pour tous les états signataires de la Charte de l'OMS. L'homosexualité n'est donc plus considérée comme une maladie.

Tout pays tentant par un biais ou par un autre d'instaurer un suivi médical pour homosexualité est condamnable sur le plan international (Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme), et sur le plan national (Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen).

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