Spiritualités

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09122016
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http://stopmensonges.com/soyez-temoin-de-leffet-standing-rock-rien-narretera-la-vague-de-verite-qui-est-en-train-de-sabattre-sur-lhumanite/

http://tempsreel.nouvelobs.com/sport/coupe-du-monde/20161206.OBS2263/video-etats-unis-des-veterans-demandent-pardon-aux-amerindiens.html
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Après le rejet, dimanche dernier, du tracé de l’oléoduc qui menaçait l’environnement et les sites funéraires sacrés des Indiens des grandes plaines, aux Etats-Unis, d'ex-combattants américains ont demandé pardon à la tribu des Sioux au sein de leur réserve, à Standing Rock, dans le Dakota.

Dans une vidéo publiée mardi, le scénariste Wesley Clark JR., fils de l'ancien général des Forces armées des Etats-Unis Wesley Clark, a tenu à faire son mea culpa avec d'autres vétérans devant l'activiste et leader spirituel de cette tribu, Leonard Crow Dog.


"Nous sommes venus, nous vous avons combattus,
Nous avons pris vos terres,
Nous avons signés des traités que nous avons rompus,
Nous avons volé les minéraux de vos collines sacrées,
Nous avons gravé les visages de nos présidents sur votre montagne sacrée,
Nous avons pris toujours plus de terres et puis nous avons pris vos enfants,
Nous avons essayé de façonner votre dialecte,
Nous avons essayé de supprimer la langue que Dieu vous a donnée,
Nous ne vous avons pas respectés,
Nous avons pollué votre terre,
Nous vous avons fait mal à bien des égards,
Mais nous sommes venus vous dire ô combien nous sommes désolés
Nous sommes à votre service et nous demandons votre pardon"





Au départ, cet oléoduc de 1.886 kilomètres était prévu pour transporter le pétrole extrait au nord de l’Etat du Dakota vers l’Illinois plus au sud. Il devait passer sous le lac artificiel Oahe et traverser la rivière Missouri, à 800 mètres de la réserve indienne de Standing Rock. Un désastre écologique sans précédent pour cette tribu indienne, pourfendeuse des dégradations faites à l'encontre de Mère nature et de ses terres sacrées.



Ecrit en 1991 - par Silo (Mouvement Humaniste)
Le changement humain.
Le monde change à grande vitesse et de nombreuses croyances auxquelles, il y a peu, on tenait encore, ne sont plus soutenables. L’accélération génère l’instabilité et la désorientation dans toutes les sociétés, qu’elles soient pauvres ou opulentes.
Dans cette situation changeante, aussi bien les dirigeants traditionnels et leurs “formateurs d’opinion” que les combattants politiques et sociaux d’autrefois ne sont plus une référence pour les gens.
Cependant, une sensibilité nouvelle correspondant aux temps nouveaux est en train de naître. C’est une sensibilité qui capte le monde comme une globalité et qui comprend que les difficultés des gens, où qu’ils soient, finissent par en impliquer d’autres même s’ils se trouvent très loin d’eux. Les communications, l’échange de biens et le déplacement rapide de grands contingents humains démontrent ce processus de mondialisation croissante. De nouveaux critères d’action surgissent aussi lorsqu’on découvre la globalité de nombreux problèmes, en comprenant que la tâche de ceux qui veulent un monde meilleur sera effective si on la développe à partir du milieu dans lequel on a une certaine influence.
A la différence d’autres époques pleines de phrases creuses avec lesquelles on cherchait la reconnaissance extérieure, aujourd’hui on commence à valoriser le travail humble et senti à travers lequel on ne prétend pas faire grandir sa propre image mais se changer soi-même et aider au changement du milieu immédiat : famille, travail et relations.
Ceux qui aiment réellement les gens ne méprisent pas cette tâche sans éclat, incompréhensible par contre pour n’importe quel opportuniste formé dans l’ancien paysage des leaders et de la masse, paysage dans lequel il a appris à utiliser les autres pour se propulser vers le sommet social.
Quand quelqu’un comprend que l’individualisme schizophrénique n’a plus d’issue et qu’il communique ouvertement avec toutes ses connaissances ce qu’il pense et ce qu’il fait sans la peur ridicule de n’être pas compris ;
quand il s’approche des autres, quand il s’intéresse à chacun et non à une masse anonyme ;
quand il favorise l’échange d’idées et la réalisation de travaux communs ;
quand il expose clairement la nécessité d’amplifier cette tâche de reconnexion dans un tissu social détruit par d’autres ;
quand il sent que même la personne la plus “insignifiante” a une qualité humaine supérieure à n’importe quelle brute placée au sommet de la conjoncture...
quand arrive tout cela, c’est parce qu’à l’intérieur de cette personne commence à parler, de nouveau, le Destin qui a fait bouger les peuples dans leur meilleure direction évolutive ; ce Destin, tant de fois dévié et tant de fois oublié, mais toujours retrouvé dans les tournants de l’histoire. Non seulement on devine une sensibilité nouvelle, une nouvelle façon d’agir mais en plus une nouvelle attitude morale et une nouvelle disposition tactique face à la vie.
Si on me demandait de préciser ce qui vient d’être énoncé, je dirais que, bien que cela se soit répété depuis trois millénaires, les gens expérimentent aujourd’hui, d’une façon nouvelle, la nécessité et la vérité morale de traiter les autres comme on voudrait être traité soi-même.
Silo, 21/02/91




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