Spiritualités

L'islam est paix.

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L'islam est paix.

Message  Invité le Sam 3 Déc 2011 - 22:45

Oui, l'islam est paix dans la majeure partie du monde musulman ;
et fraternité, dans la majeure partie des relations humaines au sein de ces pays.

Mais ce que l'on met en avant, en Europe et singulièrement en France, ce ne sont pas les exemples, innombrables, de cette réalité, mais les quelques régimes dictatoriaux qui usurpent la vérité de l'islam ou bien des minorités extrémistes qui la dénaturent.
Pourquoi cette grille de lecture ?
Rien de rationnel là-dedans.
C'est ce que met en évidence l'article ci-dessous.
Salam.


extraits :

L'approche classique laisse irrésolus certains paradoxes. Comment expliquer que ce rejet de l'islam ait contaminé l'ensemble de la classe médiatique, intellectuelle et politique, de l'extrême droite à l'extrême gauche, y compris la gauche antiraciste et altermondialiste ? Des enjeux électoralistes suffisent-ils à expliquer que la France, ensuite imitée par d'autres nations européennes, vote des lois d'exception antimusulmanes, invoquant et simultanément violant ses propres valeurs républicaines (lois « anti-voile » , « anti-burqa », « anti-minaret », et bientôt le nouveau « code de la laïcité ») ?

L'ampleur, l'intensité et la déraison de cette haine de l'islam signent qu'il s'agit non pas d'un racisme en plus, mais d'un racisme à part, que l'islamophobie rompt avec les traditionnelles xénophobies, et qu'il est temps de questionner la structure spécifique de rejet qui la sous tend. Il s'agit de prendre l' « islamophobie » européenne au pied de la lettre, en la considérant comme un syndrome clinique.
Des névrosés phobiques, nous en connaissons tous, et peut-être en sommes nous : l'éreutrophobe rougit en public, l'arachnophobe a peur des araignées, l'agoraphobe de la foule. Tous sont fondamentalement pacifiques : confrontés à l'objet de leur angoisse, ils prennent la fuite ! Les musulmans pourraient donc se réjouir si n'étaient que des islamophobes en Europe : ces derniers, croisant dans la rue une burqa ou une longue barbe en jellaba, se contenteraient de changer de trottoir. Et chacun poursuivrait tranquillement son chemin !

Or ce à quoi nous assistons aujourd'hui est radicalement autre : c'est au contraire les musulmans que l'on somme de changer de trottoir, et même plus encore de ne marcher nulle part, de disparaître de toute visibilité publique : pas de voilées studieuses dans nos écoles, pas de « burqas » dans la rue, pas de fonctionnaires voilées dans l'administration publique, pas de mamans en couvre chef accompagnant les sorties scolaires, et bientôt, avec le « nouveau code de la laïcité », pas de salariées voilées dans les entreprises privées, jusqu'à ce qu'on en vienne peut-être un jour à réaliser le rêve du Ministre de l'intérieur Claude Guéant : interdire le voile aux usagers des services publics ! Pas de minarets qui ne dépasse, de mosquées ailleurs que dans les caves, pas de fidèles priant dans les rues, pas de musulmans dans les postes à responsabilité des entreprises.

Le phobique est conscient de lui, l'"islamophobe" est dans le déni. Si le névrosé phobique est non-violent, c'est que, comme tout névrosé, il est conscient du caractère irrationnel de sa peur. Il reconnaît ainsi sans difficulté sa pathologie : « je suis agoraphobe, claustrophobe, etc. ». Certes, l'homophobe ou le judéophobe font rarement cet aveu. Ils reconnaissent pourtant indirectement leur affection sous la forme de la dénégation : « je n'ai rien contre les juifs/les homosexuels, mais ... ».

Ils admettent, de fait, l'existence et le caractère moralement condamnable de ces racismes. Cette dénégation du xénophobe est fort différente du déni du raciste antimusulman : ce dernier nie tout bonnement l'existence d'un racisme visant l'islam et les musulmans, et refuse d'ailleurs de lui donner un nom. En témoignent les violentes résistances que suscite le terme « islamophobie » dans le discours politico-médiatique, et jusqu'aux organisations antiracistes et de défense des droits de l'Homme.

L' « islam » est en soi un hymne à la « paix », l'étymologie de son nom même la liant au « salam » - paix - par quoi les croyants réels se saluent. La « chari'a » signifie simplement que l'islam est une religion de la Loi et du Droit universels, et que partant, « être musulman » et « être délinquant » sont des réalités logiquement incompatibles. Les sempiternelles affaires de « voile islamique » témoignent de la réussite de l'intégration : les femmes voilées veulent désormais étudier et travailler comme toute citoyenne moderne. Et dans les familles, les enfants sont exhortés à investir l'école républicaine au nom de l'injonction coranique à la quête du savoir : « recherchez la science jusqu'en Chine ! », exhorte un célèbre hadîth prophétique.

De puissants mécanismes inconscients de résistance contrarient la volonté - fût-elle sincère - de comprendre. En France, lors du débat sur le voile intégral, des femmes le portant furent invitées sur les plateaux télévisés. S'exprimant parfaitement dans la langue de Voltaire, expliquant que leur démarche était strictement spirituelle, non prosélyte - en somme de parfaites individualistes hypermodernes - rien n'y a fait : la prégnance scopique de ces "fantômes noirs", réveillant les angoisses archaïques des monstres de nos enfances, hypnotisaient tant le regard que les oreilles se fermaient, sourdes au discours citoyen.

L'article intégral :

De l’islamophobie ... à l’islamoparanoïa!
study

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