| Troisième méditation
Mots divins Dans le cadre de méditations informelles, subjectives et partielles, je vous livre ici quelques réflexions concernant le chapitre V et VI du Livre.
Dieu oppose l'Homme mort à l'Homme vivant et évoque la formidable puissance qui attend celui qui a choisi d'être vivant. Celui qui, à l'image du Christ, si l'on en croit Philippe, est déjà ressuscité avant de mourir :
"Ceux qui disent que le Seigneur est mort d'abord et qu'il est ressuscité ensuite se trompent, car il est d'abord ressuscité, il est mort ensuite. Si quelqu'un n'est pas d'abord ressuscité, il ne peut que mourir. S'il est déjà ressuscité, il est vivant comme Dieu est vivant" Philippe XXI, I-5.
Lire le chapitre V et VI du Livre, cliquer
| | Il faut imaginer : -l'Homme,
ce protégé de Dieu, courant devant ces arcs de feu bleu cosmique (Tu
cours devant l'arc), véritables pulsations divines d'où sortent sans
cesse des mondes nouveaux (Mon Pouls sort les mondes), aussi harmonieux
que des poissons dans l'Eau de Dieu.
-l'Homme,
puissant, aux vingt doigts d'une main spirituelle qui irradie comme le
soleil, des rayons de lumière. Et néanmoins une main capable de tenir du
fer en fusion,(le fer bout dans ta main) sans perdre la finesse de son
toucher (Friser la fleur). -l'Homme, dont l'œil moud une lumière qui brule la pierre sans perdre son acuité (Tu vois la bulle dans le morio). -l'Homme fertilisé du sang de Dieu (J'ouvre ma veine sur toi, tu bois l'eau, la force.)
En
une sorte de conclusion, Dieu dit qu'un jour, ce qui sera devenu cendre
(charbon) retrouvera la Vie, un orage de vie rentrera dans le charbon.
Tandis que le monde matériel s'écroulera et ne constituera plus d'asile
pour l'Homme (l'asile fuit), l'Homme bon, le frère se retrouvera face à
face avec Dieu.(sa face à Ma Face) Et Dieu lui dira, tu n'a pas eu la
folie, tu ne t'es pas épuisé à fuir quand le monde matériel s'est
écroulé devant toi : « Ta fatigue est légère. Monte avec la voix de
fer ». Tu
es fort, bien trempé. A l'image du fer, métal très dur qui cependant se
laisse magnétiser facilement, l'Homme peut se laisser imprégner, transcender de la nature de Dieu. | | | Le chapitre V et VI me donne une vision de ce qu'est l'homme mort, mais aussi une vison éblouissante de ce qu'est l'Homme vivant, glorieux d'une gloire presque divine.
L'homme mort L'Homme n'est pas comme le ver qui se régénère même quand sa tête est morte. L'Homme n' a qu'un vie. Après sa mort qui est définitive, il ne souffre plus physiquement de ce qui est mort. Nous n'avons que cette vie pour constituer notre ossature spirituelle, car le juge que l'on sera pour soi après la mort ne pourra pas revenir pour rectifier un parcourt définitivement accompli. (Juge ne revient pas des os) C'est assez clair, nous n'avons qu'une seule vie sous le système solaire, nous ne serons pleuré qu'une fois. Notre vie matérielle, nos possessions (chaises, lits...), notre argent (l'or) ne nous serviront à rien. Bichonner notre dépouille (la laver) ne sera pas plus utile que de laver le pain des poules destiné à ressortir par leur cloaque. De la même façon notre dépouille pourrira dans le ventre de la fosse et notre jambe ne pourra plus sauter pour en sortir.
L'homme vivant Après cette description saisissante de l'impasse que constitue la mort pour l'oint sec, le menteur, le mauvais, l'Homme fou, Dieu nous présente le monde du bon, du frère, celui qui a ouvert son Oreille au Vent de Dieu. Pour l'Homme qui vit harmonieusement dans le système solaire, Dieu fait voir au prophète ce qui attend cet Homme juste : -un monde fabuleux, apparemment hors des limitations de notre système. L'univers divin échappe à tout système. Il n'est ni soumis à la pesanteur, ni limité par la matière.( Tu ne bois plus l'air, ton pied ne bute pas le mont haut) et notamment au temps (les monts sans heures tournent.)
| | |