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UN SAOUDIEN VEUT COMPRENDRE CE QUE VIVENT LES FEMMES

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UN SAOUDIEN VEUT COMPRENDRE CE QUE VIVENT LES FEMMES

Message  Invité le Dim 4 Déc 2011 - 3:27

SOURCE : http://www.courrierinternational.com/article/2011/10/20/dans-la-peau-d-une-femme

Dans la peau d’une femme
Dans le seul pays au monde où il est interdit aux femmes de conduire, un jeune Saoudien a tenté de passer une semaine sans voiture. Edifiant.

Rien n’obligeait Rayan Al-Duwaisi à relever un défi aussi inhabituel [en Arabie Saoudite] : se priver de voiture pendant toute une semaine… Rien, d’ailleurs, n’oblige aucun homme saoudien à faire de même, sauf handicap physique ou mental majeur… et encore ! Pourtant, Rayan, ce jeune Saoudien de 24 ans, affirme avoir passé la semaine du 1er au 7 octobre sans prendre le volant, non par solidarité avec les femmes de son pays – le seul au monde à leur interdire de conduire –, mais “pour mieux comprendre ce qu’elles endurent au quotidien”. “J’ai tout simplement voulu traiter la question de manière pratique”, affirme Rayan sur un blog qu’il a créé spécialement pour raconter son “expérience”. Cette décision, il l’a prise après avoir entendu de nombreuses femmes lui dire : “Si seulement vous, les hommes, pouviez essayer de vivre ce que nous vivons tous les jours.”

Rayan, qui se présente comme un “simple employé dans une société privée”, a ainsi passé la première semaine d’octobre à coordonner son emploi du temps avec ceux de sa mère et de ses cinq sœurs avant chaque déplacement. Fils unique, il est obligé de compter sur le chauffeur de la famille pour le déposer au travail et le ramener ensuite à la maison. “Ce n’est pas très agréable de se sentir dépendant des autres, surtout que tout retard peut causer embarras et instabilité”, raconte Rayan sur son blog. Le premier jour, il est arrivé avec une demi-heure de retard à son bureau parce qu’il a dû partager le chauffeur avec l’une de ses sœurs qui devait se rendre à l’université le matin. Le même soir, il a dû se résoudre à annuler une visite chez des amis parce que sa mère avait déjà réservé le chauffeur pour un engagement familial.

Le deuxième jour, pour rendre l’expérience plus authentique, il décide de prendre un taxi. “C’est une épreuve effroyable, écrit-il. Surtout pour les femmes.” Un chauffeur de taxi lui aurait avoué qu’il évite de transporter des femmes parce que, ­souvent, des hommes arrêtent sa voiture pour ­harceler les passagères. “Maintenant, je comprends mieux pourquoi les femmes me disent que c’est difficile pour elles de se déplacer en taxi, raconte-t-il. J’ai essayé de me mettre à leur place, même si mon expérience est nécessairement différente, étant donné que je suis un homme…” Rayan note également qu’il n’a pas eu le temps d’essayer de se déplacer en bus, un moyen de transport que beaucoup de femmes résidant dans les banlieues utilisent pour se rendre en ville, selon lui. Ces femmes “sont souvent obligées de parcourir des centaines de kilomètres sur des routes dangereuses en compagnie ­d’inconnus”, écrit-il.

Sur son blog, Rayan relate aussi la situation misérable de nombre de chauffeurs privés en Arabie Saoudite. “Beaucoup travaillent pour des familles nombreuses modestes, qui n’ont pas les moyens d’employer plus d’un chauffeur, explique-t-il. Ils doivent conduire pendant plusieurs heures sous la chaleur. De plus, ils sont souvent maltraités, comme s’ils n’avaient aucune dignité ou valeur humaine…”

Dans un entretien avec L’Orient-Le Jour, Rayan affirme avoir été “surpris” par l’engouement qu’a suscité son expérience personnelle. “Ma mère et mes sœurs m’ont beaucoup encouragé. Elles étaient très heureuses de mon initiative, raconte-t-il. Mes amis aussi m’ont soutenu, bien que certains d’entre eux m’aient traité de fille pour me taquiner…” Et à ceux qui s’opposent au droit des femmes de conduire un véhicule il glisse ce conseil : “Qu’ils tentent mon expérience afin de se rendre compte à quel point il est difficile d’être constamment dépendant des autres. Je leur garantis qu’ils changeront d’avis dès le premier jour.”


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Re: UN SAOUDIEN VEUT COMPRENDRE CE QUE VIVENT LES FEMMES

Message  Invité le Dim 4 Déc 2011 - 4:20

Source : http://www.postedeveille.ca/2011/11/libye-les-femmes-contre-la-charia-et-la-polygamie-sadressent-a-lonu.html

Libye : les femmes contre la charia et la polygamie s'adressent à l'ONU
Même avec la charia «light», les femmes savent ce qui les attend... Comme dit Mahfooz Kanwar, professeur émérite d'une université de Calgary, «la charia mène au traitement inhumain des femmes musulmanes».

L’une des principales composantes des rebelles, l’organisation des femmes dénommée "Les femmes de la Libye libre" (Nisa’a libya al hurra) a saisi le Comité des droits de l’Homme de l’ONU et publié un communiqué dans lequel elle se dit «choquée» par les propos du président du Conseil national de transition (CNT), Mustapha Abdeljalil, qui a promis d’instaurer la charia et d’abroger la loi interdisant la polygamie.

Selon cette organisation, le discours d’Abdeljalil n’était pas à la hauteur des événements, notamment parce qu’«il a spolié les femmes libyennes du droit de choisir librement leur époux», et cela, «ouvertement et publiquement» et de «manière dictatoriale», comme s’il s’agissait de quotas de femmes avec lesquelles le CNT allait récompenser les hommes de ses troupes. Mustapha Abdeljalil a, rappelons-le, annoncé la suspension de toutes les lois contraires à la charia, citant entre autres la loi sur le mariage et le divorce qui s’opposait à la polygamie.

L’organisation des femmes de la Libye libre a également interpellé le CNT et pris à témoin la communauté internationale sur le sort des femmes violées durant le conflit, ainsi que sur celui des veuves et mères de famille. Elle a insisté sur le fait que «la mentalité libyenne fait que ces femmes ne pourront plus jamais fonder de foyer ni envisager un avenir» autre que celui de l’exclusion.

Le communiqué précise que ces revendications englobent aussi bien les veuves des éléments des troupes de Kadhafi que celles des rebelles du CNT. Nisa’a libya al hurra rappelle à cette occasion que le CNT est aveugle devant la souffrance des femmes libyennes et que la priorité est plutôt de prendre en charge leur situation dramatique. L’organisation indique, entre autres, que les femmes ayant des enfants d’un précédent mariage ne se remarient généralement jamais, alors que des coutumes tribales interdisent à l’homme d’épouser une femme qui soit plus âgée que lui de plus de deux mois, et encore moins une femme divorcée ou «noire de peau».

L’organisation, qui a annoncé son intention de mener une campagne internationale, a dit connaître les risques que ses membres femmes encourent par leur action, mais a insisté sur le fait que «les Libyens qui sont sortis faire la révolution du 17 février l’ont fait pour la liberté et non pour disposer de harems», et pour «faire tomber le régime» au bénéfice de tous les hommes et toutes les femmes du pays. Le communiqué rappelle que «le peuple est sorti dans sa totalité, hommes et femmes, pour la liberté et non pour le mariage», tout en déplorant que «les atteintes à la révolution viennent des Libyens eux-mêmes».

Le président du CNT, Mustapha Abdeljalil, a été attaqué personnellement, l’organisation ayant soutenu qu’il n’avait pas le droit, pas plus que son Conseil transitoire, de promulguer des lois ou d’en abroger et qu’il n’avait aucun mandat populaire pour le faire. «Tout ce que les Libyens peuvent décider entre eux en terme de lois doit se faire de manière constitutionnelle et dans le cadre d’institutions, et non par quelqu’un qui s’improvise comme le nouveau mufti de la Libye et qui se donne le droit d’organiser la vie des gens. Avec la fin de Kadhafi, n’est-ce pas aussi la fin du pouvoir personnel ? », rappelle encore Nisa’a libya al hurra. Selon elle, Mustapha Abdejalil a prononcé un discours sur la libération, mais n’a dit que des choses contre la liberté.

Par ailleurs, les femmes libyennes estiment qu’elles omt été les plus touchées par le conflit, dans les deux camps, en insistant sur le fait que les femmes doivent immédiatement avoir une plus grande représentation politique au sein du gouvernement et le droit de se porter candidates aux élections.

Cette montée au créneau des femmes libyennes, face à ce qui s’annonce comme une politique de caporalisation de la société, ne fait que confirmer la situation explosive qui menace de jeter le pays dans la guerre civile. Au lendemain du départ de l’OTAN, le CNT ne fait toujours pas consensus et les violences n’ont pas encore cessé. Dans son édition d’hier, le quotidien Le Parisien rapportait une «vendetta aveugle contre un ex-bastion de Kadhafi».

«Comme à Syrte, des milices poursuivent leurs expéditions punitives, notamment dans la ville de Touarga, ex-bastion kadhafiste, où sont revenus des habitants qui ont eu le malheur d’afficher leur soutien au "Guide" durant le conflit. Selon l’organisation de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch, ces miliciens tirent sur des habitants non armés, procèdent à des arrestations arbitraires et torturent des détenus. Pour HRW, ces actes de vengeance "portent aujourd’hui atteinte au but même de la révolution libyenne".

La directrice de l’ONG au Moyen-Orient, Sarah Leah Whitson, en appelle à la nouvelle autorité du pays, le Conseil national de transition (CNT), pour placer ces milices armées sous un commandement unique et permettre aux partisans de Kadhafi d’être jugés par la loi et non par les armes. Ces mêmes milices auraient aussi commis des exactions à Syrte, notamment en exécutant de façon sommaire des partisans de Mouammar Kadhafi.

Source : Instauration de la polygamie en Libye Les femmes se révoltent contre la fetwa du CNT, par Nabil Benali, Les Débats, 2 novembre 2011, via Sisyphe.org

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Lire aussi :
http://pointdebasculecanada.ca/archives/172.html

Vidéo à voir sur ce lien :http://fr.euronews.net/2011/12/02/quelle-place-pour-la-femme-dans-la-nouvelle-societe-egyptienne/
“Les femmes ont été aux premières loges de la révolution égyptienne. Mais dans une société encore conservatrice et patriarcale, à l’avenir démocratique incertain, seront elles les gagnantes, ou les laisser-pour compte de la nouvelle Égypte ?”

De janvier à novembre, la révolution égyptienne aura réuni tous les visages de l’Égypte sur la célèbre place Tahrir.
Venues en nombre, les femmes, de tous âges, milieux et confessions, qui revendiquent leur place dans la construction de la nouvelle Égypte.
Pourront-elles concrétiser cet espoir, face aux réalités d’une société très conservatrice et patriarcale ?
Loin de l’effervescence du Caire, nous nous rendons dans le village de Werdan, dans le gouvernorat de Gizeh, a environ 70 kilomètres de la capitale.
C’est là que le premier syndicat de femmes agricultrices d’Égypte aurait été crée il y a quelques semaines, chose illégale avant la révolution.
Mais sur place, personne n’en a entendu parler.

Pourtant, le village en aurait bien besoin, nous dit cette femme, qui avec sa famille cultive des terres appartenant à l’État.
“Outils, engrais, semences, services sociaux, écoles, ici, on manque de tout”, dit-elle.
Et la révolution n’a rien changé.
“Les femmes n’ont profité de rien du tout, elles sont des victimes. Il y a des femmes avec deux ou trois enfants, qui perçoivent des allocations qui ne valent rien. Une veuve par exemple, touche 90 livres égyptiennes, ca ne vaut rien ! Une femme qui n’a personne, qu’est-ce qu’elle peut faire avec ca ? S’acheter un gâteau ? Qu’est ce qu’elle peut faire de sa terre ? Rien !”, nous dit Fatouh Mahmoud Ktob.

Et de poursuivre : “Nous on suffoque, je souffre parce que je ne trouve rien, on a même pas de quoi acheter un sac d’engrais, ni subvenir à nos besoins d’ailleurs… Tout ca est épuisant ! Le paysan n’en peut plus ! Je n’ai même pas une djellaba correcte à me mettre le jour de la fête de l’aïd !”

Lourdeurs bureaucratiques, corruption, chômage des jeunes, carences des systèmes de santé et d‘éducation, les maux de l’ancien régime continuent à peser sur la population.
Parmi les plus actifs à préconiser le changement dans les régions rurales, le parti Justice et Liberté, représentant du mouvement des frères musulmans aux élections législatives.

Azza el-Garf est l’une de ses candidates dans le gouvernorat de Gizeh.

A quelques jours des élections, les femmes sont nombreuses a être venues l‘écouter.
Au programme : le plein accès des femmes à l’emploi à l‘éducation, dans les limites des valeurs familiales, dit-elle.
Mais l‘émancipation ne passe surtout pas, à ses yeux, par la discrimination positive, et quelques lois –comme celle permettant aux femmes le divorce– doivent changer…
“Ce n’est pas juste que la femme participe aux élections, et qu’après elle rentre à la maison. Il faut qu’elle participe dans la société, et qu’elle y joue pleinement son rôle.
Il y a des lois qui datent de la période précédente, maintenant révolue, qui discriminent la femme de manière choquante, et qui vont à l’encontre de la charia islamique.

Comme celle qui donne à la femme le droit de regard sur l‘éducation des enfants, et pas au père, ou comme la loi sur le droit de garde et la durée de la garde des enfants. Il y a beaucoup de choses qui concernent la famille, dans lesquelles ces gens qui ont légiféré se sont immiscés, et toutes ces lois sont contre la charia. Moi je pense que pour avoir une société équilibrée, pour retrouver la stabilité, il ne faut pas qu’il y ait de discrimination, en faveur des femmes ou des hommes”, explique Azza el-Garf.

Les électrices du parti Justice et liberté aspirent à la modernité, et ne partagent pas les idées radicales des salafistes, affirment ces militantes.
Elles veulent redresser l’image ternie par les années d’oppression du régime Moubarak.

“Avant, tout le régime était corrompu. Mais après la liberté et le changement, on va pouvoir présenter le vrai visage de l’Égypte. On va montrer que le peuple égyptien est un peuple civilisé, et ouvert. Et même le voile ne nous empêche pas de nous impliquer dans la vie politique ! Et ça ne va pas nous empêcher de sortir, et de participer à la reconstruction de notre pays !”, assure Om Ayman.

“Nous on a été libérées sur la place Tahrir. Notre modèle de femme était présent sur la place. Les islamistes étaient là, et les femmes sans voile étaient là aussi. Ce qui s’est passé là-bas place Tahrir a permis de libérer notre parole. Grâce à Dieu, on a rencontré ces femmes, et on a échangé avec elles. Et nous aussi on a trouvé qu’elle ne correspondaient pas à l’image que nous-même nous étions faites d’elles toute notre vie”, continue Amal Ibrahim.
Libre sur la place Tahrir, la parole des femmes égyptiennes, voilées ou pas, se heurte encore au mur de la discrimination.
Au baromètre de l‘égalité hommes/femmes, selon les Organisations internationales de défense des droits de l’Homme, le pays figure parmi les moins avancés.

Journaliste connue pour son combat contre le régime de Moubarak, Bothaina Kamel milite sans relâche contre le pouvoir militaire.

Et lutte pour le droit à l‘égalité pour tous, avant celui des femmes. Elle est aujourd’hui la première et seule femme candidate à la présidence en Égypte. On ne lui prédit guère plus qu’un pourcent des suffrages. “Nous devons faire le premier pas. Nous devons parler d‘égalité des droits au peuple égyptien, jour après jour. Au début, on m’a prise pour une folle ! Mais aujourd’hui, c’est une réalité, c’est un fait ! Et nous devons poursuivre le travail, sans cesse”, dit-elle.

Les défis pour les femmes sont nombreux, à commencer par les violences qui leur sont infligées. L’Égypte détient notamment des taux records de harcèlement sexuel.
Souvent pointées du doigt, la police et l’armée ; parmi les abus dénoncés récemment, des tests de virginité infligés à des manifestantes arrêtées en janvier. Une seule a porté plainte.

Dans la tourmente des manifestations de novembre, plusieurs des femmes que nous devons rencontrer, pour parler de la place des femmes dans la nouvelle Égypte, se désistent.

Nous en retrouvons quelques-unes dans la nuit, place Tahrir, comme Gameela Ismail, candidate indépendante aux législatives.

En pleine campagne au Caire, elle vient ce soir là s’enquérir du nombre et de l’État des victimes des derniers affrontements, dans cet hôpital improvisé dans une mosquée.

“La société égyptienne doit affronter des défis plus urgents que celui des droits des femmes”, dit-elle. “Quand je parcours ma circonscription, les femmes ne m’interpellent pas en me disant ‘nous voulons nos droits de femmes’. Je n’ai jamais entendu cela. Elles me disent, ‘je veux une meilleure éducation pour mes enfants, j’ai besoin d’un logement, de médicaments, de services de santé…’ Les femmes comme les hommes ont vécu dans l’ombre. Ils ont été battus, maltraités, emprisonnés. Femmes et hommes ont été privés de leurs droits pendant 60 ans, ils ont été muselés ! Aujourd’hui, les femmes et les hommes découvrent la liberté, ils savent qu’ils peuvent changer quelque chose, ils en ont le désir et la volonté. Et ils se battent ensemble, pour une vie meilleure.”

Une fois retombée la ferveur révolutionnaire, beaucoup craignent que les femmes soient de nouveau bafouées, et après les exactions de l’armée, redoutent l’influence des islamistes radicaux.

Nous devions rencontrer une jeune femme menacée de mort pour avoir posé nue sur son blog : mais elle s’est rétractée, par peur.

Militante des droits de l’homme et blogueuse, Sami Sally fait partie “de la génération qui fera bouger les mentalités, et a déjà brisé les stéréotypes place Tahrir”, assure-t-elle.

Il faut d’abord à ses yeux, parer au plus urgent : “Si je devais choisir entre la lutte pour les droits des femmes, ou pour mettre fin aux procès militaires, je choisirais le combat contre les procès militaires. Parce que cela nous affecte tous, hommes et femmes, ca doit être combattu, c’est une vraie priorité, car il y a des milliers de gens qui sont en prison injustement.”

Pour d’autres encore, c’est dès maintenant, que les femmes doivent exiger leur place dans la reconstruction du pays, et les préserver des abus actuels et à venir.

Largement sous représentées dans tous les sphères du pouvoir politique, économique et judiciaire, ce n’est que là qu’elles pourront faire évoluer les mentalités, affirme la représentante de Human Rights Watch en Égypte.

Heba Morayef : “Lors des manifestations de janvier, c‘était la première fois que des centaines de milliers de femmes descendaient dans la rue, et se sentaient en sécurité.

Elles ont senti qu’elles pouvaient prendre part au mouvement, et prendre part à l’avenir du pays. Mais ensuite, les femmes ont été exclues des processus de décision en de nombreuses occasions.

Concrètement, il faut maintenant que les femmes accèdent aux postes décisionnels. Qu’elles accèdent au gouvernement pour commencer, et pas juste à des postes type solidarité sociale ou à la condition féminine auxquelles on les cantonne habituellement. Il faut un agenda national qui permette de vraiment travailler pour concrétiser la participation politique des femmes.”

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