Spiritualités

Nos relations avec d'autres formes de spiritualité

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Nos relations avec d'autres formes de spiritualité

Message  pat le Sam 4 Oct 2008 - 12:09

Lettre ouverte à tous ceux qui voudront bien la lire et plus particulièrement à Assunta et à njama, en réponse à un de leur courrier..

A propos des catholiques et des religions en général, vous savez bien comme moi que les groupes ne sont pas uniformes. Et que plus le groupe est important plus on a de risques d'y trouver une éventail d'opinions qui vont de la plus progressiste à la plus intégriste.. C'est ainsi aussi chez les pélerins d'Arès.
Je crains que si nous avions la force de l'église catholique ou de l'islam, nous nous étriperions comme eux.

Pour aborder le problème des dogmes évoqués dans la lettre, je dois dire que je me fous des dogmes comme de ma première chaussette, et je n'en vois pas qui pourraient vraiment être discriminatoire, notamment vis à vis de la femme.
Cependant la discrimination de la femme en milieu chrétien n'a pas été pire que celle que l'on trouve dans les religions en général et même dans des sagesses plus libérales. Cela ne constitue pas une excuse, je le sais et chacun devra assumer le poids de son erreur.
Mais il ne faut pas juger le présent à la lumière de l'histoire. Aujourd'hui, autant que je vois vivre quelques amis chrétiens, je trouve au contraire qu'ils savent plutôt mieux que la moyenne de la population, gérer l'harmonie de leur couple.
J'ai trois filles et une femme (c'est assez), plaisanterie mise à part, je sais tout ce qu'une société, qui pourtant cherche à rendre les rapports entre les uns et les autres équitables, je sais ce qu'une société comme la notre, peut encore contenir de discriminations à peine visibles.

Je prends conscience de plus en plus que le monde ne se divise pas en musulman, athée, catholique, pélerin d'arès ou autres, mais en êtres humains ayant le sens de la justice et en être humains de mauvaise foi.
A partir de là tout est possible. On navigue entre le Saint et le Salaud. Et même le salaud, tout dangereux qu'il soit ne mérite pas des a-priori définitifs. Nous devons vivre ensemble, dans la limite où la violence de l'un devient insupportable pour l'autre.

Je ne veux pas dire et je ne dirai jamais qu'il faille tout accepter et se compromettre par souci d'unité. Comme je l'ai déjà dit, de la même façon que je n'ai pas à obliger l'autre, il n'a pas à m'obliger. Mais si j'adopte cette attitude, la moindre des choses est que je ne fasse pas du combat de ses dogmes, ma nouvelle guerre sainte. J'ai déjà expliqué ça autrement sur le forum.

Je crois que nous sommes garant de la vérité que nous avons pu entrevoir qui n'est pas la Vérité universelle.
Je crois que nous avons à défendre cette vérité et à la proposer aux autres.
Je crois que nous avons à nous défendre quand on veut nous obliger à en démordre.

Mais, il faut aussi savoir que celui qui est en face pense aussi être le garant d'une vérité ( sacrifice de Dieu sur la croix par exemple) Comment faire pour ne pas se comporter avec lui comme on n'aimerait pas qu'il se comporte avec nous?

Pour ma part, j'ai trouvé une solution. Je propose ce que je pense, je signale que je n'adhère pas à l'opinion de l'autre lorsque c'est le cas, mais je ne me pose pas en juge. Je ne dis jamais à l'autre « Dieu a dit que... ».
Qu'est ce que ça peut lui faire à l'athée que « Dieu a dit ».

Par contre, si je lui dit comme l'autre jour dans la rue : on n'a rien inventé de mieux que l'amour évangélique pour faire en sorte que les Hommes vivent en paix ensemble, autrement dit on a rien inventé de mieux que la fraternité pour vivre en harmonie les uns avec les autres.
Là, on est loin des dogmes . Même si celui qui est en face de moi, croit aux dogmes ou s'il est athée, je l'oblige à me suivre sur un terrain où le dogme est inutile, et qui n'est pas un terrain religieux.

Vigilance oui, mais en croyant jeter l'eau du bain de la religiosité, on risque de jeter une Eau authentiquement spirituelle.

J'ai, comme vous une peur bleue, de tous les amalgames, ceux qui vous font monter sur l'échafaud parce qu'un sot (rien de plus parfois) aura cru que vous étiez son ennemi. Il y a de braves gens dans toutes les catégories et il ne faut pas regarder ces catégories avec un regard trop historique ou trop culturel. Chaque personne est à considérer à part du groupe auquel il dit appartenir.

Nous évoluons tous à la vitesse de l'époque et je crois bien que mon problème aujourd'hui est celui de l'appartenance.
Je me sens pélerins d'arès jusque dans la plus petite de mes fibres. Et pourtant j'ai de plus en plus de mal à m'identifier comme tel.
De la même façon, je me sens breton, je me sens masculin, je me sens le fils de mon père, et en même temps, tout en assumant parfaitement toutes ces catégories, je refuse complètement de me définir dans ces catégories.

-Vive le jour où catholiques, musulmans, croyants, athées, juifs, pélerins d'Arès ne se désigneront plus pour analyser leurs différences (qui subsisteront sans doute), mais au contraire pour glorifier leur diversité complémentaire.
-Vive le jour où personne n'aura plus envie d'imposer sa vérité, mais se laissera féconder par la vérité de l'autre tout en étant convaincu de la réciprocité. Tous, en attente de vérité nouvelle à faire naître ensemble.
-Vive le jour finalement où l'on cessera de se définir par des concepts, mais où on se définira au contraire par des actions communes génératrices d'un Bien que nous accepterons de reconsidérer autrement que sous le jour de la morale.

Je sais ce que ces propos sont des vœux pieux. Cependant, j'ai la naïveté de croire que parfois les vœux pieux, sous l'influence d'un souffle plus grand que nous, peuvent se réaliser quand un nombre suffisamment influent décide de s'y consacrer.

pat

Messages : 1866
Date d'inscription : 31/07/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Nos relations avec d'autres formes de spiritualité

Message  Invité le Dim 5 Oct 2008 - 0:54

je dois dire que je me fous des dogmes comme de ma première chaussette
Je crois que les athées et les agnostiques partagent assez bien ton point de vue, ce qui fait beaucoup de monde sur la terre !
C'est la différence entre dogmes et préceptes. Les premiers (difficilement compréhensibles parfois, comme la transsubstantiation) il faudrait les accepter d'office sans les comprendre, de façon incontestable, alors qu'il ne sont pas sortis du chapeau d'un magicien albino , on le sait bien. Les seconds ne sont que des propositions, des prescriptions, des invitations ... qui se réfèrent directement à la Parole qui n'est pas "commandements", mais invitations à suivre pour rester dans le bon chemin. sagesses au fond, que même un athée peut comprendre.
Les premiers nous transforment en robots ou en insectes sociaux, les seconds responsabilisent parce qu'ils nous laissent à notre libre-arbitre et à notre jugement.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Nos relations avec d'autres formes de spiritualité

Message  Invité le Mar 7 Oct 2008 - 11:04

Je prends conscience de plus en plus que le monde ne se divise pas en musulman, athée, catholique, pélerin d'arès ou autres, mais en êtres humains ayant le sens de la justice et en être humains de mauvaise foi.
A partir de là tout est possible.

Nous sommes d'une époque eh oui, nous collons à notre "temporel", aussi nous ne pouvons avoir que des idées très relatives sur d'autres époques à partir d'une plus ou moins grosse poignée d'éléments avec laquelle se façonne notre compréhension.

Suivant l'endroit où l'homme vivait, le monde était purement (ou presque) chrétien, musulman, hindouiste, bouddhiste ... sans contradictions possibles de ces valeurs colportées, valeurs qui à l'instar de la politique actuellement avaient valeur de contrat social auquel il fallait se conformer. Cela allait de soi, et les remises en question qui germaient "naturellement" dans l'esprit de l'un ou de l'autre étaient très mal venues, perçues comme un désaveu, une insulte voire une trahison. Celui qui en sortait était appelé "apostat", celui qui les quittait "renègat", celui qui ne les admettait pas complétement ou différement "l'hérétique", celui qui les abandonnait totalement de façon libertaire "nihiliste" (athée).
La liberté ne pouvait exister que sous celle de la liberté du groupe social, dans les limites qu'il s'était fixé, sous la férule du "bien-penser" (morales) pour utliser un terme orwellien.

La vue que je présente est bien sûr très schématique, cette homogéneïté totale n'a jamais complétement existait sauf en de rares endroits, les hommes circulent pour commercer, migrent en fonction des aléas de prospérité économique pour chercher une vie plus douce [le climat (les cieux) en est parfois la cause "naturelle (?)"], ou plus rarement par envie d'aventure, d'exploration. Rien ne peut aussi retenir l'esprit qui gambade, les pensées qui se forment, virevoltent en ballets incessants dans l'imagination sans que l'on puisse les retenir. Rien ne peut retenir les rêves, la soif d'aller vers l'inconnu, la recherche de l'Amour ...
Il me semble que le groupe social (province, pays, royaumes, églises, communautés, ...) a en permanence cherché à se protéger de ces incursions et intrusions étrangères, à essayer autant que faire se peut de le confiner dans des frontières qui étaient géographiques ou sociales, à tenir "l'étranger" à distance finalement qui subissait le même sort que "les pas_comme_tout_le_monde".

Notre époque, à partir de la moitié du XX° plus particulièrement, avec l'accélération inégalée historiquement des moyens de communication, l'éducation, la démocratisation de l'écrit, l'image, l'enregistrement vocal, ... révolutionne cette donne et rend poreuse toutes les frontières qu'elles soint géographiques, politiques, religieuses, ethniques, ... culturelles en somme. Notre époque " (Je) libère les nations" pour citer ces mots de la révélation d'Arès. L'action du Créateur est permanente, elle n'est pas dans un déterminisme, il co-crée avec l'homme qui sépare, en rassemblant.
L'homme aurait créé à son insu les conditions de sa propre libération spirituelle, alors que c'est le contraire qu'il s'efforçait de contenir dans un enclos.

Oui , alors nous prenons "conscience de plus en plus que le monde ne se divise pas en musulman, athée, catholique, pélerin d'arès ou autres, mais en êtres humains ayant le sens de la justice et en être humains de mauvaise foi".

Chaque groupe (religieux, politique, ethnique ...), surpris par ce changement difficilement prévisible pourra tenter des efforts désespérés pour garder sa cohésion, défendre "son mythe collectif du bonheur" (expression de Jean Sullivan que tu citais Pat ailleurs*) mais je pense personnellement qu'ils seront vains parce qu'une nouvelle "conscience collective planétaire" se façonne de façon irréversible. Le vieux monde de l'homme, son passé, n'est qu'une vieille chambre à air trouée. On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres, une pièce neuve pour raccommoder un vieux manteau.

"Je t'ai mis nu pour te revêtir d'un manteau neuf" ... premier verset de la révélation d'Arès !

"La fraternité déclarée n'est qu'une illusion" pour re-citer jean Sullivan*

*
« Changer le coeur et l'esprit des hommes un à un, voilà ce qu'il (Jésus) semble chercher d'abord, et non par le moyen des mythes collectifs du bonheur, qui, pour un temps bref soulèvent les humains, puis les laissent à eux-mêmes, si bien que toujours reviennent l'envie, la guerre, le malheur » (Jean Sulivan, Matinales)

Ou encore cet autre texte, vraiment très éclairant:
« Finalement les paroles ont besoin d'être accomplies. Car ce ne sont pas les mots qui réunissent le mieux les hommes, mais cela plus obscur et vital, une aspiration, un mouvement vers, des gestes qui font que des hommes différents d'opinion se reconnaissent, et lorsque cela n'existe pas entre ceux qui ont les mêmes idées, la fraternité déclarée n'est qu'un voile d'illusion. »

Sulivan a bien compris que le changement ne viendrait pas seulement de mot ou de fraternité annoncée, mais de parole accomplie, de fraternité dans le geste. Le changement de soi annonce un comportement, une façon d'être. C'est à cela qu'on se rend compte du changement effectif, c'est à cela qu'on se rend compte que nous sommes passés du stade du concept au stade existentiel

La révélation d'Arès s'inscrit pour moi dans cette dynamique, [Ce Souffle que rien ne retiendra], parce qu'elle dépasse catégoires et clivages en mettant l'accent sur le fait que ces Messages véhiculés par une succession de prophètes depuis avant même Abraham, ne forment qu'une Parole Unique et que le Souffle Créateur anime chaque être sans distinction ni discrimination.

Nous croyons que le Père, dans sa Sagesse, a approprié La Révélation d’Arès aux modes de croire et d’agir qui changeront le monde. Elle pourvoit l’homme du temps qui vient d’une Lumière qui éclaire et coordonne la Parole Unique.

A partir de Là tout est possible. drunken

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Le fait religieux

Message  Invité le Lun 13 Oct 2008 - 22:35

Le fait religieux

Silem a écrit :
On peut dire de moi que je suis chrétien si l'on considère que Yashoua m'a ouvert le chemin et que je n'envisage pas me détourner de son enseignement. ceci dit, j'accepte toutes les spiritualités bien que certaines m'ouvrent plus de portes que d'autres, mais cela ne dépend que de ma ropre réceptivité. J’avoue avoir une affinité particulière pour l'Islam soufi et la Sanatana dharma qu'on appelle hindouisme.
mais ce ne sont que des mots.
nous cherchons tous la même chose et elle est en nous.

Silem est un exemple, comme il en est bien d’autres depuis quelques décennies. Je pourrais faire également un petit inventaire des chemins par lesquels je suis passé. Notre espace spirituel s’est enrichi de multiples sources de spiritualités, de témoignages de sensibilités spirituelles différentes pour les raisons que j’indiquais plus haut. Nous ne pouvons nous retenir de les prendre en considération, de les explorer, de les comparer… de nous faire notre propre idée, et retenir ce qui parle à notre sensibilité, d’essayer de retrouver le fil commun de cette trame universelle.

A la fin des années 90, le philosophe Régis Debray remettait en 2002, un rapport sur l’enseignement du fait religieux, rapport réalisé à la demande de Jack Lang, ministre de l'Education nationale.

Je ne sais pas de trop ce qu’il en est de la réalité pédagogique de cet enseignement dans les écoles, de ce qu’elle apporte concrètement dans les petites âmes d’écoliers, mais je trouvais à l’époque cette approche dans un cadre laïque pertinente, comme un grand pas franchi, puisque la laïcité place la liberté de conscience au-dessus de la liberté religieuse.

Enfin nous allions pouvoir explorer librement et ouvertement le fait religieux (m'étais-je dit), le confronter aux données historiques, à l’anthropologie, comparer les données, les textes, les traductions… sortir librement de notre petit espace culturel-cultuel. Le couvercle de la marmite qui obscurcissait les générations antérieures était officiellement levé, retiré.


En fait je pense qu’il n’en est rien, que quasiment rien ne s’est passé à un niveau public ou collectif. Discuter du fait religieux, comparer des textes, valider leurs sources, retrouver les bons repères … c’est, il me semble, comme marcher sur des œufs, toucher des tabous. Il existe bien quelques publications à tirages presque confidentiels, c'était un bon début, mais voilà qu’on nous assène des racines chrétiennes et qu’un vent (heureusement fort localisé) islamophobe pointe son nez, pour couper l’herbe sous le pied à ce vent de liberté spirituel.

Peut-être plane-t-il une crainte d’un démembrement communautaire ? L’éclatement des coutumes et de cette notion « d’appartenance religieuse », la remise en question d’éléments fondateurs plus « mythiques » que historiquement réels (dogmes, récits entiers …).

Ce forum a plus que sa raison d’être. Il est un espace ouvert à toutes ces sensibilités spirituelles qui ne veulent plus être chaperonnées par qui que ce soit, un espace qui peine à voir le jour ailleurs, à exister. La Révélation d’Arès va pour moi dans ce sens, elle est au-dessus de toutes ces catégories établies par l’histoire, elle va vers la découverte et la renaissance de l’homme.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

L'Appel de Blois

Message  Invité le Ven 17 Oct 2008 - 0:30

Dans le droit fil de ce que j'écrivais plus haut, je vous fais part de cet Appel des historiens contre la censure intellectuelle. Les spiritualités ne sont pas bien loin, elles puissent leurs sources dans l'Histoire.
Compte-tenu des récentes déclarations politiques du Président de la république, de son discours de Latran, de celui de Ryad, et de cette nouvelle tendance à "officialiser" des relations privilégiées entre la république et l'église catholique, en dehors des principes de laïcité, il ne semble pas surperflu et tout à fait salutaire de manifester le désaveu de ces nouvelles tendances au nom de la liberté d'expression.


"Inquiets des risques d’une moralisation rétrospective de l’histoire et d’une censure intellectuelle, nous en appelons à la mobilisation des historiens européens et à la sagesse des politiques. L’histoire ne doit pas être l’esclave de l’actualité ni s’écrire sous la dictée de mémoires concurrentes. Dans un État libre, il n’appartient à aucune autorité politique de définir la vérité historique et de restreindre la liberté de l’historien sous la menace de sanctions pénales.
Aux historiens, nous demandons de rassembler leurs forces à l’intérieur de leur propre pays en y créant des structures similaires à la nôtre et, dans ’immédiat, de signer individuellement cet appel pour mettre un coup d’arrêt à la dérive des lois mémorielles. Aux responsables politiques, nous demandons de prendre conscience que, s’il leur appartient d’entretenir la mémoire collective, ils ne doivent pas instituer, par la loi et pour le passé, des vérités d’État dont l’application judiciaire peut entraîner des conséquences graves pour le métier d’historien et la liberté intellectuelle en général.
En démocratie, la liberté pour l’histoire est la liberté de tous."


Pierre NORA, président de Liberté pour l’Histoire.


La liberté pour l'Histoire (pétition)
http://www.lph-asso.fr/articles/46.html


Mobilisation générale pour l'Histoire La républiques des livres Pierre Assouline, Blog Le Monde 11 octobre 2008
http://passouline.blog.lemonde.fr/

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Nos relations avec d'autres formes de spiritualité

Message  navy le Ven 22 Avr 2016 - 21:09

Je n'avais pas vu ce sujet ....

navy

Messages : 914
Date d'inscription : 20/08/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://vie-spirituelle.forums-actifs.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Nos relations avec d'autres formes de spiritualité

Message  visiteur le Lun 25 Avr 2016 - 12:08

navy a écrit:Je n'avais pas vu ce sujet ....
Il était temps ! un sujet de 2008
faut sortir d'hibernation Sleep

mais encore ...
où est le commentaire ?  en cours de fabrication ? Arrow  ?

visiteur

Messages : 210
Date d'inscription : 14/09/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Nos relations avec d'autres formes de spiritualité

Message  navy le Lun 25 Avr 2016 - 16:04

Il était temps ! un sujet de 2008
faut sortir d'hibernation

mais encore ...
où est le commentaire ?  en cours de fabrication ?   ?
C'est ça moques toi bien de moi Surprised

navy

Messages : 914
Date d'inscription : 20/08/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://vie-spirituelle.forums-actifs.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Nos relations avec d'autres formes de spiritualité

Message  navy le Lun 25 Avr 2016 - 16:16

8 ans déjà ça nous rajeunit pas !! Smile
voyons, je suis inscrit ici le 20/08/2007
et ce sujet est commencé le Sam 4 Oct 2008
1 an après donc c'était au tout début
donc j'ai du le voir mais je ne me souvenais plus ...
 
je suis tombé dessus en tapant par erreur spiritualités all up dans Google
mais si tu tapes "spiritualités" tout court ou "vie-spirituelle all up"
tu tombes pas dessus donc le quidam moyen n'est pas averti.
Impossible de savoir que ce sujet (important) existe si on tape pas spiritualités all up.  

navy

Messages : 914
Date d'inscription : 20/08/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://vie-spirituelle.forums-actifs.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Nos relations avec d'autres formes de spiritualité

Message  navy le Mar 26 Avr 2016 - 1:43

Pat a écrit:A propos des catholiques et des religions en général, vous savez bien comme moi que les groupes ne sont pas uniformes. Et que plus le groupe est important plus on a de risques d'y trouver une éventail d'opinions qui vont de la plus progressiste à la plus intégriste.. C'est ainsi aussi chez les pélerins d'Arès.
Je crains que si nous avions la force de l'église catholique ou de l'islam, nous nous étriperions comme eux.

Pour aborder le problème des dogmes évoqués dans la lettre, je dois dire que je me fous des dogmes comme de ma première chaussette, et je n'en vois pas qui pourraient vraiment être discriminatoire, notamment vis à vis de la femme.
Cependant la discrimination de la femme en milieu chrétien n'a pas été pire que celle que l'on trouve dans les religions en général et même dans des sagesses plus libérales. Cela ne constitue pas une excuse, je le sais et chacun devra assumer le poids de son erreur.
Mais il ne faut pas juger le présent à la lumière de l'histoire. Aujourd'hui, autant que je vois vivre quelques amis chrétiens, je trouve au contraire qu'ils savent plutôt mieux que la moyenne de la population, gérer l'harmonie de leur couple.
J'ai trois filles et une femme (c'est assez), plaisanterie mise à part, je sais tout ce qu'une société, qui pourtant cherche à rendre les rapports entre les uns et les autres équitables, je sais ce qu'une société comme la notre, peut encore contenir de discriminations à peine visibles.

Je prends conscience de plus en plus que le monde ne se divise pas en musulman, athée, catholique, pélerin d'arès ou autres, mais en êtres humains ayant le sens de la justice et en être humains de mauvaise foi.
A partir de là tout est possible. On navigue entre le Saint et le Salaud. Et même le salaud, tout dangereux qu'il soit ne mérite pas des a-priori définitifs. Nous devons vivre ensemble, dans la limite où la violence de l'un devient insupportable pour l'autre.

Je ne veux pas dire et je ne dirai jamais qu'il faille tout accepter et se compromettre par souci d'unité. Comme je l'ai déjà dit, de la même façon que je n'ai pas à obliger l'autre, il n'a pas à m'obliger. Mais si j'adopte cette attitude, la moindre des choses est que je ne fasse pas du combat de ses dogmes, ma nouvelle guerre sainte. J'ai déjà expliqué ça autrement sur le forum.

Je crois que nous sommes garant de la vérité que nous avons pu entrevoir qui n'est pas la Vérité universelle.
Je crois que nous avons à défendre cette vérité et à la proposer aux autres.
Je crois que nous avons à nous défendre quand on veut nous obliger à en démordre.

Mais, il faut aussi savoir que celui qui est en face pense aussi être le garant d'une vérité ( sacrifice de Dieu sur la croix par exemple) Comment faire pour ne pas se comporter avec lui comme on n'aimerait pas qu'il se comporte avec nous?

Pour ma part, j'ai trouvé une solution. Je propose ce que je pense, je signale que je n'adhère pas à l'opinion de l'autre lorsque c'est le cas, mais je ne me pose pas en juge. Je ne dis jamais à l'autre « Dieu a dit que... ».
Qu'est ce que ça peut lui faire à l'athée que « Dieu a dit ».

Par contre, si je lui dit comme l'autre jour dans la rue : on n'a rien inventé de mieux que l'amour évangélique pour faire en sorte que les Hommes vivent en paix ensemble, autrement dit on a rien inventé de mieux que la fraternité pour vivre en harmonie les uns avec les autres.
Là, on est loin des dogmes . Même si celui qui est en face de moi, croit aux dogmes ou s'il est athée, je l'oblige à me suivre sur un terrain où le dogme est inutile, et qui n'est pas un terrain religieux.

Vigilance oui, mais en croyant jeter l'eau du bain de la religiosité, on risque de jeter une Eau authentiquement spirituelle.

J'ai, comme vous une peur bleue, de tous les amalgames, ceux qui vous font monter sur l'échafaud parce qu'un sot (rien de plus parfois) aura cru que vous étiez son ennemi. Il y a de braves gens dans toutes les catégories et il ne faut pas regarder ces catégories avec un regard trop historique ou trop culturel. Chaque personne est à considérer à part du groupe auquel il dit appartenir.

Nous évoluons tous à la vitesse de l'époque et je crois bien que mon problème aujourd'hui est celui de l'appartenance.
Je me sens pélerins d'arès jusque dans la plus petite de mes fibres. Et pourtant j'ai de plus en plus de mal à m'identifier comme tel.
De la même façon, je me sens breton, je me sens masculin, je me sens le fils de mon père, et en même temps, tout en assumant parfaitement toutes ces catégories, je refuse complètement de me définir dans ces catégories.

-Vive le jour où catholiques, musulmans, croyants, athées, juifs, pélerins d'Arès ne se désigneront plus pour analyser leurs différences (qui subsisteront sans doute), mais au contraire pour glorifier leur diversité complémentaire.
-Vive le jour où personne n'aura plus envie d'imposer sa vérité, mais se laissera féconder par la vérité de l'autre tout en étant convaincu de la réciprocité. Tous, en attente de vérité nouvelle à faire naître ensemble.
-Vive le jour finalement où l'on cessera de se définir par des concepts, mais où on se définira au contraire par des actions communes génératrices d'un Bien que nous accepterons de reconsidérer autrement que sous le jour de la morale.

Je sais ce que ces propos sont des vœux pieux. Cependant, j'ai la naïveté de croire que parfois les vœux pieux, sous l'influence d'un souffle plus grand que nous, peuvent se réaliser quand un nombre suffisamment influent décide de s'y consacrer.
C'est pas demain la veille et ça n'en prends pas le chemin ... quoique...
Je n'ai pas de commentaires à faire si ce n'est que je suis entièrement d'accord avec Pat du moins dans ce qu'il dit dans ce sujet.
Comme lui je me fous des dogmes comme de ma première chaussette.
Concernant plus spécialement La Révélation d'Arès elle comporte des dogmes quand même.
Certes la R.A. ne dit pas : Vous ne pourrez être pénitents et moissonneurs que si vous appartenez à telle ou telle catégorie de croyants, et elle dit même, implicitement mais très clairement, que des incroyants peuvent être des pénitents et des moissonneurs.
(25avr16 174C45 ) 
OK mais alors c'est quoi cette séparation entre petit reste et reste
pénitents je comprends mais si l'on peut être moissonneur sans être pèlerin d'Arès alors à quoi bon être pèlerin d'Arès ? (à part le plaisir d'être ensemble) Smile
pas tres clair le frere Michel.

navy

Messages : 914
Date d'inscription : 20/08/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://vie-spirituelle.forums-actifs.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Nos relations avec d'autres formes de spiritualité

Message  pat le Mer 27 Avr 2016 - 9:06

Merci Navy de ramener un sujet qui est toujours d'actualité. En me relisant, je m'aperçois que depuis tant d'années le sujet reste brulant en moi et le questionnement sous-jacent n'a guère trouvé sa réponse.
C'est vrai que ce cloisonnement entre des personnes qui se définissent dans une même Parole ne m'a jamais plu.

Il faut cependant se dire qu'un prophète où tout autre homme qui pense avoir une "mission" doit pouvoir compter sur des gens engagés auprès de lui comme des apôtres. Dans le cas qui nous occupe, il s'agit de rassembler des gens qui non seulement veulent se changer personnellement mais cherchent aussi à rassembler d'autres gens qui ont le même but, de façon à former une force capable d'amener le monde au plus proche du divin. (moisson). Cette étape étant tout simplement le retour de l'Homme à son état initial de Fils de Dieu.


Ce qui n'a jamais été vraiment dit c'est que parmi ceux qui ont été "ébranlés" par le texte de la Parole d'Arès, il y avait, ici comme ailleurs une grande diversité. Certains sont plus doués que d'autres pour donner une pleine adhésion à un autre homme. D'autres le sont moins, même s'il reconnaissent la dimension prophétique de celui qui a reçu le message. D'autres encore veulent se changer et se sentent tout à fait à l'unisson avec le texte mais refusent de suivre qui que ce soit, sauf à être en accord avec la mouvance dont il s'agit, par leur vie et leur engagement.

Toutes ces personnes ont un rôle à jouer. Il ne faut pas les mésestimer. Cela aurait dû être le rôle de ce forum, de réunir une palette élargie.

Ceci dit, personne ne connait le véritable impact que peut avoir ce qu'il dit ou ce qu'il propose. D'ailleurs c'est sans doute mieux ainsi, l'important c'est de faire ce que notre conscience nous dicte sans en retirer le moindre intérêt. Ici, c'est gagné.

Voilà, habituons-nous à ne plus cloisonner et au contraire à élargir notre champ vers ceux qui veulent un monde meilleur, non pas en prenant le pouvoir et en nous promettant des lendemains qui chantent mais en nous invitant à faire ensemble l'expérience du changement. Expérience qu'ils auront déjà commencée à faire eux-mêmes en premier. 

pat

Messages : 1866
Date d'inscription : 31/07/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Nos relations avec d'autres formes de spiritualité

Message  navy le Ven 29 Avr 2016 - 13:31

Certains disent que MP est tout simplement un escroc d'autres que c'est un psychopathe.
Ce matin encore un ami qui a acheté la Révelation d'Arès me disait que c'est un escroc !
 

Certes la R.A. ne dit pas : Vous ne pourrez être pénitents et moissonneurs que si vous appartenez à telle ou telle catégorie de croyants, et elle dit même, implicitement mais très clairement, que des incroyants peuvent être des pénitents et des moissonneurs.
(25avr16 174C45 )
OK mais alors c'est quoi cette séparation entre petit reste et reste ?
pénitents je comprends mais si l'on peut être moissonneur sans être pèlerin d'Arès alors à quoi bon être pèlerin d'Arès ? (à part le plaisir d'être ensemble)
Ce qui est certain c'est que nous ne sommes pas les seuls à penser ce que nous pensons et qu'il faudrait d'ores et déjà établir des ponts avec "ces autres".
SI LES AUTRES VEULENT BIEN DE NOUS ....
La stratégie de MP est de rassembler dabord les épis murs, ce n'est pas pour moi forcement la bonne stratégie.
La différence entre pèlerin d'Arès (petit reste) et d'autres est que les uns croient dans les événements surnaturels et suivent à la lettre MP et les autres non.
MAIS QUESTION A POSER A MP > est ce que  les épis murs sont forcément des pèlerin d'Arès ?
ouf c'est compliqué Smile


19avr16 174C26
Votre blog commence à mieux expliquer la signification de La Révélation d'Arès.
Hermelin L. de Bretagne
ouf il serait temps. Le frère Michel ne s'exprime pas toujours clairement et bonjour les malentendus.

navy

Messages : 914
Date d'inscription : 20/08/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://vie-spirituelle.forums-actifs.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Nos relations avec d'autres formes de spiritualité

Message  pat le Dim 1 Mai 2016 - 21:50

Dans le cadre de cette rubrique "Plateforme interreligieuse" je vous invite ardemment à visionner cette petite vidéo, qui ne manque ni de spiritualité, ni d'humour...

Il s'agit d'un reportage sur quelques lieux de culte, en Alsace" partagés par Catholiques et Protestants.

Puisse cela se généraliser avec aussi les musulmans.

Plutôt que de parler des heures d’œcuménisme, prions donc ensemble comme le font ces gens.

Cliquer ICI, puis cliquer sur "Kaïros", "une église en partage"

pat

Messages : 1866
Date d'inscription : 31/07/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Nos relations avec d'autres formes de spiritualité

Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 18:23


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum