Spiritualités

le péché

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le péché

Message  Invité le Jeu 29 Déc 2011 - 3:32

Les sept péchés capitaux identifiés par Thomas d'Aquin dans sa Somme théologique (écrit entre 1266 et 1273) sont l’Acédie (ou la paresse spirituelle), l’Orgueil, la Gourmandise, la Luxure, l’Avarice, la Colère et l’Envie.

La délivrance, retable allégorique
Pierre ROCHE (Fernand MASSIGNON, dit) 1911. Roubaix, La piscine musée d'art et d'industrie.
De haut en bas, de gauche à droite : la colère, l'orgueil, la luxure / l'envie, l'avarice/ la paresse, la gourmandise.
Au centre, un buste en plâtre patiné montre une femme avec des tresses réunies sous le menton et des mains coupées au poignet collées sur les oreilles. Sous cette tête figure l’inscription « Ne dire/ne voir/n’entendre pas le mal »

Cette liste (toujours de sept) est encore citée par le Catéchisme de l'Église catholique. Rien n'a varié depuis le moyen-âge. Pourtant il me semble que cette notion de péché mériterait un autre traitement.
Avec quelques explications, ces 7 "notions" deviennent plus précises:
L’Orgueil (Superbia en latin) : attribution à ses propres mérites de qualités ou de comportements qui sont des dons de Dieu (intelligence, vertus, etc.).

L’Avarice (Avaritia en latin) : accumulation des richesses recherchées pour elles-mêmes.

L’Envie (Invidia en latin) : la tristesse ressentie face à la possession par autrui d'un bien, et la volonté de se l'approprier par tout moyen et à tout prix (à ne pas confondre avec la jalousie).

La Colère (Ira en latin) : produit des excès en paroles ou en actes : insultes, violences, meurtre.

L'Impureté ou la Luxure (Luxuria en latin) : plaisir sexuel recherché pour lui-même.

La Gourmandise (Gula en latin) : ce n'est pas tant la gourmandise au sens moderne qui est blâmable que la gloutonnerie, cette dernière impliquant d'avantage l'idée de démesure et d'aveuglement que le mot gourmandise. Par ailleurs, on constate que dans d'autres langues ce péché n'est pas désigné par un mot signifiant « gourmandise » (gluttony en anglais, par exemple).

La Paresse, anciennement l'acédie (Acedia en latin). Le catéchisme de l'Église catholique définit l'acédie, terme disparu du langage courant, comme « une forme de dépression due au relâchement de l'ascèse ». Il s'agit en effet de paresse morale. L'acédie, c'est un mal de l'âme qui s'exprime par l'ennui, l'éloignement de la prière, de la pénitence et de la lecture spirituelle.

Je reste très sceptique sur cette classification qui ne paraît prendre qu'en compte les sens négatifs des mots, ou, au moins sur quelques termes. Je ne vois pas très bien en quoi par exemple "la colère", ou "l'envie" puissent être citées de manière générale comme péchés scratch
La colère a toujours une cause. Considérer que la colère est péché sans considérer la cause, me semble très injuste. Jésus ne s'est-il pas fâché sur les marchands du temple ? Une colère peut être légitime.
L'envie ... oui, mais de quoi ? ça dépend ! envie de musique, de voyage ...
Où commence l'envie, où commence le désir ? L'envie, ou le désir est moteur de beaucoup de choses ...
La gourmandise ... gloutonnerie, appétit, douceur, avidité ...
La paresse ... indolence ou fainéantise ? oisiveté, désœuvrement ...

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Re: le péché

Message  Invité le Sam 31 Déc 2011 - 19:38

Encore une fois une interprétation culpabilisatrice et surtout réductrice, quand on sait :
http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9ch%C3%A9_capital#cite_note-1
Dans la religion catholique, les péchés capitaux correspondent aux péchés dont découlent tous les autres. Ainsi, le mot capital n'est pas en rapport avec la gravité (par exemple, le meurtre n’y figure pas; le blasphème non plus)2. Il vient du latin caput (« tête »), par comparaison à cette partie du corps qui dirige l’ensemble : le péché capital conduit à d’autres péchés
Le meurtre n"y figure pas. Le meurtre est moins important que la gourmandise !!! Super !

Les vices ou les péchés ont été très tôt traités sous forme d'allégorie par les auteurs chrétiens, qui s'inspiraient des allégories antiques (La Discorde d'Homère, la Fortune, la Rumeur) décrites par les poètes grecs ou latins. Tertullien est un des premiers à opérer cette conversion de la culture antique, suivi par Prudence, dont la Psychomachia sera longtemps une référence en la matière. La littérature allégorique médiévale non seulement reprend ces archétypes des péchés, mais les multiplie à plaisir, dans des œuvres comme le Livre du cœur d'amour épris, 1457) de René d'Anjou, ou le Livre de la Cité des Dames de Christine de Pizan. La Divine Comédie de Dante elle non plus ne se contente pas des sept péchés mais en décline de nombreuses variations dans la première partie, l' « Enfer ». Chaucer charge un curé de les énumérer et de les commenter (« The Parson's Prologue and Tale ») dans Les Contes de Cantorbéry.

Lionel Poilâne, a écrit avec 25 célébrités (le cuisinier Alain Ducasse, l'homme politique André Santini, l'écrivain Irène Frain, etc.) "Supplique au Pape pour enlever la gourmandise de la liste des péchés capitaux". En janvier 2003, une requête a été remise entre les mains de Jean-Paul II pour que le péché de gourmandise soit remplacé par les termes gloutonnerie, intempérance ou goinfrerie. «Avec humilité, nous vous demandons, Très Saint Père, sachant que la suppression d'un des sept péchés capitaux est inconcevable, de modifier sa traduction dans la langue française.» Cette requête n'a pas eu d'effet notable à ce jour.
Il ne faut rien demander à des sourds, des instigateurs d'erreurs et de tromperie. Il faut désobéir seulement ! cela est faisable à condition qu'on ne les voit pas comme des saints (cf Très Saint Père ---> c'est ridicule !).

C'est pour cela que Dieu demande à Arès de dépasser la religion et que l'on commence à réfléchir par soi-même !!!!

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Re: le péché

Message  Invité le Ven 6 Jan 2012 - 2:41

Bon cette histoire de "péché" qui semble si "capitale" au plan spirituel ne semble pas soulever foule de réactions.

On aurait pu comprendre qu'elle se référait au Décalogue ICI, mais que nenni, que t'chi ... ou que dalle !

Point d'histoire dans les sept péchés capitaux de manque de respect, de crimes, d’idolâtries, de vol, de mensonges ...

Pas étonnant qu'avec une telle définition du "péché", le christianisme a généré une multitude de bonnes brebis ... de bons pères de famille, bons citoyens, bons ouvriers, bons soldats comme dit André Trocmé , ou d'esclaves comme disait Simone Weil :
« J’avais l’âme et le corps, en quelque sorte en morceaux. Étant dans cet état d’esprit et dans un état physique misérable, je suis entrée dans ce petit village portugais qui était hélas très misérable aussi, seule le soir de la pleine lune, le jour même de la fête patronale C’était au bord de la mer, les femmes des pêcheurs faisaient le tour des barques en procession, portant des cierges et chantaient des cantiques certainement très anciens … d’une tristesse déchirante.
Là, j’ai eu soudain la certitude que le christianisme est par excellence la religion des esclaves. Les esclaves ne peuvent pas ne pas y adhérer, et moi parmi les autres. »

y-serait p't-être temps de passer à une autre définition du péché ...

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Re: le péché

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