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colonisation

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colonisation

Message  Invité le Mar 15 Nov 2011 - 12:59

Salam.
J'ai parcouru la dernière entrée du blog de Michel Potay et j'y ai trouvé le message de njama et la réponse qui lui est faite.
Je voudrais exprimer ici en quelques mots ce que j'en pense.
Je partage je crois ce que tu écris njama, et je ne comprends pas grand chose à la réponse qui t'est faite, surtout concernant la colonisation.
Tu évoques un mariage existentiel raté et je crois que c'est bien ce qui s'est passé, faute de la plus simple fraternité de la part des colonisateurs, dont les intentions, même les éventuelles "bonnes" intentions, étaient viciées par un complexe de supériorité insupportable.
Il aurait été possible de ne pas s'imposer à tous ces peuples, de s'en tenir à des échanges respectueux et équitables, mais c'est tout le contraire qui a été pratiqué : un mépris pour leurs évolutions et modes de vie, une arrogance, la spoliation systématique de leurs biens, et quand ces peuples se soulevaient, des massacres abominables.
Michel Potay dit qu'il y a eu du positif, et comme toute chose a du positif, c'est sans doute vrai... mais il ne dit rien de ce positif...
Et surtout il ne dit rien du négatif !
Je trouve que Michel Potay est très indulgent pour les dominateurs.

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Re: colonisation

Message  Invité le Mer 16 Nov 2011 - 1:12

Je crois qu'il n'a à peu près rien compris à mon message. Je ne lui en veux pas ... je ne sais pas ce qui coince (?).

Il me semblait ne pas être hors sujet, car son # Entrée 123 traite du contrat social, un "nouveau" !
C'est bien lui qui parle de 'l'Occident:
En Occident le déclin économique ...
D’où les emprunts énormes faits par les nations occidentales ...
Notre humanité occidentale moderne risque un désastre, ...
je n'invente rien. Je l'ai pris au mot, puisqu'il parle de changer le monde ... j'avais quand même une logique derrière, même s'il ne l'a pas perçue.

Changer le monde, c'est aussi changer sa relation avec les autres.
Oui l'école nous a appris des contes de fées sur bien des sujets*, mais quand on s'est intéressé au moins un peu à la question, on sait que ce sont des contes de fées, avec, comme dans tous les contes, les bons (nous, les français ou les "occidentaux") d'un côté, et les méchants (barbares, "les "indigènes qu'il fallait éduquer) de l'autre.
Mais pas de chance, c'est pas comme que ça que ça marche. La vérité, ne se dissimule jamais bien longtemps, fort heureusement.

* la colonisation n'a jamais été abordée dans les programmes d'enseignement que j'ai suivis. L’Histoire s'arrêtait en été 1945. Après c'était le "néant" absolu ! J'ai mal supporté ce "vide", je l'ai comblé un peu à la fois

Par chance, c'était sa première Entrée qui introduisait explicitement, déjà par son titre, la question de la conscience collective, sujet semble-t-il longtemps repoussé ... pour je ne sais quelle raison (?). Il y a bien sûr dans chaque "assemblée", de quelque nature qu'elle soit, politique, religieuse, corporatiste, associative, syndicale, artistique ... "arésienne" (pourquoi pas ?), bref une conscience collective singulière. Mais elle n'est singulière, que parce qu'elle exprime une différence aux autres, consciences collectives, avec lesquelles il lui faut vivre. En aucun cas, elle ne se suffit à "elle-même", ou alors c'est une secte qui vit hors du monde et de ses imprévisibles interactions.

La conclusion spirituelle de mon commentaire tenait en ces quelques mots: "On a les outils que l'on se forge, sur les principes que l'on se donne..." le reste n'est un peu que détails saisis à partir de ce qu'il disait, pour l'introduire et l’illustrer, sommairement, car c'est un Blog.

Pour moi, Dieu ne nous demande pas d'être "parfait", pas plus qu'un instituteur n'exigerait de ses élèves qu'ils le soient. L'image est simple, j'essaie de ne jamais m'éloigner du bon sens,. Au niveau spirituel, "l'Instituteur" étant Dieu mais par extension, pas d'instituteur sans le gouvernement qui décide l'instruction, l'école, la classe, les livres, les cahiers et crayons, ... et tous les élèves de l'école. Disons que dans ma représentation imagée "l'Instituteur" aurait été l'Instigateur de toute cette construction à but pédagogique.
Avoir l'intention de créer une société juste, c'est déjà avant tout avoir "l'intention de" cette justesse, qui forgera l'outil, que l'on pourra améliorer s'il y le faut, si l'on peut, un peu à la fois, comme on apprend à se connaître. Mais la première chose est d'en prendre conscience.
Prendre conscience, c'est aussi prendre conscience de ses erreurs (ou "péché" suivant la gravité de la faute).

La co-création est divine, car si l'on va dans le bon sens Dieu nous aide, dans l'autre non. Ce n'est pas la foi en Dieu qui est importante, le degré d'Amour que l'on aurait pour lui, c'est l'intention. Car l'intention détermine l'acte. Dieu laisse faire, et vient rajouter son grain de Sel "si Il veut", si Il le juge nécessaire.
Il n'y a rien à attendre de Dieu, pas plus que l'élève ne doit compter sur l'aide de l'instituteur pour résoudre la question ou le problème qu'il lui pose.
C'est explicite dans le Coran. Tu citais la sourate 2 (ici, versets 26-27)
nombreux sont ceux qu'Il égare et nombreux sont ceux qu'Il guide; mais Il n'égare par cela que les pervers,

qui rompent le pacte qu'ils avaient fermement conclu avec Allah, coupent ce qu'Allah a ordonné d'unir, et sèment la corruption sur la terre. Ceux-là sont les vrais perdants.
Réalité divine dans le temps, pas plus contestable qu'un bateau reprend son assiette dès le coup de vent passé, mais qui coûte bien des larmes aux gens bien intentionnés qui payent les pots cassés sans les avoir cassés. Triste histoire de l'homme, que tout ce sang innocent versé ...

Tu as bien compris mon idée de "mariage existentiel raté". Ce qu'il faut déplorer pour l'Afrique du Nord, est aisément vérifiable sur ce qu'il s'est passé en Amérique du Sud, ou en Asie. C'est très "analogique", même procédés !
Complexe de supériorité, je ne crois pas. Endoctrinement "sectaire" évident ! (d'après moi). Sans rentrer dans la question "indigène" (ainsi qu'elle était nommée au XIX°), pour prendre un autre exemple plus impartial sur cette question, la triste réalité, c’est que de 1871 à 1914 on leur a bourré le moût aux petits français dans les écoles de la république avec "la revanche" contre "les boches" ! bref, la guerre "ça se prépare" comme dit l'adage.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Revanchisme
Tout cela n'est pas l'honneur de la République, je suis d'accord !
L'école a de bons côtés, mais le ministère de l'éducation est loin d'être un saint. Parfois c'est une véritable machine à décerveler ! Ce n'est peut-être pas pour rien que tous les pouvoirs confondus, ont mis des bâtons dans les roues à la véritable "Éducation populaire", celle de la base, faite par la base, quand ils ne l'ont pas simplement réprimée violemment.

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Re: colonisation

Message  Invité le Mer 16 Nov 2011 - 2:09

et je ne comprends pas grand chose à la réponse qui t'est faite,
A brûle-pourpoint je n'ai pas compris non plus.
Sa réponse part dans la "morale", vue d'un point de vue scolastique:
Quelle morale? La morale papoue? la morale chinoise? La morale hottentote, américaine, mexicaine, catholique, protestante, islamique, juive, bouddhique, etc., etc ?
ce n'était pas mon sujet de discuter d'une morale ou d'une autre. Je m'en tenais au sens basique du mot, à ce qui est relatif aux mœurs, c'est à dire aux comportements, en l’occurrence dans l'exemple, à ceux concernant "la colonisation". Indirectement pour suggérer la morale simple de "l'humain" .... que véhicule la pensée "humaniste".

Pour ce qui est de Milan Kundera (que je ne connais pas du tout), c'est Kundera ! Le pourquoi de cette idée brutale qui traverse son esprit, je ne sais qu'en dire ? Cela vaut-il une idée générale sur le Mal ? ou les bribes d'explications sont à chercher dans la vie de Kundera ?

Il dit ne pas me comprendre, ("nous ne sommes d'accord sur rien ou presque", "je ne fonctionne pas comme vous"), je ne le prends pas mal. Si tous les humains fonctionnaient de la même manière, nous serions des clones.
Après réflexions, j'émets l'hypothèse, que dans son rôle de prophète, il nous "parle" d'un horizon, Celui Que Dieu souhaite. Ce faisant, il se place un peu "hors du temps". Je suis un homme "d'aujourd'hui", j'essaie d'être un peu pragmatique, ce monde dont il parle ne se fera pas en claquant des doigts ou en récitant des prières, fussent-elles les plus belles de tous les temps. Déjà une sorte de belle Andalousie, comme première étape de réconciliation fraternelle entre fils d'Abraham ... et après, les suivants s'occuperont de la suite ...
Comment faire ? je ne connais rien d'autres que le dialogue, la rencontre, l'amour de l'autre, de l'étranger ...

La révélation d'Arès est vaste par sa dimension universelle. Ne sachant peut-être pas (?) l'appréhender de façon globale, j'essaie d'être utile au moins sur un de ses aspects qui me semble assez déterminant, qui est celui des alliances fraternelles (35/11).
Plutôt que de dire que je ne suis pas d'accord avec lui, je dirais que nous ne sommes pas synchrones, ou en phase dans ce mouvement "alternatif" (humour).

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Re: colonisation

Message  navy le Mer 16 Nov 2011 - 14:01

frere Michel a écrit: Autrement dit, je ne suis pas sûr du tout que la colonisation française ait été partout aussi négative que vous le pensez. Peut-être l'admettra-t-on, une fois les passions éteintes, remplacées par une pesée équitable des pour et des contre, car il y a évidemment des deux.

Je suis d'accord avec cette partie là de la réponse de FM concernant la colonisation.

...Bref


Amine a écrit: et quand ces peuples se soulevaient, des massacres abominables.

.... Et puis ça dépend des pays .... mais à Madagascar la répression a été féroce et cachée par les médias, les français n'en ont rien su ou presque.


Amine a écrit: Il aurait été possible de ne pas s'imposer à tous ces peuples, de s'en tenir à des échanges respectueux et équitables,

faut pas réver Smile

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Re: colonisation

Message  Invité le Mer 16 Nov 2011 - 19:49

Salam.

ta façon de répondre, navy, me fait penser à l'école primaire ; une distribution de bons points.
Il manque juste : des arguments, des idées, des raisons à partager ou confronter...

Puisque tu es d'accord avec Michel Potay sur ceci :

"Autrement dit, je ne suis pas sûr du tout que la colonisation française ait été partout aussi négative que vous le pensez. Peut-être l'admettra-t-on, une fois les passions éteintes, remplacées par une pesée équitable des pour et des contre, car il y a évidemment des deux."

peux-tu développer ?
Où donc la colonisation n'aurait pas été fondamentalement négative, et plus précisément prédatrice, spoliatrice, écrasante, humiliante ?
Quelle pesée soit disant "équitable" peux-tu proposer des "pour" et des "contre" ?

... En attendant, personne n'a demandé l'avis des colonisés pour leur imposer cette pesée, dont ils se seraient bien passé, ce qui à mon sens pèse déjà lourdement dans la balance...

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Re: colonisation

Message  Invité le Mer 16 Nov 2011 - 20:10

Salam njama.

Je ne peux entrer dans cette étrange perspective que tu invoques, selon laquelle Michel Potay serait un peu "hors du temps".
Aucun prophète n'a été "hors du temps", ceci est une vision associatrice qui mène à une divinisation ou idolâtrie ou démission du sens critique dont Dieu nous a Doté.
Tous les prophètes ont parlé de façon compréhensible par leurs contemporains et au-delà, sans qu'il soit besoin de faire des contorsions mentales.
Et la Parole de Dieu, qui Lui est hors du temps, est toujours parfaitement Claire et sans ambiguïtés dans Sa Pesée, surtout quand il s'agit des pauvres, des humbles, des humiliés, des spoliés.
Et puis surtout, le texte d'Arès, s'il nous dispense de juger les personnes, n'incline nulle part à relativiser les abominations, les scandales, les spoliations commises au nom de Dieu, du progrès ou de quoi que ce soit, et nulle part non plus il n'en avance de "bons côtés" à mettre à l'actif des dominateurs.
Ce contraste ou décalage, cette contradiction sont étonnants, et m'inclinent plutôt à penser que Michel Potay fait, ici et là, des choix qui relèvent en vérité de sa personnalité, de ses convictions ou de je ne sais quoi encore dont la responsabilité lui incombe, mais pas du texte d'Arès ni en tout cas de la Parole de Dieu.

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Re: colonisation

Message  Invité le Mer 16 Nov 2011 - 20:33

La conquête coloniale de l'Algérie s'est traduite par l'extermination du tiers de la population algérienne soit près d'un million de morts.
Je vous conseille le riche lien suivant, qui remet bien en face de la réalité concernant la colonisation de l'Algérie en particulier et du phénomène colonialiste en général :
http://membres.multimania.fr/barbariecoloniale/
"Ce n'est ni crédible, ni décent de parler d'aspects positifs surtout s'agissant du cas de l'Algérie. Ces prétendus aspects positifs n'ont rien de sérieux surtout au regard de l'horreur et de l'infamie qu'a constitué le colonialisme. Comme si un crime pouvait présenter des aspects positifs ! C'est un peu comme si des députés venaient à dire que le nazisme ou pire encore le génocide juif, a présenté des aspects positifs et qu'ils ajoutaient ensuite par exemple que cela a été à l'origine d'une certaine littérature, que cela a permis à des juifs de découvrir la Pologne et donc de voyager, de mettre les pieds dans des paysages qu'ils n'auraient peut-être jamais connu..."
Salam.

et quelques citations...

"Voilà, mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger des bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs ; en un mot, anéantir tout ce qui ne rampe pas devant nous comme des chiens."
Lieutenant-colonnel de Montagnac

"Nous avons profané les temples, les tombeaux, l'intérieur des maisons: asile sacré chez les musulmans.
Nous avons massacré les gens porteurs de sauf-conduits; égorgé sur un soupçon des populations entières, qui ce sont ensuite trouvées innocentes ; nous avons mis en jugement des hommes réputés saints dans le pays, des hommes vénérés, parce qu'ils avaient assez de courage pour venir s'exposer à nos fureurs, afin d'intercéder en faveur de leurs malheureux compatriotes ; il s'est trouvé des hommes pour les condamner, et des hommes civilisés pour les faire exécuter."
(Rapport de la commission gouvernemenentale d'enquête, 1833).

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Re: colonisation

Message  Invité le Mer 16 Nov 2011 - 23:45

@ navy
même remarque qu'Amine. Je veux bien tous les points de vue, toutes les opinions du monde, mais essaie d'argumenter un peu ...
ou abstiens-toi, et réfléchis avant de ...

mais à Madagascar la répression a été féroce ...
VRAI, (j'aurais même honte d'en parler) il se trouve que je connais assez bien cet épisode abominable, (pire que minable) qui n'est pas à l'honneur de la France. Il se trouve que je connais un peu Madagascar par ma belle-famille qui vivait là-bas. Leurs deux premiers enfants sont nés à Tananarive.
Cite des sources, des liens, pour étoffer ton affirmation "historique", pour instruire. Je comprends ce que tu veux dire, car "je connais", mais essaie d'écrire comme si tu t'adressais à un lecteur que tu ne connais pas du tout, et qui n'y connait peut-être rien à cette affaire. Offre-lui des témoignages, des faits ... si tu veux être un peu crédible.
Comme dit Amine, "Il manque juste : des arguments, des idées, des raisons à partager ou confronter...".

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Re: colonisation

Message  Invité le Jeu 17 Nov 2011 - 0:49

Amine a écrit:Je ne peux entrer dans cette étrange perspective que tu invoques, selon laquelle Michel Potay serait un peu "hors du temps".
Aucun prophète n'a été "hors du temps", ceci est une vision associatrice qui mène à une divinisation ou idolâtrie ou démission du sens critique dont Dieu nous a Doté.
Tous les prophètes ont parlé de façon compréhensible par leurs contemporains et au-delà, sans qu'il soit besoin de faire des contorsions mentales.
Et la Parole de Dieu, qui Lui est hors du temps, est toujours parfaitement Claire et sans ambiguïtés dans Sa Pesée, surtout quand il s'agit des pauvres, des humbles, des humiliés, des spoliés.
Et puis surtout, le texte d'Arès, s'il nous dispense de juger les personnes, n'incline nulle part à relativiser les abominations, les scandales, les spoliations commises au nom de Dieu, du progrès ou de quoi que ce soit, et nulle part non plus il n'en avance de "bons côtés" à mettre à l'actif des dominateurs.
Ce contraste ou décalage, cette contradiction sont étonnants, et m'inclinent plutôt à penser que Michel Potay fait, ici et là, des choix qui relèvent en vérité de sa personnalité, de ses convictions ou de je ne sais quoi encore dont la responsabilité lui incombe, mais pas du texte d'Arès ni en tout cas de la Parole de Dieu.
Je ne juge pas le frère Michel, pas plus qu'il ne me juge (semble-t-il). Nos opinions divergent sur un certain nombre de sujets (puisque j'ai eu l'occasion de débattre un peu avec lui sur 3 forums), je ne lui en fais absolument aucun grief. Je respecte ses opinions. Même quand je ne suis pas d'accord, j'aime respecter les opinions de l'autre. Après tout, les ai-je comprises ? Scepticisme oblige, ou "relativisme", je les respecte.
J'espère en attendre autant de sa part, simple entente fraternelle, ou simple respect de la différence, ou simple justice.

Il est un personnage public, malgré lui. Il ne peut s'aventurer plus loin que ce que ce destin "singulier" lui indique. C'est un peu comme à l'image d'un "discours de politique générale", jamais précis, qu'il faut lire entre les lignes.
Il nous répète sans lassitude, le refrain de la pénitence (dont, par quelques complexions personnelles, je me lasse d'entendre la répétition ...).
Quoi de plus intelligent de le dire, que si nous nous efforçons d'être tous bons, équitables, ... il n'en ressortirait qu'un grand Bien pour l'humanité, qui irait vers le destin (heureux) de l'Homme espéré par Son Créateur.
Rien à redire sur ce principe existentiel, ou essentiel de ces préceptes spirituels, divins ou de prophètes ! Rien. C'est l'évidence !

Dans la réalité du monde, dont il me semble faire abstraction, au moins partiellement, c'est pas comme ça que ça se passe. On part, (ascension vers les Hauteurs) du point d'où l'on se trouve.
Entre la métaphore idéale, que je connais par d'autres élans spirituels, comme celui des Témoins de Jéhovah, pour lesquels j'ai non seulement un profond respect, mais beaucoup d'amitié, et la réalité "d'aujourd'hui", excuse-moi Amine de choisir ce terrain de proximité.

La révélation d'Arès nous garde précisément d'une divinisation ou idolâtrie du prophète, parce que le Verbe en fait seulement un "frère aîné" ! Quoi de plus clair !
Il faut bien prendre la mesure de ce que cela veut dire. Le frère Michel a-t-il vécu en "assemblée", terme sur lequel il ne s'attarde jamais (?). Son "assemblée" (cette maison des faucons dont il parle) n'est-elle pas un peu imaginaire ? ¨peut-être que non, il l'entrevoit, elles est "visionnaire" (hors de notre temps peut-être ?), toujours est-il qu'elle n'a rien de réel "aujourd'hui" ! Je le prends comme une "direction" vers laquelle il faut tendre ...
.

Je n’idolâtre personnellement absolument rien sur les prophètes que ce soit Mouhamah, ou même JÉSUS, Moïse, ou Abraham, pour citer les plus grands. Un hadîth, ne dit-il pas qu'il y en a eu 144.000 ? Tous dans le même sac, comme dit l'islam, aucun au dessus, ou dessous de l'autre ! J'adhère à 100.000 % à cette tradition musulmane !
Ce contraste ou décalage, cette contradiction sont étonnants, et m'inclinent plutôt à penser que Michel Potay fait, ici et là, des choix qui relèvent en vérité de sa personnalité, de ses convictions ou de je ne sais quoi encore dont la responsabilité lui incombe, mais pas du texte d'Arès ni en tout cas de la Parole de Dieu.
Je suis d'accord.
Forcément comme Mouhamad, ou d'autre prophètes, ils sont hommes ... et rien d'étonnant à ce que "sa" personnalité soit empreinte de ses convictions, de son éducation (de 1930-1950 environ), de ses expériences ...

Comment situer le "frère Michel" en dehors de "son" contexte , quand l'évangile d'Arès dit:

Avant que tu n’entres dans le ventre maternel Je t’avais élu ; dès ce moment toutes les voies que tu as prises, sauf le péché, un Guide t’y a conduit, dans le lacis des vanités, pour que tu connaisses l’habileté, les ruses de ceux que Je t’envoie affronter. (4/03)

Tu trembles aujourd’hui ; hier tu siégeais en Mon Nom, sûr de toi ; tu parlais en Mon Nom, sûr de paroles savamment établies sur les siècles par les prêtres, discourant sur les Livres de Mes Messagers et de ceux qui passent pour mes messagers, te croyant en paix avec Moi, abrité derrière la fausse sagesse à laquelle les siècles donnent majesté, que la science de ses discuteurs impose en respect au peuple, issu du trône des princes du culte, des géniteurs des prêtres et de leurs serviteurs depuis Philippe, Mon Témoin, (1/03-04)


Toi, homme Michel, Je t’ai reconnu avant que de ton père tu n’entres dans les entrailles maternelles ; Je t’ai réservé à Mon Service ; J’ai éloigné de toi les récompenses et les honneurs du monde, les degrés et les succès auxquels porte le monde, (2/20)
Tout cela ne servirait donc qu'à pichenette ?

Oui, je me sens en décalage avec le frère Michel pour te parler franchement Amine, ... et je ne m'occupe plus trop de ce qu'il fait ou ne fait pas. Je suis ma route, au moins pour ce que j'estime avoir compris de cette révélation d'Arès.




Dernière édition par njama le Jeu 17 Nov 2011 - 1:16, édité 1 fois

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Re: colonisation

Message  Invité le Jeu 17 Nov 2011 - 1:01

Amine a écrit:La conquête coloniale de l'Algérie ...
Je connais assez bien cette histoire. Je ne m'épancherais pas dessus, ni sur l'ignominie de cette conquête en 1830/1832 ni sur les méfaits qui suivirent. J'ai une énorme compassion pour le peuple algérien ...

Demain ou pas plus tard qu'après demain, par quelqu'un que je connais, et que j'aime énormément, (il ne m'étonnerait pas que tu "la" connaisses Amine), j'essaierais de dire un peu de l'amour que j'ai, ou qu'il me manque de ce "mariage existentiel raté".

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colonisation des esprits

Message  Invité le Ven 18 Nov 2011 - 3:03

Amine a écrit:
Ce contraste ou décalage, cette contradiction sont étonnants, et m'inclinent plutôt à penser que Michel Potay fait, ici et là, des choix qui relèvent en vérité de sa personnalité, de ses convictions ou de je ne sais quoi encore dont la responsabilité lui incombe, mais pas du texte d'Arès ni en tout cas de la Parole de Dieu.
Il y a un peu des deux, je crois.

Le thème de son # Entrée 112 est super, "un nouveau contrat social" !
Quand nous avons discuté sur la charia, c'est exactement ce qu'il ressortait de l'analyse pertinente de Nadia Yassine, un contrat social est une trame sur laquelle on tisse ...
A partir de l'hégire, dans l'évolution du monde à cette époque, au milieu de dizaines de tribus, ou petits royaumes, ... il fallait proposer quelque chose de l'ordre du principe, comme elle le retranscrit:
La constitution de Médine (sahifate al Madina) a été la première constitution politique de l’Histoire. De façon très schématisée, on peut en dégager les principes suivants
1. le consensus
2. la consultation (choura)
3. la séparation des pouvoirs (développée au temps de Omar , deuxième calife)
4. la décentralisation
5. la citoyenneté des juifs et la garantie de leur liberté de culte et d’organisation.
6. la représentativité (le système de woufoud)
La pratique des califes éclairés verra l’évolution de ces options politiques ; perfectionnement qui permettra de dégager deux points essentiels
- le choix des gouvernants ne pouvait être que le résultat d’un contrat synallagmatique (la beia )
- les gouvernants étaient révocables et avaient des comptes à rendre aux gouvernés.
Nadia Yassine
La révélation d'Arès va plus loin (me semble-t-il, mais nous ne sommes plus à la même époque), et, sauf à penser à un "basculement" du monde (un chaos général ?), avant d'atteindre la situation idéale, ... il faut être un peu pragmatique, souple, adaptatif.
La révélation d'Arès dit que le monde doit changer. Changer qu'est-ce d'autre que (se) transformer ! La métamorphose, même celle de la chenille en papillon, prend du temps.
Pour moi, changer veut dire transformer. Ce n'est pas faire table rase. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. la situation est disharmonieuse déjà entre fils d'Abraham, sans même parler des agnostiques, athées et autres spiritualités, il faut donc tendre vers l'harmonie fraternelle, car l'inimitié est néfaste, quand elle n'est pas fratricide.

des choix qui relèvent ... de ses convictions
Son argument sur la surpopulation, je n'y adhère pas du tout. Et encore moins en tant que facteur "de la crise et des grands chambardements économiques".

Quelques chiffres qui démentent cette idée de surpopulation sur la terre (les continents africains et américains, ils sont très très loin d'être surpeuplés, que je disais au frère Michel)
(densité de population hab/ km2 . chiffres 2005 )

Amérique du Nord
Canada : 3,3
États-Unis : 31
Mexique : 54

Amérique du Sud
Equateur : 47
Nicaragua : 42
Panama : 39
Venezuela : 28
Colombie : 38
Brésil : 22
Pérou : 22
Argentine : 14
Chili : 21
Paraguay : 16
Uruguay : 19
Bolivie : 8,1
...

Nouvelle Zélande : 15
Australie : 2,6

Afrique du Nord
Maroc : 73
Algérie : 15
Tunisie : 62
Libye : 3,3
Mauritanie 3,3
Sénégal :57
Mali :10
Niger : 9,2
...

Inde : 329

Chine : 136
Russie : 8,4
Iran : 41
Turquie : 89

France : 112
Belgique : 360
Pays-Bas : 395
Italie : 195
Allemagne : 231
Espagne : 86
Union européenne : 113

Population en 2005, Monde entier 6 372 797 742 >> densité 12 hab/km2

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_densit%C3%A9_de_population

La France est-elle surpeuplée ? je suis français, pas une seule fois, j'ai eu cette impression. Pas de souci, il y a encore de la place. Les États-Unis, 31 hab/km2 (17,6 fois le France) sont-ils surpeuplés ?
C'est quoi cette histoire de "surpopulation" scratch sinon qu'une tentative de colonisation des esprits ? à quels fins, je ne sais pas ...

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Re: colonisation

Message  navy le Ven 18 Nov 2011 - 14:14

Comme dit Amine, "Il manque juste : des arguments, des idées, des raisons à partager ou confronter...".

On me demande une participation à une activité sur un sujet sur lequel je n'ai aucune envie de m'impliquer spécialement autre que d'une d'une façon generale. Le but est non de parler de la colonisation mais juste de réagir à la réponse du frere Michel à Njama.
Tout ce que je vais dire de toute façon va être interprété comme prenant parti pour un camp ou d'un autre, alors qu'en réalité je suis NEUTRE ET OBJECTIF. (ce qui n'est pas votre cas à tous les deux) Wink

oui je le dis le frere Michel a raison quand il dit :
"Autrement dit, je ne suis pas sûr du tout que la colonisation française ait été partout aussi négative que vous le pensez. Peut-être l'admettra-t-on, une fois les passions éteintes, remplacées par une pesée équitable des pour et des contre, car il y a évidemment des deux."


Amine a écrit: peux-tu développer ?
Où donc la colonisation n'aurait pas été fondamentalement négative, et plus précisément prédatrice, spoliatrice, écrasante, humiliante ?
Quelle pesée soit disant "équitable" peux-tu proposer des "pour" et des "contre" ?
...puisque vous insistez Wink

-Et la mission civilisatrice de la France qu'est ce que vous en faites ?
-l'aspect positif il en parle le frere Michel quand il dit " Figurez-vous que le Gaulois que je suis est très heureux d'avoir été colonisé par les Romains, qui m'ont donné une langue, le latin, des outils de la réflexions, des techniques, etc., sans lequels ni ma langue gauloise ni sans doute son héritage intellectuel, si elle en avait un, ne m'auraient permis de travailler et de développer ma pensée.
Là c'est vrai c'est limite de la part du frere Michel (comparer les gaulois aux arabes je veux dire ) mais tout le monde s'accorde à dire, j'ai entendu plus d'une fois des Algériens le reconnaitre, que ce que la France a apporté c'est l'école, l'instruction, apprendre à lire etc ...
De toute façon, ce n'est pas le probléme, mais je trouve que le passé est le passé, l'Histoire est l'Histoire ! ... et les Phéniciens ( les cartaginois) n'ont -ils pas colonisé l'Ifriquia (la Tunisie) dominant la population berbére autoctone ... pour être ensuite colonisé par les Romains eux même colonisés par les Arabes qui dominérent les Kabyles ..... etc ....
donc finalement Smile

et à la limite ne sommes nous pas nous mêmes colonisés par les américains Wink




Amine a écrit:Ce contraste ou décalage, cette contradiction sont étonnants, et m'inclinent plutôt à penser que Michel Potay fait, ici et là, des choix qui relèvent en vérité de sa personnalité, de ses convictions ou de je ne sais quoi encore dont la responsabilité lui incombe, mais pas du texte d'Arès ni en tout cas de la Parole de Dieu.
Ou peut-être Amine, que cela indique que cette révelation ne vient pas de Dieu, tout simplement.

Navy

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Re: colonisation

Message  Invité le Sam 19 Nov 2011 - 2:26

Salam.

Je crois rêver...

Tu écris navy :
"On me demande une participation à une activité sur un sujet sur lequel je n'ai aucune envie de m'impliquer spécialement autre que d'une d'une façon generale. Le but est non de parler de la colonisation mais juste de réagir à la réponse du frere Michel à Njama... (...)... en réalité je suis NEUTRE ET OBJECTIF."

"On" ne t'a rien demandé, mais si tu interviens, tu ne peux te réfugier derrière de soit disant généralités, pas plus que derrière une soit disant "neutralité".

Tu évoques une soit disant "mission civilisatrice" des colonisateurs comme argument d'une pesée équitable. Comme je te te faisais remarquer plus haut, encore eut-il fallu demander leur avis aux colonisés.
En quoi "l'école, l'instruction, apprendre à lire" - qui étaient réservés aux colonisateurs et aux "élites" à leurs bottes - méritent-ils spoliations, viols, massacres, mépris culturel ?
C'est déjà une pensée colonisée qui s'exprime ici, de même que dans les propos de Michel Potay, qui ne semble pas pouvoir concevoir que toutes sortes d'évolutions techniques, culturelles, etc., étaient possibles sans obligatoirement passer par les dominateurs, Romains ou Français ou autres.
Il se félicite d'avoir reçu le bâton pour se faire battre en quelque sorte !
Mais cette position reflète inconsciemment un mépris pour les savoirs, les connaissances, les relations au monde que nouaient les peuples, Gaulois ou autres, et qui ont partout été ensevelis sous les pas des marchands, des puissants, et des nations dominatrices...
L'accès à un progrès exclusivement matérialiste s'est payé au prix incalculable d'un anéantissement de relations autrement fécondes qu'entretenaient les "sauvages" et les "sans âmes" avec leur milieu.
Il est facile quand on a écrasé l'autre de lui vanter la qualité de la semelle de nos bottes.
Mais peut-être que son pied nu communiquait avec le Ciel...

...

Je n'ai pas compris ton argument final paradoxal :
"peut-être que cela indique que cette révelation ne vient pas de Dieu"...
Je ne vois pas en quoi les prises de position ou de non position peut-être (je m'y perds un peu dans ces subtilités) de Michel Potay constitueraient une négation de l'origine céleste éventuelle de cette dite "révélation".
Cet homme est un homme, et prend ses responsabilités comme toi et moi ; et s'il prend ici ou là des positions qui ne sont pas celles qu'implique le texte d'Arès, comme j'en ai par endroits l'impression (n'étant moi-même qu'un homme des plus ordinaires prenant ses responsabilités), cela n'enlève rien à ce texte, ni d'ailleurs aux mérites de Michel Potay par ailleurs.

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Re: colonisation

Message  Invité le Sam 19 Nov 2011 - 18:10

Parfaitement d'accord Amine.

Il y a comme "quelque chose" aussi qui me dérange dans cette réponse du frère Michel quand il dit:
Autrement dit, je ne suis pas sûr du tout que la colonisation française ait été partout aussi négative que vous le pensez. Peut-être l'admettra-t-on, une fois les passions éteintes, remplacées par une pesée équitable des pour et des contre, car il y a évidemment des deux.

Ce "quelque chose", c'est, ... sans que pour l'instant je puisse en exprimer correctement les contours, comme un artifice rhétorique, prudent peut-être (?) car difficile de juger en la matière ... , qui noie tout dans tout, comme si cette question de Mal faire, relever de la nature humaine au sens ontologique, donc universel.

A ce train-là, le drame de la Schoah c'est l'affaire de toute l'humanité ! un drame à mettre au compte de l'universel, et de la nature viciée de l'homme.

Peut-être était-ce un Mal nécessaire, dont on percevra les aspects positifs un jour et dont nous ferons une pesée équitable ? (je raisonne par l'absurde, je précise)

Or, rien ne saurait être plus faux que ce genre de sophisme, car l'antisémitisme est bel et bien une affaire d'Occident ! y-a-pas photo, comme on dit, les musulmans n'ont rien à voir là-dedans.

Je perçois cette "posture intellectuelle" comme très négationniste * au plan historique.
Je ne dénie pas une part de vérité, qu'il y eût des épisodes pas reluisants dans l'histoire de cette grande nation musulmane durant tant de siècles, comme il a pu y en avoir dans d'autres nations avant ou après ... ,mais si on mélange tout, tout perd sens ... et ce négationnisme de vouloir chercher à ne pas donner du sens à l'histoire me paraît personnellement très périlleux !

* pas "négationniste" au sens de vouloir "tromper volontairement" son monde, mais au sens d'une politique de l'autruche, d'un refus analytique de considérer "ses propres" erreurs, égarements, péchés ...

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Re: colonisation

Message  Invité le Sam 19 Nov 2011 - 20:09

AIMÉ CÉSAIRE,
Discours sur le colonialisme


(extrait)



"Et puisqu’aujourd’hui il m’est demandé de parler de la colonisation et de la civilisation, allons droit au mensonge principal à partir duquel prolifèrent tous les autres.

Colonisation et civilisation ?

La malédiction la plus commune en cette matière est d’être la dupe de bonne foi d’une hypocrisie collective, habile à mal poser les problèmes pour mieux légitimer les odieuses solutions qu’on leur apporte.

Cela revient à dire que l’essentiel est ici de voir clair, de penser clair, entendre dangereusement, de répondre clair à l’innocente question initiale : qu’est-ce qu’en son principe que la colonisation ? De convenir de ce qu’elle n’est point ; ni évangélisation, ni entreprise philanthropique, ni volonté de reculer les frontières de l’ignorance, de la maladie, de la tyrannie, ni élargissement de Dieu, ni extension du Droit ; d’admettre une fois pour toutes, sans volonté de broncher aux conséquences, que le geste décisif est ici de l’aventurier et du pirate, de l’épicier en grand et de l’armateur, du chercheur d’or et du marchand, de l’appétit et de la force, avec, derrière, l’ombre portée, maléfique, d’une forme de civilisation qui, à un moment de son histoire, se constate obligée, de façon interne, d’étendre à l’échelle mondiale la concurrence de ses économies antagonistes.

Poursuivant mon analyse, je trouve que l’hypocrisie est de date récente ; que ni Cortez découvrant Mexico du haut du grand téocalli, ni Pizarre devant Cuzco (encore moins Marco Polo devant Cambaluc, ne protestent d’être les fourriers d’un ordre supérieur ; qu’ils tuent ; qu’ils pillent ; qu’ils ont des casques, des lances, des cupidités ; que les baveurs sont venus plus tards ; que le grand responsable dans ce domaine est le pédantisme chrétien, pour avoir posé les équations malhonnêtes : christianisme = civilisation ; paganisme = sauvagerie, d’où ne pouvaient que s’ensuivre d’abominables conséquences colonialistes et racistes, dont les victimes devaient être les Indiens, les Jaunes, les Nègres.

Cela réglé, j’admets que les civilisations différentes en contact les unes avec les autres est bien ; que marier des mondes différents est excellent ; qu’une civilisation, quel que soit son génie intime , à se replier sur elle-même, s’étiole ; que l’échange est ici l’oxygène, et que la grande chance de l’Europe est d’avoir été un carrefour, et que, d’avoir été le lieu géométrique de toutes les idées, le réceptacle de toutes les philosophies, le lieu d’accueil de tous les sentiments en a fait le meilleur redistributeur d’énergie.

Mais alors je pose la question suivante : la colonisation a-t-elle vraiment mis en contact ? Ou, si l’on préfère, de toutes les manières d’établir contact, était-elle la meilleure ?

Je réponds non.

Et je dis que de la colonisation à la civilisation, la distance est infinie ; que de toutes les expéditions coloniales accumulées, de tous les statuts coloniaux élaborés, de toutes les circulaires ministérielles expédiées, on ne saurait réussir une seule valeur humaine.

Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au VietNam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de 1’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent.

Et alors un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour : les gestapos s’affairent, les prisons s’emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets.

On s’étonne, on s’indigne. On dit : « Comme c’est curieux ! Mais, Bah ! C’est le nazisme, ça passera ! » Et on attend, et on espère ; et on se tait à soi-même la vérité, que c’est une barbarie, mais la barbarie suprême, celle qui couronne, celle qui résume la quotidienneté des barbaries ; que c’est du nazisme, oui, mais qu’avant d’en être la victime, on en a été le complice ; que ce nazisme-là, on l’a supporté avant de le subir, on l’a absous, on a fermé l’oeil là-dessus, on l’a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s’était appliqué qu’à des peuples non européens ; que ce nazisme là, on l’a cultivé, on en est responsable, et qu’il est sourd, qu’il perce, qu’il goutte, avant de l’engloutir dans ses eaux rougies de toutes les fissures de la civilisation occidentale et chrétienne.

Oui, il vaudrait la peine d’étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d’Hitler et de l’hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXème siècle qu’il porte en lui un Hitler qui s’ignore, qu’Hitler l’habite, qu’Hitler est son démon, que s’il le vitupère, c’est par manque de logique, et qu’au fond, ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est que l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique."

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Re: colonisation

Message  Invité le Sam 19 Nov 2011 - 22:19

Discours sur le colonialisme

L'intégralité du Discours publié en 1955, peut être téléchargé en PDF sur ce lien : http://www.archive.org/details/DiscoursSurLeColonialisme
Extraits suite ...

Et c'est là le grand reproche que j'adresse au pseudo-humanisme : d'avoir trop longtemps rapetissé les droits de l'homme, d'en avoir eu, d'en avoir encore une conception étroite et parcellaire, partielle et partiale et, tout compte fait, sordidement raciste.

« Qu’on le veuille ou non : au bout du cul-de-sac Europe, je veux dire l’Europe d’Adenauer, de Schuman, Bidault et quelques autres, il y a Hitler. Au bout du capitalisme, désireux de se survivre, il y a Hitler. » « Au bout de l’humanisme formel et du renoncement philosophique, il y a Hitler.

Et, dès lors, une de ses phrases s’impose à moi :

« Nous aspirons, non pas à l’égalité, mais à la domination. Le pays de race étrangère devra redevenir un pays de serfs, de journaliers agricoles ou de travailleurs industriels. Il ne s’agit pas de supprimer les inégalités parmi les hommes, mais de les amplifier et d’en faire une loi. »

Cela sonne net, hautain, brutal, et nous installe en pleine sauvagerie hurlante. Mais descendons d’un degré.

Qui parle ? J’ai honte à le dire : c’est l’humaniste occidental, le philosophe « idéaliste ». Qu’il s’appelle Renan, c’est un hasard. Que ce soit tiré d’un livre intitulé : La Réforme intellectuelle et morale, qu’il ait été écrit en France, au lendemain d’une guerre que la France avait voulue du droit contre la force, cela en dit long sur les mœurs bourgeoises.
« La régénération des races inférieures ou abâtardies par les races supérieures est dans l’ordre providentiel de l’humanité. …» [...]

Hitler ? Rosenberg ? Non, Renan. »

Mais descendons encore d'un degré. Et c'est le politicien verbeux. Qui proteste ? Personne, que je sache, lorsque M. Albert Sarraut, tenant discours aux élèves de l'Ecole coloniale, leur enseigne qu'il serait puéril d'opposer aux entreprises européennes de colonisation « un prétendu droit d'occupation et je ne sais quel autre droit de farouche isolement qui pérenniseraient en des mains incapables la vaine possession de richesses sans emploi ».

Et qui s'indigne d'entendre un certain R.P. Barde assurer que les biens de ce monde, « s'ils restaient indéfiniment répartis, comme ils le seraient sans la colonisation, ne répondraient ni aux desseins de Dieu, ni aux justes exigences de la collectivité humaine » ?

Attendu, comme l'affirme son confrère en christianisme, le R. P. Muller : « que l'humanité ne doit pas, ne peut pas souffrir que l'incapacité, l’incurie, la paresse des peuples sauvages laissent indéfiniment sans emploi les richesses que Dieu leur a confiées avec mission de les faire servir au bien de tous ».
Personne.
Je veux dire pas un écrivain patenté, pas un académicien, pas un prédicateur, pas un politicien, pas un croisé du droit et de la religion, pas un « défenseur de la personne humaine ».

Et pourtant, par la bouche des Sarraut et des Barde, des Muller et des Renan, par la bouche de tous ceux qui jugeaient et jugent licite d'appliquer aux peuples extra-européens, et au bénéfice de nations plus fortes et mieux équipées, « une sorte d'expropriation pour cause d'utilité publique », c'était déjà Hitler qui parlait !

Où veux-je en venir ? A cette idée : que nul ne colonise innocemment, que nul non plus ne colonise impunément ; qu'une nation qui colonise, qu'une civilisation qui justifie la colonisation - donc la force - est déjà une civilisation malade, une civilisation moralement atteinte, qui, irrésistiblement, de conséquence en conséquence, de reniement en reniement, appelle son Hitler, je veux dire son châtiment.

Colonisation : tête de pont dans une civilisation de la barbarie d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation.
[...]

« En vérité, il est des tares qu’il n’est au pouvoir de personne de réparer et que l’on n’a jamais fini d’expier.
Mais parlons des colonisés.
Je vois bien ce que la colonisation a détruit : les admirables civilisations indiennes et que ni Deterding, ni Royal Dutch, ni Standard Oil ne me consoleront jamais des Aztèques et des Incas. »
[...]
J'ai parlé de contact.

Aucun contact humain, mais des rapports de domination et de soumission qui transforment l’homme colonisateur en pion, en adjudant, en garde-chiourme, en chicote et l'homme indigène en instrument de production.

« Entre colonisateur et colonisé, il n’y a de place que pour la corvée, l’intimidation, la pression, la police, l’impôt, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies. »

A mon tour de poser une équation : colonisation = chosification.

J'entends la tempête. On me parle de progrès, de « réalisations », de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d'eux-mêmes.

Moi, je parle de sociétés vidées d'elles-mêmes, de cultures piétinées, d'institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d'extraordinaires possibilités supprimées.

On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer.

Moi, je parle de milliers d'hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l'heure où j'écris, sont en train de creuser à la main le port d'Abidjan. Je parle de millions d'hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la vie, à la danse, à la sagesse.

« Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir, le larbinisme.
On m’en donne plein la vue de tonnage de coton ou de cacao exporté, d’hectares d’oliviers ou de vignes plantés.

Moi, je parle d’économies naturelles, d’économies harmonieuses et viables, d’économies à la mesure de l’homme indigène désorganisées, de cultures vivrières détruites, de sous-alimentation installée, de développement agricole orienté selon le seul bénéfice des métropoles, de rafles de produits, de rafles de matières premières. »

On se targue d'abus supprimés.

Moi aussi, je parle d'abus, mais pour dire qu’aux anciens - très réels - on en a superposé d'autres - très détestables. On me parle de tyrans locaux mis à la raison ; mais je constate qu'en général ils font très bon ménage avec les nouveaux et que, de ceux-ci aux anciens et vice-versa, il s'est établi, au détriment des peuples, un circuit de bons services et de complicité.

On me parle de civilisation, je parle de prolétarisation et de mystification.
Pour ma part, je fais l’apologie systématique des civilisations para-européennes.
Chaque jour qui passe, chaque déni de justice, chaque matraquage policier, chaque réclamation ouvrière noyée dans le sang, chaque scandale étouffé, chaque expédition punitive, chaque car de C.R.S., chaque policier et chaque milicien nous fait sentir le prix de nos vieilles sociétés.
C’étaient des sociétés communautaires, jamais de tous pour quelques-uns.
C’étaient des sociétés pas seulement anté-capitalistes, comme on l’a dit, mais aussi anti-capitalistes. »

« C’étaient des sociétés démocratiques, toujours. »
« C’étaient des sociétés coopératives, des sociétés fraternelles.
Je fais l’apologie systématique des sociétés détruites par l’impérialisme.
Elles étaient le fait, elles n’avaient aucune prétention à être l’idée, elles n’étaient, malgré leurs défauts, ni haïssables, ni condamnables. Elles se contentaient d’être. Devant elles n’avaient de sens, ni le mot échec, ni le mot avatar. Elles réservaient, intact, l’espoir. »
[...]
Cela dit, il paraît que, dans certains milieux, l'on a feint de découvrir en moi un « ennemi de l'Europe » et un prophète du retour au passé anté-européen.
Pour ma part, je cherche vainement où j'ai pu tenir de pareils discours ; où l'on m'a vu sous-estimer l'importance de l'Europe dans l'histoire de la pensée humaine ; où l'on m'a entendu prêcher un quelconque retour ; où l'on m'a vu prétendre qu'il pouvait y avoir retour.

« La vérité est que j’ai dit tout autre chose : savoir que le grand drame historique de l’Afrique a moins été sa mise en contact trop tardive avec le reste du monde, que la manière dont ce contact a été opéré ; que c’est au moment où l’Europe est tombée entre les mains des financiers et des capitaines d’industrie les plus dénués de scrupules que l’Europe s’est « propagée » ; que notre malchance a voulu que ce soit cette Europe-là que nous ayons rencontrée sur notre route et que l’Europe est comptable devant la communauté humaine du plus haut tas de cadavres de l’histoire. »

« Par ailleurs, jugeant l’action colonisatrice, j’ai ajouté que l’Europe a fait fort bon ménage avec tous les féodaux indigènes qui acceptaient de servir ; ourdi avec eux une vicieuse complicité ; rendu leur tyrannie plus effective et plus efficace, et que son action n’a tendu a rien de moins qu’à artificiellement prolonger la survie des passés locaux dans ce qu’ils avaient de plus pernicieux.

J’ai dit - et c’est très différent - que l’Europe colonisatrice a enté * l’abus moderne sur l’antique injustice ; l’odieux racisme sur la vieille inégalité.
enter : greffer, assembler, unir
[...]
Passant plus outre, je ne fais point mystère de penser qu'à l'heure actuelle, la barbarie de l'Europe occidentale est incroyablement haute, surpassée par une seule, de très loin, il est vrai, l'américaine.

Et je ne parle pas de Hitler, ni du garde-chiourme, ni de l'aventurier, mais du « brave homme » d'en face ; ni du S.S., ni du gangster, mais de l'honnête bourgeois. La candeur de Léon Bloy s'indignait jadis que des escrocs, des parjures, des faussaires, des voleurs, des proxénètes fussent chargés de « porter aux Indes l'exemple des vertus chrétiennes ».

Le progrès est qu'aujourd'hui, c'est le détenteur des « vertus chrétiennes » qui brigue - et s'en tire fort bien - l'honneur d'administrer outre-mer selon les procédés des faussaires et des tortionnaires.
Signe que la cruauté, le mensonge, la bassesse, la corruption ont merveilleusement mordu l'âme de la bourgeoisie européenne.



Dernière édition par njama le Dim 20 Nov 2011 - 1:06, édité 1 fois

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Re: colonisation

Message  Invité le Sam 19 Nov 2011 - 23:20

Amine a écrit:Salam njama.

Je ne peux entrer dans cette étrange perspective que tu invoques, selon laquelle Michel Potay serait un peu "hors du temps".
Aucun prophète n'a été "hors du temps", ceci est une vision associatrice qui mène à une divinisation ou idolâtrie ou démission du sens critique dont Dieu nous a Doté.
Tous les prophètes ont parlé de façon compréhensible par leurs contemporains et au-delà, sans qu'il soit besoin de faire des contorsions mentales.
Et la Parole de Dieu, qui Lui est hors du temps, est toujours parfaitement Claire et sans ambiguïtés dans Sa Pesée, surtout quand il s'agit des pauvres, des humbles, des humiliés, des spoliés.
Et puis surtout, le texte d'Arès, s'il nous dispense de juger les personnes, n'incline nulle part à relativiser les abominations, les scandales, les spoliations commises au nom de Dieu, du progrès ou de quoi que ce soit, et nulle part non plus il n'en avance de "bons côtés" à mettre à l'actif des dominateurs.
Ce contraste ou décalage, cette contradiction sont étonnants, et m'inclinent plutôt à penser que Michel Potay fait, ici et là, des choix qui relèvent en vérité de sa personnalité, de ses convictions ou de je ne sais quoi encore dont la responsabilité lui incombe, mais pas du texte d'Arès ni en tout cas de la Parole de Dieu.
Je reviens sur ton post Amine. Au passage j'ai enfoncé le clou que tu avais commencé à planter sur l'histoire coloniale ... Aimé Césaire, bien sûr sunny

J'ai l'impression que Michel Potay fait des choix qui relèvent de "sa" culture. Choix qu'il ne confronte jamais à ma connaissance à la pensée de "l'autre", suivant une dynamique "d'assemblées". Autant laisser décider un savant de ce qu'est la science, un théologien de ce qu'est Dieu ou la foi. Ce qui fait, que sur un certain nombre de ses positions, je ne suis pas trop d'accord avec lui.
Je ne prétends pas avoir raison, je ne juge pas. Une opinion peut être un "jugement", mais pas nécessairement, car elle peut être analytique. Parler de colonisation n'est pas juger, pas plus que de parler d'antisémitisme (sujet si tabou en France et en Europe pourquoi ?) ... c'est essayer d'y voir un peu clair, de tenter de comprendre les ressorts de ces mécanismes mentaux assassins.
Ou la parole est libre ou elle n'est pas. Si Dieu la veut libre pour l'homme (image et ressemblance), il faut prendre le risque qu'elle soit libre. Tant pis si ce que l'on dit ne "plaît" pas, la révélation d'Arès nous met en garde contre les "cajoleurs".
Maint pécheur, égaré par les prêtres cajoleurs (16/17)
Les cajoleurs ne sèment que la faiblesse (39/8 )
Dans la dernière Édition 2009, c'est bien lui qui met en exergue, en sous-titre "gras" dans son introduction (page 16) "Un livre qui nous emporte hors du temps", et un peu plus loin (page 19),"Universalité de ce livre" ...
La révélation d'Arès s'adresse-t-elle à l'humain pris dans l'acceptation de toutes les cultures du monde ? Il me semble que non ! Il est (fait) Messager, mais ce Message a un destinataire qui n'est pas "le monde". Je ne lis rien de tel dans le Texte ! Ce n'est pas parce que "Dieu parle" (à un homme), qu'il faut, me semble-t-il préjuger de 'l'Universalité" de ce qu'il dit ? ou alors, on fait fi de Ce Qu'Il Se soit adressé à "cet" homme précisément. J'ai, je pense, la modestie de penser, que ce qui habillait la personnalité de ce Michel Potay en 1974 n'est pas sans raisons évidentes et peut-être subtiles pour certaines. Non Dieu n'a pas parlé à un homme "lambda", choisi indifféremment parmi tous les clones humains "lambda" de la terre.
ça ne tient pas la route !
Quels que fussent les prophètes, la mécanique a toujours été basée sur l'exemplarité spirituelle, qui part d'un homme (prophète) ... qui doit faire des petits comme on dit.

Postuler pour cette dimension "d'Universalité", ferait retomber la force de ce Texte dans une Mission "civilisatrice" mondiale, très triste avatar d'un christianisme tellement imbu de sa supériorité qu'il s'est avéré "dominateur", violemment prosélyte ..., dont, pour moi, la révélation d'Arès vient circoncire la nébuleuse néfaste qui s'était agrégée comme un cancer sur ce fond prophétique de Jésus ... car elle s'adresse avant tout à cet "Occident" spirituel dévoyé de culture chrétienne !
Que cet Occident "chrétien" montre déjà l'exemple, fasse amende honorable de ses propres défauts de dominateur, de colonisateur, de complexe de supériorité et repentance au sens spirituel, c'est à dire, s'amender de ses fautes ... reprendre la Voie Droite vers les Hauteurs ... et par effets de voisinages fraternels féconds, la face (spirituelle) du monde changera un peu à la fois ...

En attendant, c'est "ici" que ça se passe ... et c'est "ici", en plein cœur de cet "Occident" qu'elle est tombée cette révélation d'Arès. Supposé que cela soit un hasard, c'est faire affront à l’Intelligence divine.

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Re: colonisation

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